Comment Notre Dame à Cheval a rendu son identité à la Sicile

Comment Notre Dame à Cheval a rendu son identité à la Sicile

© Karmelo91, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons. 

En 1736, la Sacrée Congrégation des Rites décida que la fête de Maria Santissima delle Milizie(Notre-Dame des Milices, ou Notre-Dame à cheval), patronne de la ville de Scicli en Sicile, autrefois fête mobile, devait être célébrée le samedi précédant le dimanche de la Passion.

Selon une tradition répandue, trouvée par divers auteurs d’ouvrages historiques et religieux, quinze jours avant Pâques en 1091, un affrontement entre Roger le Normand et l’émir sarrasin Belcàne eut lieu sur la marina de Scicli, miraculeusement résolu en faveur des chrétiens par l’intervention de la Vierge Marie qui libéra ainsi la Sicile de la domination sarrasine.

Le sarrasin Belcane, dont les forces étaient prépondérantes, était sur le point de gagner si la Vierge n’était pas intervenue miraculeusement en la faveur des Siciliens, en apparaissant sur le dos d’un cheval blanc, accompagnée d’une intense fumée bleue et avec une épée non gainée ! Devant une telle apparition, les Maures s’enfuirent sans demander leur reste et la Sicile demeura chrétienne !

Depuis lors, chaque année à Scicli on réédite avec des centaines de figurants la mémorable bataille de 1091 et l’on porte en triomphe Notre-Dame des Milices, la Vierge à Cheval que l’on fête lors d’une immense parade populaire.

Adapté de : www.lasiciliainrete.it

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Pourquoi méditer l’enfance de Marie ? (II)

Pourquoi méditer l’enfance de Marie ? (II)

© Metropolitan Museum of Art , CC0, via Wikimedia Commons, tapisserie de l’Annonciation. 

On est par là conduit à interpréter l’idée d’Immaculée conception d’abord et surtout comme une absence intrinsèque de toute forme de coupure par rapport à Dieu, une ouverture à sa grâce telle que le péché, toujours théoriquement possible, n’est jamais choisi dans les faits.

Adam et Eve aussi n’avaient pas le péché originel, par construction (sens ?). Mais ils ont péché ; ils ont détourné vers eux les dons de la création. Marie ne l’a pas fait : mais comme on l’a dit, c’était déjà le cas avant même qu’elle ait eu la moindre information sur le rôle qui était attendu d’elle. Ce ne peut donc pas être expliqué par ce rôle : c’était donc chez elle un acte totalement gratuit.

Par-là, c’est un signe totalement extraordinaire, et humainement inexplicable. Mais un acte qui en revanche éclaire sa réponse à l’ange : lorsque celui-ci lui annonce non seulement un rôle dépassant infiniment la condition humaine, et a fortiori tous les projets qu’elle avait pu avoir auparavant, elle l’accepte humblement en s’en remettant à la volonté divine : qu’il me soit fait selon votre parole.

Il y a donc là si on y réfléchit un message extraordinaire sur la nature humaine : l’une d’entre nous a pu, par son ouverture à la grâce dont elle était comblée, non seulement ne jamais pécher alors qu’elle menait apparemment une vie humaine ordinaire, sans destin particulier, mais surtout le faire précisément par une ouverture totale à Dieu et à sa grâce.

De ce fait, elle nous envoie un message puissant, alors même que nous sommes dans une situation différente ; car elle nous éclaire sur ce que peut être un être humain, au moins un : elle nous montre dans sa plénitude ce que peut être la sainteté, pleinement réalisée dans son cas et non pas perspective asymptotique.

Méditons donc la vie de Marie, non seulement cette partie que nous connaissons tous, avec Jésus à Nazareth puis au Calvaire, mais aussi en amont, celle de la jeune Marie, pure et humble, avant même qu’elle ait pu avoir toute idée de ce que signifiait cette pureté et humilité exceptionnelles dans le dessein de Dieu.

Pierre de Lauzun

Adapté de : www.pierredelauzun.com

7 décembre 2022

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Pourquoi méditer l’enfance de Marie ? (I)

Pourquoi méditer l’enfance de Marie ? (I)

© Francisco de Zurbarán , CC0, via Wikimedia Commons. 

Il est une dimension rarement soulignée dans la vie de la Vierge Marie qui est celle de son humilité avant même l’Annonciation, tout en étant l’Immaculée Conception. On souligne en effet classiquement l’humilité de sa réponse à l’ange lui annonçant qu’elle allait être mère du Sauveur. Et on a bien sûr raison. Mais on n’évoque pas ce qui précède : sa vie depuis sa naissance jusqu’à cette annonce. Or dans la perspective de l’lmmaculée Conception, toute sa vie a été sans péché, avant comme après. Mais si après l’Annonciation elle pouvait avoir été éclairée par cette annonce extraordinaire, ainsi que par l’expérience de la vie avec son Fils Jésus, ce n’est pas le cas avant, puisque le récit même de l’Annonciation nous confirme sa surprise.

Nous avons donc avant cette annonce une personne, enfant et jeune adulte, qui ne pèche pas mais qui n’a apparemment reçu aucun message éclairant cette situation exceptionnelle. Or, à moins de supposer que Marie était inconsciente ou irréfléchie, elle ne pouvait pas ne pas avoir constaté, au moins par un simple effet d’étonnement, qu’elle se distinguait sur ce plan profondément de toutes les personnes qu’elle pouvait connaître et rencontrer, même saintes, comme ses parents Anne et Joachim, lesquels d’ailleurs ne pouvaient pas non plus ne pas se faire la même observation.

C’est ici qu’apparaît la dimension la plus importante dans cette absence de péché : l’absence de tout péché d’orgueil ou de vanité. Car si on constate qu’on est en tout point exemplaire, comment ne pas en déduire qu’on est quelqu’un d’exceptionnel ?

Par ailleurs, chacun de nous est — si on peut dire — équipé d’un ressort de rappel contre toute forme de fierté, qui est précisément notre péché : chacun de nous commet des actes médiocres ou mauvais qu’il ne peut pas ne pas voir et qui ne sont pas cohérents avec l’image positive que nous aimons ou aimerions avoir de nous.

Mais le fait de nous savoir pécheurs nous ramène à une attitude d’humilité et à reconnaître que nous avons besoin de la grâce de Dieu.

Apparaît alors ce qui est sans doute le plus grand mérite de Marie. À côté du fait qu’ elle n’ait jamais péché, il est remarquable qu’elle ne s’en soit pas attribué le mérite y reconnaissant le seul don de Dieu.

Pierre de Lauzun

Adapté de : www.pierredelauzun.com

7 décembre 2022

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Curé de paroisse, il part à Medjugorje « pour se faire une idée »

© gnuckx via Flickr.

Curé de paroisse, il part à Medjugorje « pour se faire une idée »

L’abbé Alexis de Brébisson dessert la paroisse de La Bellière en Normandie (France) depuis 2016. Durant l’été 2018, il est allé au sanctuaire marial de Medjugorje (Bosnie-Herzégovine) avec des jeunes. Au retour, il a fait la présentation de son pèlerinage aux membres de sa paroisse et témoigne :

« J’avais entendu parler d’apparitions de la Vierge Marie dans cette petite ville de 2300 habitants, une enclave croate en Bosnie-Herzégovine. J’étais un peu dubitatif au début, j’ai voulu me faire ma propre idée » confie-t-il, en ajoutant : « J’ai été admirablement surpris par l’impact sur les gens, par la teneur des messages délivrés par Marie, remplis de paix, par la recherche de communion entre les gens, un vrai travail de démarche de vérité sur soi. »

Et le journal Ouest France de rappeler que l’histoire de ce sanctuaire a débuté il y a bientôt 42 ans, quand un groupe de sept à huit jeunes adolescents de ce village croate a raconté sa rencontre avec la Vierge, deux d’entre eux avouant même avoir encore aujourd’hui des apparitions quotidiennes de Marie.

Adapté d’un article du journal Ouest France du 30-10-2018 : www.ouest-france.fr

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Sources : une minute avec Marie

« Ce lien qui relie les mystères entre eux »

« Ce lien qui relie les mystères entre eux »

On a été parfois troublés par le silence de l’Évangile de saint Marc et des Épîtres du Nouveau Testament sur la conception virginale de Marie. On a aussi pu se demander s’il ne s’agissait pas ici de légendes ou de constructions théologiques sans prétentions historiques.

À quoi il faut répondre : la foi en la conception virginale de Jésus a rencontré vive opposition, moqueries ou incompréhension de la part des non-croyants, juifs et païens (cf. S. Justin, dial. 66, 67 ; Origène, Cels. 1, 32. 69 ; e.a.) : elle n’était pas motivée par la mythologie païenne ou par quelque adaptation aux idées du temps. Le sens de cet événement n’est accessible qu’à la foi qui le voit dans ce « lien qui relie les mystères entre eux »(DS 3016), dans l’ensemble des mystères du Christ, de son Incarnation à sa Pâque.

Saint Ignace d’Antioche témoigne déjà de ce lien : « Le prince de ce monde a ignoré la virginité de Marie et son enfantement, de même que la mort du Seigneur : trois mystères retentissants qui furent accomplis dans le silence de Dieu » (Eph. 19, 1 ; cf. 1 Co 2, 8).

Catéchisme de l’Église Catholique

n°498

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

La révélation de la Trinité a déjà été donnée à Marie lors de l’Annonciation

La révélation de la Trinité a déjà été donnée à Marie lors de l’Annonciation

© Pierre-Jules Jollivet (1794-1871), CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons. La Sainte Trinité – Façade de l’église Saint-Vincent-de-Paul, place Franz Liszt, Paris, 75010.

Le 15 août 1988, dans sa Lettre apostolique sur la dignité de la femme et dans la continuité des pères de l’Église tels que Grégoire le thaumaturge, le pape Jean-Paul II affirme que la révélation de la Trinité a déjà été donnée à Marie lors de l’Annonciation. Cette révélation permet à Marie d’atteindre une union à Dieu inégalée, par la force de l’Esprit Saint. Elle manifeste en même temps la dignité de la femme et l’authenticité de sa liberté :

« La révélation que Dieu fait de lui-même, à savoir l’unité insondable de la Trinité, est contenue pour l’essentiel dans l’Annonciation de Nazareth. « Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut » — « Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? » — « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu… Car rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1 , 31-37). (…)

Marie atteint ainsi une telle union à Dieu qu’elle dépasse toutes les attentes de l’esprit humain. Elle dépasse même les attentes de tout Israël et, en particulier, des filles de ce peuple élu, qui, en vertu de la promesse, pouvaient espérer que l’une d’entre elles deviendrait un jour la mère du Messie. Qui parmi elles, toutefois, pouvait supposer que le Messie promis serait le « Fils du Très-Haut » ? A partir de la foi monothéiste au temps de l’Ancien Testament, c’était difficilement envisageable. Ce n’est que par la force de l’Esprit Saint « venu sur elle » que Marie pouvait accepter ce qui est « impossible aux hommes mais possible à Dieu » (cf. Mc 10, 27).

Ainsi la « plénitude du temps manifeste la dignité extraordinaire de la femme ». (…) Marie exprime sa libre volonté, et donc l’entière participation du “moi” personnel et féminin à l’événement de l’Incarnation. Par son “fiat”, Marie devient le sujet authentique de l’union à Dieu qui s’est réalisée dans le mystère de l’Incarnation du Verbe consubstantiel au Père. Toute l’action de Dieu dans l’histoire des hommes respecte toujours la libre volonté du “moi” humain. Il en est de même dans l’Annonciation de Nazareth.(1) »

Synthèse Françoise Breynaert

Extraits de l’Encyclopédie Mariale

(1) Jean-Paul II, Lettre apostolique Mulieris dignitatem, sur la dignité et la vocation de la femme, § 3-4

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

D’origine juive, il se réveille amoureux de la Vierge Marie !

D’origine juive, il se réveille amoureux de la Vierge Marie !

© Pixnio. 

Américain, universitaire, d’origine juive, Roy Schoeman est né en 1951 dans une famille juive orthodoxe ayant fui l’Allemagne nationale-socialiste. Jeune, il est assez religieux, mais en grandissant, sa ferveur religieuse diminue jusqu’à perdre « la joie » de la prière et « le contact » avec Dieu : cette joie, dit-il, « n’était qu’un souvenir abstrait, et je me trouvais presque entièrement établi dans la vie du monde (…) et en perdant le contact avec Dieu, j’avais perdu le sens de ma vie » (…).

« C’est au cours d’une longue promenade dans la nature que je reçus la grâce la plus exceptionnelle de ma vie. Je marchais seul, écoutant les oiseaux chanter avant le réveil du monde, lorsque (je ne trouve pas d’autres mots) je suis “tombé au Ciel”. C’est-à-dire que je me suis retrouvé consciemment et matériellement en présence de Dieu. Je vis ma vie jusqu’à ce jour étalée devant moi, tout ce qui me ferait plaisir et tout ce que je regretterais. Je sus en un instant que le but de ma vie était d’aimer et de servir mon Seigneur et mon Dieu ; je vis de quelle manière son amour m’enveloppait et me soutenait à chaque instant de mon existence ; je vis comment chacune de mes actions possédait un contenu moral, pour le bien ou pour le mal ; (…) je vis les plus grands regrets qui m’adviendraient au dernier instant : chaque heure que j’avais gaspillée à ne rien faire qui eût de valeur aux yeux de Dieu, quand à tout moment de mon existence je baignais dans la mer de l’immense amour inimaginable de Dieu. »

Un an plus tard, jour pour jour, Roy Schoeman reçoit en rêve sa seconde « plus grande grâce » de sa vie, et se réveille « devenu éperdument amoureux de la bienheureuse Vierge Marie ». Oui en rêve, avoue-t-il, mais « quand je me suis couché ce soir-là, je ne savais pas grand-chose du christianisme et je n’avais pas spécialement de sympathie pour lui, ni pour aucun des aspects qui l’entourent », fait-il remarquer.

« On m’avait conduit dans une salle où il me fut accordé une audience avec la plus belle jeune femme que je pouvais imaginer. Sans l’entendre dire, je savais qu’il s’agissait de la Vierge Marie. Elle était prête à répondre à toutes les questions que je lui poserais ; je me revois clairement debout, considérant en pensée nombre de questions possibles, et lui en adressant quatre ou cinq. Elle y répondit, puis me parla pendant plusieurs minutes puis l’audience prit fin. (…) Je me rappelle tous les détails, mais tout cela pâlit devant l’extase d’avoir été simplement en présence de la Vierge, dans la pureté et l’intensité de son amour. »

Roy Schoeman est baptisé quelques années plus tard, en 1992.

Extraits adaptés de : fr.aleteia.org

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

L’expérience mariale de l’Esprit

© Penitentsblancs, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons. Colombe du Saint-Esprit, symbole de la Confrérie et devise : Spiritus Sanctus ubi vult spirat (L’Esprit-Saint souffle où il veut).

L’expérience mariale de l’Esprit

A l’Annonciation, Marie qui est déjà toute comblée de grâces, devient à un titre tout spécial, la demeure de l’Esprit-Saint : c’est lui, en effet, qui la couvre de son ombre pour qu’elle devienne, dans une adhésion totale à la Parole de Dieu, Mère du Fils de Dieu. Elle est l’Arche d’alliance qui porte en elle le Fils de Dieu (Lc 1, 26-38).

C’est à cette expérience exemplaire de l’écoute de la Parole de Dieu dans l’Esprit lors de l’Annonciation, que renvoie l’expérience de la Pentecôte, telle que nous la décrit Luc dans le livre des Actes. De même que l’Esprit a été à l’origine de la formation du corps et de l’âme du Fils de Dieu en Marie, de même l’Esprit forme le Christ dans l’Église naissante.

De même encore qu’il suscite le dynamisme de Marie partant visiter sa cousine Elisabeth, de même il suscite la mission apostolique. De même, enfin, qu’il fait jaillir du cœur de Marie un chant d’action de grâces (Lc 1, 46-56), de même il est à la source du témoignage émerveillé des apôtres et des disciples (Act 2, 4-13).

M. J. Le Guillou – Les témoins sont parmi nous

Edition Parole et Silence 2004

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie

Marie et Joseph échangent sur le secret qui les unit

© GFreihalter, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Marie et Joseph échangent sur le secret qui les unit

Après le message libérateur de l’ange à Joseph, ce dernier a dû courir frapper à la porte de Marie, le cœur battant ; dans l’intense et silencieux échange de leurs regards, Marie a immédiatement compris que Joseph savait enfin ! Joseph a pu dire à Marie sa souffrance, sa joie ; il lui a probablement demandé aussi pardon d’avoir pu douter d’elle ne serait-ce qu’un instant.

Marie a pu confier à Joseph le douloureux combat qui a été le sien durant tout ce temps où elle le voyait souffrir et ne pouvait rien lui dire, où elle n’a cessé de prier elle aussi, pour traverser cette épreuve, où elle essayait de cacher autant que possible sa maternité, chaque jour un peu plus visible, à son entourage.

Marie et Joseph échangent sur le secret qui les unit, sur leurs bras qui porteront bientôt le Sauveur, cet enfant qui sera leur fils et les appellera papa et maman… Quelle émotion, quelle divine profondeur dans cet échange de Marie et Joseph en cette heure bénie où le Seigneur envoie aux époux la surabondance de sa consolation, de sa paix et de sa joie. Les écritures ne nous disent rien des chants d’action de grâce qui se sont longuement élevés de leurs cœurs unis, mais ils ont certainement jailli avec force.

Joseph entrevoit sa nouvelle mission : être aux yeux du monde le père (putatif) de l’enfant que porte Marie. (Etait-ce si facile ?) Et il va s’y employer en organisant très vite le repas festif qui précède le moment où, après avoir déclaré à Marie devant les amis rassemblés « tu es mon épouse selon la loi de Moïse » il « prendra Marie chez lui », deuxième temps de la célébration du mariage selon la tradition juive.

A quel mois de grossesse en était alors Marie ? Autour du 6ème mois ? Quoi qu’il en soit, faute d’avoir respecté le délai de 9 à 12 mois séparant les deux temps du mariage, on peut sans difficulté supposer les commérages Était-ce si facile pour Marie et Joseph de supporter en silence ces calomnies touchant au plus intime de leur don total au Seigneur ? Cela a peut être alimenté le propos négatif sur Nazareth : « Que peut-il sortir de bon de Nazareth ? »

Jacques de la Bastide

Extraits de Regard sur les épreuves de Marie et de Joseph durant les 24 premiers mois où ilsse sont connus.

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

Malgré 70 ans de persécution athée la Russie demeure profondément mariale

© Tretyakov Gallery , Public domain, via Wikimedia Commons.

Malgré 70 ans de persécution athée la Russie demeure profondément mariale

L’Église Russe constitue actuellement la plus grande des Églises de tradition byzantine. Dans la Russie orthodoxe, pendant la liturgie de chaque dimanche, juste après la consécration, il est fait mémoire de la Mère de Dieu et le peuple chante : « Il est vraiment juste de te bénir, Mère de Dieu, bienheureuse et toute immaculée, Mère de notre Dieu, plus vénérable que les chérubins et incomparablement plus glorieuse que les séraphins, toi qui, sans perdre ton intégrité, a enfanté le Verbe de Dieu ». Et l’on pourrait donner bien d’autres exemples de la présence de Marie dans la très belle liturgie byzantine.

Chaque maison russe possède une icône de la Mère de Dieu, éclairée par une lampe à huile, et c’est là que vient se recueillir la famille et que le père de famille bénit les enfants ou ceux qui partent en voyage.

Le XXe siècle a été marqué en Russie, durant la période soviétique, par 70 années de persécution des Chrétiens  par le régime communiste. Cette persécution fut plus terrible que celle des empereurs romains pour l’Église des premiers siècles car elle ôtait aux Chrétiens la vie, mais aussi leur intégrité humaine. La catéchèse était condamnée comme délit. Ceux qui exerçaient un rayonnement, fut-il clandestin, étaient arrêtés par le KGB, soumis à des lavages de cerveaux ou détruits par des drogues appropriées dans les hôpitaux psychiatriques. 

« La résistance ouvrière, le mouvement féministe fondé sur Marie, le mouvement de conversion, la faim de Dieu, tout cela indiquait que le communisme n’était pas un mouvement ouvrier, qu’il ne libérait pas et que la religion ne mourrait pas. Il y eut aussi un facteur mystique décisif, notamment, le 13 février 1917 (avant Fatima et avant la révolution d’octobre), la Vierge se manifesta à Moscou avec une icône de la Vierge Reine. La victoire s’est produite non pas en terme de croisades et d’écrasement belliqueux, mais en terme de paix et de réconciliation: la paix est venue, non pas par l’écrasement du bloc de l’Est, mais par l’amour réconciliateur.»(1)

A présent, on assiste à une activité grandissante des pèlerins de l’Église orthodoxe des pays de l’ancienne Union soviétique. Les fidèles se rendent dans les centres qui n’ont pas disparu pendant la période du communisme.

Le plus grand nombre de fêtes d’icônes de la Vierge Marie a lieu à Moscou (23), Saint-Pétersbourg (cinq, dont la fête de l’icône de Jasna Góra le 6 mars) et Kiev (cinq).

L’Encyclopédie Mariale 

(1) R. Laurentin, Comment la Vierge Marie leur a rendu la liberté, ŒIL, Paris, 1991, p. 15 et 58.

Prions :

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source : une minute avec Marie