31.12.2021 – SAINTE DU JOUR

Sainte Catherine Zoé Labouré
Vierge, religieuse des Filles de la Charité
(1806-1876)

Fête liturgique : le 28 novembre pour la famille vincentienne ; 

le 31 décembre (dies natalis) pour l’Église universelle.

 

Catherine Zoé Labouré, neuvième enfant d’une famille de dix-sept, vint au monde le 2 mai 1806, à Fain-les-Moutiers, petit village de la Côte-d’Or. Enfant, elle était surtout connue par son deuxième prénom, Zoé.

À neuf ans, elle perdit sa mère. On la vit alors monter sur une chaise, saisir la statue de Notre-Dame, l’embrasser longuement et la presser sur son cœur en disant : « Je n’ai plus de maman ; soyez vous-même ma maman, bonne Sainte Vierge ! » 

À onze ans, la fillette dut remplir l’office de mère au foyer domestique. Prenant la direction intérieure de la ferme paternelle, elle devenait responsable des travaux domestiques. Malgré son peu d’instruction, Catherine s’occupa de former à la piété sa petite sœur et son petit frère. Après son travail, elle se rendait souvent à l’église et priait devant l’autel de la Vierge.

En 1830, après un séjour de deux ans chez deux de ses frères qui demeuraient près de Paris, Catherine Labouré fit trois mois de postulat à Châtillon-sur-Seine et entra au séminaire des Filles de la Charité, rue du Bac, toujours à Paris. Sœur Catherine fut favorisée de grâces exceptionnelles durant les six mois de son noviciat. Au moment de la messe, Notre-Seigneur se manifestait à sa petite servante. Dans sa ferveur, elle désirait voir la Très Sainte Vierge et demanda cette faveur par l’intermédiaire de son ange gardien.

Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, veille de la fête de saint Vincent de Paul, le cœur de ce saint lui apparut dans la chapelle du couvent. La Sainte Vierge lui apparut et lui prédit des souffrances à venir tout en l’assurant du soutien de ses grâces maternelles.

Lors de la deuxième apparition de la Reine du ciel, Catherine Labouré reçoit la mission de répandre la médaille miraculeuse par le monde et de faire éclore sur des milliers de lèvres l’invocation : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ! » La prière fut le premier moyen qu’employa la voyante pour remplir sa mission.

Sœur Catherine Labouré disait le chapelet avec tant d’onction et de grâce que les anciennes religieuses se faisaient un plaisir d’aller le réciter en sa compagnie. « Aimez bien votre Mère du ciel, avait-elle coutume de dire, prenez-la pour modèle ; c’est la plus sûre garantie du ciel. » Son deuxième moyen pour accomplir infailliblement sa mission de faire glorifier Marie et de sauver les âmes fut la pénitence qu’elle accomplit tout bonnement dans les emplois manuels les plus modestes dans lesquels elle se plaisait : service de la cuisine, soin de la basse-cour, garde de la porte.

Son carnet de retraite de 1839 nous révèle son désir de souffrir : « Ô Cœur Immaculé de Marie, sollicitez pour moi la foi et l’amour qui vous attacha au pied de la croix de Jésus. Ô doux objet de mes affections, Jésus et Marie, que je souffre pour vous, que je meure pour vous, que je sois toute à vous, que je ne sois plus à moi ! »

En janvier 1831, Catherine Labouré fut transférée à l’hospice d’Enghien, au Faubourg St-Antoine, à Paris. Employée d’abord à la cuisine, puis à la lingerie, elle demeura ensuite affectée pendant près de quarante ans à la salle des vieillards, ajoutant le soin de la basse-cour à cet office.

C’est dans cet obscur et généreux dévouement que la mort trouva cette fidèle servante de Dieu, le 31 décembre 1876. Elle trépassa à l’âge de soixante-dix ans. Cinquante-six ans après son décès, lors de l’ouverture de son tombeau, son corps fut trouvé dans un état de parfaite conservation.

Pour un approfondissement :

>>> Chapelle rue du Bac – Paris

Sainte Catherine Labouré priez pour nous !

La Prière de Sainte Catherine Labouré pour la France :

« Daignez, ô Reine, pleine de bonté, de ce trône sublime où vous êtes assise auprès de Jésus-Christ, recevoir les voeux de ceux qui implorent votre secours. Mère de Dieu, vous pouvez fléchir votre Fils ; vous êtes aussi notre Mère et vous nous aimez comme vos enfants. Ô vous qui puisez dans la source même des grâces, faites-en descendre sur nous la mesure la plus abondante. Présentez nos vœux et nos prières à Dieu. Refusera-t-Il à une Mère qu’Il aime si tendrement ? Demandez-lui qu’Il regarde avec bonté la France qui vous est consacrée ; qu’Il donne au Roi la justice et la paix au peuple. Ô Marie, votre nom est notre défense, protégez-nous ! Ô Marie, vous qui êtes le refuge des pêcheurs et notre Mère, Ô Marie, voyez le péril où nous sommes. Ayez pitié de nous. Ne vous rendez point difficile à écouter nos vœux. Si vous daignez prier votre Fils, Il vous exaucera. Il suffit que vous vouliez nous sauver pour que nous ne puissions manquer d’être sauvés. Ô Marie conçue sans péché, priez, priez, priez pour nous. Daignez, Ô Reine des anges et des hommes, jeter un coup d’œil favorable sur le monde entier, particulièrement sur la France et chaque personne en particulier. Ô Marie, inspirez-nous ce qu’il faut vous demander pour notre bonheur qui sera celui du monde entier. Ainsi soit-il. » 

Sainte Catherine Labouré (1806-1876) 

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Une Médaille miraculeuse donnée par Marie

Une Médaille miraculeuse donnée par Marie

Sœur Catherine Labouré (1806 – 1876), membre de la congrégation des Filles de la charité à Paris, au couvent de la Rue du Bac, a reçu des apparitions de la Vierge Marie en juillet, novembre et décembre 1830 durant son noviciat, en la chapelle de son couvent. Ces apparitions sont à l’origine de la diffusion de la Médaille miraculeuse à un très grand nombre d’exemplaires (plusieurs millions) en quelques années. Cette médaille est toujours portée de nos jours par de nombreux catholiques. Catherine est béatifiée en 1933, puis canonisée en 1947 par Pie XII.
Voici un extrait de son témoignage sur les apparitions de Marie, donné à son directeur spirituel, à Paris en 1830 :

« Catherine entendit aussi une Voix intérieure qui lui disait : « Ces rayons sont les symboles des grâces que Marie obtient aux hommes. » Autour du tableau qui figurait sa vision était inscrit en lettres d’or : « Ô Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à vous. » Catherine ajoute avoir entendu : « Je répands ces grâces sur qui les demande. » Elle me fit comprendre combien il était agréable de prier la Sainte Vierge et combien elle était généreuse envers les personnes qui la prient ; que de grâces elle accordait aux personnes qui les lui demandent, quelle joie elle éprouve en les accordant.

Quelques moments après, ce tableau se retourne et sur le revers elle distingue la lettre M surmontée d’une petite croix, et au bas, les Saints Cœurs de Jésus et Marie. Après que Catherine eut bien considéré tout cela, la voix lui dit : « Il faut faire frapper une médaille sur ce modèle, et les personnes qui la porteront indulgenciée et qui feront avec piété une courte prière jouiront d’une protection toute spéciale de la Mère de Dieu. » »

L’équipe de Marie de Nazareth

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

La Prière de Sainte Catherine Labouré pour la France :

Pie XI proclame Notre Dame patronne principale de France

La Prière de Sainte Catherine Labouré pour la France :

« Daignez, ô Reine, pleine de bonté, de ce trône sublime où vous êtes assise auprès de Jésus-Christ, recevoir les voeux de ceux qui implorent votre secours.

Mère de Dieu, vous pouvez fléchir votre Fils ; vous êtes aussi notre Mère et vous nous aimez comme vos enfants.

Ô vous qui puisez dans la source même des grâces, faites-en descendre sur nous la mesure la plus abondante.

Présentez nos vœux et nos prières à Dieu. Refusera-t-Il à une Mère qu’Il aime si tendrement ?

Demandez-lui qu’Il regarde avec bonté la France qui vous est consacrée ; qu’Il donne au Roi la justice et la paix au peuple.

Ô Marie, votre nom est notre défense, protégez-nous !

Ô Marie, vous qui êtes le refuge des pêcheurs et notre Mère,

Ô Marie, voyez le péril où nous sommes.

Ayez pitié de nous.

Ne vous rendez point difficile à écouter nos vœux.

Si vous daignez prier votre Fils, Il vous exaucera.

Il suffit que vous vouliez nous sauver pour que nous ne puissions manquer d’être sauvés.

Ô Marie conçue sans péché, priez, priez, priez pour nous.

Daignez, Ô Reine des anges et des hommes, jeter un coup d’œil favorable sur le monde entier, particulièrement sur la France et chaque personne en particulier.

Ô Marie, inspirez-nous ce qu’il faut vous demander pour notre bonheur qui sera celui du monde entier.

Ainsi soit-il. » 

Vénérable Henri-Marie Boudon, Archidiacre du Diocèse d'Evreux: Sainte Catherine  Labouré et Notre Dame de la Médaille miraculeuse

Sainte Catherine Labouré (1806-1876) 

Apparition mariale : le message de la rue du Bac

RUE DU BAC
RENAULT Philippe I hemis.fr I Hemis – Chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse, rue du Bac, Paris.

Apparition mariale : le message de la rue du Bac

Lourdes, rue du Bac, Pontmain, Pellevoisin, La Salette… Les noms des grands sanctuaires bâtis sur les lieux des apparitions mariales sont connus. Mais quels sont les messages qui y ont été délivrés par la Vierge Marie ? Aleteia vous propose de décrypter leur sens profond. Aujourd’hui, le message de la rue du Bac. 

Le samedi 27 novembre 1830, la Vierge immaculée apparut à sainte Catherine Labouré, Fille de la Charité. Elle lui confia la mission de faire frapper une médaille dont elle lui révélera le modèle. Toutes les personnes qui la porteront avec confiance et réciteront avec piété cette prière : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous » jouiront d’une protection spéciale de la Mère de Dieu et recevront de grandes grâces. Le globe que Marie tient dans ses mains représente le monde entier, spécialement la France et chaque personne en particulier. « Les rayons sont le symbole des grâces que j’accorde à ceux qui me le demandent » (cf. Pellevoisin, le scapulaire et la pluie de grâces qui tombent des mains de Marie).

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Fred de Noyelle I Godong – Chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse.

Catherine rencontre la Sainte Vierge

Le 18 juillet 1830, en la veille de la fête de saint Vincent à 23 h 30, sœur Catherine s’entend appeler par son nom. Un mystérieux enfant est là, au pied de son lit et l’invite à se lever : « La Sainte Vierge vous attend. » Catherine s’habille et suit l’enfant. Arrivée dans la chapelle, son petit guide lui dit : « Voici la Sainte Vierge. » Elle hésite à croire. Mais l’enfant répète d’une voix plus forte : « Voici la Sainte Vierge. »  » Là, il s’est passé un moment, le plus doux de ma vie. Il me serait impossible de dire ce que j’éprouvais. La Sainte Vierge m’a dit comment je devais me conduire envers mon confesseur et plusieurs autres choses. » La Sainte Vierge désigne de la main l’autel où repose le tabernacle et dit :

« Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur. »

Catherine reçoit l’annonce d’une mission difficile et la demande de fondation d’une confrérie d’enfants de Marie, ce qui se fera le 2 février 1840.

La deuxième apparition

Le 27 novembre 1830, la Sainte Vierge apparaît de nouveau à sœur Catherine dans la chapelle. Cette fois, c’est à 17 h 30, pendant l’oraison, sous le tableau de saint Joseph. D’abord elle voit comme deux tableaux vivants et dans lesquels la Sainte Vierge se tient debout sur le demi-globe terrestre, ses pieds écrasant le serpent. Dans le premier tableau, la Vierge porte dans ses mains un petit globe doré surmonté d’une croix qu’elle élève vers le ciel. Catherine entend : « Cette boule représente le monde entier, la France et chaque personne en particulier. »

Dans le deuxième tableau, des mains ouvertes de la Sainte Vierge sortent des rayons d’un éclat ravissant. Une voix explique : « Ces rayons sont le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent. » Certains rayons cependant restent sombres : ce sont les grâces que personne ne demande. Puis un ovale se forme autour de l’apparition et cette invocation s’inscrit en demi-cercle en lettres d’or : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. » Une voix se fait entendre :

« Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces. »

Enfin le tableau se retourne et sœur Catherine voit le revers de la médaille : en haut une croix surmonte l’initiale de Marie, en bas deux cœurs, l’un couronné d’épines, l’autre transpercé d’un glaive. En décembre 1830, pendant l’oraison, la Sainte Vierge se présente une troisième fois auprès du tabernacle, un peu en arrière et lui confirme sa mission. Elle ajoute : « Vous ne me verrez plus. » C’est la fin des apparitions.

TAJEMNICA MARYI
La médaille miraculeuse de la rue du Bac.

La mission

Sœur Catherine confie tout cela à son confesseur, le père Aladel, lazariste, qui lui demande de ne plus penser à toutes ces « imaginations ». Il finit cependant par parler du projet de médaille à Mgr de Quélen, archevêque de Paris, qui accepte. Sa formation terminée, Catherine va quitter la rue du Bac. Le 5 février 1831, elle arrive à l’hospice d’Enghien, à Reuilly, un quartier pauvre de Paris. Celle qui a vu la Sainte Vierge va pendant quarante-six ans servir Jésus Christ dans la plus grande discrétion à travers les pauvres : vieillards de l’hospice, miséreux du quartier, blessés des révolutions et de la guerre.

Les Filles de la Charité commencent à distribuer, en juin, les deux mille premières médailles frappées à la demande du père Aladel. De manière stupéfiante, les protections et les conversions se multiplient, comme les guérisons…

En février 1832, éclate à Paris une terrible épidémie de choléra, qui va faire plus de 20000 morts ! Les Filles de la Charité commencent à distribuer, en juin, les deux mille premières médailles frappées à la demande du père Aladel. De manière stupéfiante, les protections et les conversions se multiplient, comme les guérisons… C’est un raz-de-marée ! Le peuple de Paris appelle la médaille « miraculeuse ». Accompagnée d’une notice explicative écrite en août 1834 par le père Aladel, elle se répand aux États-Unis (1836), en Pologne (1837), en Chine, en Russie (1838). Dix ans après les apparitions, elle est diffusée à plus de dix millions d’exemplaires. À la mort de sœur Catherine, en 1876, on compte plus d’un milliard de médailles !

Le bon choix

La médaille est un appel à la conscience de chacun, pour qu’il choisisse, comme le Christ et Marie, la voie de l’amour jusqu’au don total de soi. Porter une médaille n’est donc pas de la superstition ni de la magie ; c’est un rappel de la foi qui nous stimule à montrer notre reconnaissance pour ce don gratuit de Dieu par une conduite digne de ce que nous sommes, des enfants de Dieu !

Le message de la médaille est un appel à la confiance en l’intercession de la Sainte Vierge.

Dieu seul fait les miracles mais il les fait, quelquefois, au moyen d’objets de piété bien matériels, par l’intercession de Marie et des saints. Le message de la médaille est un appel à la confiance en l’intercession de la Sainte Vierge. Acceptons humblement de demander des grâces par ses mains ! En 1894, le pape Léon XIII a reconnu les apparitions de la Vierge Marie à sainte Catherine Labouré. Depuis lors, le 27 novembre est célébrée la fête liturgique de Notre-Dame de la Médaille miraculeuse. Le 26 juillet 1897, la statue de la Vierge aux rayons, représentant la vision de Catherine, réalisée en 1856 dans un bloc de marbre offert par le gouvernement et trônant au-dessus du maître-autel de la chapelle, est couronnée avec l’autorisation de Léon XIII.

Les témoins

Parmi ceux qui, les premiers, éprouvèrent l’efficacité de la foi à travers la médaille donnée par la Vierge Marie, on peut citer Mgr de Quélen, archevêque de Paris, qui, après une minutieuse enquête sur les faits affirmés, en devient un propagateur convaincu. Il obtient personnellement des guérisons inespérées. Le pape Grégoire XVI a la médaille à la tête de son lit. En 1833, le père Perboyre, lazariste, relate la guérison miraculeuse, attribuée à la médaille, d’un confrère. Une fois arrivé en Chine, où il mourra martyr en 1839, il distribue beaucoup de médailles et rapporte de nombreux miracles dans ses lettres.

CHURCH
Chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse.

En 1833, la Sainte Vierge, apôtre du catholicisme social, porte la médaille lorsqu’il fonde à Paris les conférences Saint-Vincent-de-Paul. Le plus enthousiaste encore fut peutêtre le curé d’Ars. Dès 1834, il fait l’acquisition d’une statue de Notre-Dame de la Médaille miraculeuse et la place sur un tabernacle dont la porte reproduit le revers de la médaille. Le 1er mai 1836, il consacre sa paroisse à « Marie conçue sans péché ». Il devient un apôtre zélé de la médaille, et distribue avec elle des centaines d’images sur lesquelles il marque de sa main la date et le nom de ceux qui se consacrent à l’Immaculée.

En 1845, John Henry Newman, un pasteur anglican qui portait la médaille depuis le 22 août, se convertit le 9 octobre. Il devient prêtre et cardinal. Il a été canonisé en 2019.

En 1842, Alphonse Ratisbonne se convertit à Rome après avoir reçu une médaille et vu la Sainte Vierge dans une église. En 1843, M. Étienne, supérieur des Lazaristes et des Filles de la Charité, évoque les apparitions comme source du renouveau des vocations et de la ferveur nouvelle qui anime les deux familles. En 1845, John Henry Newman, un pasteur anglican qui portait la médaille depuis le 22 août, se convertit le 9 octobre. Il devient prêtre et cardinal. Il a été canonisé en 2019. Le succès de la médaille, où il est écrit que Marie a été « conçue sans péché », a contribué à la reconnaissance officielle du dogme de l’Immaculée Conception, longtemps discuté au sein de l’Église avant d’être proclamé le 8 décembre
1854 par le pape Pie IX, dans la bulle Ineffabilis Deus.

Les apôtres de la médaille

Sainte Bernadette, à Lourdes, portait la médaille avant même les apparitions de la Vierge en 1858. La jeune fille précise un peu plus tard : « J’ai vu la Sainte Vierge comme elle est sur la médaille miraculeuse. » Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus portait elle aussi la médaille miraculeuse au carmel. En 1915, naît aux États-Unis, à Philadelphie, à l’initiative du père Joseph Skelly, l’Apostolat marial avec la neuvaine perpétuelle de la Médaille miraculeuse. Une nouvelle impulsion est donnée à la diffusion de la médaille miraculeuse grâce au père Maximilien-Marie Kolbe. Ce religieux franciscain, né en Pologne, est ordonné prêtre à Rome en 1919. Il veut célébrer sa première messe à San Andrea delle Fratte où l’Immaculée a converti Ratisbonne. En 1917, il fonde la Milice de l’Immaculée, placée sous le patronage de la Vierge de la Médaille miraculeuse, développe un journal marial, Le Chevalier de l’Immaculée, qui connaît un succès foudroyant. En partance pour le Japon en 1930, il traverse la France et se rend rue du Bac (cent ans après les apparitions), à Lourdes et à Lisieux.

Il distribue généreusement des médailles : « Ce sont mes munitions », dit-il. En partance pour le Japon en 1930, il traverse la France et se rend rue du Bac (cent ans après les apparitions), à Lourdes et à Lisieux. Il distribue généreusement des médailles : « Ce sont mes munitions », dit-il. en donnant sa vie en échange de celle d’un père de famille. Fait prisonnier au camp d’Auschwitz, il meurt martyr le 14 août 1941 en donnant sa vie en échange de celle d’un père de famille.

Aujourd’hui, deux millions de pèlerins passent à la rue du Bac chaque année, ce qui en fait un des dix lieux les plus visités de la capitale. La multitude anonyme des apôtres de la médaille miraculeuse, un des objets de piété les plus connus et les plus diffusés, est répandue à travers le monde.

Source: ALETEIA, le 8 septembre 2020

« … Le danger sera grand ; on croira tout perdu. Je serai avec vous »

« … Le danger sera grand ; on croira tout perdu. Je serai avec vous »

En ce moment, je sentis l’émotion la plus douce de ma vie, et il me serait impossible de l’exprimer. La Sainte Vierge m’expliqua comment je devais me conduire dans mes peines, et, me montrant de la main gauche le pied de l’autel, elle me dit de venir me jeter là et d’y répandre mon cœur, ajoutant que je recevrais là toutes les consolations dont j’aurais besoin. Puis elle me dit encore :

« Mon enfant, je veux vous charger d’une mission ; vous y souffrirez bien des peines, mais vous les surmonterez à la pensée que c’est pour la gloire du Bon Dieu. Vous serez contredite, mais vous aurez la grâce, ne craignez point ; dites tout ce qui se passe en vous, avec simplicité et confiance. (…) »

Je demandai alors à la Sainte Vierge l’explication des choses qui m’avaient été montrées. Elle me répondit : « Mon enfant, les temps sont très mauvais ; des malheurs vont fondre sur la France ; le trône sera renversé, le monde entier sera bouleversé par des malheurs de toutes sortes. (La Sainte Vierge avait l’air très peinée en disant cela). Mais venez au pied de cet autel : là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont, sur les grands et sur les petits. Un moment viendra où le danger sera grand ; on croira tout perdu. Je serai avec vous, ayez confiance ; vous reconnaîtrez ma visite, la protection de Dieu et celle de saint Vincent sur les deux communautés. Ayez confiance, ne vous découragez pas, je serai avec vous ! Il y aura des victimes dans d’autres communautés. (La Sainte Vierge avait les larmes aux yeux en disant cela). Dans le clergé de Paris, il y aura des victimes, Monseigneur l’Archevêque mourra (à ces mots, ses larmes coulèrent de nouveau). Mon enfant, la Croix sera méprisée, on la jettera par terre, on ouvrira de nouveau le côté de Notre Seigneur ; les rues seront pleines de sang ; le monde entier sera dans la tristesse. » 

Sainte Catherine Labouré (1)

Récit des apparitions de la Vierge Marie à Paris en 1830

(1)  Sainte Catherine Labouré (1806-1876) fut une religieuse française de la congrégation des Filles de la Charité, au couvent de la Rue du Bac à Paris, France. En 1830, la Sainte Vierge lui apparut plusieurs fois et lui demanda, entre autre de faire frapper la fameuse Médaille miraculeuse.

Notre Histoire avec Marie

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie

« … Le danger sera grand ; on croira tout perdu. Je serai avec vous »

« … Le danger sera grand ; on croira tout perdu. Je serai avec vous »

En ce moment, je sentis l’émotion la plus douce de ma vie, et il me serait impossible de l’exprimer. La Sainte Vierge m’expliqua comment je devais me conduire dans mes peines, et, me montrant de la main gauche le pied de l’autel, elle me dit de venir me jeter là et d’y répandre mon cœur, ajoutant que je recevrais là toutes les consolations dont j’aurais besoin. Puis elle me dit encore :

« Mon enfant, je veux vous charger d’une mission ; vous y souffrirez bien des peines, mais vous les surmonterez à la pensée que c’est pour la gloire du Bon Dieu. Vous serez contredite, mais vous aurez la grâce, ne craignez point ; dites tout ce qui se passe en vous, avec simplicité et confiance. (…) »

Je demandai alors à la Sainte Vierge l’explication des choses qui m’avaient été montrées. Elle me répondit : « Mon enfant, les temps sont très mauvais ; des malheurs vont fondre sur la France ; le trône sera renversé, le monde entier sera bouleversé par des malheurs de toutes sortes. (La Sainte Vierge avait l’air très peinée en disant cela). Mais venez au pied de cet autel : là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont, sur les grands et sur les petits. Un moment viendra où le danger sera grand ; on croira tout perdu. Je serai avec vous, ayez confiance ; vous reconnaîtrez ma visite, la protection de Dieu et celle de saint Vincent sur les deux communautés. Ayez confiance, ne vous découragez pas, je serai avec vous ! Il y aura des victimes dans d’autres communautés. (La Sainte Vierge avait les larmes aux yeux en disant cela). Dans le clergé de Paris, il y aura des victimes, Monseigneur l’Archevêque mourra (à ces mots, ses larmes coulèrent de nouveau). Mon enfant, la Croix sera méprisée, on la jettera par terre, on ouvrira de nouveau le côté de Notre Seigneur ; les rues seront pleines de sang ; le monde entier sera dans la tristesse. » 

Sainte Catherine Labouré (1)

Récit des apparitions de la Vierge Marie à Paris en 1830

(1)  Sainte Catherine Labouré (1806-1876) fut une religieuse française de la congrégation des Filles de la Charité, au couvent de la Rue du Bac à Paris, France. En 1830, la Sainte Vierge lui apparut plusieurs fois et lui demanda, entre autre de faire frapper la fameuse Médaille miraculeuse.

Notre Histoire avec Marie

Prions:

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen

Source: une minute avec Marie