Pour l’Incarnation, le « oui » de Marie n’a pas été sans le « oui » de Joseph

Pour l’Incarnation, le « oui » de Marie n’a pas été sans le « oui » de Joseph

Quand de son autorité d’époux et de chef, et comme ayant, au titre d’époux, droit incontestable sur la Vierge, il gardait le vœu de virginité de Marie, Joseph ne voyait pas d’une manière explicite que cela équivalait d’une certaine façon à l’introduction du Fils de Dieu dans ce monde. Il ne faisait que poser dans l’être une condition de l’Incarnation, en abandonnant entièrement son épouse à l’action très sainte de Dieu pour l’œuvre de Dieu comme Dieu voudrait la réaliser en elle, en donnant ainsi d’autorité Marie à tout le mystère divin comme Dieu voudrait l’accomplir.

Mais ce faisant, Joseph acquérait justement une autorité de Père, de chef, sur ce qui naîtrait de la Vierge pour l’accomplissement du mystère divin. Par un acte tout à fait positif et par un acte de sa souveraine autorité de chef de famille, il a consacré la Vierge dans la condition qui était nécessaire pour l’accomplissement de l’Incarnation. Voilà le principe, l’origine de son autorité paternelle sur l’Enfant Jésus.

Pour l’Incarnation, à Marie et à Joseph, Dieu a demandé leur consentement ; à chacun d’eux d’une manière différente cependant. Marie devait donner le concours de son être ; aussi devait-elle répondre explicitement : « Qu’il me soit fait selon votre parole ». Joseph, lui, devait donner le concours de son autorité : il suffisait qu’il laissât à Dieu toute liberté de réaliser son œuvre divine ; or, cette liberté pour l’initiative divine, Joseph l’avait accordée, dans le fidèle respect des droits de Dieu, en acceptant la consécration virginale de Marie, en acceptant que sa fiancée fût le domaine réservé de Dieu.

Nous voyons et c’est l’aspect qui est le plus habituellement considéré, que Dieu a demandé le consentement de la Vierge pour l’incarnation. Oui mais la Vierge était à Joseph, l’Évangile le marque avec insistance ; et par conséquent la Vierge ne pouvait donner cette réponse à la vocation divine que parce qu’elle savait que Joseph à qui elle appartenait la réservait entièrement au bon plaisir de Dieu, que parce qu’elle savait que Joseph la voulait entièrement consacrée à Dieu.

Chanoine D.-J. Lallement, Mystère de la paternité de saint Joseph, Téqui 1986 p. 34-35

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Au XVIe siècle, ce message de Marie en Corse : « Miséricorde »

Au XVIe siècle, ce message de Marie en Corse : « Miséricorde »

Le 18 mars et le 8 avril 1536, sur un rocher escarpé dominant un torrent non loin d’Ajaccio, en Corse (France), la « Vierge couronnée d’or, vêtue de blanc, apparaît » à un travailleur agricole, Tonio Botta. « Miséricorde », lui dit-Elle.

Le 18 mars 1660, Mgr Grégoire Ardizzone, évêque d’Ajaccio, décrète Notre Dame de la Miséricorde « patronne et protectrice de la ville ». Une statue est réalisée peu après, puis installée dans une chapelle de marbre blanc à l’intérieur de la cathédrale en 1752. Une procession en son honneur est organisée chaque 18 mars.

Catherine Turchini-Zuccarelli, Les Merveilleuses Apparitions de Notre-Dame, Paris 1977

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Les Crucifiés de Nagasaki

Les Crucifiés de Nagasaki

Lors de la persécution des Chrétiens, au Japon, en 1595, vingt-cinq d’entre eux furent crucifiés. Leur mort héroïque entraîna d’innombrables conversions de sorte que, en 1613, l’Église nippone comptait 300.000 fidèles. L’année suivante, la persécution reprend, implacable. En 1639, c’est l’édit de clôture du pays lequel reste fermé au monde extérieur pendant plus de deux cents ans.

En 1865, deux missionnaires français peuvent construire une église à Nagasaki, église destinée aux étrangers. Mais il leur est interdit de prêcher la foi chrétienne. Un matin, le 17 mars 1865, l’un des deux prêtres aperçoit devant l’église encore fermée, un groupe de Japonais qui semble vouloir entrer. Le Père leur ouvre la porte et va s’agenouiller devant l’autel. Une vieille femme, la main sur le cœur, se penche vers lui et murmure :

– Notre cœur est semblable au vôtre.

– Comment cela ? fait le Père. D’où êtes-vous?

– Nous sommes d’Ourakami. Et là, presque tous ont le même cœur que nous. Et la femme ajoute : – Où est l’image de santa Maria ? Il la montre du doigt. Alors tout le groupe se précipite.

– C’est elle ! C’est bien elle ! Regardez : elle porte dans ses bras Sama Yesus, le Seigneur Jésus.

Plus de doute pour le Père : ce sont des descendants des « Vieux chrétiens ». Eux-mêmes expliquent qu’ils sont baptisés, qu’ils prient la Vierge et que le vingt-cinquième jour des gelées blanches ils ont fêté la naissance de Jésus.

A leur tour ils questionnent le Père :

–  Reconnaissez-vous le grand Souverain du royaume de Dieu ?

– C’est le pape Pie IX lui-même qui m’a envoyé.

– Avez-vous des enfants ?

– Vous êtes les seuls enfants que Dieu m’ait donnés, car les prêtres ne se marient pas.

– Dieu soit loué ! Il est vierge. C’est vraiment un prêtre.

Nos pères nous ont appris ce qu’ils tenaient de leurs pères : vous reconnaîtrez les ministres du vrai Dieu au signe des quatre blancheurs : celle de l’Eucharistie et de la Vierge, celle du pape blanc de Rome et celle du célibat des prêtres.

Ainsi s’acheva cet épisode de l’Histoire de l’Église. Coupés de l’extérieur pendant deux siècles, sans prêtres, sans églises, traqués par la police, ces Japonais ont su entretenir la flamme sacrée. Leurs communautés clandestines avaient un chef de la prière, un baptiseur, des catéchistes… Pour dépister les espions, ils vénéraient la Vierge sous les traits de Kannon, déesse bouddhique de la miséricorde…

(d’après le Bulletin Dimanche, juillet 1975. 59460, Jeumont) Recueil marial 1977

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.

Source : une minute avec Marie

La mission cachée de Joseph

La mission cachée de Joseph

Saint Jean-Baptiste était chargé d’annoncer la venue immédiate du Messie. On peut dire dès lors qu’il fut le plus grand précurseur de Jésus dans l’Ancien Testament. C’est ainsi que saint Thomas entend la parole de Jésus en saint Matthieu, XI, 11 : « En vérité, je vous le dis, parmi les enfants des femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste. »

Mais Notre-Seigneur ajoute aussitôt : « Cependant le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui. » Le royaume des cieux, c’est l’Église de la terre et du Ciel : c’est le Nouveau Testament, plus parfait comme état que l’Ancien, quoique certains justes de l’Ancien aient été plus saints que beaucoup du Nouveau. Et qui dans l’Église est le plus petit ?

Paroles mystérieuses, qui ont été diversement interprétées. Elles font penser à celles-ci prononcées plus tard par Jésus : « Celui d’entre vous qui est le plus petit, c’est celui-là qui est le plus grand » (Luc., IX, 48). Le plus petit, c’est-à-dire le plus humble, le serviteur de tous c’est, de par la connexion et la proportion des vertus, celui qui a la plus haute charité. Et qui dans l’Église est le plus humble ? Celui qui ne fut ni Apôtre, ni Évangéliste, ni martyr extérieurement du moins, ni pontife, ni prêtre, ni docteur, mais qui connut et aima le Christ Jésus non moins certes que les apôtres, que les évangélistes, que les martyrs, que les pontifes et les docteurs : l’humble artisan de Nazareth, l’humble Joseph.

Les Apôtres étaient appelés à faire connaître aux hommes le Sauveur, à leur prêcher l’Évangile pour les sauver. Leur mission, comme celle de saint Jean-Baptiste, est de l’ordre de la grâce nécessaire à tous pour le salut. Mais il y a un ordre supérieur encore à celui de la grâce.

C’est celui constitué par le mystère même de l’Incarnation, l’ordre de l’union hypostatique ou personnelle de l’Humanité de Jésus au Verbe même de Dieu. A cet ordre supérieur confine la mission unique de Marie, la maternité divine, et aussi, en un sens, la mission cachée de Joseph.

Père Réginald Garrigou-Lagrange (1877-1964), La Prééminence de saint Joseph sur tout autre saint ; La Vie Spirituelle, t. 19, pp. 662-683

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

16.03.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 4,43-54. 

En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée.
– Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays.
Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.
Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.
Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! »
Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »
Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.
Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.
Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure, (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. »
Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.
Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Baudouin de Ford (?-v. 1190)

abbé cistercien, puis évêque

Homélie 6, sur  He 4,12 ; PL 204, 451-453 (trad. Orval ; cf bréviaire 30e ven)

« Sa parole était pleine d’autorité »

« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus incisive qu’un glaive à deux tranchants » (He 4,12). Toute la grandeur, la force et la sagesse de la Parole de Dieu, voilà ce que par ces mots l’apôtre montre à ceux qui cherchent le Christ, lui qui est la parole, la force et la sagesse de Dieu (1Co 1,24). Cette Parole était au commencement auprès du Père, éternelle avec lui (Jn 1,1). Elle a été révélée en son temps aux apôtres, annoncée par eux et reçue humblement par le peuple des croyants… Elle est vivante cette Parole à qui le Père a donné d’avoir la vie en elle-même, comme lui la possède en lui-même (Jn 5,26). C’est pourquoi elle est non seulement vivante, mais elle est la vie, comme il est écrit : « Je suis la voie, la vérité, la vie » (Jn 14,6). Et puisqu’elle est la vie, elle est vivante et vivifiante, car « comme le Père relève les morts et leur donne la vie, ainsi le Fils lui aussi donne la vie à qui il veut » (Jn 5,21). Elle est vivifiante lorsqu’elle appelle Lazare hors du tombeau et lui dit : « Viens dehors ! » (Jn 11,43) Lorsque cette Parole est proclamée, la voix qui la prononce résonne à l’extérieur avec une force qui, perçue à l’intérieur, fait revivre les morts, et en éveillant la foi, suscite de vrais enfants à Abraham (Mt 3,9). Oui, elle est vivante cette Parole, vivante dans le cœur du Père, dans la bouche de celui qui la proclame, dans le cœur de celui qui croit et qui aime.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 65,17-21. 

Ainsi parle le Seigneur : Oui, voici : je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se souviendra plus du passé, il ne reviendra plus à l’esprit.
Soyez plutôt dans la joie, exultez sans fin pour ce que je crée. Car je vais recréer Jérusalem, pour qu’elle soit exultation, et que son peuple devienne joie.
J’exulterai en Jérusalem, je trouverai ma joie dans mon peuple. On n’y entendra plus de pleurs ni de cris.
Là, plus de nourrisson emporté en quelques jours, ni d’homme qui ne parvienne au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, ne pas atteindre cent ans sera malédiction.
On bâtira des maisons, on y habitera ; on plantera des vignes, on mangera leurs fruits.

Psaume 30(29),2a.3-4.5-6.9.12a.13cd. 

R/ Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. (Ps 29, 2a)

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé.
Quand j’ai crié vers toi, Seigneur.
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme 
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, 
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ; 
avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie.

Et j’ai crié vers toi, Seigneur, 
j’ai supplié mon Dieu :
Tu as changé mon deuil en une danse,
que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !

Que mon cœur ne se taise pas, 
qu’il soit en fête pour toi, 
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, 
je te rende grâce !

Notre Dame de France fait « pendant au Sacré Cœur de Montmartre »

Notre Dame de France fait « pendant au Sacré Cœur de Montmartre »

Converti en 1984, par une homélie du Cardinal Gantin à Rome, Edmond Fricoteaux, notaire à Saint-Denis en France, veut remercier la Vierge Marie en lui offrant une statue de belle taille. Dans son idée, la statue doit faire 7 mètres et l’Abbé Laurentin, assis par hasard à côté de lui dans un avion, lui recommande qu’elle porte l’Enfant Jésus.

Évoquant ce projet précis avec Antoine Legrand, spécialiste du Linceul de Turin, celui-ci lui répond que « la statue existe déjà », qu’elle a exactement la taille voulue et qu’elle a fait l’objet d’un vœu étonnant de la part du Cardinal Verdier en 1938. Le Cardinal avait souhaité que « Notre-Dame de France », qui avait couronné le Pavillon Pontifical de l’exposition universelle de 1937 « ne disparaisse pas », mais qu’elle soit érigée sur une colline proche de Paris, « pour faire pendant au Sacré-Cœur de Montmartre ».

Une enquête difficile et quelques aides du Ciel permettent à Edmond de découvrir que la statue est détenue par la Mairie communiste d’Amiens qui ne veut malheureusement la rendre sous aucun prétexte. Après plusieurs demandes sans succès, Edmond décide de passer « par Marie » et il porte le dossier complet à la Chapelle de la Médaille Miraculeuse, Rue du Bac à Paris 7ème . Trouvant une place au 3e rang à gauche, sans se rendre compte que c’est l’emplacement du tombeau de sainte Louise de Marillac, il demande à la Bonne Mère de prendre l’affaire en main.

Le soir même, un vieil ami retrouvé à un cocktail lui dit être devenu récemment parent par alliance du maire d’Amiens. C’est lui qui obtiendra le rendez-vous décisif fixé finalement le 15 mars 1988, en la fête de sainte Louise de Marillac, fondatrice de la Rue du Bac, et contre toute attente, le Maire communiste d’Amiens change d’avis en cours de réunion et finit par donner la Vierge !

Sept mois plus tard et grâce à 25.000 souscripteurs rassemblés pour l’occasion, la statue « Notre-Dame de France » sera installée à Baillet-en-France en présence de 7 évêques, du Nonce et de 52.000 personnes. Tout ceci cinquante  ans après le vœu du Cardinal Verdier.

vierge-pelerine

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« Contemple Marie et reçois ma Paix »

« Contemple Marie et reçois ma Paix »

De la part de Jésus, selon Maria Valtorta (1) :

« Marie a attiré des millions de créatures par ses armes suaves. Elle a évangélisé avant moi par son silence réservé et son indescriptible sourire. Il lui suffisait d’apparaître pour que s’apaisent les paroles aigres ou impures, pour que tombent les rancœurs et se calment les douleurs. Son regard purifiait, son silence élevait, son sourire instruisait.

Nazareth en resta longtemps parfumée après son départ. L’Église naissante se consolida en vertu de son silence et de son sourire plus éloquents que tous les mots, car à travers eux transparaissait le visage de Dieu et la vérité de sa mission.

Je ne te demande que de regarder et d’imiter ma Mère, qui est aussi la tienne. Grandis en beauté spirituelle afin de lui ressembler, apprends d’elle le silence qui parle à Dieu et de Dieu, et le sourire qui enseigne la foi, la générosité, la charité. Regarde toujours ma douce Mère pour la voir nettement à l’heure de la mort. Celui qui meurt en Marie possède Jésus aussitôt. Contemple Marie et reçois ma Paix : il ne faut rien d’autre pour être heureux. »

De Jésus selon Maria Valtorta (1) « Cahiers de 1943 » – le 8.9.43

(1) Maria Valtorta (1897-1961) est une visionnaire chrétienne qui a écrit 122 cahiers, soit près de 15.000 pages manuscrites, avec la description de visions et révélations reçues surtout entre 1943 et 1951. Son œuvre principale est « Le Poème de L’Homme-Dieu », parue en 10 volumes en français sous le titre « L’Évangile tel qu’il m’a été révélé », dont Pie XII a encouragé la publication.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

L’épreuve de Joseph

L’épreuve de Joseph

Peux-tu être surpris si Joseph se jugeait indigne de vivre en commun avec la Vierge, quand tu entends que sainte Élisabeth, elle aussi, ne put supporter sa présence qu’avec crainte et respect ? Voici ses paroles : Comment m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne chez moi ? (Lc 1,43). Voilà donc pourquoi Joseph voulut la renvoyer.

Mais pourquoi en secret et non au grand jour ? Pour éviter toute enquête sur le motif de la séparation, ce qui exigeait d’en rendre compte. S’il avait dit son sentiment et la preuve qu’il s’était faite de la pureté de Marie, les gens ne l’auraient-ils pas tourné en dérision et n’auraient-ils pas lapidé Marie ? Comment auraient-ils cru en la Vérité encore muette au sein maternel ? Que n’auraient-ils pas fait au Christ encore invisible ?

C’est donc avec raison que cet homme juste, pour n’être pas réduit à mentir ou à exposer au blâme une innocente, voulait en secret renvoyer Marie.

Saint Bernard de Clairvaux Extrait de la deuxième homélie Super missus

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

« J’ai besoin de Dieu et de la Vierge Marie »

« J’ai besoin de Dieu et de la Vierge Marie »

Retirée de la vie publique à seulement 38 ans, Brigitte Bardot s’était rapprochée de la foi et de la prière et déclarait en 2019 :

« J’ai besoin de Dieu et de la Vierge Marie. J’aspire à la spiritualité dans un monde qui m’effraie et je me place sous leur protection, en particulier celle de la Vierge Marie, pour laquelle j’ai une dévotion totale. Je lui ai fait construire une petite chapelle parmi les pins dans le parc de ma villa à Saint-Tropez, où je me retire chaque fois que je le peux.

Je m’adresse directement à la Vierge et à son Fils, sans passer par des saints comme « intermédiaires », mais je suis très attachée à saint François, qui m’est particulièrement proche en raison de son amour pour les animaux. ( … )

La Sainte Vierge me soutient depuis longtemps. C’est une présence intime et bienveillante. Je suis soutenue par cette idée de douceur, de pureté et de luminosité qu’Elle inspire : de générosité inconditionnelle et aussi de protection maternelle. Elle aussi a souffert, sur terre. La seule douleur qu’elle ait vraiment vécue est la perte et la crucifixion de son Fils… c’est quelque chose d’énorme, cela me touche profondément. La douleur dans la chair… elle l’a connue… et elle ne peut qu’être sensible à celle des autres. Elle me protège : je sais qu’elle me protège. Si elle ne m’avait pas accompagnée de sa miséricorde au moment opportun, je serais morte depuis longtemps. J’en suis convaincue. » 

Extraits d’une interview de Paolo Maria Filipazzi www.benoit-et-moi.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source: une minute avec Marie

Le silence de Marie et Joseph

Le silence de Marie et Joseph

Joseph entre en part du silence de Marie comme de son secret, lui à qui l’Ange avait dit de si grandes choses, et qui avait vu le miracle de l’enfantement virginal. Ni l’un ni l’autre ne parlent de ce qu’ils voient tous les jours dans leur maison, et ne tirent aucun avantage de tant de merveilles.

Aussi humble que sage, Marie se laisse considérer comme une mère vulgaire, et son Fils comme le fruit d’un mariage ordinaire. Les grandes choses que Dieu fait au dedans de ses créatures opèrent naturellement le silence, le saisissement, je ne sais quoi de divin qui supprime toute expression.

Car que dirait-on, et que pourrait dire Marie, qui pût égaler ce qu’elle sentait ? Ainsi on tient sous le sceau le secret de Dieu, si ce n’est que lui-même anime la langue et la pousse à parler.

Les avantages humains ne sont pour rien, s’ils ne sont connus et que le monde ne les prise. Ce que Dieu fait par soi-même a un prix inestimable, que l’on ne veut goûter qu’entre Dieu et soi.

Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704) Ed. Urbain et Levesque, t. III.

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Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.

Source : une minute avec Marie