Au temps des grandes invasions suédoises (1655), qui dans la mémoire du peuple sont appelées « le déluge suédois », quand tout semblait perdu, que le roi et l’armée avaient été mis en déroute, ce sont les moines de Jasna Gora qui relevèrent la tête.
Ils furent résolus à ne pas se soumettre et la puissante armée suédoise ne vint jamais à bout de ces quelques moines polonais tassés dans un vieux monastère. La résistance spirituelle qui s’organisa autour de celui-ci fut telle que les Suédois furent bientôt contraints de se retirer. L’incroyable victoire fut attribuée à Marie dont la célèbre icône de la Vierge Noire trônait au monastère de Jasna Gora.
Le roi Jean-Casimir proclama la Mère de Dieu Reine du Royaume de Pologne. Depuis ce temps le sanctuaire de Jasna Gora est le lieu où se récapitule toute l’histoire polonaise, tous les grands évènements de la nation lui sont liés d’une manière ou d’une autre : « il faut prêter l’oreille à ce lieu pour sentir comment bat le cœur de la nation dans le cœur de sa Mère. »
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Depuis le VIIIe siècle, le mois d’août dans la tradition catholique est particulièrement consacré à la Vierge Marie. Cette consécration à la Vierge Marie naît d’un héritage chrétien oriental bien avant d’être étendue à l’Église universelle. En effet en Orient, après l’invasion de Rome par les peuples nordiques (appelés barbares au Ve siècle), l’année liturgique « s’ouvre » quasiment avec le 8 septembre, fête de la naissance de Marie et « s’achève » le 15 août, fête de son retour à Dieu.
Comme souvent, à cette époque, l’Église de Rome est en retard sur l’Église de Constantinople, la consécration du mois d’août à Marie dans l’Église toute entière fut instaurée au VIIIe siècle par le Pape Serge Ier (687 – 701), lui-même d’origine syriaque. Dans un entretien accordé à Vatican News, le père ivoirien Hyppolite Agnigori, curé de la paroisse saint Jean-Paul II dans l’archidiocèse d’Abidjan et professeur d’histoire de l’Église à l’Institut de Théologie de la compagnie de Jésus d’Abidjan, ITCJ, souligne la particularité du mois d’août pour les fidèles catholiques.
La spécificité de ce mois, c’est qu’il draine deux solennités qui éclairent convenablement notre foi chrétienne : la Transfiguration de notre Seigneur Jésus-Christ le 6 août et l’Assomption de la Vierge Marie célébrée le 15 août. À la Transfiguration, Jésus emmène avec lui sur la montagne trois de ses apôtres (Pierre, Jacques et Jean) et il leur révèle sa gloire divine, splendeur de Vérité et d’Amour. Jésus veut que cette lumière puisse éclairer leur cœur quand ils traverseront l’obscurité profonde de la Passion et de la mort du Christ.
En ce qui concerne la solennité de l’Assomption (du latin assumere) qui signifie monter en se faisant aider, à la différence de « Ascensio » qui donna le terme Ascension qui signifie monter avec les prérogatives divines, elle célèbre la dépendance mariale au Fils de Dieu qui lui accorde une telle grâce.
La solennité de la transfiguration du Seigneur n’est qu’un tremplin essentiel pour éclairer convenablement la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie. Célébrée le 15 août, elle commémore la gloire de Marie avec Dieu au terme de sa vie terrestre. Marie a été enlevée par Dieu de la vie terrestre pour entrer dans la vie en Dieu. Pour Marie, l’Assomption est la suite de sa participation à la vie de Jésus. L’Assomption est donc l’élévation au ciel de la Vierge Marie qui quitte notre monde sans avoir connu la corruption de la mort.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
On mit le drap qui avait touché l’icône miraculeuse sur son corps
Le 23 août 1994, dans la région de Thessalonique (Grèce), un couple de médecins, l’époux étant pédiatre et l’épouse dentiste, se baignaient avec leur petite fille de neuf ans nommée Calliopi. La petite fille, surprise par un remous, coula et se noya. Retirée de l’eau, elle était déjà morte et elle fut emmenée à l’hôpital de Thessalonique où son décès ne put qu’être confirmé.
Le père, homme pieux, téléphona à une amie, Gérondissa Epikharis, pour expliquer le malheur survenu et demander des prières. L’higoumène dit au père d’espérer en la miséricorde de Dieu, elle promit d’envoyer aussitôt un drap qui avait servi à maintenir l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu d’Andros pendant la procession de sa fête. Le père manifesta qu’il n’y avait plus rien à faire, mais qu’il acceptait ce don précieux, il mettrait ce linceul sur le corps de sa petite fille afin que la mère de Dieu emporte son enfant auprès d’elle en paradis.
Le drap arriva, Calliopi était morte depuis près de neuf heures déjà. On mit le drap qui avait touché l’icône miraculeuse sur son corps comme pour la recouvrir d’un linceul, et elle ressuscita !
Les médecins prévinrent les parents que le fait qu’elle était restée morte pendant si longtemps avait certainement créé des lésions au cerveau. Ils donnèrent aux parents un sac plastique de médicaments pour l’enfant lorsqu’elle sortit de l’hôpital.
Dans la voiture, sur le chemin du retour, le père pria la Mère de Dieu, Lui disant que si Elle avait ramené sa petite fille des morts, Elle pouvait aussi faire qu’elle ne garde aucune séquelle de cet accident. Il ouvrit la vitre de sa voiture et jeta les médicaments par la fenêtre. Calliopi est sortie de cette aventure sans aucun dommage. Elle est la meilleure élève de sa classe.
Le 25 juillet 1995, elle est allée avec ses pieux parents au Monastère Saint Nicolas d’Andros où se trouve l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu « Racine de Jessé ». Ses parents ont tenu à témoigner du miracle de notre Toute-Sainte auprès de l’higoumène Dorothée.
Très Sainte Mère de Dieu, sauve-nous !
Claude Lopez-Ginisty D’après le témoignage de l’Higoumène Dorothée de Saint Nicolas d’Andros
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Vous êtes Reine, et avez droit à l’empire et à la domination sur toutes les créatures…
L’auguste Vierge Marie ayant été élevée à la dignité de Mère du Roi des rois, la sainte Église a raison de l’honorer et de vouloir que tous l’honorent du glorieux titre de Reine.
Il faut donc le reconnaître, la dignité royale n’est pas seulement commune au Fils et à la Mère, mais ils n’ont qu’une seule et même royauté. Or, si Jésus est Roi de l’univers, c’est de l’univers aussi que Marie est Reine : « Reine du ciel, dit l’abbé Rupert, elle commande à bon droit à tout le royaume de son Fils ». De là cette conséquence exprimée par saint Bernardin de Sienne : « Autant de créatures servent Dieu, autant doivent servir Marie. Les anges, les hommes et tout ce qui existe au ciel et sur la terre, étant soumis à l’empire de Dieu, le sont pareillement à la domination de cette glorieuse Vierge. »
De là aussi cette exclamation de l’abbé Guéric, s’adressant à la divine Mère : « Continuez donc, ô Marie, continuez de régner en toute sécurité ; disposez à votre gré des biens de votre Fils ; puisque vous êtes la Mère et l’Épouse du Roi de l’univers, vous êtes Reine, et avez droit à l’empire et à la domination sur toutes les créatures. »
Saint Alphonse-Marie de Liguori, Les Gloires de Marie (1ère partie : commentaire du Salve Regina, chap 1)
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
En cette année jubilaire, tournez-vous vers Marie, Mère de l’Espérance !
Dans sa déclaration inaugurale de l’Année sainte du Jubilé de 2025, le défunt pape François nous a tous exhortés à honorer Marie en tant que Mère de l’Espérance. Il nous encourage en particulier à nous rendre en pèlerinage dans les lieux associés à sa vénération. Outre les célèbres sanctuaires internationaux, il existe des lieux proches de chez nous. Nos églises diocésaines de pèlerinage désignées ont toutes des lieux de dévotion spéciale à la Vierge, tout comme toutes nos églises paroissiales.
Comme l’a dit le pape François : « Je suis confiant que tous, en particulier ceux qui souffrent et ceux qui sont le plus dans le besoin, connaîtront la proximité de Marie, la plus affectueuse des mères, qui n’abandonne jamais ses enfants et qui, pour le saint peuple de Dieu, est un signe d’espérance et de réconfort certains. » (Bulle d’indiction pour l’Année Sainte)
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Marie tient une place importante dans les conversions venues de l’islam
Selon les témoignages, les conversions en provenance de l’islam sont en augmentation. D’après la Conférence des évêques de France, en 2025, 4 % des catéchumènes sont d’origine musulmane – à Paris, ils représenteraient même 20 % des baptisés en 2023, selon certaines estimations. La Vierge Marie tenant une place très importante dans leur conversion, une soixantaine d’entre eux sont partis en pèlerinage à Lourdes lors du week-end de l’Ascension, emmenés par l’association Ananie et son aumônier, le Père Ramzi Saadé. Catéchumènes, néophytes ou encore en chemin, tous ont pu approfondir leur dévotion à Notre-Dame et découvrir la figure de sainte Bernadette. « Voir le sanctuaire bondé leur rappelle qu’ils ne sont pas seuls », explique l’aumônier. « Plusieurs pèlerins ont compris, grâce à l’histoire de Bernadette, qu’ils pouvaient être des témoins, malgré leurs maladies, leurs faiblesses et leurs difficultés à assumer leur conversion », souligne-t-il.
« Parfois, certains Musulmans qui frappent à la porte de l’Église se sentent mal accueillis », regrette cependant le Père Ramzi, maronite d’origine libanaise : « Peut-être en raison des a priori de nombreux Chrétiens, et aussi parce que ceux-ci ne sont pas formés pour répondre aux questions et objections de ces anciens Musulmans », poursuit-il. « C’est une des raisons d’être de Mission Ananie (1), qui accompagne ces convertis depuis quatre ans : elle s’engage au sein des paroisses qui le souhaitent pour former à l’accueil des Musulmans. Pour les accompagner sur le long terme, des rencontres hebdomadaires sont proposées, les mercredis et mardis soirs. Ces dernières, les « rencontres Saint-Joseph », s’adressent en particulier aux Musulmans qui se posent des questions. L’été, un pèlerinage à Paray-le-Monial est également organisé.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Je témoigne de la puissance du rosaire dans ma vie. Je me suis mise à prier le chapelet il y a quelques années seulement, et dès le premier, j’ai bien ressenti la paix de Jésus dans mon cœur. Avec le temps j’ai pu compléter avec une messe régulière, la lecture quotidienne de la Parole, le jeûne et depuis peu la confession mensuelle. Marie nous promet son assistance constante si nous nous engageons sur cette voie avec elle.
Je témoigne aujourd’hui que Jésus et Marie ont pris ma vie en main, ainsi que celle de toute ma famille. Lorsque des épreuves arrivent, je me remets toute à la sainte volonté de Dieu en lui cédant les commandes dans mes prières. Et je le vois agir et parfois provoquer un miracle dans des situations exceptionnellement difficiles pour moi !
En ce moment, une situation qui menace depuis quelque temps et qui pourrait devenir catastrophique pour ma famille, est en train de se rétablir et je sais que c’est le Seigneur qui agit car personnellement je ne sais quoi faire, sinon prier le rosaire pour lui demander son intervention. Je comprends que c’est une aide de Dieu parce que tout se passe dans l’amour et malgré ma grande crainte je vis cette épreuve avec une grande paix dans mon cœur. Et même si ce combat s’avère long et difficile, je sais surtout que Dieu a la main dessus, et qu’il va me conduire à ce qu’il y a de mieux pour moi.
Je te rends grâce, Maman Marie, pour ton accompagnement ; tu me soutiens et me guides et je remercie notre Seigneur, Père Fils et Esprit Saint de me mener à la victoire. Seigneur, que ta volonté se fasse sur la Terre, « dans ma vie » comme au Ciel. Amen.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Contrairement aux disciples, Marie n’a jamais quitté son Fils Jésus sur le chemin de la Croix : là, Jésus confie à sa Mère le « disciple bien-aimé » (et vice versa). Marie affronte ce moment avec une grande dignité, elle ne fuit pas devant les événements de la vie, mais elle se « tient debout ». Marie est invitée par son Fils à dire un nouveau « Me voici », un nouveau « oui », plus convaincu et plus mûr. « Se tenir sous la croix » mûrit son expérience de foi et de maternité, la rendant capable d’aller plus loin.
Au fond, dès le début, le cœur de Marie était rempli de questions : « Elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. » (Lc 1, 29). Également devant Siméon, des questions surgirent en elle : « cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » (Lc 2,34-35) : Marie et Joseph « s’étonnaient de ce qui était dit de lui » (Lc 2,33).
Le « Me voici » de Marie n’est pas une fois pour toutes, mais il grandit, mûrit à travers les événements de la vie, y compris ceux de la « Croix », où Marie « se tient ». Ici, dans cette fidélité accomplie, Marie reçoit une nouvelle mission, une sorte de « supplément » de maternité, au point de devenir « Mère de l’Église ». Mère, parce qu’elle nous régénère dans la grâce, afin que nous apprenions à grandir dans la stature du Christ (cf. Ep 4, 7-13).
De même que Marie a su se « tenir » sous la Croix, sans éviter ni fuir la difficulté de comprendre et de souffrir, de même Marie, Mère, saura se « tenir » aux côtés de chacun de ceux dont son Fils a fait ses enfants. Cela nous incite à savoir l’invoquer comme « Mère de l’Église ».
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Christian Spaemann, psychiatre et psychothérapeute autrichien réputé, a déclaré dans une récente interview que le chapelet ouvre non seulement l’esprit, mais aussi le cœur à une présence maternelle concrète et durable. « Nous devons d’abord croire », dit-il, « que la Mère de Jésus est vraiment notre Mère et qu’elle est présente avec un cœur ouvert à tous ». Une fois que le seuil de confiance est franchi, quelque chose change.
Mais au-delà du contexte chrétien, Spaemann voit dans le chapelet un rythme humain universel. La plupart des grandes religions comprennent des chapelets ou des chants à cadence répétitive. Cela, suggère-t-il, touche une corde sensible en nous, psychologiquement et même physiologiquement, évoquant le réconfort originel d’un enfant qui écoute le battement du cœur de sa mère. Il y a, dans ce rythme, une sorte de sécurité mémorisée, une porte vers la transcendance qui précède les divisions doctrinales.
Mais le chapelet n’est pas une technique, c’est une rencontre. Et pour Spaemann, cette rencontre est devenue personnelle dès sa jeunesse. Il a prié le chapelet pour la première fois à l’adolescence et a continué que ce soit dans les moments de joie, de crise, ou le simple quotidien. « C’est une bouée de sauvetage » se souvient-il. Plus il priait, plus il percevait la présence de Marie non pas comme un mythe, mais comme une réalité vivante – accessible, maternelle, compatissante. Grâce au chapelet, dit-il, la présence de Marie se manifeste non pas par des visions mais par une reconnaissance intérieure. Les recherches récentes se concentrent sur les résultats physiologiques et psychologiques, mais Spaemann préconise une perspective plus large. Le fruit le plus profond du chapelet, dit-il, n’est pas seulement la sérénité, mais la conscience de l’éternité. Selon lui, le chapelet nous conduit au silence, et dans ce silence nous pouvons entrevoir quelque chose d’étonnant : chacun de nous est éternellement désiré, créé dans l’amour, et destiné à passer non pas dans l’oubli mais dans l’union avec Dieu. « Nous passons dans l’autre monde », dit-il, « comme d’une pièce à l’autre ».
Dans une culture si soucieuse du bien-être mental, il peut être surprenant de trouver une prière qui offre un soulagement moderne. Le chapelet ne se contente pas de soulager l’anxiété. Il la réoriente. Et contrairement aux techniques profanes qui tendent à être égocentriques, le chapelet transcende le soi, vers un visage, une relation, une promesse.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
A une époque dominée par les distractions numériques et les tendances thérapeutiques, rares sont ceux qui s’attendraient à ce qu’une dévotion vieille de plusieurs siècles puisse offrir ce que promettent la médecine moderne et les applications de pleine conscience : un calme profond, une régulation émotionnelle et même un soulagement physique.
Pourtant, une étude de décembre 2024, fondée à la fois sur l’observation clinique et la spiritualité a conclu que le chapelet, longtemps considéré comme une simple pratique dévotionnelle, pourrait être bien plus qu’une simple habitude religieuse. Il peut, en fait, être un remède pour l’âme autant que pour le corps.
Cette étude met en lumière un fait fascinant : les prières rythmées du chapelet semblent apaiser les tensions, favoriser la stabilité émotionnelle et générer une forme unique de paix holistique. Contrairement à de nombreuses techniques profanes de pleine conscience qui privilégient la neutralité et le détachement, le chapelet se connecte à quelque chose de personnel et relationnel. Ce n’est pas un simple mantra : c’est un dialogue.
Pour Christian Spaemann, psychiatre et psychothérapeute autrichien réputé, ce n’est pas surprenant. Dans une récente interview, Spaemann explique que le chapelet ouvre non seulement l’esprit, mais aussi le cœur à une présence maternelle concrète et durable. « Nous devons d’abord croire », dit-il, « que la Mère de Jésus est vraiment notre Mère, et qu’elle est présente avec un cœur ouvert à tous ». Une fois que le seuil de confiance est franchi, quelque chose change.
L’expérience ne se limite pas aux mystiques ou aux saints cloîtrés. Spaemann note que dans sa région rurale de la Haute-Autriche, un flot régulier de pèlerins se dirige vers Medjugorje, et que des gens ordinaires – agriculteurs, ouvriers d’usine – redécouvrent tranquillement la paix et l’espérance grâce à la prière mariale. « Ils trouvent la joie auprès de la Mère du Ciel » dit-il, « et ils l’intègrent à leur quotidien ».
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.