« Je suis sombre, mais belle, filles de Jérusalem » (I)

Vierge noire de Montserrat.
© Shutterstock/Taljat David
Vierge noire de Montserrat. © Shutterstock/Taljat David

« Je suis sombre, mais belle, filles de Jérusalem » (I)

Il est difficile de dire exactement combien il y a de madones noires dans le monde, mais on estime qu’il y en a environ 400 à 500, dont la plupart se trouvent en Europe. Ces illustrations et statues représentent généralement la Vierge Marie et l’enfant Jésus avec des couleurs  de peau plus ou moins foncées.

La plupart de ces œuvres d’art semblent remonter à l’époque médiévale, mais leur origine exacte est souvent entourée de mystère.

Certaines théories suggèrent que les artistes chrétiens ont simplement réutilisé d’anciennes œuvres païennes représentant des divinités et des figures spirituelles pré-chrétiennes qui avaient la peau foncée. D’autres affirment que les artistes chrétiens ont utilisé certains matériaux dans leurs œuvres qui se sont simplement assombris avec le temps.

Selon la spécialiste Christena Cleveland, qui a étudié ces œuvres d’art de manière approfondie, « seul un petit pourcentage des 450 madones noires dans le monde a l’air explicitement noir ou présente ce que nous appellerions des caractéristiques africaines. Beaucoup d’entre elles ont une peau noire associée à des traits plus eurocentriques ».

Une théorie veut que les artistes aient utilisé des matériaux sombres – comme certains types de bois – pour créer les œuvres d’art, peut-être pour représenter l’histoire ancienne de la Terre sainte.

Certains chercheurs pensent que la Vierge noire pourrait avoir une autre signification. Ils pensent que la peau foncée a pu être un choix délibéré, à la lumière de passages bibliques tels que le Cantique des Cantiques 1:5 :

« Je suis sombre, mais belle, filles de Jérusalem, sombre comme les tentes de Kédar, comme les toiles de tente de Salomon. »
 

En outre, dans certains groupes préchrétiens, la peau foncée était également associée à la fertilité et à la maternité, car les teintes foncées étaient plus proches de la nuance du sol de la Terre. Cela a pu influencer les artistes chrétiens ultérieurs qui ont voulu souligner l’héritage de la Vierge Marie en tant que mère dévouée de Jésus.

« Le sol le plus fertile est de couleur noire et plus il est noir, plus il est propice à l’agriculture », explique l’université de Dayton.

Amber Morgan, 10 février 2025

www.allthatsinteresting.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Joseph, de race royale, a épousé la condition des humbles

© Shutterstock/SerFF79
© Shutterstock/SerFF79

Joseph, de race royale, a épousé la condition des humbles

Il existe des raisons pour que les hommes de toute condition et de tout pays se recommandent et se confient à la foi et à la garde du bienheureux Joseph.

Les pères de famille trouvent en lui la plus belle personnification de la vigilance et de la sollicitude paternelle ; les époux, un parfait exemple d’amour, d’accord et de fidélité conjugale ; les vierges ont en lui, en même temps que le modèle, le protecteur de l’intégrité virginale ; que les riches comprennent par ses leçons, quels sont les biens qu’il faut désirer et acquérir au prix de tous ses efforts.

Quant aux ouvriers, aux personnes de condition difficile, ils ont comme un droit spécial à recourir à Joseph et à se proposer son imitation. Joseph, en effet, de race royale, uni par le mariage à la plus grande et à la plus sainte des femmes, regardé comme le père du Fils de Dieu, passe néanmoins sa vie à travailler et demande à son labeur d’artisan tout ce qui est nécessaire à l’entretien de sa famille. Il est donc vrai que la condition des humbles n’a rien d’abject, et non seulement le travail de l’ouvrier n’est pas déshonorant, mais il peut, si la vertu vient s’y joindre, être grandement ennobli.

Joseph, content du peu qu’il possédait, supporta les difficultés inhérentes à cette médiocrité de fortune avec grandeur d’âme, à l’imitation de son Fils qui, après avoir accepté la forme d’esclave, lui, le Seigneur de toutes choses, s’assujettit volontairement à l’indigence et au manque de tout.

Pape Léon XIII

Encyclique Quamquam pluries, 1889

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« Notre Dame d’Afrique, priez pour nous et pour les Musulmans »

Illustration
© CC BY-SA 4.0/R Hakka

« Notre Dame d’Afrique, priez pour nous et pour les Musulmans »

Sur les hauteurs d’Alger, dans la Basilique de Notre-Dame d’Afrique, au-dessus de l’autel principal, on lit : « Notre Dame d’Afrique, priez pour nous et pour les Musulmans »

Cette intercession mariale n’a jamais été effacée.

Les Musulmans comme les Chrétiens viennent toujours en ce haut lieu prier Marie et lui offrir des fleurs.

On y lit aussi une phrase de saint Augustin (algérien, † 430), phrase écrite en français, arabe et kabyle : « L’amour fraternel vient de Dieu et est Dieu même. »

Qui peut méditer une telle parole et croire encore que l’on a le droit de tuer au nom d’Allah ?

Françoise Breynaert

Source : Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Jésus à Catherine : « Je veux t’épouser dans la foi »

La fresque Gloire de sainte Catherine de Sienne dans la coupole de la Basilica di Santa Sabina par Giovani Battista Contini (1671). © Shutterstock/Renata Sedmakova

Jésus à Catherine : « Je veux t’épouser dans la foi »

Catherine de Sienne (1347-1380), sainte italienne, tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, a été canonisée en 1461.

Avant le début d’un carême (un mardi gras), pendant qu’elle prie dans sa cellule, le Christ lui dit : « Tu as rejeté loin de toi et fui, à cause de moi, toutes les vanités du monde. Méprisant toutes les délectations de la chair, tu as mis en moi seul le plaisir de ton cœur. Voilà pourquoi en ce temps […] j’ai voulu, moi aussi, célébrer solennellement avec toi la fête des épousailles de ton âme. Ainsi que je te l’ai promis, je veux t’épouser dans la foi. »

Aussitôt « apparurent la Vierge, sa glorieuse Mère, le bienheureux Jean l’Évangéliste, le glorieux apôtre Paul, le très saint Dominique et avec eux le prophète David. La Vierge, Mère de Dieu, prit avec sa main très sainte la main de notre vierge, en étendit les doigts vers son Fils et lui demanda qu’il daignât épouser Catherine dans la foi. Le Fils unique de Dieu, faisant un signe tout gracieux d’assentiment, présenta un anneau d’or. Avec sa main droite, il mit cet anneau à l’annulaire de la main droite de notre vierge… », selon son biographe Raymond de Capoue (†1399), Vie de sainte Catherine de Sienne, vers 1395, cité par Barnay, 135.

Cet auteur relate une autre vision : « Je me dirigeais vers le coffre à farine lorsque je vis se présenter à moi ma très douce Dame Marie accompagnée de saints et d’anges. Elle m’ordonna de faire ce que je projetais et daigna de sa bonté se mettre à pétrir avec moi ces petits pains dont la vertu de ses très petites mains multipliait le nombre. NotreDame me présentait les pains qu’elle façonnait » (ibid., cité par Barnay, 137)

Vie de Sainte Catherine de Sienne par le bienheureux Raymond de Capoue, son confesseur – chapitre 6 et chapitre 10

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Il faut, pour monter et s’unir à Dieu, se servir du même moyen dont il s’est servi pour descendre à nous

© Shutterstock/Galushko Sergey
© Shutterstock/Galushko Sergey

Il faut, pour monter et s’unir à Dieu, se servir du même moyen dont il s’est servi pour descendre à nous

Ce n’est pas que celui qui a trouvé Marie par une vraie dévotion soit exempt de croix et de souffrances, tant s’en faut  ; il en est plus assailli qu’aucun autre, parce que Marie, étant la mère des vivants, donne à tous ses enfants des morceaux de l’Arbre de vie, qui est la croix de Jésus, mais c’est qu’en leur taillant de bonnes croix, elle leur donne la grâce de les porter patiemment et même joyeusement ; en sorte que les croix qu’elle donne à ceux qui lui appartiennent sont plutôt des confitures ou des croix confites que des croix amères ; ou, s’ils en sentent pour un temps l’amertume du calice qu’il faut boire nécessairement pour être ami de Dieu, la consolation et la joie, que cette bonne Mère fait succéder à la tristesse, les animent infiniment à porter des croix encore plus lourdes et plus amères.

La difficulté est donc de savoir trouver véritablement la divine Marie, pour trouver toute grâce abondante. Dieu étant maître absolu peut communiquer par lui-même ce qu’il ne communique ordinairement que par Marie ; on ne peut nier, sans témérité, qu’il ne le fasse même quelquefois, cependant, selon l’ordre que la divine Sagesse a établi, il ne se communique ordinairement aux hommes que par Marie dans l’ordre de la grâce, comme dit saint Thomas.

Il faut, pour monter et s’unir à lui, se servir du même moyen dont il s’est servi pour descendre à nous, pour se faire homme et pour nous communiquer ses grâces ; et ce moyen est une vraie dévotion à la Sainte Vierge.

Saint Louis Marie Grignion de Montfort,

Le Secret de Marie, § 22-23

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Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
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La Vierge de Lourdes n’y est pas mais elle y est bien visible !

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Grotte de la Vierge de Lourdes, à côté de la chapelle du Sacré-Cœur dans la ville de Villa Nougues. © Shutterstock/Ale Grutta foto

La Vierge de Lourdes n’y est pas mais elle y est bien visible !

Les personnes qui visitent la chapelle du sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes, dans la ville d’Alta Graciaen Argentine (province de Córdoba), sont témoins d’un phénomène inexplicable : dans la niche du retable au-dessus de l’autel, on peut voir une image de la Vierge Marie bien que l’espace soit vide !

Selon l’agence de presse argentine AICA, ce que l’on voit n’est pas une image plate mais plutôt une image tridimensionnelle avec des plis dans le vêtement.

Il ne s’agit pas non plus d’une illusion psychologique résultant de la dévotion exagérée de certains pèlerins car tout le monde, croyant ou non, la voit. En outre, l’image apparaît sur les photos prises sur place. Fait curieux, l’image est clairement visible depuis la porte d’entrée de l’église et s’estompe au fur et à mesure que l’on s’approche lentement de l’autel.

La chapelle de la Vierge d’Alta Gracia est située sur une grande propriété où fut inaugurée en 1916 une réplique de la grotte de Massabielle à Lourdes, en France, où la Vierge est apparue en 1858 à sainte Bernadette Soubirous. En 1922, une commission a été créée pour construire une chapelle près de la grotte. La première pierre fut posée en 1924 et, en 1927, l’évêque de Cordoue bénit la chapelle. Pendant de nombreuses années, une statue de Notre-Dame de Lourdes a été placée au centre du retable de l’église.

Au cours de l’année 2011, cette statue a été retirée de sa niche pour être restaurée et se trouve actuellement au pied de celle-ci qui est momentanément vide.

Un jour, l’un des prêtres en charge du sanctuaire allait fermer la chapelle et, depuis la porte principale, il a vu une image qui semblait faite de plâtre dans l’espace vide. Il s’est approché plusieurs fois et, à chaque fois, il a remarqué que l’image qu’il voyait à une certaine distance s’estompait. Il la voyait bien mais elle n’y était pas !

En raison de ce phénomène, visible par n’importe qui, les frères carmélites déchaux du sanctuaire ont publié en 2011 une déclaration indiquant que « la manifestation de l’image de la très sainte Vierge Marie n’a pas d’explication pour le moment. Elle doit être interprétée par le peuple de Dieu comme un signe pour accroître et approfondir la foi chrétienne et pour inspirer dans le cœur des hommes la conversion à l’amour de Dieu et leur participation à la vie de l’Église », ont-ils déclaré.

Walter Sánchez Silva, 11 février 2025

Adapté de : www.catholicnewsagency.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

L’Eucharistie nous conduit au Magnificat

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©Shutterstock Madcat_Madlove

L’Eucharistie nous conduit au Magnificat

Dans l’Eucharistie, l’Église s’unit pleinement au Christ et à son sacrifice, faisant sien l’esprit de Marie. C’est une vérité que l’on peut approfondir en relisant le Magnificat dans une perspective eucharistique.

En effet, comme le cantique de Marie, l’Eucharistie est avant tout une louange et une action de grâce. Quand Marie s’exclame : « Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur », Jésus est présent en son sein. Elle loue le Père « pour » Jésus, mais elle le loue aussi « en » Jésus et « avec » Jésus. Telle est précisément la véritable « attitude eucharistique ».

En même temps, Marie fait mémoire des merveilles opérées par Dieu dans l’histoire du salut, selon la promesse faite à nos pères (cf. Lc 1, 55), et elle annonce la merveille qui les dépasse toutes, l’Incarnation rédemptrice.

Enfin, dans le Magnificat, est présente la tension eschatologique de l’Eucharistie. Chaque fois que le Fils de Dieu se présente à nous dans la « pauvreté » des signes sacramentels, pain et vin, est semé dans le monde le germe de l’histoire nouvelle dans laquelle les puissants sont « renversés de leurs trônes » et les humbles sont « élevés » (cf. Lc 1, 52).

Marie chante les « cieux nouveaux » et la « terre nouvelle » qui, dans l’Eucharistie, trouvent leur anticipation et en un sens leur « dessein » programmé. Si le Magnificat exprime la spiritualité de Marie, rien ne nous aide à vivre le mystère eucharistique autant que cette spiritualité. L’Eucharistie nous est donnée pour que notre vie, comme celle de Marie, soit tout entière un Magnificat !

Extrait de : Jean Paul II, Lettre encyclique Ecclesia de Eucharistia, 2003, § 58

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Il faut chercher avec soin la manière dont vous devez me louer

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Il faut chercher avec soin la manière dont vous devez me louer

Je suis la Reine du ciel. Il faut chercher avec soin la manière dont vous me devez louer. Ayez pour certain que toute la louange de mon Fils est ma louange, et que qui l’honore m’honore.

En fait, nous nous sommes réciproquement aimés avec tant de ferveur que nous avons été tous deux comme un seul cœur ; et il m’a si spécialement honorée, moi qui n’étais qu’un vase de terre, qu’il m’a exaltée par-dessus les anges. C’est donc de cette manière que vous devez me louer :

« Béni soyez-vous, ô Dieu ! Créateur de toutes choses, qui avez daigné descendre dans le sein de la Vierge Marie sans incommodité, et qui avez daigné prendre d’elle une chair humaine sans péché !

Béni soyez-vous, ô Dieu ! Qui êtes venu à la Vierge sainte, qui êtes né d’elle sans péché, remplissant des tressaillements d’une joie ineffable son âme et tous ses membres !

Béni soyez-vous, ô Dieu ! Qui avez réjoui la Vierge Marie, votre Mère, après l’Ascension, lui donnant tant d’admirables consolations, et qui l’avez elle-même visitée en la consolant divinement !

Béni soyez-vous, ô Dieu ! Qui avez emporté au Ciel le corps et l’âme de la Vierge Marie, votre Mère, et qui l’avez honorablement placée auprès de la divinité, au-dessus de tous les anges.

Faites-moi miséricorde à raison de ses prières amoureuses. »

Marie d’après Saint Brigitte de Suède, docteur de l’Église

« Révélations Célestes » livre I ch 8

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Le miracle de Notre-Dame du Rosaire à Manille, 1854 (II)

© Unsplash/Masha S
© Unsplash/Masha S

Le miracle de Notre-Dame du Rosaire à Manille, 1854 (II)

« Bien sûr que c’était un miracle ! » Les témoins du grand incendie du barrio San Miguel à Manille, aux Philippines, dans lequel se trouvait l’image de Notre-Dame du Rosaire portant l’Enfant Jésus le 16 avril 1854, étaient tous d’accord.

Don Pedro de Alcantara ajouta : « J’ai vu avec admiration que l’ermitage n’avait pas été touché, alors que le feu était presque sur son toit et que toutes les maisons situées de part et d’autre de l’ermitage avaient été entièrement détruites. Un vent fort venant de l’est s’est abattu sur la chapelle, et le plus curieux ici, c’est que le feu s’est éteint de lui-même sans l’aide d’aucune personne ni d’aucun pompier  ».

Après que le père Azorin eut remis les résultats de son enquête, Mgr Ortiz, l’Archevêque de Manille, convaincu qu’un miracle avait sauvé la Dame et l’ermitage, ordonna que le document original soit conservé dans les archives de l’archevêché, dans la paroisse de San Miguel.

Une histoire transmise au fil des ans raconte qu’un haut fonctionnaire espagnol s’était assis dans un bain d’eau chaude pour soulager ses maux d’estomac, comme le lui avait conseillé son médecin, quand soudain, une charmante dame lui apparut, avec un nourrisson dans les bras. Ce dont il avait besoin, lui dit-elle, c’était de l’herbe qui poussait autour d’une certaine hutte de nipa (1) et qui, une fois bouillie et bue, l’aiderait à se rétablir. Sur ce, la dame disparut.

Le fonctionnaire courut demander au garde s’il avait vu une dame franchir la porte, mais le garde répondit par la négative. Le fonctionnaire envoya alors chercher de l’herbe, en suivant les instructions de la mystérieuse dame, et se rétablit. Il se rendit ensuite à la visita, où il trouva la même belle dame et l’enfant à l’autel. C’était NotreDame du Rosaire.

La fête de Notre-Dame du Rosaire est célébrée en cette région pendant neuf jours, du 20 au 28 avril.

Joan Orendain, 22 avril 2024

(1) Nipa : feuille de palme

Lectures de la messe du jour

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Amen.

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Le miracle de Notre-Dame du Rosaire à Manille, 1854 (I)

© Unsplash/Karl Callwood

Le miracle de Notre-Dame du Rosaire à Manille, 1854 (I)

« Bien sûr que c’était un miracle ! » Les témoins du grand incendie du barrio San Miguel à Manille, aux Philippines, le 16 avril 1854, étaient tous d’accord.

Mgr Francisco G. Ortiz, archevêque de Manille, confia l’enquête au père Domingo Azorin, curé du Barrio San Miguel, qui étudia soigneusement les faits pour trancher la question : un miracle avait-il ou non sauvé la seule structure épargnée par le feu, la « visita » (ermitage) en feuille de palme (nipa) et en bambou dans laquelle se trouvait l’image de Notre-Dame du Rosaire portant l’Enfant Jésus. Ou bien l’image avait-elle été sauvée par les pompiers ou les villageois ? Le fait est qu’elle était restée totalement intacte, y compris l’herbe qui l’entourait.

En fait, les pompiers s’étaient précipités sur le pont Ayala pour atteindre le brasier qui faisait rage, mais celui-ci était trop intense. Ils avaient dû passer par la rue San Sebastian, mais lorsqu’ils arrivèrent sur place, l’incendie s’était déjà arrêté.

Don Bonifacio José De Vera, un habitant du quartier, a témoigné : « En tant que voisin de la communauté dans laquelle se trouve l’ermitage, j’ai vu et assisté à l’horrible incendie, ma maison étant l’une de celles qui ont brûlé, et j’ai été encore plus stupéfait lorsque, alors que le feu commençait à s’approcher de l’ermitage, il s’est soudainement éteint, épargnant totalement l’ermitage ; et ce qui est encore plus surprenant, c’est que l’herbe qui l’entourait est restée verte, suscitant l’admiration de tous. Absolument personne ne s’y attendait. Cela n’aurait pas pu se passer sans l’intervention des pompiers ».

« Ma maison, qui a brûlé, se trouvait à huit mètres du côté de l’ermitage de Notre-Dame du Rosaire, et j’ai vu que les flammes de ma maison et des autres maisons voisines de l’ermitage étaient sur le point de s’abattre sur le toit de la chapelle. Il est admirable de voir que l’ermitage a été sauvé du feu, sans aucune aide, car lorsque les pompiers sont arrivés, le feu était déjà éteint », a déclaré Doña Isabel Frias, une métisse espagnole.

Selon elle : « Dès le lendemain de l’incendie, peut-être parce que la nouvelle s’était déjà répandue, les gens se sont rués pour faire l’aumône, déposer des cierges, ou arracher de l’herbe à proximité de la visita pour s’en servir de remède. »

La fête de Notre-Dame du Rosaire est célébrée pendant neuf jours, du 20 au 28 avril.

Joan Orendain, 22 avril 2024

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Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie