Si Marie goûtait une grande joie quand son Fils vivait corporellement à côté d’elle, et autant de joie quand ce même Fils après avoir détruit la mort resurgit des enfers, aurait-elle eu moins de joie quand son Fils, devant ses yeux, entra dans les cieux avec cette chair que, comme elle le savait bien, il avait pris d’elle ?
Qui a jamais affirmé une chose semblable, ou qui a jamais cru que sa félicité dans ce moment puisse être comparée à toutes les joies qui l’ont précédée ?
Les bonnes mères de ce monde ont l’habitude d’éprouver une grande allégresse quand leurs fils sont élevés aux honneurs terrestres ; et cette mère – sans aucun doute une bonne mère ! – ne se serait pas réjouie d’une joie ineffable lorsqu’elle vit son fils unique pénétrer tous les cieux avec puissance et domination et, s’élevant, atteindre le trône de Dieu le Père tout-puissant ?
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Quand arrive l’Ascension, Marie voudrait bien rejoindre son Fils…
Quand arrive l’Ascension, Marie voudrait bien rejoindre son Fils…
Pour comprendre les sentiments de Marie à l’Ascension, nous devons comprendre les liens qui l’unissaient à son Fils : ce sont les liens charnels d’une mère pour celui qu’elle a porté, mis au monde, nourri, élevé et qu’elle a vu grandir. Mais pour cette Mère-là s’ajoute le fait qu’elle est restée vierge par amour pour Lui, qu’elle l’a soutenu de ses prières dans sa mission et de sa présence à Capharnaüm, et qu’elle a continué cela dans sa Passion jusqu’au pied de la Croix.
Dans cet esprit, le Père d’Elbée (1892-1982) dit, dans son petit livre « Croire à l’Amour », à recommander à tous, qu’à l’Ascension, la Mère de Dieu voudrait bien partir pour être avec Jésus pour toujours, mais se dit que si sa présence dans l’Église naissante est nécessaire, alors elle consent à rester sur terre ; on peut bien le penser de la Sainte Vierge, puisque nous voyons que ces sentiments seront ensuite ceux de Saint Paul, et encore de Saint Martin. Et de fait la Mère de Jésus guide les disciples de son Fils dans leur prière pour que l’Esprit-Saint promis soit envoyé : c’est le rôle d’une mère que d’apprendre à prier à ses enfants.
Voilà donc l’état d’esprit de Marie le jour où la victoire de son Fils est manifeste aux yeux de ses disciples. (…) Une chose me paraît certaine, c’est qu’il faut prier comme jamais nous ne l’avons fait – et faire pénitence !
En Notre Dame, Père Bernard Pellabeuf
Ancien missionnaire Fidei Donum au Zaire et au Bénin
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Il ne s’agit pas d’un coup d’essai pour ce marathonien de la foi. À 78 ans, Ulderico Lambertucci, Italien, se lance dans ce qu’il appelle son « merci à Marie ». Il veut dédier ce pèlerinage pas comme les autres à la Vierge Marie pour la remercier de l’« avoir toujours accompagné et soutenu ». Parti le 24 février de Lorette, il a rejoint Lourdes le 24 mars 2024, dimanche des rameaux, en courant, par des étapes d’environ 60 kilomètres par jour.
Un défi qui semble hors du commun mais qu’Ulderico Lambertucci a déjà réalisé en 2002. Soutenu par l’association sportive amateur ColleMar-athonde Fano, il a profité des différentes étapes pour apporter un message de foi et de paix, en visitant les principaux sanctuaires marials sur son chemin.
Ce passionné de course à pied découvre cette vocation sportive sur le tard. Ce n’est qu’en 1995 qu’il débute sa prolifique carrière de coureur. En 2000, il inscrit son nom dans le Guinness book en bouclant 46 marathons en une seule année !
Habitué aux longues courses, cet ancien maçon puis entrepreneur en bâtiment n’a pas froid aux yeux, et tient à associer sa foi à sa pratique sportive intense. En 2006, il relie Macerata en Italie à Pékin en Chine, en hommage au prêtre missionnaire du XVIe siècle Matteo Ricci. Un périple de plus de 12 000 kilomètres. En 2008, Ulderico Lambertucci réunit les deux villes saintes, Rome et Jérusalem, afin de délivrer un message de paix, encouragé par le Pape Benoît XVI. Quatre ans plus tard, l’insatiable coureur traverse les États-Unis et court plus de 4 600 kilomètres entre San Francisco et New York.
Sa dévotion à la Vierge Marie se révèle aussi par ces pèlerinages en course à pied. Après Lorette-Lourdes en 2002, il parcourt les quelque 3 000 kilomètres entre les sanctuaires de Fátima et de Lorette via Saint-Jacques-de-Compostelle l’année suivante. En 2004, il relie Rome et le sanctuaire de la Vierge noire de Czestochowa en Pologne, en plus 1900 kilomètres.
À bientôt 80 ans, Ulderico Lambertucci a rechaussé ses baskets pour vivre un chemin de Carême hors du commun.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
En Turquie, le sanctuaire de la Mère de Dieu, Source de vie
Ce sanctuaire marial d’Istanbul (ex Constantinople) remonte au Ve siècle, quand le futur empereur Léon Ier (†474) guida un aveugle égaré et assoiffé. Sur les indications d’une voix céleste, il lui donna à boire une eau boueuse et lui en lava les yeux. Plus tard, une fois devenu empereur, Léon Ier fit construire une église en l’honneur de la Mère de Dieu et voulut l’appeler : « Source de vie »
Au VIe siècle, l’empereur Justinien agrandit cette église, et beaucoup de miracles continuèrent à se produire. Après la chute de Constantinople (1453), le sanctuaire fut saccagé. Il fut reconstruit en 1834 avec une solennelle dédicace. Actuellement, le sanctuaire est fréquenté toute l’année.
L’icône de la fête représente la Vierge Marie dans la position de l’Orante. Elle apparaît avec l’enfant Jésus et une cruche d’eau miraculeuse que les fidèles lui suppliaient de donner.
Les hymnes chantés au sanctuaire établissent le lien entre l’abondance des guérisons physiques et spirituelles et le fait que la Vierge Marie soit la mère de Dieu (la guérison vient de Jésus, qui est de nature divine, Créateur et Rédempteur).
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
« Je n’avais jamais rien demandé directement à la Vierge »
À l’âge de 14 ans, Irasema Angel, jeune américaine de Californie, adopte un style de vie rebelle, marqué par le féminisme, l’hédonisme et l’autosuffisance. Cette superficialité l’a conduite à s’éloigner de tous, y compris de sa famille, mais surtout de Dieu et des sacrements.
« Je pensais que j’étais maîtresse de ma vie et que je n’avais de comptes à rendre à personne », dit-elle.
Les années passent ainsi : entre bars et boîtes de nuit, du jeudi au dimanche sans discontinuer. Bientôt, les fêtes deviennent l’occasion de se droguer et de s’adonner à la luxure. « Personne ne m’a éduquée et il était très facile de ne pas me contrôler. Cela m’a rendue esclave de mes passions », dit-elle. « Dans mon cas, je ne savais pas faire la différence entre l’amour et la luxure. Je n’avais ni honte ni pudeur. »
Cette façon de vivre imprégnait de frivolité tous les aspects de sa vie, mais cela a radicalement changé lorsque la Vierge Marie est intervenue dans sa vie !
Durant un long processus personnel au cours duquel Irasema a renoncé à sa vie passée et s’est formée à la foi, elle a commencé à assister à la messe dans une paroisse de San Diego (États-Unis). Là, elle « s’efforce d’accomplir la volonté de Dieu », mais il lui est encore difficile de surmonter certaines situations qui sont enracinées en elle depuis longtemps.
Au moment où sa foi commence à vaciller, une amie l’invite à participer à une danse traditionnelle en l’honneur de Notre Dame de Guadalupe. À chaque réunion, le groupe de danse prie le rosaire avant et après chaque répétition pour se préparer au pèlerinage du 12 décembre, jour de la fête de Notre-Dame de Guadalupe.
Ce jour-là, Irasema fait partie des pèlerins qui vénèrent la Vierge. Elle raconte que pendant le voyage, elle n’a rien ressenti de particulier, mais que lorsqu’elle est entrée dans l’église à la fin de la procession, elle a été submergée de larmes, ce qu’elle ne parvient toujours pas à expliquer. « Je ne savais pas ce qui se passait. Je n’avais jamais rien demandé directement à la Vierge, mais je demandais chaque jour à Dieu ma conversion. C’est alors que la Vierge est venue me délivrer des griffes de Satan », raconte-t-elle. « C’est ainsi que Marie est entrée dans ma vie et que j’ai rompu avec le péché mortel », dit-elle, ajoutant « j’ai commencé à guérir mes blessures. Dieu m’a donné une nouvelle chance. »
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Le 3 mai 1491 à 10h du matin, ainsi que le précise la chronique de Thann, Thierry Schoeré, forgeron d’Orbey se rendant au marché de Niedermorschwihr, près de Colmar dans l’est de la France, passa devant un chêne où il aperçut une image sainte de la Vierge Marie.Cette dernière lui confia deux messages. L’apparition miraculeuse évanouie, Thierry reprit sa route, mais craignant les moqueries, il décida, finalement, de garder le silence. Arrivé au marché, il acheta un sac de blé, mais, chose étrange, ni lui ni personne ne put le soulever. Le sac semblait de plomb et fixé au sol.
Les paysans attroupés s’inquiétèrent de la force magique et mystérieuse qui rivait ainsi le sac à terre. Ce phénomène inexplicable tourmenta les esprits et d’aucuns commencèrent à accuser le malheureux forgeron de sorcellerie. Alors Thierry comprit le sens de ce sortilège avertisseur. Divin messager, il avait désobéi à la Vierge sainte et n’avait point rempli la mission qu’elle lui avait confiée. (cf la Minute avec Marie du 3 mai 2024).
Devant la foule, soudain silencieuse, qui l’entourait, Schoeré se mit à genoux, demanda pardon à Notre Dame et, remplissant enfin sa mission sacrée, il fit part aux habitants attentifs de la céleste apparition et expliqua chaleureusement le symbolisme du glaçon et des trois épis.
Stupéfaits, admiratifs, les habitants écoutaient respectueusement le récit. L’assistance fut profondément émue et nul ne se fût permis de mettre en doute la sincérité de l’honnête forgeron d’Orbey. Les plus incrédules furent conquis, manifestèrent un sincère repentir et jurèrent de s’amender.
Alors, soulagé et heureux, Thierry s’en retourna vers le sac mystérieux. Mais… ô… miracle ! À peine l’avait-il saisi qu’il put le soulever aussi aisément qu’un sac de duvets et le charger aussitôt sur son cheval. Après quoi, au milieu des transports de joie de l’assistance, Thierry Schoéré, le messager de la Vierge, s’en retourna joyeusement vers son village natal.
Récit des apparitions de Notre Dame des Trois-Epis, en Alsace
Selon les archives du village d’Orbey – toujours conservées au musée de Colmar
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Le 3 mai 1491 à 10h du matin, ainsi que le précise la chronique de Thann, Thierry Schoeré, forgeron d’Orbey se rendant au marché de Niedermorschwihr, près de Colmar dans l’est de la France, passa devant un chêne où il aperçut une image sainte déposée, selon la coutume de cette époque, afin d’inviter les passants à prier pour un homme qui venait de rendre l’âme en ce lieu quelques jours auparavant.
Descendant de son cheval, il s’agenouilla devant la pieuse image et priant avec ferveur pour le repos de l’âme du malheureux, il fut soudain ébloui par un éclatant rayon lumineux, au milieu duquel apparut une forme délicate et vaporeuse. C’était la Vierge Marie, enveloppée de longs voiles blancs transparents, qui tenait trois épis en sa main droite et un grêlon dans la main gauche :
« Relève-toi, brave homme, dit la Vierge avec douceur, et écoute. Vois ces épis. Ils sont le symbole de l’abondance des belles moissons qui viendront récompenser les êtres vertueux, généreux et apporter le bien-être et le bonheur dans les foyers des fidèles chrétiens. Quant à ce glaçon, il signifie que la grêle, la gelée, l’inondation, la famine et tout son cortège de désolation et de malheurs viendront punir les mécréants dont la gravité des péchés a pu lasser la miséricorde divine. Va, bonhomme, descends dans les villages et annonce à tous les habitants le sens de ces prophéties.»
Récit des apparitions de Notre-Dame-des-Trois-Epis, en Alsace
Selon les archives du village d’Orbey – toujours conservées au musée de Colmar
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
« La Bienheureuse Vierge Marie fait tout pour moi »
Ma mère est décédée pendant la pandémie du COVID. Elle a vécu ses derniers jours dans une maison de retraite médicalisée que j’aurais aimé pouvoir mieux apprécier à l’époque. L’établissement était correct avec des employés pour la plupart dévoués et gentils, qui méritaient un salaire et une reconnaissance bien supérieurs à ce qu’ils recevaient… Pourtant, les résidents avaient souvent l’air tellement abandonnés qu’il était difficile de ne pas ressentir de la tristesse. C’était l’endroit idéal pour nous rappeler notre destination finale, notre finitude !
Je me rebellais contre cette nouvelle facette de la personnalité de ma mère car elle avait changé radicalement depuis son diagnostic de démence. J’étais hantée par le souvenir de la personne qu’elle avait été pendant la plus grande partie de sa vie : une femme qui contrôlait la situation, toujours droite dans sa dignité. Elle avait été une merveilleuse enseignante, bibliothécaire, conteuse et chanteuse ; elle avait aussi toujours son chapelet avec elle ! Elle aurait été horrifiée de voir la nouvelle personne qu’elle était devenue !
Pourtant, quand j’allais la visiter dans sa maison de retraite, elle me disait qu’elle aimait prier toute la journée : « C’est tout ce que je sais faire maintenant ! »Elle avait acquis une innocence que l’on ne voit que chez les personnes totalement vulnérables. En plus des maladies physiques et de sa perte de mémoire, elle était devenue suffisamment vide d’elle-même que le Saint-Esprit semblait rayonner en elle comme jamais auparavant tant elle était paisible et accueillante !
Mon mari était très admiratif en même temps qu’étonné de l’attitude si positive de ma mère en cette dernière période de sa vie. « Comment faites-vous pour rester joyeuse ? », lui a-t-il demandé un jour avant notre départ. « La Bienheureuse Vierge Marie fait tout pour moi », a-t-elle répondu sans la moindre hésitation. Lui et moi avons été surpris et émus par la facilité et l’immédiateté de sa réponse.
Nous la citons souvent. En effet, il me semble juste que quelqu’un comme ma mère, qui a longtemps consacré sa vie à Marie, soit accompagné par elle à la fin de sa vie. Une Marie dont nous oublions trop souvent qu’elle avait un corps sur terre, une femme qui avait connu intimement non seulement sa propre finitude, mais aussi celle d’un fils bien-aimé suspendu à une croix.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
« La Bienheureuse Vierge Marie fait tout pour moi »
Ma mère est décédée pendant la pandémie du COVID. Elle a vécu ses derniers jours dans une maison de retraite médicalisée que j’aurais aimé pouvoir mieux apprécier à l’époque. L’établissement était correct avec des employés pour la plupart dévoués et gentils, qui méritaient un salaire et une reconnaissance bien supérieurs à ce qu’ils recevaient… Pourtant, les résidents avaient souvent l’air tellement abandonnés qu’il était difficile de ne pas ressentir de la tristesse. C’était l’endroit idéal pour nous rappeler notre destination finale, notre finitude !
Je me rebellais contre cette nouvelle facette de la personnalité de ma mère car elle avait changé radicalement depuis son diagnostic de démence. J’étais hantée par le souvenir de la personne qu’elle avait été pendant la plus grande partie de sa vie : une femme qui contrôlait la situation, toujours droite dans sa dignité. Elle avait été une merveilleuse enseignante, bibliothécaire, conteuse et chanteuse ; elle avait aussi toujours son chapelet avec elle ! Elle aurait été horrifiée de voir la nouvelle personne qu’elle était devenue !
Pourtant, quand j’allais la visiter dans sa maison de retraite, elle me disait qu’elle aimait prier toute la journée : « C’est tout ce que je sais faire maintenant ! »Elle avait acquis une innocence que l’on ne voit que chez les personnes totalement vulnérables. En plus des maladies physiques et de sa perte de mémoire, elle était devenue suffisamment vide d’elle-même que le Saint-Esprit semblait rayonner en elle comme jamais auparavant tant elle était paisible et accueillante !
Mon mari était très admiratif en même temps qu’étonné de l’attitude si positive de ma mère en cette dernière période de sa vie. « Comment faites-vous pour rester joyeuse ? », lui a-t-il demandé un jour avant notre départ. « La Bienheureuse Vierge Marie fait tout pour moi », a-t-elle répondu sans la moindre hésitation. Lui et moi avons été surpris et émus par la facilité et l’immédiateté de sa réponse.
Nous la citons souvent. En effet, il me semble juste que quelqu’un comme ma mère, qui a longtemps consacré sa vie à Marie, soit accompagné par elle à la fin de sa vie. Une Marie dont nous oublions trop souvent qu’elle avait un corps sur terre, une femme qui avait connu intimement non seulement sa propre finitude, mais aussi celle d’un fils bien-aimé suspendu à une croix.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Époux de Marie, homme du silence et du travail bien fait
Comme Marie, Joseph est l’humble serviteur du Seigneur qui se conforme en tout à la parole de Dieu. Sa fécondité vient de sa vie donnée et du désir de plaire à Dieu dans les tâches quotidiennes. Il est l’homme du silence amoureux dans la prière, le témoin des lentes germinations intérieures, l’artisan du travail bien fait.
Ce fils d’Abraham, de la descendance de David, fait des actes de foi sans tout comprendre. Son obéissance, active et engagée, est sa réponse aux différents appels de Dieu dans sa vie, explique le Pape François (1) : « Joseph nous enseigne ainsi qu’avoir foi en Dieu comprend également le fait de croire qu’il peut agir à travers nos peurs, nos fragilités, notre faiblesse. Et il nous enseigne que, dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau. »
Joseph prend soin de Marie et de Jésus. Il veille sur eux, les assiste dans tous leurs besoins, s’affaire aux tâches quotidiennes dans son atelier de charpentier, chante les Psaumes comme les Juifs de son temps, participe au Shabbat et aux fêtes, conduit Jésus à la synagogue. Il jubile dans son cœur de père lorsque Jésus l’appelle abba, papa chéri. Il sait au fond de son silence que son fils doit être au service d’un autre Abba.
Jacques Gauthier
Poète, essayiste et romancier canadien né le 4 décembre 1951 au Québec
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.