« L’intimité avec Notre-Seigneur sera beaucoup facilitée par notre dévotion à Marie »

© Shutterstock/alexkoral
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« L’intimité avec Notre-Seigneur sera beaucoup facilitée par notre dévotion à Marie »

A propos des fondements de la vie intérieure, on ne peut traiter de l’action du Christ, médiateur universel, sur son Corps mystique, sans parler aussi de l’influence de Marie médiatrice.

Plusieurs, disions-nous, se font illusion, qui prétendent parvenir à l’union à Dieu sans recourir constamment à Notre-Seigneur, qui est la voie, la vérité et la vie. Il y aurait aussi une erreur à vouloir aller à Notre-Seigneur sans passer par Marie, que l’Église appelle, dans une fête spéciale, Médiatrice de toutes les grâces. (…)

Sans aller jusqu’à cette déviation, il est des Catholiques qui ne voient certainement pas assez la nécessité de recourir à Marie pour arriver à l’intimité du Sauveur. Le Bienheureux (saint Louis Marie) Grignion de Montfort parle même de « Docteurs qui ne connaissent la Mère de Dieu que d’une manière spéculative, sèche, stérile et indifférente ; qui craignent qu’on abuse de la dévotion à la Sainte Vierge, qu’on fasse injure à Notre-Seigneur en honorant trop sa sainte Mère. S’ils parlent de la dévotion à Marie, c’est moins pour la recommander que pour détruire les abus qu’on en fait » ; ils semblent croire que Marie soit un empêchement pour arriver à l’union divine.

Il y a, dit saint Grignion de Montfort, un manque d’humilité à négliger les médiateurs que Dieu nous a donnés à cause de notre faiblesse. L’intimité avec Notre-Seigneur dans l’oraison nous sera beaucoup facilitée par une vraie et profonde dévotion à Marie.

P. Réginald Garrigou-Lagrange, OP, Les trois âges de la vie intérieure,ch. VI ; éditions Le Cerf, 1938

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« Le rosaire est la prière offerte aux pécheurs, même les plus endurcis »

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© Unsplash/Karl Raymund Catabas

« Le rosaire est la prière offerte aux pécheurs, même les plus endurcis »

Prier le chapelet a toujours été une corvée et surtout j’avais de grandes réserves, ne comprenant pas que prier les saints et la Vierge, ce n’est pas faire offense à Dieu, bien au contraire. Pas de jalousie au Ciel. Tout le monde s’aime en Dieu, uni à Dieu.

J’avais néanmoins expérimenté la force du chapelet dans quelques situations complexes et avais été stupéfait de ses effets.

Actuellement je traverse une période d’épreuves hallucinantes que je découvre être en lien avec des malédictions et de la magie et qui à mon sens ne peuvent donc résulter que d’une attaque en règle du démon qui s’en prend avec acharnement à ma famille.

Et ce matin cet appel, dans mon cœur, à m’appuyer sur cette arme qu’est le chapelet et que j’ai alors récité avec facilité et joie ! Joie de savoir que le pécheur que je suis n’est pas abandonné de Dieu, de découvrir que le rosaire est la prière offerte aux pécheurs même les plus endurcis, et que la Victoire m’attend au bout de toutes ces épreuves que je confie au Seigneur.

J’ai d’ailleurs parfaitement conscience que ces épreuves sont un temps de grâce que Dieu m’offre pour m’apprendre à Le prier et à Lui faire confiance.

Azarias

20 mai 2017

www.rosary-world.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Redevenir comme un enfant devant Jésus et Marie

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© Unsplash/Josh Applegate

Redevenir comme un enfant devant Jésus et Marie

Il faut d’abord rappeler, souligne Dom Ludovic Lécuru (1), que la sainteté est la vocation de tous les baptisés, puisque nous recevons au baptême l’Esprit Saint qui nous rend saints.

Dès lors, les enfants sont appelés à la sainteté autant que les adultes. Il y a chez eux un sens du surnaturel plus instinctif que chez les grandes personnes. Cette capacité de l’enfant à voir le surnaturel est quelque chose que l’adulte perd à mesure qu’il grandit, qu’il se met à voir les choses de façon pragmatique, matérielle… Ce n’est pas pour rien que Jésus dit : « Si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux » (Mt 18, 3). Les paroles du Christ sont claires ! Avoir le sens de l’invisible est une caractéristique de la sainteté. Je me souviens d’un petit garçon de 3 ans qui, téléphonant à sa grand-mère, avait embrassé le portable pour lui dire au revoir. Voilà qui prouve que, pour les enfants, tout est dans l’instant présent.

  • Comment, en tant qu’éducateur, guider les enfants vers la sainteté ?

En étant persuadé que là où il y a plus de sainteté, il y a plus d’humanité. L’enfant, de façon mystérieuse, sait ce qui est important dans une église. Si vous montrez une statue de la Vierge Marie en lui disant : « C’est la Vierge Marie », il comprend et le croit. Réalise-t-on à quel point il est fondateur pour un enfant de reconnaître à 2 ans qui est Jésus, la Sainte Vierge, saint Joseph ? L’éveil spirituel n’a pas de limites, mais il a un début : n’attendons pas que l’enfant soit au catéchisme, ne mettons pas non plus de conditions…

Quand une maman tient son enfant dans les bras dans une église, lui montre le tabernacle et la lumière qui indique que Jésus est là, quelle incidence sur l’âme de chacun ! Ici encore, c’est l’évidence du surnaturel chez les enfants qui les prédispose à comprendre les choses saintes. Un autre exemple : le signe de croix. Un enfant n’a pas de problème à le faire, alors qu’un adulte, très rationnel, n’osera pas vraiment, surtout s’il y a du monde.

L’enfant a besoin d’apprendre. Or, ses parents sont pour lui ceux qui l’aiment, le protègent, ceux dont il dépend entièrement. Ils sont comme Dieu. « Dans la paternité et la maternité responsables, Dieu est présent », disait Jean-Paul II. L’éducation à la sainteté commence à la maison, entre papa et maman.

Dom Ludovic Lécuru

Extrait d’une entrevue avec l’hebdomadaire France catholique

Dom Lécuru est moine bénédictin à l’abbaye de Saint-Wandrille

www.france-catholique.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

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Une Ode à la Vierge de l’archimandrite Sophronie

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© Shutterstock/Adam Jan Figel

Une Ode à la Vierge de l’archimandrite Sophronie

Mon âme est dans la crainte et dans le tremblement lorsque je songe à la Gloire de la Mère de Dieu.

Mon intelligence est insuffisante, mon cœur est pauvre et faible, mais mon âme est dans la joie et désire écrire à son sujet au moins quelques mots.

Mon âme craint une telle entreprise, mais l’amour me presse à ne pas cacher ma reconnaissance pour sa miséricorde.

Elle est, en vérité, notre protectrice auprès de Dieu, et son nom suffit pour réjouir l’âme. Mais tout le Ciel et toute la terre se réjouissent de son amour.

Merveille incompréhensible ! Elle vit aux Cieux et contemple constamment la gloire de Dieu, mais elle n’oublie cependant pas les pauvres que nous sommes et couvre de sa protection tous les peuples de la terre.

C’est sa Mère Très-Pure que le Seigneur nous a donnée. Elle est notre joie et notre espérance. Elle est notre mère selon l’esprit, et elle est proche de nous selon la nature, comme être humain ; et toute âme chrétienne s’élance vers elle avec amour.

Archimandrite Sophrony Sakharov (1893-1993) – Archimandrite chrétien orthodoxe né en Russie et l’un des moines ascétiques les plus célèbres du XXe siècle; saint et théologien orthodoxe.

Extrait du livre : Starets Silouane, Moine du Mont Athos, Éditions Présence, 1973.

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Amen.

Source : une minute avec Marie

Les innombrables miracles actuels de Notre Dame de Vallarpadam

La basilique Notre-Dame-de-Rédemption de Vallarpadam.
© CC BY-SA 3.0/John Geyo
La basilique Notre-Dame-de-Rédemption de Vallarpadam. © CC BY-SA 3.0/John Geyo

Les innombrables miracles actuels de Notre Dame de Vallarpadam

Fin du XVe siècle, à l’arrivée de missionnaires portugais, les conversions massives ont commencé en Inde. Ils construisirent de belles églises mais à Vallarpadam (1) il s’agit d’une reconstruction, l’église étant fort endommagée. Un autel est dédié à Notre-Dame de la Rédemption, en la vénérant avec un portrait apporté du Portugal, de la Bienheureuse Vierge Marie de la Miséricorde. C’est à la Pentecôte 1524 que les Chrétiens du lieu ont été acceptés par la population locale.

En 1676, une forte inondation détruisit l’église de Vallarpadam. Le portrait de la Vierge (2), aperçu sur la rivière en crue, fut récupéré par le Divan (premier ministre du roi de Cochin) : l’image n’était pas mouillée ! Il se rendit à Vallarpadam et offrit un vaste terrain pour construire une nouvelle église dédiée à ce portrait.

Le 23 mai 1752, une femme, Meenakshi-Amma et son fils se rendaient au temple familial en bateau lorsqu’une tempête éclata. La mère implora la Vierge de les sauver et jura qu’ils seraient ses « esclaves » pour le reste de leur vie. Le bateau chavira, mère et fils disparurent dans les eaux profondes mais furent miraculeusement retrouvés le troisième jour et sauvés par la population locale qui avait jeté des filets sur la rivière !

La mère et l’enfant tinrent leur promesse, balayant l’église et toute la cour matin et soir. Les autorités de l’Église permirent l’ajout de la photo de Meenakshi et de son fils au tableau portugais du sanctuaire.

Les fruits sont  toujours aujourd’hui nombreux : conversions, fortes affluences de pèlerins de diverses religions, remerciements pour les grâces obtenues dont des centaines de couples pour mariages heureux, consécrations comme serviteurs de la Vierge, demandes de grâces de parentalité obtenues par l’intercession de la Vierge…

Etienne Vanderbreucq – Ellezelles – Belgique

(1) Vallarpadam est une île située au sud-ouest de l’Inde et jusqu’en 2004 accessible uniquement par le service de bateau régulier. La Basilique du sanctuaire national de Notre-Dame de Vallarpadam est connue sous le nom de Lourdes du Kerala.

(2) En 2024, avec l’autorisation du Recteur de Vallarpadam, deux images de Notre-Dame de Vallarpadam ont pu être agrandies, bénies et visitent ses enfants lors de temps de prières organisés en différents lieux : l’une se trouvant en Belgique (Ellezelles) et l’autre en République Démocratique du Congo (Boma).

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Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

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Notre-Dame de Toute-Joie, première supérieure des Salésiens

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© Shutterstock/Sansoen Saengsakaorat

Notre-Dame de Toute-Joie, première supérieure des Salésiens

La 10 mai 1684, veille de l’Ascension, Jean-Baptiste de la Salle réunit à Reims (Marne, France) douze de ses meilleurs disciples et les mit en retraite jusqu’au dimanche de la Trinité. Il fallait délibérer sur la convenance de se mettre en communauté et de s’y lier par vœu. Finalement, l’assemblée se rangea à l’avis du Fondateur et le dimanche 28 mai tous réunis prononcèrent le vœu d’obéissance dans l’oratoire, rue Neuve à Reims.

Le lendemain, au prix d’une longue marche nocturne, les treize pèlerins parvenaient au sanctuaire marial de Liesse, à une quarantaine de kilomètres au nord de Reims. Ils allaient, devant Notre-Dame de Toute-Joie, renouveler leurs vœux, implorer le secours de la Mère de Dieu et la choisir comme première Supérieure de leur Institut. Ce fut vraiment un pèlerinage de supplication et d’action de grâce; les disciples de Jean-Baptiste de la Salle se plaçaient ainsi sous la protection de Notre-Dame, proclamée Directrice et Reine de leurs Écoles.

Par la suite, ce pèlerinage de dévotion devint assez ordinaire au saint homme; lorsqu’il rendait visite aux Frères de Guise et de Laon, il n’avait garde de passer à Liesse sans aller rendre ses devoirs à leur céleste Protectrice. Arrivé aux pieds de Notre-Dame, il avait peine à s’en retirer. Il demeurait parfois trois heures entières devant l’autel de la Madone, après avoir célébré la Messe en son honneur.

Dans la chapelle dédiée plus tard à Saint Jean-Baptiste de la Salle, au bas-côté gauche de la basilique, un ex-voto de marbre rappelle aujourd’hui cette consécration de 1684. Depuis lors, les Frères ont gardé une tendre dévotion pour Notre-Dame de Liesse. En 1902, leur Supérieur Général, Frère Gabriel Marie, guéri par elle d’une dangereuse fluxion de poitrine, témoigna sa reconnaissance en faisant décorer cette chapelle et offrant un vitrail qui représente la Consécration de l’Institut en 1684.

Frère Genest J. Archer

Rapporté dans le Recueil Marial 1981 du Frère Albert Pfleger, mariste

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Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

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Diego le footballeur est très attaché à la Vierge Marie

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© Shutterstock/Maxisport

Diego le footballeur est très attaché à la Vierge Marie

Le footballeur brésilien Diego Alves, qui a joué pour l’Espagne dix années de sa carrière, vient d’annoncer son départ à la retraite.

En 2011, il commence à jouer pour le club de Valence, en Espagne. Diego Alves est connu pour sa profonde foi chrétienne. Le jour de sa présentation à Valence, assailli par les questions des journalistes, il confiait sans embarras : « La Vierge m’accompagne toujours. Je suis quelqu’un de très croyant et elle sera toujours avec moi ».

Diego est très attaché à la Vierge d’Aparecida, et ne manque pas, avant chaque match, d’embrasser une petite médaille qui provient du sanctuaire où le pape François a consacré son pontificat.

« C’est un cadeau de ma tante, qui était très religieuse, à un moment où je vivais des choses très difficiles dans ma vie », a-t-il expliqué au cours d’une rencontre avec de jeunes catholiques d’Espagne. « Elle me l’a offerte et m’a apporté beaucoup de réconfort. J’ai vécu beaucoup de belles choses et j’ai commencé à mieux connaître la Vierge ». La Vierge est aussi dessinée sur ses gants de gardien : « je l’ai toujours sur moi, à tous les matchs, ça me donne confiance et sérénité ».

Federico Cenci (traduction d’Océane Le Gall)

Zenit.org, 7 février 2014

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Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

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Réflexions d’une famille américaine dans Notre-Dame restaurée (II)

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Réflexions d’une famille américaine dans Notre-Dame restaurée (II)

Ma famille et moi avons visité la cathédrale Notre-Dame de Paris, récemment restaurée, le 31 décembre 2024, la veille de la solennité de Marie, la Mère de Dieu. Cette cathédrale de renom venait juste de rouvrir ses portes quelques semaines plus tôt, avec des dirigeants du monde entier rassemblés pour l’occasion, venus pour voir et être vus lors de la cérémonie de réouverture.

Mon fils de sept ans a demandé à voir des photos de la cathédrale incendiée, et lorsque je lui ai montré l’endroit où nous nous trouvions assis, alors qu’il avait été recouvert de débris effondrés de la toiture détruite, il s’est étonné qu’on ait pu la reconstruire. « C’est un vrai miracle », a-t-il dit, avec tout le sérieux solennel d’un jeune enfant. Il a raison. Le génie particulier de Marie est d’inviter les gens à l’humilité, de les rapprocher de Dieu par l’intermédiaire de son Fils, souvent de manière surprenante.

Les artisans et ouvriers anonymes qui ont construit Notre-Dame à l’origine savaient qu’ils participaient à quelque chose de plus grand qu’eux et qui leur survivrait : un monument à Marie qui magnifie le Seigneur. Des siècles plus tard, à une époque plus païenne, les pompiers et les architectes qui ont travaillé pour sauver et ressusciter la cathédrale ont participé à un acte de foi similaire, même s’ils ne l’ont pas tous ressenti de cette manière.

Mis en présence du divin et de l’éternel dans ce lieu si exceptionnel, qui sait ce que ressentiront les cœurs des milliers de visiteurs de la cathédrale Notre-Dame reconstruite ?

Dans la cathédrale, ma famille et moi nous sommes dirigés vers une chapelle latérale qui donne accès à un petit musée. Derrière nous, un visiteur à l’accent australien a demandé au guichetier s’il y avait quelque chose d’important à voir. « Le bois de la vraie croix », s’est-il entendu répondre. Manifestement impressionné, l’homme s’est tourné vers son compagnon : « C’est assez important », a-t-il dit. Et tous deux se sont mis dans la file d’attente.

Cela nous a fait rire, mais la question « Y a-t-il quelque chose d’important là-dedans ? » est exactement celle que se posent beaucoup de personnes dans leur esprit et dans leur cœur lorsqu’elles envisagent toutes sortes de biens : le travail, le plaisir, les relations.

À Notre-Dame, comme d’ailleurs dans toutes les églises catholiques du monde, aussi humbles soient-elles, nous savons que la réponse est un « oui » catégorique.

En cette année de l’Espérance qui vient d’être inaugurée, ma prière est que, comme Notre-Dame, les catholiques puissent indiquer à tous ceux qui le leur demandent une raison d’espérer, ce qui est vraiment important.

Maggie Phillips, 17 janvier 2025

www.wordonfire.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Réflexions d’une famille américaine dans Notre-Dame restaurée (I)

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Réflexions d’une famille américaine dans Notre-Dame restaurée (I)

Ma famille et moi avons visité la cathédrale Notre-Dame de Paris, récemment restaurée, le 31 décembre 2024, la veille de la solennité de Marie, la Mère de Dieu. Cette cathédrale de renom venait juste de rouvrir ses portes quelques semaines plus tôt, avec des dirigeants du monde entier rassemblés pour l’occasion, venus pour voir et être vus lors de la cérémonie de réouverture. Je repensais à cette cérémonie grandiose lorsque nous sommes entrés, mais une petite voix m’a ramenée à la raison pour laquelle nous étions venus : « Regarde », a-t-elle dit, « c’est la Vierge Marie ! »

Cette voix était celle de mon fils de sept ans, qui attirait mon attention sur la statue de la Pietà derrière l’autel. Notre Dame, après tout, est la Vierge Marie. L’œuvre représente Marie assise, tenant son fils unique abandonné sur ses genoux, comme lorsqu’il était nourrisson, sauf qu’il est représenté comme un homme mûr. Et maintenant mort. Elle lève les yeux, le visage empreint de tristesse, les bras tendus, nous invitant à contempler son fils.

Les visiteurs du monde entier s’efforcent de la voir de plus près, leur smartphone à l’affût d’une photo qu’ils pourraient poster pour la montrer à leurs amis. D’autres se promènent dans la cathédrale pour découvrir les chapelles latérales et les détails de la décoration. Mon fils a préféré s’asseoir pour tout voir posément et a alors attiré mon attention sur un détail qui m’aurait autrement échappé : au plafond, un médaillon bleu représentant Marie tenant l’enfant Jésus dans ses bras. Avec mon fils unique, j’ai regardé Marie avec son fils unique.

Tout cela m’a amenée à me demander combien de personnes étaient là pour poster des photos en ligne ou, comme mes enfants, pour la Sainte Vierge.

Bien sûr, ce n’est pas la première fois que la cathédrale de Notre-Dame est manipulée à des fins profanes. Les selfies dans le sanctuaire ne sont pas le pire exemple. La palme revient à Maximilien Robespierre qui, en 1793, a transformé Notre-Dame en un « Temple de la Raison » athée. Les révolutionnaires avaient alors remplacé l’iconographie religieuse par des représentations de personnages du siècle des Lumières et organisé des rites blasphématoires dans la cathédrale. Du point de vue des croyants, ces actes sont bien plus graves qu’un incendie.

Mais Robespierre est mort depuis longtemps, et Notre-Dame est toujours là, attirant l’humanité à elle, et à travers elle, au Christ. Comment se fait-il que les puissants et les influents se soient rassemblés dans ses murs lors de la fête de l’Immaculée Conception en décembre dernier ? Qui d’autre que la Mère de Dieu, dont la prière du Magnificat proclamait un Dieu qui disperse les orgueilleux dans leur vanité et fait chuter les puissants de leurs trônes, peut inspirer des scènes si inattendues comme la photo du futur chef de l’Église d’Angleterre, serrant un livret du Magnificat, discutant amicalement avec Donald Trump ?

Une jeune fille juive de Nazareth, à qui le message d’un ange a déclaré que « rien n’est impossible à Dieu », a réuni les dirigeants de notre monde tourmenté pour mettre momentanément leurs différences de côté et célébrer un événement joyeux, « ensemble pour Notre Dame ».

Maggie Phillips, 17 janvier 2025

www.wordonfire.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Ce grand miracle marial du 20 février 1627, le jour d’un raz-de-marée

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© Unsplash/Matt Paul Catalano

Ce grand miracle marial du 20 février 1627, le jour d’un raz-de-marée

A Jaffna, Sri Lanka, il y avait une fois un bon franciscain fraîchement arrivé de Cochin pour prendre charge de la mission. Désireux de placer ses ouailles sous la protection du grand saint Antoine, il avait apporté avec lui une magnifique pièce de bois qu’il ferait sculpter à Ceylan par quelque artiste local à l’effigie du saint thaumaturge. Mais notre homme change d’avis : un païen du nom d’Anacoti lui fait une statue de N.-D. Des Victoires.

Un beau jour, c’est le 25 mai 1614, Anacoti est interrompu dans son travail par la visite de son voisin Engabao. Tout en parlant Anacoti s’assied, sans prendre garde, sur la statue inachevée. A l’instant il est mystérieusement repoussé. Fâché et humilié de sa mésaventure, il veut se rasseoir à la même place, mais cette fois il est rejeté avec violence. Quelques jours plus tard, c’est le tour de sa fille. En bonne villageoise elle chique le bétel (1) et crache partout. Par mégarde elle éclabousse la statue. Son père l’en réprimande vivement et la voilà qui se dispose à nettoyer la statue.

Mais, elle aussi, est repoussée par une force invisible, et cela si fortement qu’elle va choir un peu plus loin sans connaissance. De tels prodiges naturellement frappent l’imagination ; on accourt en foule à la maison d’Anacoti ; quand des guérisons se produisent, c’est le délire. Alors on organise une immense procession pour aller placer dans l’église la sainte statue de Marie.

Mais nulle ne se compare au miracle du 20 février 1627, le jour du raz-de-marée. Ce jour-là les vagues déferlent sur le dernier refuge des pauvres Jaffniens, le sanctuaire de Notre-Dame des Miracles. Le capitaine portugais a remis son commandement à sa suzeraine ; il a planté son fanion personnel en face de la statue… Que peut-il contre les éléments déchaînés ? Pénitent, il plaide auprès de Marie pour le salut du peuple… et voilà que Marie – tous en sont témoins – ramène plus près d’elle l’Enfant Jésus qu’Elle tient dans ses bras, comme pour lui faire percevoir mieux les battements de son cœur angoissé… A l’instant, la tempête s’apaise. Jaffna est sauvée.

G. Fortin, O. M. I. – De l’étoile des mages à Marie reine de Lanka

Dans : Maria – études sur la Vierge Marie – sous la direction d’Hubert du Manoir, s. j. – Tome IV, 1956, p. 939-940

(1) Tradition vietnamienne avec des feuilles de bétel

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Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie