Saint Fulbert, au service de Notre Dame Souveraine à Chartres

Saint Fulbert, au service de Notre Dame Souveraine à Chartres

Nous fêtons en France saint Fulbert le 10 avril. Nous connaissons l’origine germanique de son nom : « Fulc » peuple et « Bert » brillant. Tel fut bien l’évêque carnute (1), à la fois musicien, savant et hagiographe. On ne sait d’où il vient, mais on sait que Gerbert fut son maître à l’école de Reims. Gerbert devint pape sous le nom de Sylvestre II. Celui qui est le « pape de l’an mille » le fait venir à Rome.

Précepteur du fils du roi Hugues Capet, Fulbert fonde à Chartres une école appelée à une grande notoriété. On n’y apprend pas seulement la théologie, mais encore la géométrie, la médecine, la philosophie. Nombreux et fidèles seront ses disciples.

Le roi le fait nommer évêque de Chartres en 1006. Il sera un évêque consciencieux et intègre, soucieux de l’indépendance de l’Église, mais aussi de paix et de concorde dans le respect des personnes. C’est ainsi qu’il cherche à réconcilier le comte de Blois avec le roi de France.

En 1020, la cathédrale de Chartres disparaît dans les flammes. Fulbert se démène pour financer la construction d’une nouvelle basilique. La crypte en subsiste encore. Ses dons musicaux furent mis au service de la liturgie et au service du culte marial qu’il contribua à développer, Notre Dame étant souveraine à Chartres.

nominis.cef.fr

(1) Les Carnutes sont un peuple de la Gaule celtique vivant sur le riche plateau de Beauce, dans le nord-ouest de la France

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Quand l’embryologie éclaire les paroles du « Je vous salue Marie » (II)

Quand l’embryologie éclaire les paroles du « Je vous salue Marie » (II)

Les paroles de sainte Élisabeth à la Vierge Marie, « Le fruit de tes entrailles est béni », que nous reprenons dans la prière de l’Ave, ne sont pas seulement une image biblique désuète. Bien au contraire : elles rejoignent une réalité scientifique profonde découverte au XIXe siècle.

À l’époque biblique et jusqu’à une époque récente, nous ne connaissions pas le déroulé biologique de « l’animation » de l’être humain dans le sein maternel. Il faut attendre le début du XIXe siècle et Karl Ernst von Baer (1792-1876) pour entrer véritablement dans l’embryologie moderne avec la découverte de l’ovule, du spermatozoïde et du rôle du blastocyste.

L’une des premières étapes fondamentales du développement embryonnaire, résulte directement des divisions successives du zygote en 2 cellules filles, puis en 4, puis 8 et 16 et ainsi de suite pour rapidement aboutir à une masse cellulaire que les scientifiques ont nommée morula.

Cette structure prend son nom du mot latin « morum », qui signifie « petite mûre », en référence à son apparence granuleuse évoquant de façon caractéristique le fruit des bois. Chez l’être humain le stade de morula est atteint au bout du quatrième jour après la fécondation avant même son implantation dans l’utérus qui a lieu vers le 7e jour.

Cette temporalité coïncide d’ailleurs de façon étonnante avec le moment où Élisabeth prononce les paroles lors de la Visitation. Après l’Annonciation, Marie part « avec empressement » (Lc 1, 39) voir sa cousine. Or le trajet entre Nazareth et Aïn Karim, en Judée, prenait environ 4 à 5 jours de marche. Au moment précis où Marie arrive chez Élisabeth et que celle-ci s’exclame « le fruit de tes entrailles est béni », l’embryon de Jésus a littéralement l’apparence d’une petite mûre. L’expression d’Élisabeth n’est donc pas seulement une métaphore poétique, mais une description biologique avant l’heure !

Vouloir remplacer « fruit » par « enfant » dans l’Ave Maria a d’ailleurs d’autres conséquences plus profondes sur le plan théologique. Dans la Genèse, il est dit qu’ Ève a saisi le « fruit défendu » (celui qui conduit à la mort). Le « fruit » évoqué par Élisabeth résonne profondément avec toute l’histoire biblique et la chute du péché originel. Jésus est le véritable « fruit » (celui de la Vie) qui vient effacer la faute de nos premiers parents. Remplacer ce terme brise ce miroir symbolique essentiel entre Ève et Marie.

En conclusion, il a fallu plus de 18 siècles pour que la science moderne, sans probablement faire de rapprochement biblique, découvre un « fruit » lors de la fécondation, celui-là même dont parlait déjà Élisabeth. Ainsi, l’Ave Maria que nous récitons souvent machinalement et qui provient directement de l’évangile de Luc est d’une richesse fascinante quand il affirme que Jésus était déjà bien incarné en Marie lors de la Visitation, à ce stade embryonnaire précoce que la science nomme morula !

René Sentis

www.auservicedelavie.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Quand l’embryologie éclaire les paroles du « Je vous salue Marie » (I)

Quand l’embryologie éclaire les paroles du « Je vous salue Marie » (I)

Prête-t-on assez attention aux paroles du « Je vous salue Marie » que l’on récite trop souvent machinalement ? En y regardant de plus près, nous allons voir que les paroles de sainte Élisabeth à la Vierge Marie « Le fruit de tes entrailles est béni », que nous reprenons dans la prière de l’Ave, ne sont pas seulement une image biblique désuète. Bien au contraire : elles rejoignent une réalité scientifique profonde découverte au XIXe siècle.

Une réflexion m’est venue un jour lors d’un rosaire. J’entendais des participants réciter l’Ave Maria avec la variante suivante : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, votre enfant, est béni »  à la place de la formule traditionnelle « et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni ». Sans doute, cette modification part-elle d’un bon sentiment, motivée par l’idée que le terme « fruit de vos entrailles » n’est pas très poétique et n’est pas usité.

Pourtant cette substitution pose problème. D’une part, elle n’honore pas la formule d’Élisabeth qui est tirée directement de l’Évangile et donc de la Parole de Dieu. D’autre part, dans le contexte de l’Annonciation, remplacer « fruit » par « enfant » est très imprécis et occulte, comme nous allons le voir, une part de la réalité. Dans le langage courant, « enfant » ne désigne pas spécifiquement un embryon ou un fœtus de quelques jours. On peut donc regretter cet usage inapproprié du terme, car il ne renvoie pas à la situation précise de la Vierge Marie juste après son fiat lors de l’Annonciation, moment qui nous fait entrevoir le mystère même de l’Incarnation du Verbe.

Saint Luc dans son Évangile (Lc 1, 39-42) nous relate le voyage que fit Marie « avec empressement » pour rencontrer sa cousine Élisabeth dans les jours qui suivirent : « Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » La formule latine dans le texte de la Vulgate « Et benedictus fructus ventris tui ! » est riche de sens, surtout à notre époque. En effet, c’est tout de suite après la salutation angélique que Jésus s’incarne en Marie.

René Sentis – www.auservicedelavie.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Le miracle du cierge à Lourdes

Le miracle du cierge à Lourdes

Le 7 avril au matin, vers les 5 heures, Bernadette Soubirous est à la Grotte de Lourdes. Comme toujours, elle porte un cierge. C’est celui que lui a confié Vergez (1), un très gros cierge pour dire toute sa reconnaissance.

Bernadette commence à réciter son chapelet mais, en fait d’apparition, celui qui survient est un médecin, le docteur Dozous. Il veillait sur la santé des pompiers, du petit séminaire de Saint-Pé et de l’hospice des sœurs. Il n’était pas spécialement croyant et, en tout cas, il ne se laisserait pas prendre par les « farces » de cette « drôlette » ! Cependant, il était déjà venu à la Grotte, car c’était un esprit curieux. Ce matin, il arrive, tout suant, et garde son chapeau, au grand scandale de l’assistance. Il explique qu’il craint d’attraper mal et qu’il est là pour étudier, scientifiquement, ce qui se passe à la Grotte. Oublions un instant le médecin. Bernadette continue sa prière. Maintenant, elle voit : l’assistance s’en rend compte, car son visage change. Il ne reste pas figé, d’ailleurs, mais passe par toutes sortes d’expressions différentes, allant du rire aux larmes. La scène dure, peut-être plus que d’habitude. Le cierge offert par Vergez est trop lourd pour que la petite le tienne comme un cierge de procession. Elle l’appuie sur le sol et, pour qu’il tienne debout, l’entoure de ses mains. La prière se prolonge. Le cierge se consume. La flamme arrive à la hauteur des mains de Bernadette et, maintenant, lèche ses doigts.

Autour d’elle, on s’affole. Mais le médecin rentre en scène : il est là pour observer. Il veut voir ce qui va se passer. Pendant une dizaine de minutes, il constate que Bernadette semble ne rien sentir. Elle se lève et reprend le cierge d’une manière ordinaire. L’apparition est toujours là. Quand elle finit par disparaître, Bernadette veut se retirer, mais Dozous, lui, veut inspecter ses mains : aucune trace, aucune brûlure. Il a cette phrase, assez jolie dans sa modestie : « Je ne sais pas ce que tu vois, mais maintenant je crois que tu vois quelque chose ! » Plus tard dans la journée, d’autres voudront vérifier si Bernadette ne serait pas devenue insensible au feu. Mais, avec sa vivacité coutumière, elle proteste : « Je me brûle ». Pendant ce temps-là, le docteur Dozous commence à diffuser la bonne parole, au Café français et au Petit Séminaire.

Ce petit évènement est important parce que les assistants ont tout de suite crié au miracle. Pour l’origine de la source, on pouvait discuter : sur l’indication de la Vierge, Bernadette l’avait découverte mais elle existait, sans doute, avant, souterraine. Le « miracle du cierge », lui, apparaissait incontestable. En plus, le fait s’était produit sous contrôle médical : la présence des médecins est une des caractéristiques de Lourdes.

Lourdes, 7 avril 1858, « le miracle du cierge » ZENIT

(1) Vergez, le maire d’une commune voisine

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

La coopération privilégiée de Marie à la Rédemption

La coopération privilégiée de Marie à la Rédemption

La bienheureuse Vierge, prédestinée de toute éternité, à l’intérieur du dessein d’incarnation du Verbe, pour être la Mère de Dieu, fut sur la terre, en vertu d’une disposition de la Providence divine, la vénérable Mère du divin Rédempteur, généreusement associée à son œuvre à un titre absolument unique, humble servante du Seigneur.

En concevant le Christ, en le mettant au monde, en le nourrissant, en le présentant dans le Temple à son Père, en souffrant avec son Fils qui mourrait sur la croix, elle apporta à l’œuvre du Sauveur une coopération absolument sans pareille par son obéissance, sa foi, son espérance, son ardente charité, pour que soit rendue aux âmes la vie surnaturelle. C’est pourquoi elle est devenue pour nous, dans l’Ordre de la grâce, notre Mère.

Lumen Gentium chapitre VIII §61 Concile Vatican II

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

La Vierge Marie à l’aube du troisième jour

La Vierge Marie à l’aube du troisième jour

À l’aube du troisième jour, le sabbat terminé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé se mirent en route pour se rendre au tombeau de Jésus. Elles souhaitaient, par amour, rendre les derniers devoirs au corps sans vie du Seigneur, ce qu’elles n’avaient pas pu mener à bien le vendredi après-midi. Tout en marchant, elles se disaient entre elles : qui roulera pour nous la pierre qui ferme l’entrée du tombeau ? (Mc 16, 3). C’était en effet une sorte de meule, il avait fallu plusieurs hommes pour la mettre en place et fermer la tombe.

Il est à remarquer que les Évangiles ne mentionnent pas la très Sainte Vierge. Après avoir constaté sa présence au pied de la Croix, la personne de Notre Dame ne réapparaît qu’après l’Ascension, quand Saint Luc, au début des Actes des Apôtres, précise que Marie était présente au Cénacle de Jérusalem, avec les Apôtres, les autres femmes qui avaient suivi le Seigneur depuis la Galilée et plusieurs de ses proches (cf. Ac 1, 12-14).

Ce silence est éloquent. Marie, contrairement à tous les autres, croyait fermement en la parole de son Fils, qui avait prédit sa résurrection d’entre les morts le troisième jour. C’est pourquoi, depuis la plus haute antiquité, les Chrétiens ont toujours pensé qu’elle a veillé toute la nuit du samedi au dimanche, dans l’attente du moment où Jésus accomplirait sa promesse. Nous pouvons penser qu’avec l’aide de Jean – qui ne la quittait plus depuis qu’il l’avait reçue pour mère au pied de la croix – elle avait passé les heures précédentes à rassembler les disciples du Maître, s’attachant à fortifier en eux la foi et l’espérance, en particulier chez ceux qui avaient manqué de courage dans ces moments douloureux.

Tandis que se levait l’aube du nouveau jour – qui bientôt serait appelé dies dominica, jour du Seigneur – la Vierge priait de plus en plus. La foi et l’espérance de l’Église naissante étaient concentrées en elle. C’est du bon sens de penser que la première apparition du Seigneur ressuscité fut pour sa Mère : non pas pour qu’elle croie, mais comme récompense de sa fidélité et de son réconfort dans la douleur. Ensuite, au fil des heures, la nouvelle se répandit de bouche en bouche : d’abord parmi les disciples, informés par les femmes qui étaient allées au tombeau ; ensuite à des cercles de plus en plus larges.

opusdei.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Disons souvent avec Marie : Magnificat anima mea Dominum !

Disons souvent avec Marie : Magnificat anima mea Dominum !

Quel est ce Seigneur que la bienheureuse Vierge magnifie ? (…) La très sacrée Vierge loue et magnifie le Père éternel de l’avoir associée avec lui dans sa divine paternité, la rendant Mère du même Fils dont il est le Père. Elle magnifie le Fils de Dieu, de ce qu’il a bien voulu la choisir pour sa Mère et être son véritable Fils. Elle magnifie le Saint-Esprit, de ce qu’il a voulu accomplir en elle la plus grande de ses œuvres, c’est-à-dire le mystère adorable de l’Incarnation.

Elle magnifie le Père, le Fils et le Saint-Esprit des grâces infinies qu’ils ont faites et qu’ils ont dessein de faire à tout le genre humain.

Apprenons d’ici qu’un des principaux devoirs que Dieu demande de nous, et une de nos plus grandes obligations vers sa divine Majesté, est la reconnaissance de ses bienfaits, dont nous devons lui rendre grâce de tout notre cœur et avec une affection très particulière. Ayons donc soin d’imiter en ceci la glorieuse Vierge, et de dire souvent avec elle : Magnificat anima mea Dominum !

Saint Jean Eudes, Un commentaire du Magnificat, Livre dixième du Cœur Admirable

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Pourquoi ai-je obéi à cette impulsion contraire à ma volonté ? (II)

Pourquoi ai-je obéi à cette impulsion contraire à ma volonté ? (II)

Quelques temps plus tard (1) alors que mon père visitait des malades dans une infirmerie militaire, il témoigne :

« À ce moment, je remarque un prisonnier italien qui fait des grands signes à Giuseppe l’infirmier. – Que veut-il ? demanda le docteur Renaud. – Il se nomme Pepito, traduisit Giuseppe, il dit que le Docteur Belbéoc’h l’a sauvé sur la route, il veut le remercier. Sans attendre que son compatriote termine, Pépito s’est levé et m’embrasse avec effusion. Je me sens très gêné de cette démonstration de reconnaissance car je me souviens fort bien d’être passé devant ce malheureux uniquement préoccupé de moi-même et de mon évasion. Je me dégage et demande à Giuseppe : – Comment peut-il me reconnaître ? Il faisait presque nuit et son état ne lui permettait pas de distinguer mon visage ? Et de plus il ne parle que l’Italien. – Il t’a reconnu à ta voix. Il affirme qu’il serait capable de te reconnaître sans erreur entre mille autres.

Je ne sais vraiment quelle contenance adopter lorsque brusquement j’aperçois, épinglé au revers de la veste de Pépito, une médaille de Notre Dame du Bon Conseil. Un instant, je reste stupéfait, c’est effectivement un bon conseil que j’ai eu l’impression d’entendre et auquel j’ai répondu, un peu contre mon gré. – Giuseppe, traduis à ton camarade, dis-je soudain très sérieux : ce n’est pas moi qui t’ai sauvé. Je suis d’abord passé devant toi indifférent, sans même me pencher…  seulement quelques pas plus loin j’ai eu l’impression que l’on me suggérait un conseil et je suis revenu.

C’est Elle qui t’a sauvé, dis-je en désignant du doigt la médaille. Remercie-la. Un silence total s’est fait dans l’infirmerie. Je vois les yeux bruns de Pépito se mouiller de larmes. Est-ce l’émotion d’avoir été l’objet d’une telle sollicitude de la part de Celle qu’il a choisie comme protectrice ou bien éprouve-t-il une lourde déception de constater que son sauveur n’est pas digne du piédestal où il le met ? Je ne le sais pas mais ce jour-là, je fais la promesse de rapporter exactement ces faits, si un jour j’écris l’histoire de cette période de ma vie. »

Extrait de Charles Belbéoc’h, Le Feu sur la Neige (Mon carnet d’évasions) Editions du Panthéon – Nov 2018 (1) Cf UMM du 2 avril 2026

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Pourquoi ai-je obéi à cette impulsion contraire à ma volonté ?

Pourquoi ai-je obéi à cette impulsion contraire à ma volonté ?

Durant la Seconde Guerre mondiale, mon père rapporte comment une force mystérieuse l’a conduit à sauver un homme. Il attribue cette force à l’intercession de la Vierge Marie. Sous la pression de l’avancée de l’armée soviétique, la colonne de prisonniers avait quitté le camp de Stablack en Prusse Orientale ce mois glacial de février 1945. Avec un ami, mon père cherchait à s’évader et avait récupéré un brassard de médecin de l’armée allemande. Il écrit ces lignes :

« Mon compagnon Robert et moi avons décidé de nous éclipser pendant la traversée du petit village vers lequel se dirige le cortège des prisonniers. Nous devons nous retrouver dans la grange d’une ferme que l’on distingue vaguement sous la faible clarté de la lune et c’est maintenant le moment le plus favorable. Je suis du regard la haute silhouette de Robert montant vers le village. À un moment donné, je le vois se pencher sur le corps d’un camarade, affalé sur le côté de la route et tenter sans succès de le ranimer.

Tout à mon idée d’évasion, je me mets à maugréer. Cet idiot de Robert va attirer l’attention sur lui ; ensuite, il ne pourra plus s’enfuir. La seule chance d’en sortir est de s’occuper exclusivement de soi. J’éprouve un soulagement égoïste lorsque je vois Robert abandonner le pauvre bougre et continuer sa route.

Quelques instants plus tard, je passe auprès du malheureux que Robert a vainement tenté de ranimer. Il est allongé sur le dos dans la neige, les yeux à demi révulsés. Il est foutu ! Pensai-je et je continue mon chemin, uniquement préoccupé par mon plan d’évasion.

Brusquement, j’éprouve une curieuse impression comme si quelqu’un me donnait le pressant conseil de retourner vers le gars. Pourquoi ai-je obéi à cette impulsion irraisonnée et contraire à ma volonté ? Aujourd’hui encore je ne le comprends pas. Quand je suis près de lui, je le saisis à plein bras et me mets à hurler devant son visage livide et inconscient : – Marche !  Marche !  Marche ! A ma stupéfaction, je vois le gars reprendre ses sens, remuer les yeux. Je le saisis aux épaules et crie à trois centimètres de son visage : – Tu marches ! Tu tiendras !

Les sentinelles ont entassé leurs paquets dans une charrette et s’accrochent de la main au véhicule pour se faire tirer. Je guide mon type jusqu’au char à banc. Là, je commande à mon malade de s’accrocher et de tenir bon. Le gardien, dérangé, grogne furieux : – Pas de prisonniers ici ! – Fais lui place, lui dis-je avec autorité. L’Allemand fit le geste de dégager le fusil qu’il porte en bandoulière. J’ai alors une inspiration : – Je suis médecin et le devoir d’un médecin est de s’occuper des malades quelle que soit leur nationalité, compris ?

– Médecin ? reprit le soldat incrédule. – Voilà mon insigne et je tire de ma poche le brassard volé à Stablack, et le montre au gardien. Un médecin, dans des situations comme celle-ci, après tout, qui peut se vanter de ne pas en avoir besoin avant longtemps ? Le gardien n’insiste pas et en bougonnant laisse le prisonnier titubant s’accrocher au véhicule. »

Extrait de Charles Belbéoc’h, Le Feu sur la Neige (Mon carnet d’évasions) Editions du Panthéon – Nov 2018

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L’évêque du Wisconsin invite les fidèles à partager leurs témoignages sur Adèle Brice,visionnaire mariale

L’évêque du Wisconsin invite les fidèles à partager leurs témoignages sur Adèle Brice, visionnaire mariale

Le 28 décembre 2026, Mgr David L. Ricken, évêque du Wisconsin aux États-Unis, a publié un édit demandant au public de partager ses témoignages sur la vie d’Adèle Brice (également épelé Brise), qui fut témoin de trois apparitions de la Vierge Marie en 1859. L’évêque sollicite les témoignages des fidèles dans le cadre d’une phase préliminaire à une éventuelle cause de canonisation.

On ne compte que 15 saints et bienheureux américains, mais des dizaines d’Américains déclarés « vénérables » ou « serviteurs de Dieu » attendent toujours d’être élevés au rang de saints.

À la suite de ces apparitions en octobre 1859, et obéissant à ce que Marie lui avait demandé, Adèle Brice a consacré sa vie à enseigner la foi catholique aux enfants de la région. Le lieu de ses apparitions est aujourd’hui le sanctuaire national de Notre-Dame de Champion.

Le 4 janvier 2026, dans une annonce officielle sur les réseaux sociaux, Mgr Ricken a invité les gens « à partager toutes les histoires qu’ils ont sur Adèle, leurs expériences personnelles, celles de leur famille ou de leurs amis, ou la façon dont ses prières et son exemple de foi ont touché leur vie ».

Cette enquête est la prochaine étape d’un processus officiel qui a débuté en juin 2024, lorsque la Conférence des évêques catholiques des États-Unis a autorisé Mgr Ricken à ouvrir une cause de canonisation pour Adèle Brice. En novembre 2025, le Vatican a officiellement autorisé la poursuite de la cause. Jusqu’au 30 janvier 2026, les témoignages publics sur Adèle Brice, née en 1831 en Belgique et arrivée aux États-Unis comme immigrante avec ses parents et ses sœurs, seront acceptés par le diocèse et le sanctuaire.

En 1855, la famille Brice s’était installée dans le nord-est du Wisconsin, près de la ville de Champion. La région a attiré de nombreux immigrants belges et le père John Girotti, vicaire général du diocèse, a noté que la région regorgeait d’histoires sur Adèle Brice. Adèle, qui avait 24 ans lorsque sa famille est arrivée, a travaillé dans la ferme de ses parents jusqu’en 1859. En octobre de cette année-là, elle a eu des apparitions d’une femme vêtue de blanc, portant une ceinture  jaune et couronnée d’étoiles. Lors de la troisième apparition, cette femme s’est identifiée comme « la Reine du Ciel qui prie pour la conversion des pécheurs ». Elle a dit à la jeune femme : « Rassemblez les enfants de ce pays sauvage et enseignez-leur ce qu’ils doivent savoir pour être sauvés. »

Cette apparition, connue sous le nom de « Notre-Dame de Champion », a déterminé le cours de la vie d’Adèle. Elle a parcouru la région, souvent à pied sur de nombreux kilomètres, enseignant le catéchisme et les prières aux enfants et les préparant aux sacrements. Finalement, son père, Lambert, a construit une petite chapelle en bois sur le site des apparitions et les gens sont venus y prier. Ce rassemblement pour la prière se poursuit encore aujourd’hui.

En 2010, l’évêque Mgr Ricken a déclaré les visions d’Adèle « dignes de foi ». En 2016, les évêques américains ont fait de ce site un « sanctuaire national ». Aujourd’hui, c’est la seule apparition mariale approuvée par l’Église aux États-Unis. Le sanctuaire est tenu par les Pères de la Miséricorde.

Patricia Kasten, 18 janvier 2026, OSV News

catholicreview.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie