Être missionnaire martyr, un charisme du cœur et de proximité

La ville syrienne kurde de Kobane, aussi appelée Ain al-Arab, au nord du gouvernorat d'Alep, le 25 février 2021. La ville syrienne kurde de Kobane, aussi appelée Ain al-Arab, au nord du gouvernorat d’Alep, le 25 février 2021.   (AFP or licensors)

Être missionnaire martyr, un charisme du cœur et de proximité

Chaque 24 mars, l’Église universelle célèbre une journée de prière et de jeûne pour les missionnaires martyrs dans le monde. Témoignage de la religieuse Carole Shawah, de la Fraternité des Petites Sœurs de Jésus, syrienne d’Alep. 

Entretien réalisé par Delphine Allaire – Cité du Vatican

Instaurée depuis 1993, jour de l’assassinat de saint Oscar Romero, archevêque de San Salvador tué en 1980 alors qu’il célébrait la messe, la journée de prière pour les missionnaires martyrs vise à mettre en lumière la vocation de ces religieux et religieuses qui tissent la fraternité aux quatre coins du monde, souvent dans des contextes de guerre, violence et pauvreté, inouïs.

En 2020, 20 missionnaires ont été tués in odium fidei, en haine de la foi, selon le rapport annuel de l’agence de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples paru le 30 décembre. Parmi eux, six laïcs, engagés dans la pastorale: un pourcentage qui a considérablement augmenté ces dernières années. À leurs côtés, huit prêtres ont perdu la vie de manière violente, trois religieuses, deux séminaristes, et un religieux.

En termes de répartition géographique de ces martyrs, le continent américain arrive le premier avec huit décès, l’Afrique suit avec sept victimes, l’Asie trois, et l’Europe avec deux prêtres tués, tous deux en Italie. 

Le Pape François rappelle d’ailleurs constamment, depuis le début de son pontificat, combien le martyre est une réalité contemporaine et non pas un épisode antique du passé.

Alors que l’Église célèbre saint Étienne, le premier martyr, nos pensées se tournent vers les nombreux chrétiens qui sont encore aujourd’hui victimes de violence en raison de leur …

«Il est douloureux de se souvenir que, en ce moment, il existe de nombreux chrétiens qui subissent des persécutions en différentes zones du monde et nous devons espérer et prier afin que leurs tribulations cessent aussi vite que possible. Ils sont nombreux: les martyrs d’aujourd’hui sont plus nombreux que ceux des premiers siècles. Nous exprimons à ces frères et sœurs notre proximité: nous sommes un seul corps et ces chrétiens sont les membres ensanglantés du corps du Christ qui est l’Église», affirmait par exemple le Saint-Père au printemps 2020 lors de l’audience générale du 29 avril.

Entretien avec la religieuse syrienne Carole Shawah, Petite Sœur de Jésus d’Alep. Elle témoigne de tout l’apport de la mission pour sa foi, tantôt fébrile, tantôt solide.

Témoignage de sœur Carole Shawah, religieuse syrienne d’Alep

Source: VATICANNEWS, le 25 mars 2021

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