Pourquoi il faut regarder la série The Chosen sur Jésus ce soir sur C8

La version française de la série The Chosen sur la vie de Jésus est diffusée sur C8 les 20 et 27 décembre. L’acteur Jonathan Roumie y interprète un Jésus très équilibré et touchant. – DR Angels StudioPublié le 20/12/2021 à 10:44

Pourquoi il faut regarder la série The Chosen sur Jésus ce soir sur C8

La série sur la vie de Jésus « The Chosen » débarque ce 20 décembre en prime time sur C8. Le youtuber et frère dominicain Paul-Adrien d’Hardemare a vu la première saison et livre pour Famille Chrétienne une critique très positive de cette série-événement.

Le film de Noël à ne pas louper, c’est quoi ? Cette année ça tombe bien, la réponse est très facile ! Il s’agit de la première saison de « The chosen », une série américaine qui retrace la vie et l’histoire de Jésus. Les quatre premiers épisodes de la série (d’environ 45 minutes chacun) seront diffusés en France lundi 20 décembre à partir de 21h15 sur C8 et les quatre derniers la semaine suivante, le lundi 27 décembre à 21h15. Racontant la vie de Jésus à partir du regard de ses disciples et de ses proches, les deux premières saisons de cette série ont déjà été vues plus de 260 millions de spectateurs à travers le monde et traduites dans 50 langues. La série réalisée par Dallas Jenkins a été autofinancée par une campagne de dons. La troisième saison devrait sortir très prochainement aux Etats-Unis.

Est-ce une bonne série ?

Le jeu des acteurs de la série The Chosen est très correct. A part Simon Pierre avec lequel j’ai du mal, tous les autres – des disciples à Marie-Madeleine en passant par Nicodéme – jouent très bien. Les décors que je trouvais faire un peu carton-pâte se sont avérés en réalité fouillés avec un souci du détail archéologique. Et pour cause : les équipes de production de The Chosen ont reconstitué un « vrai » village palestinien. Ce qui donne à la série un côté immersif. Le scénario de la série est bien fait, aéré, et prenant son temps. Les personnages de la série sont introduits peu à peu. D’habitude, en 2h, pour raconter la vie de Jésus Christ, il faut tout caser : la nativité, les miracles, l’enseignement, la passion, etc. Ici, on prend le temps de flâner.

Une très bonne VF

La première saison de la série The Chosen était déjà disponible en ligne. Mais la version française (VF) est de très bonne qualité. Exit l’accent américano pseudo palestinien du premier siècle. Sa disparition rend les choses plus fluide. La version française prend certaines libertés par rapport au texte original dans le bon sens du terme, et rajoute encore de l’intelligence à la série. Bref, la VF est mieux que la VO.

Et Jésus, comment est-il dans The Chosen ?

Avec The Chosen, fini le Jésus modèle beau gosse, avec les cheveux longs et le sourire ravageur. Ici les réalisateurs ont tablé sur les qualités que les gens aiment en ce moment : l’humour et l’humilité. Et cela rend le personnage de Jésus très accessible… Après, est-ce qu’il est trop humain ? pas assez divin ? Certains films insistent sur la divinité du Christ, d’autres insistent sur son humanité. La série est assez équilibrée, même si je suppose qu’un puriste trouvera que le Jésus de The Chosen penche in fine du côté humain. Difficile de lui en vouloir…

Et les personnages secondaires ?

« LA » caractéristique des bonnes séries, type Breaking Bad. Ici les personnages secondaires de la série The Chosen sont construits sur deux composantes : un archétype psychologique et un problème à résoudre. Ainsi, tout le monde, selon ce qu’il est, peut se reconnaître dans tel ou tel personnage. Prenez Pierre : archétype « grande gueule sympa mais un peu filou » avec des problèmes de dettes. Prenez Matthieu, tendance autiste et rejeté (ce qui donne à la série un aspect assez « NCIS »…)

Le dogme et la foi sont-ils respectés ?

Aucune inquiétude à avoir avec The Chosen. Prenez le personnage de Marie… Marie, c’est toujours la pierre de touche. Ou vous versez dans un côté un peu iconoclaste, version protestant (le film « la Nativité ») ou dans une image très pieuse, version catholique (« Zeffirelli »). Ici, vous êtes au milieu et tout le monde s’y retrouve.

Cependant, au niveau de la catéchèse, je continue de ne pas recommander The Chosen pour une première initiation. Pour quelqu’un qui ne connaît pas l’Evangile et l’histoire de Jésus, ce sera difficile de distinguer ce qui vient de la Bible et ce qui a été rajouté dans la série.

Pourquoi faut-il regarder The Chosen ?

… et bien parce que si on est suffisamment nombreux, C8 renouvellera le contrat de la série ! Et, année après année, ils diffuseront une saison de huit épisodes environ sur la vie de Jésus à la période de Noël. Sept saisons de The Chosen sont prévues… Il y a un véritable enjeu missionnaire avec cette série ! C8 sort le chalutier en pleine mer sur une chaîne mainstream et jette le filet pour rapprocher les coeurs de Dieu ! Et le filet, c’est une superbe série sur la vie de Jésus. Alors regardez The Chosen !

Au final : vous n’êtes pas dans le nanar biblique avec plus de foi que de talent. The Chosen est une vraie série sur la vie publique et l’histoire de Jésus Christ que vous pouvez regarder avec un ami athée sans avoir honte.The chosen, une série autofinancée 

Cette série est non seulement la première série avec plusieurs saisons s’intéressant à la vie de Jésus, mais aussi le plus grand projet cinématographique de l’histoire financé par des dons. Une manière pour les créateurs de rester indépendants d’Hollywood et plus libres dans leur récit. Ils ont pu recueillir environ 30 millions de dollars auprès de plus de 150 000 donateurs depuis 2017, dont 10 millions de dollars ont été récoltés entièrement en novembre 2020 pour lancer la saison 2. Les saisons 3 à 7 « vont couter 100 millions de dollars », informent les créateurs sur le site d’Angel Studios. Dallas Jenkins fait confiance à Dieu pour trouver les fonds nécessaires, mais aussi pour garantir la diffusion de cette série destinée à faire aimer le Christ, si telle est Sa volonté. « Ce n’est pas mon travail de nourrir les 5 000. C’est seulement pour fournir les pains et le poisson », a-t-il déclaré au christian Post. « Je me soucie juste de diriger les gens vers Jésus. » pour l’instant, le pari semble réussi.

Frère Paul-Adrien d’Hardemare

Source: FAMILLE CHRÉTIENNE, le 20 décembre 2021

« The Chosen » : Les 4 premiers épisodes de la série en exclusivité sur C8

Affiche The Chosen, © Saje Distribution

Affiche The Chosen, © Saje Distribution

« The Chosen » : Les 4 premiers épisodes de la série en exclusivité sur C8

Ce lundi 20 décembre, à 21 h

Les 4 premiers épisodes de la série THE CHOSEN, seront diffusés ce lundi soir 20 décembre 2021 en toute première exclusivité sur C8 à 21h en prime time, indique un communiqué de Saje Distribution.

Pour la toute première fois, l’Évangile et la vie de Jésus-Christ sont portés à l’écran sous forme de série. La production a pour ambition de raconter en sept saisons la vie de Jésus au travers du regard des différentes personnes qui l’ont côtoyé.

Financée entièrement par les dons des spectateurs et distribuée en dehors des plateformes traditionnelles, la série cumule déjà plus de 300 millions de vues dans le monde et les records.

La série est accessible gratuitement sur l’application Angel studios (Android et Apple) ou sur le site The Chosen.

Les 4 épisodes suivants seront diffusés le 27 décembre, à la même heure.

A partir de janvier 2022, la saison 1 sera disponible en Français sur l’application The Chosen (AngelStudio) et sur la plateforme www.lefilmchretien.fr

Saje est une société de distribution cinématographique qui a pour ambition de rendre accessible au public francophone les films et téléfilms d’inspiration chrétienne, trésors d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Source: ZENIT.ORG, le 20 décembre 2021

« The Chosen », la série sur Jésus qui cartonne dans le monde entier

THE CHOSEN
The Chosen | Vidangel Studio

« The Chosen », la série sur Jésus qui cartonne dans le monde entier

Avec « The Chosen », l’Évangile est porté à l’écran sous forme de série pour la toute première fois. Financée par le don des spectateurs et distribuée en dehors des plateformes traditionnelles, la série cumule les millions de vues et les records. Mais à quoi tient le succès de la série devenue phénomène qui débarquera en France cet hiver ?

Être visionné par un milliard de personnes : voilà l’objectif fou de la série « The Chosen ». Hors normes, elle l’est incontestablement par son ambition mais ce n’est pas tout. La production espère porter à l’écran en sept saisons la vie de Jésus et le parcours de personnages bibliques rencontrés au détour d’une page. Autre défi, réussir la prouesse en comptant exclusivement sur les spectateurs : exit donc Hollywood ainsi que les sociétés de productions américaines qui ont pignon sur rue. Sans oublier le choix de diffuser la série en dehors des circuits classiques de distribution. En effet, ce n’est ni sur une chaîne de télévision ni chez un des géants de la distribution comme Netflix que les spectateurs peuvent retrouver les huit épisodes de chaque saison. La série est disponible sur la plateforme VidAngel et sur l’application The Chosen, qui appartiennent à la même société de diffusion : Angel Studios. 

Ce qui fait de la production, un véritable ovni dans l’univers des séries. Pourtant, près de deux ans après la sortie du premier épisode, « The Chosen » a su s’imposer. L’application développée par VidAngel totalise plus de 5 millions de téléchargements sur Google Play. Sur YouTube et Facebook, la première saison diffusée en 2019, cumule plus de 9 millions de vues. Et toute plateforme confondue, la série engrange quelque 50 millions de vues. La saison 2 a elle aussi rencontré un immense succès à sa sortie au printemps 2021. La troisième saison, attendue en 2022, est en cours de financement.

Viens et vois

« The Chosen », c’est d’abord une expérience visuelle inédite. À ceux qui se sont déjà demandé à quoi ressemblait la vie des frères Simon et André avant leur rencontre avec Jésus ou quelles décorations avaient pu orner la réception des noces de Cana, la série propose une reconstitution qui a de quoi convaincre. « Après tout, un texte ne peut pas capturer toutes les émotions », commente le père Jim Chern, aumônier catholique de Montclair State University (New Jersey) et fidèle spectateur. Il entend d’abord parler de la série quelques mois après sa sortie en 2019. Pourtant, il va attendre quelque temps encore et la recommandation de son accompagnateur spirituel pour se lancer.

Contrairement à d’autres productions sur la vie du Christ, avec The Chosen on peut suivre tout ce qui a conduit à la crucifixion. Le quotidien de Jésus et des disciples, les petites choses, vraiment. Ça donne ce sentiment très chaleureux… cosy quoi.

Au fil des séquences, il est saisi par la beauté de la mise en scène : « Je rejoins ceux qui trouvent que la série a quelque chose de la spiritualité ignatienne. Quand vous regardez « The Chosen », vous êtes comme projeté dans la scène évangélique parce que la série essaye de recréer de manière vraisemblable l’ambiance, les bruits, bref ce à quoi la vraie scène aurait pu ressembler ». L’imagination – un des ressorts de la lectio divina chez saint Ignace de Loyola– permet aux scénaristes de proposer une explication au surnom « Fils du tonnerre » que Jésus donne aux frères Jacques et Jean ou encore d’imager un verset peu descriptif. Et ce soin de l’esthétique séduit : « Je pense tout particulièrement à la rencontre de la Samaritaine et du Christ, explique l’aumônier étudiant. L’épisode m’a mis les larmes aux yeux, c’était tellement beau et touchant. »

THE CHOSEN

VidAngel Studios

Je rejoins ceux qui trouvent que la série a quelque chose de l’approche imaginative de la spiritualité ignatienne. Elle tente de recréer de manière vraisemblable l’ambiance, les bruits… Vous êtes comme projetés dans la scène évangélique.

L’œil expert d’Hubert de Torcy, directeur de Saje Distributions, a également été bluffé. « La qualité de la photographie, des costumes, des décors, le jeu des comédiens… », les réussites sont nombreuses. En découvrant la production américaine, il perçoit immédiatement le potentiel de la série : une production capable de rassembler un public de croyants et de non-croyants. Chez les premiers, c’est « le côté neuf qui met en exergue une foule de personnages apparaissant parfois furtivement dans la Bible » qui va plaire. Pour les seconds, le directeur parie sur « le scénario qui renferme une multitude d’intrigues et une multitude de personnages à qui il arrive des tas de choses ». Tous les ingrédients pour faire une série « palpitante, addictive et très grand public » sont là.

Un modèle inédit

Le public justement, constitue une des forces du phénomène « The Chosen ». Pas simple spectateurs, pas tout à fait producteurs mais une multitude de collaborateurs précieux. En effet, c’est le financement participatif – 10,3 millions de dollars collectés – qui a permis de produire la saison 1. Il en a fait par la même occasion la production cinématographique (film et série compris) la plus crowdfundée de l’histoire. 

THE CHOSEN
La foi occupe une place importante dans la vie de nombreux collaborateurs de la série. Jonathan Roumie (au centre) qui incarne Jésus a rencontré le pape François à l’été 2021.

VidAngel Studios

Aujourd’hui encore, le père Jim Chern, et d’autres spectateurs, continuent d’avancer les fonds nécessaires à la production. En effet comme la première et la deuxième saison, 10 millions de dollars doivent être récoltés pour financer la troisième saison. Si à l’heure actuelle la somme n’a pas encore été rassemblée, le tournage est déjà lancé. Pour développer ce système, le réalisateur Dallas Jenkins s’est associé à Angel Studios. L’entreprise est notamment spécialisée dans le financement participatif de production audiovisuelle. La société, qui possède aussi une plateforme VOD, lance à l’automne 2019 une application inédite dédiée à la série. Son but ? Permettre aux utilisateurs de visionner les épisodes de « The Chosen » dès leur mise en ligne, rendant ainsi la série accessible gratuitement et sur tous les continents.

C’est cet atout qui a séduit de nombreux fans comme Sonjia, étudiante sud-africaine en marketing, qui vit à Dubaï. Sur les conseils de son pasteur puis d’une amie, elle a téléchargé l’appli. Et en quelques jours, comme pour toute bonne série, elle a visionné l’intégralité de « la saison 1 et la saison 2 ». « Sur l’app, je peux suivre l’avancée de la collecte de fonds, des tournages, et tout cela grâce aux dons d’autres personnes. Si cela n’avait pas été gratuit, des étudiants comme moi, ou d’autres personnes qui n’ont pas forcément les moyens de contribuer n’auraient pas commencé à regarder la série ». Ce qui aurait été dommage pour la jeune femme qui considère aujourd’hui la production comme une « bénédiction dans son quotidien ».

Hubert de Torcy analyse également ce modèle économique décalé comme une innovation à part entière. « Il y a là un cercle vertueux. Les producteurs ont récupéré beaucoup de moyens puis ils ont mis à disposition la série ; ce qui a multiplié l’audience. Maintenant, ils peuvent s’appuyer sur cette audience pour financer la suite. Ils ont innové au niveau des modèles de distribution, de financement et de production ». Après un rendez-vous manqué avec le public en 2017 – la production de son dernier film avait failli le ruiner – Dallas Jenkins a donc fait un choix gagnant en misant sur un système qui sort des sentiers battus.


Grands moyens pour la Mission

Support de catéchèse, reconstitution historique ou documentaire ? Les inspirations multiples d’un série qui entend se baser sur la Bible tout en gardant une certaine licence artistique constituent également un des pas de côtés de ses créateurs. Conscient d’être sur une ligne de crête, le producteur Dallas Jenkins n’a pas hésité à s’entourer de conseillers religieux. Le chrétien évangélique a pris l’habitude de consulter un pasteur, un prêtre et un rabbin avant le tournage de certaines scènes. En effet, s’il rappelle que la série est une œuvre de fiction, elle est pour le réalisateur une contribution dans la Mission. « Dieu a placé dans mon cœur la conviction profonde que travailler sérieusement sur ce projet était un des appels les plus importants qu’il m’ait jamais adressé », a-t-il partagé dans une vidéo.

Pour moi, l’autre succès de la série, c’est de donner un espace qui permette une rencontre avec le Christ.

L’un des slogans de la série #BingeJesus [dérivé de binge-watching qui signifie enchaîner les épisodes d’une série, Ndrl] retranscrit bien le désir du producteur qui veut que ses spectateurs « découvrent la Bible » ou même « qu’ils deviennent de nouveau ardents dans leur foi ». Quand elle se confie à Aleteia, Sonjia reconnaît que ce renouvellement a été au rendez-vous pour elle. « En regardant l’épisode 1, j’ai redécouvert le verset d’Isaïe : “Ne crains pas, car je t’ai racheté” (Is 43, 5). Il me rappelle que chacun de nous est formé, modelé par le Seigneur. Et je cherche à m’en rappeler tous les jours. Il y a tant de choses que tout un chacun peut retirer pour sa propre vie ! » 

Pas moins de 15 costumiers forment l’équipe qui habille en vêtements d’époque les actrices et les acteurs de la série.

The Chosen | Vidangel Studio

Même son de cloche chez le père Jim Chern. Une fois n’est pas coutume, celui qui est prêtre depuis 22 ans a décidé, pendant un semestre, de s’appuyer sur la série pour aider ses étudiants à se replonger dans la Parole de Dieu. Une des soirées projection-enseignement l’a profondément marqué : « À l’issue d’un visionnage, un étudiant m’a dit : “Quand Jésus prend Nicodème dans ses bras, je me dis que j’aimerais aussi pouvoir faire l’expérience de Sa présence en vrai”. Alors je lui ai répondu : “As-tu déjà pensé que l’Eucharistie c’était ça au fond ? Dieu qui se fait tout proche de toi ? ” J’ai vu de la surprise dans ses yeux.  » 

Ces révélations ou ces moments de retournement dans la foi, les créateurs de la série ne se privent pas de les partager. Il faut dire que des témoignages similaires abondent sur les réseaux sociaux. Et le lancement par l’équipe de production de séances de projection planétaires sur YouTube et Facebook – au début de la pandémie – n’ont fait que booster ces partages très personnels.

À la conquête du monde

En 2020, Jonathan Roumie –l’acteur qui joue le rôle de Jésus dans la série– se distingue dans la catégorie ‘meilleure interprétation masculine’ du Grace Award. En 2021, c’est la série qui décroche le prix de la ‘production la plus inspirante’ au K-Love Awards. Deux récompenses aussi populaires que les Oscars dans les milieux chrétiens aux États-Unis.

The Chosen
Pour un des épisodes de la saison 3, diffusée en 2022, des donateurs auront le privilège de participer au tournage.

The Chosen | Vidangel Studio

Dans le même temps, la presse mainstream découvre peu à peu l’engouement autour du phénomène. Mais se pose la question de l’avenir car, à l’horizon, il reste cinq saisons à financer et à tourner. Ce qui signifie aussi tenir la distance pour continuer à mobiliser un large public pendant plusieurs années. Un véritable défi à en croire les spécialistes du genre : « Le héros type a nécessairement des problèmes et des faiblesses, il connaît des évolutions pour se transformer et se réaliser. À la fin d’un film il n’est donc plus tout à fait le même qu’au début. » Quid de la figure de Jésus, Dieu fait homme ? Le prisme choisi par les producteurs pour raconter « The Chosen », c’est-à-dire, suivre la vie et le regard décalé des personnes qui ont connu Jésus et dont l’existence a été transformée à son contact, portera-t-il la série jusqu’à sa conclusion ?

Il est plus difficile de réaliser une production sur Jésus car il n’évolue pas. Puisqu’il est Dieu, il est parfait au début et le reste à la fin, ce qui, dans l’art du scénario, va à l’encontre du principe même de héros.

À l’heure actuelle, la production se déploie à l’international. En France, Saje Distribution et Canal + Séries se sont offert l’exclusivité de la première saison en voix françaises. Le public francophone pourra ainsi découvrir la série à partir de décembre. Une dynamique qui lui vaudra peut-être le succès Outre-Atlantique.

Source: ALETEIA.ORG, le 26 octobre 2021