Marie, modèle des âmes intérieures

Marie, modèle des âmes intérieures

Il me semble que l’attitude de la Vierge durant les mois qui s’écoulèrent entre l’Annonciation et la Nativité est le modèle des âmes intérieures, des êtres que Dieu a choisis pour vivre au dedans, au fond de l’abîme sans fond.

Dans quelle paix, quel recueillement Marie se rendait et se prêtait à toutes choses ! Comme celles qui étaient les plus banales étaient divinisées par elle, – car à travers tout, la Vierge restait l’adorante du don de Dieu, – cela ne l’empêchait pas de se dépenser au dehors lorsqu’il s’agissait d’exercer la charité ; l’Évangile nous dit que « Marie parcourut en toute diligence les montagnes de Judée pour se rendre chez sa cousine Élisabeth.  »

Jamais la vision ineffable qu’elle contemplait en elle-même ne diminua sa charité extérieure, car si la « contemplation s’en va vers la louange et vers l’éternité de son Seigneur, elle possède l’unité et ne la perdra pas. »

Sainte Élisabeth de la Trinité (1880-1906), Marie, modèle des âmes intérieures – La Vie spirituelle, 1928.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Plus de puissance en Nazareth qu’au Calvaire

Plus de puissance en Nazareth qu’au Calvaire

S’il m’est permis de comparer ce qui est incomparable, il me semble que je trouve et adore une plus grande puissance en la naissance de Jésus qu’en sa souffrance, en la crèche qu’en la croix, en Nazareth qu’au Calvaire.

Car la puissance du Calvaire et de la Croix fait des enfants adoptifs de Dieu, mais l’œuvre et la puissance de Nazareth et de l’étable de Bethléem fait une Mère de Dieu au monde.

Et si le Fils de Dieu eût voulu être et souffrir au monde sans y prendre naissance d’une femme, il y aurait des enfants de Dieu, mais il n’y aurait point de Mère de Dieu ni en la terre, ni au ciel.

Cardinal Pierre de Bérulle. (1575-1629) Grandeur de Jésus, Discours XI

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« Tâchez d’imiter cette vertu : imitez sa modestie »

« Tâchez d’imiter cette vertu, imitez sa modestie »

Le jour où les disciples se disputaient entre eux la première place, Marie, elle, s’abaissait, non seulement en tout, mais plus que tous, d’autant qu’elle était plus grande que tous. C’est justice donc que, du dernier rang, soit placée au premier celle qui, première de tous, se faisait la dernière ; c’est justice que soit devenue souveraine de tous celle qui se montrait la servante de tous ; c’est justice enfin qu’ait été exaltée au-dessus des anges celle qu’une ineffable bonté abaissait au-dessous des veuves et des repenties, au-dessous de celle dont sept démons avaient été expulsés. Je vous en supplie, mes petits-enfants, si vous avez un peu d’amour pour Marie, si vous cherchez à lui plaire, tâchez d’imiter cette vertu, imitez sa modestie. Rien du reste ne convient mieux à un homme, rien n’est plus recommandé à un chrétien, rien surtout ne sied tant à un moine.

Saint Bernard de Clairvaux (1090-1153) Dans Sermon des douze étoiles

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« J’ai perçu comme un voile qui se déchirait dans ma tête »

« J’ai perçu comme un voile qui se déchirait dans ma tête »

En 1978, la naissance de notre quatrième enfant, une fille, après trois garçons et sept ans d’attente, nous comblait de joie. Pourtant, sans raison apparente, Jo, mon mari, s’enfonça alors dans une profonde dépression. Malgré le réconfort de la prière de communautés amies et du groupe de prière du Renouveau charismatique, les années passaient, sans amélioration de son état. Famille, religion, travail… : il n’avait goût à rien. Devant ses nombreuses tentatives de suicide, le psychiatre en est venu à me demander d’accoutumer les enfants à la possibilité d’une issue fatale, car pour lui, la guérison était inenvisageable. Je ne l’ai pas fait.

C’est alors qu’un jour de mars 1983, une amie m’a invitée à participer au pélé-polios de Lourdes, car on manquait d’infirmières. Que faire ? Rester à la maison et veiller sur mon mari et nos enfants, ou partir, avec le sentiment d’abandonner ma famille ? Après avoir prié, j’ai proposé un pacte à la Vierge Marie : « J’ai besoin de souffler, je vais m’occuper de tes enfants malades, pendant que toi, tu veilleras sur Jo et nos enfants. »

Fin septembre, à Lourdes, tout allait bien. J’avais confiance en Marie, mais tous les soirs, au téléphone, j’avais droit au « bonjour tristesse » de la maison ! Le vendredi, cependant, la voix de Jo avait changé. J’ai pensé : « Il en a marre des enfants, il est content de me voir revenir. » Le samedi matin, de retour chez moi, je retrouvai un mari souriant ! Une première depuis cinq ans. Il m’a dit : « Vendredi après-midi, j’ai perçu comme un voile qui se déchirait dans ma tête, une grande lumière a balayé les idées de tristesse et de mort et m’a enveloppé de paix. Je me suis senti vivre. J’avais envie de louer le Seigneur ! » Et moi, qu’avais-je fait ce vendredi après-midi ? Surmontant mon horreur de l’eau froide, j’étais allée aux piscines, y emmenant en pensée Jo et les enfants. Le pacte avec Marie m’est revenu en mémoire.

Mais cette amélioration allait-elle durer ? Nous restions discrets, tandis que Jo revenait à une foi vivante. Un peu plus tard, le père Christian, moine de Bellefontaine, a confirmé notre expérience : « Vous bénéficiez d’une guérison-conversion, c’est pour aider les autres. » Par la suite, il nous envoyait de nombreuses personnes mal dans leur peau. Qu’avions-nous à leur apporter sinon notre écoute ?

Finalement, à l’Ascension 2006, Jo a été ordonné diacre permanent.

Danièle, 79 ans, infirmière retraitée

www.lepelerin.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Un chapelet pendant la chimiothérapie et un « oui » à Jésus

Un chapelet pendant la chimiothérapie et un « oui » à Jésus

Jamie n’avait jamais été catholique – et ne connaissait même aucun Catholique – jusqu’à ce qu’un diagnostic la stoppe net dans son élan. Appelant l’émission The Inner Life (une émission de radio consacrée à l’accompagnement spirituel individuel), elle a raconté à l’interviewer / l’animateur ? et à son invité, le père Richard Simon, qu’il y a trois ans, elle avait été confrontée à un cancer du sein avancé, se sentant « très perdue, très effrayée ».

En attendant le début de la chimiothérapie, Jamie s’est mis à chercher Dieu et à essayer de découvrir qui était Jésus. Une vidéo YouTube lui a fait découvrir le rosaire. Elle en a commandé un et a appris toute seule à le prier, le gardant avec elle pendant la chimiothérapie et les scanners.

Après l’opération, ses médecins ont annoncé ce qu’ils ont appelé une « réponse pathologique complète », ce qui signifie que le cancer avait disparu. La réaction ponse de Jamie fut simple et immédiate n’était pas compliquée : « Je suis votre enfant, Seigneur » Elle est entrée au catéchuménat et, trois ans plus tard, s’est engagée à servir sa paroisse en tant que lectrice.

Le Père Simon de l’émission lui a gentiment conseillé de ne pas réduire la vie catholique à « une réunion » ou à « un comité ». «  Tout cela est très bien. Mais il s’agit du pouvoir du Christ dans notre vie, et vous en avez fait l’expérience », a-t-il déclaré. Il a ajouté que la répétition du Je vous salue Marie nous rappelle que « le corps humain est sacré, en particulier le corps de la femme ».

L’histoire de Jamie est une simple invitation à continuer à prier, à continuer à faire confiance et à continuer à témoigner de ce que Dieu a fait.

John Hanretty, 14 janvier 2026 www.relevantradio.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Vatican II : « un témoignage éclatant de la piété de l’Église envers la Vierge »

Vatican II : « un témoignage éclatant de la piété de l’Église envers la Vierge »

Nous avons exposé en détail, vénérables Frères, un point qui est partie intégrante du culte chrétien : la vénération envers la Mère du Seigneur. Nous y avons été amené par la nature de cette question, objet d’étude, de réexamen et même parfois de quelque perplexité ces dernières années. 

Nous éprouvons du réconfort à penser que le travail accompli selon les normes du Concile par le Siège Apostolique et par vous-mêmes – et tout particulièrement la réforme liturgique – est un gage authentique pour un culte toujours plus vivant et aimant rendu à Dieu, Père, Fils et Esprit, et pour la croissance de la vie chrétienne chez les fidèles ; nous trouvons un motif de confiance à constater que la liturgie romaine rénovée constitue également dans son ensemble un témoignage éclatant de la piété de l’Église envers la Vierge.

Nous sommes soutenu par l’espérance que les directives données pour rendre cette piété toujours plus limpide et vigoureuse seront sincèrement appliquées.

 Enfin, l’occasion que nous a fournie le Seigneur de proposer quelques thèmes de réflexion destinés à renouveler et confirmer l’estime pour la pratique du Rosaire nous remplit d’allégresse. Réconfort, confiance, espérance, joie : tels sont les sentiments que, en unissant notre voix à la voix de la Vierge – comme le dit la liturgie romaine –, nous voudrions traduire en louange fervente et en remerciement au Seigneur.

Pape Saint Paul VI, Exhortation Marialis Cultus sur le culte de la Vierge Marie § 58, le 2 février 1974

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

L’enfant de Marie est tous les enfants qui sont morts trop tôt

L’enfant de Marie est tous les enfants qui sont morts trop tôt

Tatiana Schlossberg, la deuxième fille de Caroline Kennedy, a publié dans le New Yorker un récit émouvant sur son diagnostic de cancer en phase terminale. Elle a 35 ans et est mère de deux jeunes enfants, qui sont encore des bébés.

Caroline et moi sommes toutes deux grands-mères aujourd’hui. Nous avons eu des enfants à peu près à la même époque, et nous avons maintenant des petits-enfants du même âge. Si j’ai lu l’histoire de Tatiana avec une empathie particulière, c’est parce que j’aide ma fille, qui a deux jeunes enfants, encore bébés, et qui a été frappée de manière inattendue par une maladie débilitante, mais qui ne met pas sa vie en danger.

Ma visite d’une semaine pour Halloween s’est transformée en un séjour d’un mois dans les tranchées de la garde d’enfants et des tâches ménagères, tandis que ma fille enchaînait les rendez-vous chez le médecin… « Je ne veux pas que maman aille chez le médecin », pleure ma petite-fille de 3 ans. Leur vie est bouleversée, et je pense aux enfants de Tatiana, eux aussi trop jeunes pour comprendre. Nous, les grands-mères, ne sommes qu’un maigre substitut à leurs mères.

Je pense surtout à Caroline, qui doit faire face à la perte de son enfant. Quand on devient mère, on comprend l’amour désintéressé. On comprend l’amour inconditionnel. C’est peut-être ce qui se rapproche le plus de l’amour infini et insondable que Dieu nous porte. Une mère accepterait volontiers de prendre à sa charge toute maladie, toute douleur ou tout diagnostic à la place de son enfant.

J’ai souvent pensé à Marie au pied de la croix, alors que son fils Jésus souffrait et mourait, et à ce qu’elle a dû ressentir. Soudain, mon imagination de la douleur de Marie est devenue beaucoup plus profonde et plus personnelle que jamais. Quelle que soit la manière dont une mère perd son enfant, le deuil ne peut être qu’un abîme. L’enfant de Marie est tous les enfants qui sont morts trop tôt.

Marie est restée inébranlable face à sa tragédie, mais je pense que je serais davantage poussée à la colère contre Dieu. Mon sentiment actuel d’impuissance me donne déjà envie de lutter contre la volonté de Dieu. Je ne sais pas si ma foi est suffisamment forte ou durable pour endurer le pire scénario. Je ne veux pas chercher à le savoir.

Je ne connais pas Caroline Kennedy personnellement, mais je prie pour que notre mère Marie la soutienne dans cette période éprouvante.

Valerie Schultz, 23 décembre 2025 America Magazine (Adapté)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Au cœur de la péninsule arabique, Marie veille

Au cœur de la péninsule arabique, Marie veille

Les origines de la dévotion à Notre Dame d’Arabie remontent au milieu du XXe siècle, lorsque les Pères Carmes Déchaussés, originaires d’Irak, sont arrivés au Koweït à la fin des années 1940 pour venir en aide à la communauté catholique grandissante. Parmi leurs priorités pastorales figurait la nourriture spirituelle d’un troupeau hétérogène : des travailleurs, des familles et des migrants qui aspiraient ardemment à un sentiment d’appartenance et à la protection divine dans un pays loin du leur. 

C’est dans ce contexte que les Carmes ont introduit une image mariale, connue par la suite sous le nom de Notre-Dame d’Arabie, afin qu’elle serve de présence maternelle unificatrice pour les catholiques dispersés dans le Golfe.

L’image actuelle provient d’une statue de 1919 de Notre-Dame du Mont Carmel provenant de la basilique du monastère Stella Maris à Haïfa, en Israël.

Le premier grand triomphe de cette dévotion eut lieu en 1960, à l’occasion du dixième anniversaire de l’arrivée de la statue au Koweït. En signe de gratitude pour les innombrables faveurs reçues par l’intercession de Marie, le Vicaire Apostolique du Koweït invita les fidèles à contribuer tout au long de l’année 1959 à la création de précieuses couronnes en or. Réalisées avec le plus grand soin dans les moindres détails, les couronnes furent envoyées à Rome et présentées au pape Saint Jean XXIII le 17 mars 1960. 

Le pape délégua le cardinal Valerian Gracias, archevêque de Bombay, pour couronner la statue en son nom. Après une messe pontificale solennelle, le cardinal posa les couronnes d’or sur la tête de l’Enfant Jésus et de la Vierge Marie, scellant ainsi l’un des plus beaux chapitres de l’histoire initiale de cette dévotion. Le 5 janvier 2011, le pape Benoît XVI a approuvé le patronage de Notre Dame d’Arabie en tant que patronne principale du golfe Arabique. 

La cathédrale Notre-Dame d’Arabie à Bahreïn a été consacrée en 2021 par le cardinal Luis Antonio Tagle, alors Préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples. 

Mgr Berardi, vicaire apostolique d’Arabie septentrionale, a réaffirmé la signification durable de cette présence mariale. En 2025, il a supervisé l’élévation du sanctuaire d’Ahmadi, où se trouve la statue originale vénérée, au rang de basilique mineure. Mgr Aldo fait remarquer que la présence ininterrompue d’une statue mariale pendant plus de 75 ans au cœur de la péninsule arabique est extraordinaire, compte tenu du contexte culturel et religieux de la région, où les images sacrées sont généralement limitées.

www.fides.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Pour l’Incarnation, le « oui » de Marie n’a pas été sans le « oui » de Joseph

Pour l’Incarnation, le « oui » de Marie n’a pas été sans le « oui » de Joseph

Quand de son autorité d’époux et de chef, et comme ayant, au titre d’époux, droit incontestable sur la Vierge, il gardait le vœu de virginité de Marie, Joseph ne voyait pas d’une manière explicite que cela équivalait d’une certaine façon à l’introduction du Fils de Dieu dans ce monde. Il ne faisait que poser dans l’être une condition de l’Incarnation, en abandonnant entièrement son épouse à l’action très sainte de Dieu pour l’œuvre de Dieu comme Dieu voudrait la réaliser en elle, en donnant ainsi d’autorité Marie à tout le mystère divin comme Dieu voudrait l’accomplir.

Mais ce faisant, Joseph acquérait justement une autorité de Père, de chef, sur ce qui naîtrait de la Vierge pour l’accomplissement du mystère divin. Par un acte tout à fait positif et par un acte de sa souveraine autorité de chef de famille, il a consacré la Vierge dans la condition qui était nécessaire pour l’accomplissement de l’Incarnation. Voilà le principe, l’origine de son autorité paternelle sur l’Enfant Jésus.

Pour l’Incarnation, à Marie et à Joseph, Dieu a demandé leur consentement ; à chacun d’eux d’une manière différente cependant. Marie devait donner le concours de son être ; aussi devait-elle répondre explicitement : « Qu’il me soit fait selon votre parole ». Joseph, lui, devait donner le concours de son autorité : il suffisait qu’il laissât à Dieu toute liberté de réaliser son œuvre divine ; or, cette liberté pour l’initiative divine, Joseph l’avait accordée, dans le fidèle respect des droits de Dieu, en acceptant la consécration virginale de Marie, en acceptant que sa fiancée fût le domaine réservé de Dieu.

Nous voyons et c’est l’aspect qui est le plus habituellement considéré, que Dieu a demandé le consentement de la Vierge pour l’incarnation. Oui mais la Vierge était à Joseph, l’Évangile le marque avec insistance ; et par conséquent la Vierge ne pouvait donner cette réponse à la vocation divine que parce qu’elle savait que Joseph à qui elle appartenait la réservait entièrement au bon plaisir de Dieu, que parce qu’elle savait que Joseph la voulait entièrement consacrée à Dieu.

Chanoine D.-J. Lallement, Mystère de la paternité de saint Joseph, Téqui 1986 p. 34-35

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Au XVIe siècle, ce message de Marie en Corse : « Miséricorde »

Au XVIe siècle, ce message de Marie en Corse : « Miséricorde »

Le 18 mars et le 8 avril 1536, sur un rocher escarpé dominant un torrent non loin d’Ajaccio, en Corse (France), la « Vierge couronnée d’or, vêtue de blanc, apparaît » à un travailleur agricole, Tonio Botta. « Miséricorde », lui dit-Elle.

Le 18 mars 1660, Mgr Grégoire Ardizzone, évêque d’Ajaccio, décrète Notre Dame de la Miséricorde « patronne et protectrice de la ville ». Une statue est réalisée peu après, puis installée dans une chapelle de marbre blanc à l’intérieur de la cathédrale en 1752. Une procession en son honneur est organisée chaque 18 mars.

Catherine Turchini-Zuccarelli, Les Merveilleuses Apparitions de Notre-Dame, Paris 1977

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie