Cultes en France: le Conseil d’État rejette le recours des évêques

Seules les célébrations d'obsèques restent autorisées pendant le reconfinement en France, dans la limite de 30 personnes. Seules les célébrations d’obsèques restent autorisées pendant le reconfinement en France, dans la limite de 30 personnes.   (AFP or licensors)

Cultes en France: le Conseil d’État rejette le recours des évêques

Le Conseil d’État a rejeté samedi le recours liberté déposé par la conférence des évêques de France, ainsi que par plusieurs associations catholiques et de pratiquants agissant en leur nom. Ils demandaient la levée de l’interdiction de célébrer des messes pendant le reconfinement.

Les juges du Conseil d’État ont estimé qu’à ce jour, l’interdiction était proportionnée au vu des risques sanitaires et de la nécessité constitutionnelle de protection de la santé et par rapport à la liberté fondamentale de culte.

Le Conseil d’État introduit cependant une clause de revoyure fixée au 16 novembre prochain, date à laquelle le gouvernement doit faire un premier point du reconfinement.

Il maintient donc l’autorisation des seules cérémonies d’obsèques limitées à 30 personnes, et demande en revanche au gouvernement de clarifier l’attestation afin que les fidèles puissent se rendre plus facilement à l’Église. Enfin dans un de ses considérants, le Conseil d’État estime que les mesures prises par les lieux de culte ne sont pas toujours satisfaisantes.

Source: VATICANNEWS, le 8 novembre 2020

Note:

L’éloignement de l’autel peut être compris comme un sacrifice pour les Chrétiens, acceptable pour pour une période limitée. Aujourd’hui, toutes les paroisses ont pris les mesures sanitaires pour se préserver du Covid-19 et cela se passe bien. Fermer les églises et laisser les commerces d’alimentation ouverts, est aujourd’hui devenu incompréhensible. L’homme a besoin de nourriture spirituelle aussi, a fortiori dans ces difficiles temps de pandémie. Seigneur, demeure en moi !

Pour mémoire, un extrait de la lettre du Card. Robert Sarah, publié dans Osservatore Romano du 12 septembre 2020 et daté du jour de l’assomption de notre Très Sainte Mère de Dieu:

“Revenons avec joie à l’Eucharistie !” 

 » Nous avons accepté l’éloignement de l’autel du Seigneur comme un temps de jeûne eucharistique, utile pour nous en faire redécouvrir l’importance vitale, la beauté et la préciosité incommensurable », souligne ensuite le cardinal Sarah. Méditant sur le non possumus absolu (« nous ne pouvons pas ») prononcé par les martyrs d’Abitène (début du IVe siècle) face à une mort assurée, il a affirmé que « nous ne pouvons pas vivre, être chrétiens, réaliser pleinement notre humanité et les désirs de bien et de bonheur qui habitent le cœur sans la Parole du Seigneur ». Comme, également, « nous ne pouvons pas vivre en chrétiens sans participer au sacrifice de la Croix » ou encore « sans le banquet de l’Eucharistie », « sans la communauté chrétienne, la famille du Seigneur » ainsi que « sans le jour du Seigneur, sans le Dimanche… ».« 

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui » (Jn 6, 56).

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