Comment nous en savons plus sur la Vierge Marie

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© Shutterstock/BSG_1974

Comment nous en savons plus sur la Vierge Marie

De tous les récits, témoignages ou visions qui nous ont fourni des détails sur la Vierge Marie et sur la Sainte Famille à propos desquels les quatre Évangiles sont silencieux, les textes apocryphes sont incontestablement les plus évocateurs. Balayons ici une idée parfois reçue : bien qu’ils ne fassent pas partie de la Bible, à la différence des livres dits canoniques, ces écrits ne sont pas des légendes dorées, imagées mais peu vraisemblables qui viendraient mettre de la couleur sur les textes évangéliques plus austères.

Au contraire, ils sont considérés avec le plus grand sérieux depuis les premiers temps de l’Église. Certains, de fait, furent condamnés ou invalidés ; d’autres, au contraire, ont alimenté la méditation de certains des plus grands esprits chrétiens. C’est le cas en particulier du Protévangile de Jacques, qui aurait été rédigé au IIe siècle, et que l’on connaît aussi sous le nom de sa version réécrite : l’Évangile du Pseudo-Matthieu.

Or, c’est précisément dans ces textes que l’on trouve une foule d’informations sur Marie, à tel point qu’une nouvelle réécriture, datant de l’époque carolingienne, sera même intitulée Livre de la Nativité de Marie.

C’est par lui que nous connaissons en particulier l’identité des parents de la Vierge, Anne – qui était stérile – et Joachim, que nous savons qu’elle fut consacrée à Dieu dès son enfance, ou encore qu’on localise souvent la naissance du Christ dans une grotte, quand saint Luc se contente d’évoquer une crèche, c’est-à-dire une mangeoire.

Signe que l’Église est loin de considérer ces textes comme fantaisistes, c’est sur eux qu’elle se fondera pour instituer la Présentation de Marie au Temple –  le 21 novembre –, dont le message spirituel est essentiel : le don complet du cœur de Marie à Dieu. Elle les exploitera aussi pour établir la virginité perpétuelle de Marie, puisque le Protévangile de Jacques insiste sur la conservation de sa virginité après la naissance du Christ.

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« Marie m’aide à assembler les morceaux du puzzle de ma vie »

© Shutterstock/Drazen Zigic
© Shutterstock/Drazen Zigic

« Marie m’aide à assembler les morceaux du puzzle de ma vie »

Religieuse Dominicaine, sœur Catherine Aubin, auteur d’un livre récent sur la prière avec Marie et les saints, s’exprime, lors d’une entrevue, sur sa relation de foi avec la Vierge Marie :

« Je suis professeure de théologie, mais je n’ai jamais enseigné la théologie mariale. Cependant, le sanctuaire de Lourdes a été déterminant dans ma vocation religieuse. Entre 16 et 24 ans, j’y allais une semaine chaque année pour aider les pèlerins à se baigner dans les piscines. Marie, à Lourdes, est très présente dans le concret du quotidien. Ces séjours me réconfortaient, me sécurisaient. Je me disais que l’Eucharistie et le chapelet sont les deux choses les plus importantes au monde. Mais, une fois dans la vie religieuse, ma prière s’est tournée vers les trois personnes de la Trinité, et la présence de Marie s’est faite moins sensible.

J’enseigne à Montréal depuis 2020. Dès que je m’y suis installée, j’ai commencé à dire un Je Vous salue Marie en début de cours avec mes étudiants, alors qu’à Rome je débutais toujours par un Notre Père. Pourquoi ce changement ? J’ai appris que Montréal, au moment de sa fondation il y a trois cent cinquante ans, s’appelait Ville-Marie. Un signe ? J’ai le sentiment que Marie m’aide à assembler les morceaux du puzzle de ma vie, elle qui, nous disent les Évangiles, gardait et veillait ce qu’elle vivait dans son cœur. Elle nous invite à relier les événements de notre quotidien pour y discerner la trace de l’Esprit Saint et de la parole de Dieu.

Q : Pourquoi ce livre sur le thème « prier avec Marie » ?

Je voulais surtout transmettre une expérience de vie, et non un discours. À Lourdes, quand elle est apparue pour la neuvième fois à Bernadette, elle lui a demandé d’aller boire à la source. La jeune fille a dû gratter et creuser la boue à plusieurs reprises pour voir jaillir de l’eau claire. C’est un peu ce que j’ai vécu en écrivant ce livre : à force de creuser, la présence de Marie dans ma vie spirituelle s’est peu à peu révélée. Elle avait toujours été là, mais en arrière-plan, comme la source de Lourdes était cachée sous terre.

Prier avec Marie, c’est entrer dans un espace d’intelligence du cœur et de confiance radicale, comme elle et avec elle. Aux noces de Cana, c’est elle qui dit à Jésus que les invités vont manquer de vin et lui demande d’agir. Elle a une attitude de questionnement et de collaboration dans la foi et l’espérance, qui m’apprend à voir les besoins des autres et à me tourner vers Jésus. »

Extraits de l’entrevue de La Croixavec sœur Catherine Aubin

La Croix

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Marie prototype de l’Église (Cardinal Journet, † 1975)

© Shutterstock/Anneka
© Shutterstock/Anneka

Marie prototype de l’Église (Cardinal Journet, † 1975)

Quand on dit que Marie est le prototype de l’Église, on veut dire que Marie est, dans l’Église, plus Mère que l’Église, plus Épouse que l’Église, et, par exemption du péché originel, plus Vierge que l’Église.

On veut dire que Marie est Mère, qu’elle est Épouse, qu’elle est Vierge, avant l’Église et pour l’Église ; que c’est en elle surtout et par elle que l’Église est Mère, est Épouse, est Vierge.

C’est par un élan mystérieux qui vient de Marie, c’est par une excellence mystérieuse qui se diffuse à partir de Marie, que l’Église peut être, à son tour, si vraiment Mère, si vraiment Épouse, si vraiment Vierge.

Dans l’ordre des grandeurs de sainteté, qui sont les grandeurs suprêmes, Marie est, autour du Christ, comme la première onde de l’Église, génératrice de toutes les autres, jusqu’à la fin du temps.

Quand nous disons que l’Église est mariale, nous voulons signaler que Marie est intériorisée dans l’Église, à qui elle communique son esprit…

Cardinal Journet : L’Eglise du Verbe Incarné, Essai de Théologie spéculative.

Tomes II, Paris, Desclée de Brouwer, 1951, p. 427-428 et 432

Et aussi : Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Marie est au cœur de l’histoire nationale du Pérou

Plaza de Armas, Cuzco.
© Shutterstock/sharptoyou
Plaza de Armas, Cuzco. © Shutterstock/sharptoyou

Marie est au cœur de l’histoire nationale du Pérou

Le Pérou a été le berceau des Incas, dont la civilisation étonnante, reposait sur un système de castes et le pouvoir d’un roi considéré comme un dieu vivant. Le très ancien sanctuaire de Marie PachaTacctacc à Cuzco rappelle la présence de Marie pendant cette époque.

La colonisation espagnole au Pérou a comporté des aspects commerciaux et territoriaux bien connus, mais aussi des aspects missionnaires. Les Dominicains y ont propagé la pratique du Rosaire. Les autres congrégations missionnaires y ont eu, elles aussi, une forte empreinte mariale.

Ainsi, à cette époque, les Espagnols et les Indigènes, lorsqu’ils se rencontrent, se saluent en disant : « Loué soit le saint Sacrement et la Vierge Marie. »

La guerre d’indépendance du Pérou (1821-1824) a été remportée par le général argentin José de San Martín, fils de conquistadores qui est devenu le libérateur du Pérou. Celui-ci était très attaché à la Vierge Marie sous son vocable de Notre Dame du Rosaire. C’est ainsi qu’en 1820, au moment de la libération de la ville de Trujillo, les patriotes se réunirent dans le palais municipal et jurèrent de « défendre la religion catholique, apostolique, romaine, la pureté de Marie notre Mère, depuis le premier instant de sa conception, et l’indépendance de la patrie, jusqu’à la dernière goutte de sang. »

Et en 1824, le gouvernement, à peine installé, décréta que la fête de l’Immaculée, le 8 décembre, devait être célébrée officiellement dans tout le pays. En 1921, pour le centenaire de l’indépendance, le président de la république lui-même offrit à Notre Dame du Rosaire un sceptre d’or, orné de pierres précieuses.

Le pape saint Jean Paul II est venu en 1985 au Pérou, en particulier au sanctuaire de Cuzco, où il s’est exprimé très longuement.

Dans ce pays, les églises dédiées à Marie sont très nombreuses !

Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

À Brescia, Marie déploie ses grâces depuis plus de dix siècles !

Santa Maria delle Grazie de Brescia.
© CC BY-SA 3.0/Wolfgang Moroder
Santa Maria delle Grazie de Brescia. © CC BY-SA 3.0/Wolfgang Moroder

À Brescia, Marie déploie ses grâces depuis plus de dix siècles !

Quand les habitants de Brescia, en Italie, disent « Madonna delle Grazie » (Notre Dame des Grâces), ils font allusion à un lieu qui leur est fort cher, riche d’histoire et d’art, de même que chargé de foi.

Un 8 septembre 1290, l’Évêque Berardo Maggi pose la première pierre du Sanctuaire des Pères Humiliés de Palazzolo, lesquels y placent l’image de la Mère de Dieu, déjà sacrée et faisant l’objet de la vénération publique car les grâces y sont dispensées en abondance.

Le 22 mai 1526, une première manifestation miraculeuse de l’image de la Vierge est attestée par de nombreuses personnes qui virent la Madone ouvrir et fermer miraculeusement les mains et les yeux, comme si elle était en train d’implorer quelque faveur de la part du Divin Enfant Jésus qui répondait avec les mêmes gestes de douceur suave. L’évêque de Brescia, Mgr. Paolo Zane approuva et confirma ce qui était arrivé.

Le 17 mars 1963, l’église actuelle acquiert le statut de «Basilique Romaine Mineure» par un décret du Pape Jean XXIII.

Cette église de Santa Maria delle Grazie est une véritable merveille au cœur de la ville ! Symbole de la Renaissance italienne, elle fut construite entre 1463 et 1497 sur les cendres de la première chapelle ayant tiré son nom de la Vergine delle Grazie. Des foules y accourent en tout temps pour la prier : 

« O Vierge, Marie des Grâces,

Nous ne te demandons qu’une seule chose, notre Mère: rends-nous capables d’aimer, d’adorer, de servir Jésus de tout notre Cœur et avec toutes nos forces, pour que tout ce qui est nous soit fixé là, où se trouve la vraie vie. Amen. » (Extrait de la prière officielle de Notre Dame des Grâces de Brescia)

Encyclopédie Mariale

et

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

À Brescia, Marie déploie ses grâces depuis plus de dix siècles !

Santa Maria delle Grazie de Brescia.
© CC BY-SA 3.0/Wolfgang Moroder
Santa Maria delle Grazie de Brescia. © CC BY-SA 3.0/Wolfgang Moroder

À Brescia, Marie déploie ses grâces depuis plus de dix siècles !

Quand les habitants de Brescia, en Italie, disent « Madonna delle Grazie » (Notre Dame des Grâces), ils font allusion à un lieu qui leur est fort cher, riche d’histoire et d’art, de même que chargé de foi.

Un 8 septembre 1290, l’Évêque Berardo Maggi pose la première pierre du Sanctuaire des Pères Humiliés de Palazzolo, lesquels y placent l’image de la Mère de Dieu, déjà sacrée et faisant l’objet de la vénération publique car les grâces y sont dispensées en abondance.

Le 22 mai 1526, une première manifestation miraculeuse de l’image de la Vierge est attestée par de nombreuses personnes qui virent la Madone ouvrir et fermer miraculeusement les mains et les yeux, comme si elle était en train d’implorer quelque faveur de la part du Divin Enfant Jésus qui répondait avec les mêmes gestes de douceur suave. L’évêque de Brescia, Mgr. Paolo Zane approuva et confirma ce qui était arrivé.

Le 17 mars 1963, l’église actuelle acquiert le statut de «Basilique Romaine Mineure» par un décret du Pape Jean XXIII.

Cette église de Santa Maria delle Grazie est une véritable merveille au cœur de la ville ! Symbole de la Renaissance italienne, elle fut construite entre 1463 et 1497 sur les cendres de la première chapelle ayant tiré son nom de la Vergine delle Grazie. Des foules y accourent en tout temps pour la prier : 

« O Vierge, Marie des Grâces,

Nous ne te demandons qu’une seule chose, notre Mère: rends-nous capables d’aimer, d’adorer, de servir Jésus de tout notre Cœur et avec toutes nos forces, pour que tout ce qui est nous soit fixé là, où se trouve la vraie vie. Amen. » (Extrait de la prière officielle de Notre Dame des Grâces de Brescia)

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Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« L’amour pour la Vierge est le chemin vers Dieu »

Détail de L’Annonciation par Léonard de Vinci, 1472, galerie des Offices, Florence. © CC BY-SA 4.0

« L’amour pour la Vierge est le chemin vers Dieu »

Toutes les générations me diront bienheureuse » sont les paroles de Marie dans le Magnificat, reconnaissant ce que Dieu a fait en elle : « La piété de l’Église envers la Sainte Vierge est intrinsèque au culte chrétien ».

La Sainte Vierge est légitimement honorée par l’Église d’un culte spécial. Et de fait, depuis les temps les plus reculés, la Sainte Vierge est honorée sous le titre de « Mère de Dieu » ; les fidèles, se réfugient sous sa protection, l’implorant dans tous leurs dangers et leurs besoins.

L’amour des Chrétiens pour la Sainte Vierge et le culte qui lui est rendu, bien que tout à fait unique, est essentiellement différent du culte d’adoration rendu au Verbe incarné, ainsi qu’au Père et au Saint-Esprit.

L’amour pour la Vierge est le chemin vers Dieu et trouve son expression dans les fêtes liturgiques dédiées à la Mère de Dieu présente dans tous les peuples et dans la prière mariale, telle le Saint Rosaire, « abrégé de tout l’Évangile ».

Catéchisme de l’Église catholique, § 971

Opus Dei

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« L’amour pour la Vierge est le chemin vers Dieu »

Détail de L’Annonciation par Léonard de Vinci, 1472, galerie des Offices, Florence. © CC BY-SA 4.0

« L’amour pour la Vierge est le chemin vers Dieu »

Toutes les générations me diront bienheureuse » sont les paroles de Marie dans le Magnificat, reconnaissant ce que Dieu a fait en elle : « La piété de l’Église envers la Sainte Vierge est intrinsèque au culte chrétien ».

La Sainte Vierge est légitimement honorée par l’Église d’un culte spécial. Et de fait, depuis les temps les plus reculés, la Sainte Vierge est honorée sous le titre de « Mère de Dieu » ; les fidèles, se réfugient sous sa protection, l’implorant dans tous leurs dangers et leurs besoins.

L’amour des Chrétiens pour la Sainte Vierge et le culte qui lui est rendu, bien que tout à fait unique, est essentiellement différent du culte d’adoration rendu au Verbe incarné, ainsi qu’au Père et au Saint-Esprit.

L’amour pour la Vierge est le chemin vers Dieu et trouve son expression dans les fêtes liturgiques dédiées à la Mère de Dieu présente dans tous les peuples et dans la prière mariale, telle le Saint Rosaire, « abrégé de tout l’Évangile ».

Catéchisme de l’Église catholique, § 971

Opus Dei

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« Sylvie, va prier !

© Shutterstock/Kara Gebhardt

« Sylvie, va prier !

J’ai été baptisée à l’âge de 3 mois et demi. Mais peu de temps après, mes parents sont rentrés au Parti communiste et leur foi s’est éteinte. Je n’ai donc reçu aucune éducation religieuse. À 33 ans, j’ai appris que le père qui m’avait élevée n’était pas mon vrai père. Une fois le choc passé, j’ai désiré rencontrer celui qui m’avait conçue. Cela a pu se réaliser facilement. C’était un homme marié, qui était déjà père de neuf enfants quand je suis venue au monde…

Dix ans après notre première rencontre, il m’a invitée à une session spirituelle catholique et j’ai accepté d’y participer car j’étais curieuse et ouverte. Le dernier jour, à la fin de la dernière messe, je suis tombée à genoux, en larmes, saisie par l’amour de Dieu. J’ai prononcé ce mot « Pardon », et simultanément j’ai su que Dieu accueillait ma demande. Je n’ai donc pas hésité une seconde à lui ouvrir mon cœur.

J’ai poursuivi mon chemin comme j’ai pu, avec des hauts et des bas. Un jour, mon père, qui passait à Paris, m’a offert une icône qu’il avait faite, et qui représentait « Marie, porte du ciel ». Peu après, j’ai trouvé un chapelet par terre. Il me plaisait beaucoup, car il était multicolore, très gai. C’était le chapelet que j’avais demandé dans ma prière ! Je ne savais pas le prier, mais un jour, j’ai entendu intérieurement : « Sylvie, va prier , avec insistance. Je me suis rendue à la chapelle de la rue du Bac (Paris). Au moment où j’arrivais, la prière du chapelet commençait. C’est ainsi que j’ai appris le chapelet, et cette prière m’a accompagnée jusqu’à aujourd’hui.

Le 8 décembre 1987, des amis de mon père m’ont parlé d’un groupe de prière qui se réunissait toutes les semaines dans une grande église de Paris. J’y suis allée et j’y suis restée très fidèle. Là j’ai été accompagnée par une consacrée qui m’a suivie 27 ans. Elle a été pour moi une mère spirituelle, car depuis ma tendre enfance j’étais démolie : tout en moi était à reconstruire : ma mère n’avait jamais été tendre avec moi et jalousait le bonheur de ses proches.

Etre aimée de Dieu et l’aimer, c’était pour moi tellement merveilleux ! Mes amis avaient perçu mon changement. Non croyants, ils convenaient que ma conversion m’avait transformée, ils me trouvaient rayonnante. Ma relation avec les malades était transformée. Infirmière en réanimation, je voyais désormais le Christ en chacun d’eux ! En parallèle, j’ai fait régulièrement des missions médicales d’urgence pendant vingt-sept ans et j’ai eu souvent l’occasion de témoigner de ma rencontre avec Dieu !

Sylvie, infirmière parisienne

www.decouvrir-dieu.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

La relation entre la Vierge Marie et l’Esprit Saint

Le couronnement de par la sainte Trinité au Sanctuaire de Fatima au Portugal. © Shutterstock/jorisvo

La relation entre la Vierge Marie et l’Esprit Saint

Depuis les débuts du Christianisme, les saints se sont penchés sur l’étroite relation entre la Vierge Marie et l’Esprit Saint.

Saint Luc a commencé son Évangile en nous montrant Marie couverte par l’Esprit au moment où elle concevait le Fils de Dieu (Luc 1, 35). Il a commencé son deuxième livre, les Actes des Apôtres, en nous montrant Marie priant avec l’Église, appelant l’Esprit Saint à arriver avec puissance (Actes 1, 14). Plus près de nous, saint Maximilien Kolbe a parlé de la relation spéciale entre l’Esprit Saint et Marie. « Tous deux partagent, écrivait-il, une seule et même maternité : la Maternité divine de l’amour ».

Je ne suis pas un saint, mais je parle longuement de cette relation dans l’un de mes livres, First Comes Love. Je ne peux donc pas décrire la joie que j’ai ressentie en 2018 lorsque le pape François a institué une nouvelle fête – la commémoration de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église – qui sera célébrée le lundi suivant la Pentecôte… le lendemain même de la grande fête du Saint-Esprit.

Il s’agit là d’une belle évolution, le couronnement d’une longue tradition. Les Églises orientales honorent Marie à la fois comme « icône de l’Église » et comme « icône de l’Esprit ». La maternité de Marie ne fait qu’un avec celle de l’Église et de l’Esprit. De même qu’elle a conçu Jésus et l’a élevé, de même elle nous élève maternellement aujourd’hui, nous les enfants de l’Église. Par la puissance de l’Esprit Saint, que nous avons reçu lors de notre baptême, nous partageons la vie de Jésus : nous partageons sa maison (le Ciel), sa table (la Messe) et sa mère (Marie). Nous sommes les frères et sœurs du Fils unique de Marie, et nous sommes donc son « autre descendance »révélée dans le livre de l’Apocalypse (12:17).

Cette fête ne pouvait pas mieux tomber dans ma vie. Cinq ans auparavant, j’avais fait ma première consécration mariale avec ma famille. Plus je vieillis, plus je reconnais ma dépendance à l’égard des autres, mais surtout à l’égard de notre Bienheureuse Mère et surtout à l’égard de l’Esprit Saint, qui est le ciment même de ma consécration.

L’honneur que nous rendons à Marie n’enlève rien à Dieu. C’est ce qu’a affirmé le Concile Vatican II : « Le devoir maternel de Marie à l’égard des hommes n’obscurcit ni ne diminue en rien cette médiation unique du Christ, mais il en manifeste au contraire la puissance. » Marie est l’œuvre la plus grandiose de Jésus. Elle est la grande manifestation de l’Esprit.

Nous avons besoin de cette fête. Comment en douter ? Nous vivons de nombreuses crises dans notre société et dans notre Église. La maternité est en crise, la famille est en crise. Les honnêtes gens se sentent découragés. Une génération élevée sans religion se retrouve non pas libérée, mais plutôt enchaînée sur le pont d’un bateau secoué par les vagues de l’opinion et submergée par les rumeurs d’une science factice.

Nous avons besoin de Marie, mère de l’Église. Lorsque nous allons vers elle, nous gagnons l’Esprit – et tous les dons et fruits de l’Esprit. « Là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Corinthiens 3,17).

Scott Hahn, 16 mai 2023

www.angelunews.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie