31.07.2025 – SAINT DU JOUR

St Ignace de Loyola

Saint Ignace de Loyola
Prêtre et fondateur de la 
« Compagnie de Jésus » 
(1491-1556)

Ignace (en espagnol : Íñigo López de Loyola) naît au château de Loyola, en Espagne, le 24 décembre 1491 ; il est le dernier de 13 enfants de Beltran Ibañez de Oñaz et de Marina Sanchez de Licona.

Il fut d’abord page du roi Ferdinand V ; puis il embrassa la carrière des armes. Il ne le céda en courage à personne, mais négligea complètement de vivre en chrétien, dirigé uniquement par l’orgueil et l’amour des plaisirs. De ce chevalier mondain, Dieu allait faire l’un des premiers chevaliers chrétiens de tous les âges. 

Au siège de Pampelune, un boulet de canon brisa la jambe droite du jeune officier, qui en peu de jours fut réduit à l’extrémité et reçut les derniers sacrements. Il s’endormit ensuite et crut voir en songe saint Pierre, qui lui rendait la santé en touchant sa blessure. À son réveil, il se trouva hors de danger, quoique perclus de sa jambe. 

Pour se distraire, il demanda des livres ; on lui apporta la Vie de Jésus-Christ et la Vie des Saints. Il les lut d’abord sans attention, puis avec une émotion profonde. Il se livra en lui un violent combat ; mais enfin la grâce l’emporta, et comme des hommes de cette valeur ne font rien à demi, il devint, dans sa résolution, un grand Saint dès ce même jour. Il commença à traiter son corps avec la plus grande rigueur ; il se levait toutes les nuits pour pleurer ses péchés. Une nuit, il se consacra à Jésus-Christ par l’entremise de la Sainte Vierge, refuge des pécheurs, et lui jura une fidélité inviolable. Une autre nuit, Marie lui apparut environnée de lumière, tenant en ses bras l’Enfant Jésus.

Peu après, Ignace fit une confession générale et se retira à Manrèze, pour s’y livrer à des austérités qui n’ont guère d’exemple que dans la vie des plus célèbres anachorètes : vivant d’aumônes, jeûnant au pain et à l’eau, portant le cilice, il demeurait tous les jours six ou sept heures à genoux en oraison. Le démon fit en vain des efforts étonnants pour le décourager. C’est dans cette solitude qu’il composa ses Exercices spirituels, l’un des livres les plus sublimes qui aient été écrits par la main des hommes. Il fut ordonné prêtre à Venise en 1537.

Passons sous silence son pèlerinage en Terre Sainte et différents faits merveilleux de sa vie, pour rappeler celui qui en est de beaucoup le plus important, la fondation de la Compagnie de Jésus (1540), que l’on pourrait appeler la chevalerie du Christ et le boulevard de la chrétienté. Cette fondation est assurément l’une des plus grandes gloires de l’Église catholique ; sciences profanes et sciences sacrées, enseignement, apostolat, rien ne devait être étranger à la Compagnie d’Ignace.

Les vertus du fondateur égalaient ses grandes œuvres ; elles avaient toutes pour inspiratrice cette devise digne de lui : « Ad maiorem Dei gloriam! » (À la plus grande gloire de Dieu !).

Pour un approfondissement :
>>> Ignace de Loyola

Sources principales : Abbé L. Jaud (Vie des Saints…) ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint Ignace de Loyola priez pour nous !

31.07.2024 – SAINT DU JOUR

St Ignace de Loyola

St Ignace de Loyola

PRÊTRE ET FONDATEUR († 1556)

Saint Ignace de Loyola
Prêtre et fondateur de la 
« Compagnie de Jésus » 
(1491-1556)

Ignace (en espagnol : Íñigo López de Loyola) naît au château de Loyola, en Espagne, le 24 décembre 1491 ; il est le dernier de 13 enfants de Beltran Ibañez de Oñaz et de Marina Sanchez de Licona.

Il fut d’abord page du roi Ferdinand V ; puis il embrassa la carrière des armes. Il ne le céda en courage à personne, mais négligea complètement de vivre en chrétien, dirigé uniquement par l’orgueil et l’amour des plaisirs. De ce chevalier mondain, Dieu allait faire l’un des premiers chevaliers chrétiens de tous les âges. 

Au siège de Pampelune, un boulet de canon brisa la jambe droite du jeune officier, qui en peu de jours fut réduit à l’extrémité et reçut les derniers sacrements. Il s’endormit ensuite et crut voir en songe saint Pierre, qui lui rendait la santé en touchant sa blessure. À son réveil, il se trouva hors de danger, quoique perclus de sa jambe. 

Pour se distraire, il demanda des livres ; on lui apporta la Vie de Jésus-Christ et la Vie des Saints. Il les lut d’abord sans attention, puis avec une émotion profonde. Il se livra en lui un violent combat ; mais enfin la grâce l’emporta, et comme des hommes de cette valeur ne font rien à demi, il devint, dans sa résolution, un grand Saint dès ce même jour. Il commença à traiter son corps avec la plus grande rigueur ; il se levait toutes les nuits pour pleurer ses péchés. Une nuit, il se consacra à Jésus-Christ par l’entremise de la Sainte Vierge, refuge des pécheurs, et lui jura une fidélité inviolable. Une autre nuit, Marie lui apparut environnée de lumière, tenant en ses bras l’Enfant Jésus.

Peu après, Ignace fit une confession générale et se retira à Manrèze, pour s’y livrer à des austérités qui n’ont guère d’exemple que dans la vie des plus célèbres anachorètes : vivant d’aumônes, jeûnant au pain et à l’eau, portant le cilice, il demeurait tous les jours six ou sept heures à genoux en oraison. Le démon fit en vain des efforts étonnants pour le décourager. C’est dans cette solitude qu’il composa ses Exercices spirituels, l’un des livres les plus sublimes qui aient été écrits par la main des hommes. Il fut ordonné prêtre à Venise en 1537.

Passons sous silence son pèlerinage en Terre Sainte et différents faits merveilleux de sa vie, pour rappeler celui qui en est de beaucoup le plus important, la fondation de la Compagnie de Jésus (1540), que l’on pourrait appeler la chevalerie du Christ et le boulevard de la chrétienté. Cette fondation est assurément l’une des plus grandes gloires de l’Église catholique ; sciences profanes et sciences sacrées, enseignement, apostolat, rien ne devait être étranger à la Compagnie d’Ignace.

Les vertus du fondateur égalaient ses grandes œuvres ; elles avaient toutes pour inspiratrice cette devise digne de lui : « Ad maiorem Dei gloriam! » (À la plus grande gloire de Dieu !).

Pour un approfondissement :
>>> Ignace de Loyola

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31.07.2023 – SAINT DU JOUR

St Ignace de Loyola

St Ignace de Loyola

PRÊTRE ET FONDATEUR († 1556)

Saint Ignace de Loyola
Prêtre et fondateur de la
« Compagnie de Jésus »
(1491-1556)

Ignace (en espagnol : Íñigo López de Loyola) naît au château de Loyola, en Espagne, le 24 décembre 1491 ; il est le dernier de 13 enfants de Beltran Ibañez de Oñaz et de Marina Sanchez de Licona.

Il fut d’abord page du roi Ferdinand V ; puis il embrassa la carrière des armes. Il ne le céda en courage à personne, mais négligea complètement de vivre en chrétien, dirigé uniquement par l’orgueil et l’amour des plaisirs. De ce chevalier mondain, Dieu allait faire l’un des premiers chevaliers chrétiens de tous les âges. 

Au siège de Pampelune, un boulet de canon brisa la jambe droite du jeune officier, qui en peu de jours fut réduit à l’extrémité et reçut les derniers sacrements. Il s’endormit ensuite et crut voir en songe saint Pierre, qui lui rendait la santé en touchant sa blessure. À son réveil, il se trouva hors de danger, quoique perclus de sa jambe. 

Pour se distraire, il demanda des livres ; on lui apporta la Vie de Jésus-Christ et la Vie des Saints. Il les lut d’abord sans attention, puis avec une émotion profonde. Il se livra en lui un violent combat ; mais enfin la grâce l’emporta, et comme des hommes de cette valeur ne font rien à demi, il devint, dans sa résolution, un grand Saint dès ce même jour. Il commença à traiter son corps avec la plus grande rigueur ; il se levait toutes les nuits pour pleurer ses péchés. Une nuit, il se consacra à Jésus-Christ par l’entremise de la Sainte Vierge, refuge des pécheurs, et lui jura une fidélité inviolable. Une autre nuit, Marie lui apparut environnée de lumière, tenant en ses bras l’Enfant Jésus.

Peu après, Ignace fit une confession générale et se retira à Manrèze, pour s’y livrer à des austérités qui n’ont guère d’exemple que dans la vie des plus célèbres anachorètes : vivant d’aumônes, jeûnant au pain et à l’eau, portant le cilice, il demeurait tous les jours six ou sept heures à genoux en oraison. Le démon fit en vain des efforts étonnants pour le décourager. C’est dans cette solitude qu’il composa ses Exercices spirituels, l’un des livres les plus sublimes qui aient été écrits par la main des hommes. Il fut ordonné prêtre à Venise en 1537.

Passons sous silence son pèlerinage en Terre Sainte et différents faits merveilleux de sa vie, pour rappeler celui qui en est de beaucoup le plus important, la fondation de la Compagnie de Jésus (1540), que l’on pourrait appeler la chevalerie du Christ et le boulevard de la chrétienté. Cette fondation est assurément l’une des plus grandes gloires de l’Église catholique ; sciences profanes et sciences sacrées, enseignement, apostolat, rien ne devait être étranger à la Compagnie d’Ignace.

Les vertus du fondateur égalaient ses grandes œuvres ; elles avaient toutes pour inspiratrice cette devise digne de lui : « Ad maiorem Dei gloriam! » (À la plus grande gloire de Dieu !).

Pour un approfondissement :
>>> Ignace de Loyola

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« À travers les crises, Dieu nous dit que nous ne sommes pas les maîtres de l’histoire »

Saint Ignace de Loyola (1491-1556) / WIKIMEDIA COMMONS - Peter Paul Rubens
Saint Ignace De Loyola / WIKIMEDIA COMMONS – Peter Paul Rubens

« À travers les crises, Dieu nous dit que nous ne sommes pas les maîtres de l’histoire »

Message du pape pour l’anniversaire de saint Ignace de Loyola

« À travers les crises, Dieu nous dit que nous ne sommes pas les maîtres de l’histoire, pas même de notre propre histoire », affirme le pape François dans un message adressé le 14 novembre 2022 au cardinal Juan José Omella i Omella, président de la conférence épiscopale espagnole, à l’occasion du 500e anniversaire de l’arrivée de saint Ignace de Loyola à Barcelone, indique Vatican News. Le pape souligne que « même si nous sommes libres de répondre ou non aux appels » de la « grâce » de Dieu, « c’est toujours son projet d’amour qui dirige le monde ».

Évoquant l’histoire personnelle de saint Ignace, le pape rappelle que « Dieu a utilisé une guerre et une peste pour l’amener là » : « La guerre qui le fit sortir du siège de Pampelune et fut la cause de sa conversion, et la peste qui l’empêcha d’atteindre Barcelone et le retint dans la grotte de Manresa. »

Il s’agit d’ « une grande leçon pour nous, note le pape, car les guerres et les fléaux ne manquent pas avant la conversion. Nous pouvons donc les saisir comme une occasion d’inverser le cours suivi jusqu’à présent et d’investir dans ce qui compte ».

Répondant à l’appel de Dieu, explique le pape François, saint Ignace « n’a pas gardé cette grâce pour lui, mais l’a vue dès le début comme un don aux autres, comme un chemin, une méthode qui pouvait aider les autres à rencontrer Dieu, à ouvrir leur cœur et à se laisser interpeller par Lui ».

Les exercices spirituels de saint Ignace, conclut le pape, « nous sont présentés comme cette échelle de Jacob qui mène de la terre au ciel et que Jésus promet à ceux qui le cherchent sincèrement ».

Rappelons que l’Année ignacienne s’est ouvert le 20 mai 2021 pour se clôturer le 31 juillet 2022. Elle s’est articulée autour de deux grands événements: le 500e anniversaire de la blessure de saint Ignace, lors de la bataille de Pampelune, qui l’avait mené à la conversion (mai 1521) et le 400e anniversaire de sa canonisation et celle de saint François-Xavier ( mars 1622). L’Année a eu pour thème: « Voir toute chose nouvelle en Christ ».

Source : ZENIT.ORG, le 15 novembre 2022

500 ans de saint Ignace à Barcelone, la lettre du Pape au cardinal Omella

Le 20 mai 1521, en pleine bataille de Pampelune, Ignace de Loyola est blessé à la jambe d'un boulet de canon. Le 20 mai 1521, en pleine bataille de Pampelune, Ignace de Loyola est blessé à la jambe d’un boulet de canon.

500 ans de saint Ignace à Barcelone, la lettre du Pape au cardinal Omella

Dans une missive adressée lundi 14 novembre au cardinal Juan José Omella Omella, archevêque de Barcelone, le Pape François s’est associé aux célébrations du 500e anniversaire de l’arrivée de saint Ignace de Loyola dans la capitale catalane. «Son histoire est une grande leçon pour nous», estime l’évêque de Rome.

Paolo Ondarza – Cité du Vatican

«À travers les crises, Dieu nous dit que nous ne sommes pas les maîtres de l’histoire, pas même de notre propre histoire, et même si nous sommes libres de répondre ou non aux appels de sa grâce, c’est toujours son projet d’amour qui dirige le monde». Le Pape François a écrit au cardinal Juan José Omella Omella, archevêque de Barcelone et président de la conférence épiscopale espagnole, à l’occasion du 500e anniversaire de l’arrivée de saint Ignace de Loyola dans la cité catalane.

Dépouillé de tout

Le 14 novembre 1522, il y a un demi-millénaire, le futur fondateur de la Compagnie de Jésus, alors «pauvre soldat», quitte sa maison de Loyola pour rejoindre Barcelone et embarquer pour Jérusalem. Or, son voyage comprenait d’abord une longue escale de près d’un an à Manresa en Catalogne, où Ignace a abandonné ses vêtements nobles et son épée. «Notre protagoniste, après avoir servi le roi et ses convictions jusqu’à verser son sang, était blessé dans son corps et dans son esprit, s’était dépouillé de tout et était déterminé à suivre le Christ dans la pauvreté et l’humilité», constate le Pape argentin.

La crise comme opportunité

«Il est significatif en ce moment, poursuit l’évêque de Rome, de penser que Dieu a utilisé une guerre et une peste pour l’amener là. La guerre qui le fit sortir du siège de Pampelune et fut la cause de sa conversion, et la peste qui l’empêcha d’atteindre Barcelone et le retint dans la grotte de Manresa. C’est une grande leçon pour nous, car les guerres et les fléaux ne manquent pas avant la conversion. Nous pouvons donc les saisir comme une occasion d’inverser le cours suivi jusqu’à présent et d’investir dans ce qui compte».

De la terre au ciel

C’est pourquoi, selon François, les crises deviennent des occasions de reconnaître la primauté de Dieu: «Ignace a été docile à cet appel, mais surtout il n’a pas gardé cette grâce pour lui, mais l’a vue dès le début comme un don aux autres, comme un chemin, une méthode qui pouvait aider les autres à rencontrer Dieu, à ouvrir leur cœur et à se laisser interpeller par Lui. Depuis lors, ses exercices spirituels, comme d’autres itinéraires de perfection, conclut-il, nous sont présentés comme cette échelle de Jacob qui mène de la terre au ciel et que Jésus promet à ceux qui le cherchent sincèrement».

Source : VATICANNEWS, le 16 novembre 2022

31.07.2022 – SAINT DU JOUR

St Ignace de Loyola

St Ignace de Loyola

PRÊTRE ET FONDATEUR († 1556)

Saint Ignace de Loyola
Prêtre et fondateur de la 
« Compagnie de Jésus » 
(1491-1556)

Ignace (en espagnol : Íñigo López de Loyola) naît au château de Loyola, en Espagne, le 24 décembre 1491 ; il est le dernier de 13 enfants de Beltran Ibañez de Oñaz et de Marina Sanchez de Licona.

Il fut d’abord page du roi Ferdinand V ; puis il embrassa la carrière des armes. Il ne le céda en courage à personne, mais négligea complètement de vivre en chrétien, dirigé uniquement par l’orgueil et l’amour des plaisirs. De ce chevalier mondain, Dieu allait faire l’un des premiers chevaliers chrétiens de tous les âges. 

Au siège de Pampelune, un boulet de canon brisa la jambe droite du jeune officier, qui en peu de jours fut réduit à l’extrémité et reçut les derniers sacrements. Il s’endormit ensuite et crut voir en songe saint Pierre, qui lui rendait la santé en touchant sa blessure. À son réveil, il se trouva hors de danger, quoique perclus de sa jambe. 

Pour se distraire, il demanda des livres ; on lui apporta la Vie de Jésus-Christ et la Vie des Saints. Il les lut d’abord sans attention, puis avec une émotion profonde. Il se livra en lui un violent combat ; mais enfin la grâce l’emporta, et comme des hommes de cette valeur ne font rien à demi, il devint, dans sa résolution, un grand Saint dès ce même jour. Il commença à traiter son corps avec la plus grande rigueur ; il se levait toutes les nuits pour pleurer ses péchés. Une nuit, il se consacra à Jésus-Christ par l’entremise de la Sainte Vierge, refuge des pécheurs, et lui jura une fidélité inviolable. Une autre nuit, Marie lui apparut environnée de lumière, tenant en ses bras l’Enfant Jésus.

Peu après, Ignace fit une confession générale et se retira à Manrèze, pour s’y livrer à des austérités qui n’ont guère d’exemple que dans la vie des plus célèbres anachorètes : vivant d’aumônes, jeûnant au pain et à l’eau, portant le cilice, il demeurait tous les jours six ou sept heures à genoux en oraison. Le démon fit en vain des efforts étonnants pour le décourager. C’est dans cette solitude qu’il composa ses Exercices spirituels, l’un des livres les plus sublimes qui aient été écrits par la main des hommes. Il fut ordonné prêtre à Venise en 1537.

Passons sous silence son pèlerinage en Terre Sainte et différents faits merveilleux de sa vie, pour rappeler celui qui en est de beaucoup le plus important, la fondation de la Compagnie de Jésus (1540), que l’on pourrait appeler la chevalerie du Christ et le boulevard de la chrétienté. Cette fondation est assurément l’une des plus grandes gloires de l’Église catholique ; sciences profanes et sciences sacrées, enseignement, apostolat, rien ne devait être étranger à la Compagnie d’Ignace.

Les vertus du fondateur égalaient ses grandes œuvres ; elles avaient toutes pour inspiratrice cette devise digne de lui : « Ad maiorem Dei gloriam! » (À la plus grande gloire de Dieu !).

Pour un approfondissement :
>>> Ignace de Loyola

Saint Ignace de Loyola priez pour nous !

Saint Ignace: 500 ans après, une famille spirituelle réunie à Marseille 

Vieux-Port de Marseille, France. Vieux-Port de Marseille, France.   (AFP or licensors)

Saint Ignace: 500 ans après, une famille spirituelle réunie à Marseille 

C’est dans la plus antique ville de France, l’ancien comptoir phénicien que fut Marseille, que la Compagnie de Jésus célèbre du 30 octobre au 1er novembre son demi-millénaire d’existence, soit 500 ans depuis la blessure de son fondateur saint Ignace de Loyola, par un boulet de canon à la bataille de Pampelune. Un certain 20 mai 1521, qui a déclenché un chemin de conversion à l’origine de la fondation de l’ordre religieux rompu au discernement spirituel. 

Delphine Allaire – Marseille, France

Durant trois jours autour de la Toussaint, plus de 7 000 membres de la famille ignatienne -religieux, laïcs, membres de mouvements, familles, anciens élèves d’établissements jésuites-, dont 3 000 jeunes, vont se retrouver pour prier, réfléchir et fraterniser sur le thème «Au large, avec Ignace! Tous saints».

Ce rassemblement s’inscrit dans le cadre de l’année ignatienne annoncée par le père Arturo Sosa sj, supérieur général de la Compagnie de Jésus, qui s’est ouverte le 20 mai 2021 et s’achèvera le 31 juillet 2022. Cette année, dont la devise est «Voir toute chose nouvelle en Christ», célèbre naturellement le début de la conversion d’Ignace il y a 500 ans, mais aussi les 400 ans de sa canonisation par le Pape Grégoire XV, aux côtés de saint François Xavier, le 12 mars 1622 en la basilique Saint-Pierre de Rome.

Se laisser interpeller par saint Ignace

«À Pampelune, il y a 500 ans, tous les rêves mondains d’Ignace ont été brisés en un instant. Le boulet de canon qui l’a blessé a changé le cours de sa vie, et le cours du monde. Des choses apparemment insignifiantes peuvent être importantes», affirmait le Pape François en mai dernier pour l’ouverture même de cette année ignatienne.

Au premier jour du rassemblement, samedi 30 octobre après-midi, des déambulations sont prévues dans la cité phocéenne à la rencontre du «Marseille ignatien», et portant sur différents thèmes comme le dialogue interreligieux, l’intégration et l’accueil ou la lutte contre la pauvreté.

Diverses propositions spirituelles

La mémoire des défunts, particulièrement ceux que la pandémie a emportés et les exilés qui ont péri en mer, mais aussi les victimes de violences sexuelles dans l’Église feront l’objet d’une prière et recueillement sur l’esplanade de la cathédrale néo-byzantine de la Major et dans différentes églises simultanément, avant 14 veillées festives proposées le samedi soir.

Dimanche 31 octobre, des messes seront célébrées dans 30 paroisses marseillaises. Celle de 11 heures en l’église jésuite Saint-Ferréol du Vieux-Port sera retransmise dans l’émission Le Jour du Seigneur sur la chaîne nationale française, France 2.

Un grand festival de la famille ignatienne aura lieu dimanche après-midi, avant une vigile «connectée» de la Toussaint, dans la soirée depuis le Palais des Congrès de Marseille, et diffusée en ligne.

Lundi 1er novembre, la messe solennelle de la Toussaint sera célébrée par l’archevêque de Marseille, Mgr Jean-Marc Aveline –à suivre sur KTO et RCF. Le programme détaillé. 

Des racines profondes entre Marseille et les jésuites 

Ville-monde aux quartiers contrastés, port ouvert sur la Méditerranée, cité sous la protection de la «Bonne Mère» et premier diocèse au monde consacré au Sacré-Cœur, le choix de Marseille s’est imposé spontanément pour la famille ignatienne, d’autant que la plus ancienne ville de France entretient des liens historiques étroits avec les jésuites. 

La première maison des jésuites du XVIIème siècle se visite dans le quartier populaire du Panier. C’est aussi depuis Marseille que de nombreux missionnaire ignatiens ont pris le large: des sœurs auxiliatrices pour la Chine, des Pères Blancs pour le Maghreb, des jésuites pour le Proche et le Moyen-Orient.

Source: VATICANNEWS, le 28 octobre 2021

Les enseignements toujours actuels de Saint Ignace de Loyola

2021.07.30 San Ignacio de Loyola est célébré le 31 juillet. 2021.07.30 San Ignacio de Loyola est célébré le 31 juillet.  

Les enseignements toujours actuels de Saint Ignace de Loyola

Le fondateur de la Compagnie de Jésus, célébré le 31 juillet, reste une figure à suivre pour les jeunes, selon Jesús Zaglul Criado, jésuite de la République dominicaine, assistant pour le nord de l’Amérique latine et conseiller général du Père Général de la Compagnie de Jésus. 

Le père Jesús Zaglul Criado, conseiller général du Père Général de la Compagnie de Jésus, interrogé par le père Manuel Cubias de la rédaction hispanophone de Radio Vatican – Vatican News, estime que le prêtre espagnol fêté ce 31 juillet est toujours une figure inspirante pour les plus jeunes, notamment car «C’était un grand rêveur», «à la fois dans ses rêves de devenir chevalier et, après sa conversion, dans ses rêves de suivre Jésus en faisant des choses au-delà des saints, dans ses rêves de rassembler un groupe de compagnons pour pouvoir faire cette suite plus transformatrice et faire face à tous les défis qu’il a dû affronter : le voyage, la prison.»

Une deuxième caractéristique qui reste importante pour la jeunesse actuelle, souligne Zaglul Criado, est la capacité à relever des défis. Ignace met toute sa passion et ses moyens pratiques pour réaliser ses pensées et ses désirs. C’est un long processus qui le mène de Loyola à Manresa, à Rome, à Jérusalem, «Saint Ignace n’a pas toujours été compris par les gens de son époque. Au début, il a rencontré de nombreuses difficultés en raison de la nouveauté de ses propositions.»

La figure du pèlerin

Dans son autobiographie, Ignace se définit à cette époque comme «le pèlerin», comme quelqu’un «qui a toujours été en voyage et qui veut réaliser ses rêves (…) par exemple, lorsqu’il se rend à Jérusalem, parce qu’il veut suivre les pas de Jésus, il risque sa vie parce que le bateau dans lequel il voyageait fait naufrage. Ici, il ressemble beaucoup à saint Paul car il vit un changement radical dans sa vie» et est capable de tout laisser derrière lui, détaille Zaglul Criado.

Le saint de Loyola se rendit progressivement compte des possibilités réelles et décida avec ses compagnons de «se mettre au service du Pape et d’aller là où il voulait les envoyer».

Saint Ignace a découvert que la mission à laquelle il se sentait appelé devait être réalisée avec un groupe, note le père Zaglul, avant d’ajouter : «c’est un groupe d’amis qui agit avec une grande liberté, beaucoup d’affection, et bien qu’ils vivent séparément, il y a beaucoup de projets qui les unissent (…) et ce qui unit les sept premiers compagnons est l’expérience de l’amour de Dieu». L’expérience des Exercices Spirituels leur permettra d’avoir une attitude constante de discernement, de voir où Dieu les appelle dans leur vie, en tant qu’individus et en tant que groupe.

Le pouvoir d’une rencontre personnelle avec Jésus

«Ce qui m’a toujours impressionné jusqu’à ce jour, c’est la puissance de la rencontre personnelle avec Jésus dans la vie d’Ignace. C’est la personne, la figure, la vie, l’histoire de Jésus qui marque le changement radical du pèlerin de Loyola», note le père Zaglul.

Le jésuite rappelle un épisode de l’autobiographie d’Ignace, une rencontre avec une personne qu’il appelle «la dame de plusieurs jours». Ignace raconte l’histoire d’une dame de longue date qui lui donnait des conseils alors qu’il était perdu, qu’il avait de nombreuses désolations, des moments de tristesse, de confusion intérieure, de scrupules et lui disait : «Prie Dieu pour que notre Seigneur Jésus-Christ se manifeste à toi, qu’il se montre à toi, qu’il t’apparaisse». Ignace dit : «Notre Seigneur Jésus-Christ peut-il m’apparaître ?»

«Ignace dit à la fin du troisième chapitre de l’autographie que personne ne l’a aidé autant dans les choses spirituelles que cette dame. Je crois que c’est le secret non seulement de la vie d’Ignace mais aussi des Exercices Spirituels. Parce que si nous regardons les Exercices Spirituels dont nous sommes témoins, nous voyons comment Jésus a vécu sa vie, et pas seulement sa mort et sa résurrection pour nous.», conclu le conseiller général du Père Général de la Compagnie de Jésus.

Source: VATICANNEWS, le 31 juillet 2021

31.07.2021 – SAINT DU JOUR

Saint Ignace de Loyola
Prêtre et fondateur de la 
« Compagnie de Jésus » 
(1491-1556)

Ignace (en espagnol : Íñigo López de Loyola) naît au château de Loyola, en Espagne, le 24 décembre 1491 ; il est le dernier de 13 enfants de Beltran Ibañez de Oñaz et de Marina Sanchez de Licona.

Il fut d’abord page du roi Ferdinand V ; puis il embrassa la carrière des armes. Il ne le céda en courage à personne, mais négligea complètement de vivre en chrétien, dirigé uniquement par l’orgueil et l’amour des plaisirs. De ce chevalier mondain, Dieu allait faire l’un des premiers chevaliers chrétiens de tous les âges. 

Au siège de Pampelune, un boulet de canon brisa la jambe droite du jeune officier, qui en peu de jours fut réduit à l’extrémité et reçut les derniers sacrements. Il s’endormit ensuite et crut voir en songe saint Pierre, qui lui rendait la santé en touchant sa blessure. À son réveil, il se trouva hors de danger, quoique perclus de sa jambe. 

Pour se distraire, il demanda des livres ; on lui apporta la Vie de Jésus-Christ et la Vie des Saints. Il les lut d’abord sans attention, puis avec une émotion profonde. Il se livra en lui un violent combat ; mais enfin la grâce l’emporta, et comme des hommes de cette valeur ne font rien à demi, il devint, dans sa résolution, un grand Saint dès ce même jour. Il commença à traiter son corps avec la plus grande rigueur ; il se levait toutes les nuits pour pleurer ses péchés. Une nuit, il se consacra à Jésus-Christ par l’entremise de la Sainte Vierge, refuge des pécheurs, et lui jura une fidélité inviolable. Une autre nuit, Marie lui apparut environnée de lumière, tenant en ses bras l’Enfant Jésus.

Peu après, Ignace fit une confession générale et se retira à Manrèze, pour s’y livrer à des austérités qui n’ont guère d’exemple que dans la vie des plus célèbres anachorètes : vivant d’aumônes, jeûnant au pain et à l’eau, portant le cilice, il demeurait tous les jours six ou sept heures à genoux en oraison. Le démon fit en vain des efforts étonnants pour le décourager. C’est dans cette solitude qu’il composa ses Exercices spirituels, l’un des livres les plus sublimes qui aient été écrits par la main des hommes. Il fut ordonné prêtre à Venise en 1537.

Passons sous silence son pèlerinage en Terre Sainte et différents faits merveilleux de sa vie, pour rappeler celui qui en est de beaucoup le plus important, la fondation de la Compagnie de Jésus (1540), que l’on pourrait appeler la chevalerie du Christ et le boulevard de la chrétienté. Cette fondation est assurément l’une des plus grandes gloires de l’Église catholique ; sciences profanes et sciences sacrées, enseignement, apostolat, rien ne devait être étranger à la Compagnie d’Ignace.

Les vertus du fondateur égalaient ses grandes œuvres ; elles avaient toutes pour inspiratrice cette devise digne de lui : « Ad maiorem Dei gloriam! » (À la plus grande gloire de Dieu !).

Pour un approfondissement : 


>>> Ignace de Loyola

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Pèlerins avec Ignace: soirée de prière

Pèlerins avec Ignace, soirée de prière

Pèlerins avec Ignace: soirée de prière

Année ignatienne : un boulet de canon qui changea « le cours du monde »

« Le rêve de Dieu pour Ignace n’était pas centré sur Ignace »

Le boulet de canon qui blessa Ignace de Loyola et mena à sa conversion, changea « le cours du monde », affirme le pape François dans un message vidéo pour la prière internationale “Pèlerins avec Ignace” organisée en ligne ce 23 mai 2021. Un boulet de canon… français…

L’événement avait lieu à 20h sur les fuseaux horaires de Manille, Rome et New-York, dans le cadre de « l’Année ignatienne », célébrée du 20 mai 2021 au 31 juillet 2022, et sera marquée en France par un rassemblement à Marseille à la Toussaint.

« A Pampelune, il y a 500 ans, tous les rêves mondains d’Ignace volèrent en éclat en un instant », souligne le pape jésuite. Mais si « Ignace rata les rêves qu’il avait pour sa vie », cependant « Dieu avait un rêve plus grand pour lui » : « Le rêve de Dieu pour Ignace n’était pas centré sur Ignace. Il s’agissait d’aider les âmes. »

Au fil de ce message enregistré en espagnol, le pape François estime que la conversion « est une question quotidienne » : elle se fait « rarement une fois pour toutes » et elle demande « le discernement », qui consiste « à avoir une boussole pour pouvoir poursuivre le chemin qui a de nombreux virages et tournants ».

Sur ce chemin, les « autres » – personnes et situations  » – sont « des panneaux de signalisation » qui « nous aident à garder le cap et qui nous invitent à nous convertir toujours à nouveau », affirme-t-il également.

Avec l’Année ignatienne, la Compagnie de Jésus commémore la blessure d’Ignace lors d’une bataille à Pampelune en 1521. En se convertissant, « il est passé du statut de noble vaniteux focalisé sur le succès et la gloire dans le monde à celui de fondateur du plus grand ordre religieux catholique », peut-on lire sur le site officiel.

AKM

Message du pape François

Chers amis,

Je suis heureux de m’unir à vous dans cette prière pour l’Année ignatienne, dans la célébration de la conversion de saint Ignace. J’espère que tous ceux qui s’inspirent d’Ignace, de la spiritualité ignatienne, pourront vivre réellement cette année comme une expérience de conversion.

A Pampelune, il y a 500 ans, tous les rêves mondains d’Ignace volèrent en éclat en un instant. Le boulet de canon qui le blessa changea le cours de sa vie, et le cours du monde. Les choses petites en apparence peuvent être importantes. Ce boulet de canon signifie aussi qu’Ignace rata les rêves qu’il avait pour sa vie. Mais Dieu avait un rêve plus grand pour lui. Le rêve de Dieu pour Ignace n’était pas centré sur Ignace. Il s’agissait d’aider les âmes. C’était un rêve de rédemption, un rêve de sortie dans le monde entier, accompagné par Jésus, humble et pauvre.

La conversion est une question quotidienne. Elle se fait rarement une fois pour toutes. La conversion d’Ignace a commencé à Pampelune, mais elle ne s’est pas finie là. Il s’est converti toute sa vie durant, jour après jour. Et cela signifie que toute sa vie, il a mis le Christ au centre. Et il l’a fait à travers le discernement. Le discernement ne consiste pas à réussir toujours dès le début, mais plutôt à naviguer et à avoir une boussole pour pouvoir poursuivre le chemin qui a de nombreux virages et tournants, en se laissant toujours guider par l’Esprit Saint, qui nous conduit à la rencontre avec le Seigneur.

Dans ce pèlerinage sur la terre, nous rencontrons les autres, comme le fit Ignace dans sa vie. Ces autres sont des signaux qui nous aident à garder le cap et qui nous invitent à nous convertir toujours à nouveau. Ce sont des frères, ce sont des situations, et Dieu nous parle aussi à travers eux. Ecoutons les autres. Lisons les situations. Nous sommes des panneaux de signalisation pour les autres, nous aussi, en montrant le chemin de Dieu. La conversion se fait toujours en dialogue, en dialogue avec Dieu, en dialogue avec les autres, en dialogue avec le monde.

Je prie afin que tous ceux qui s’inspirent de la spiritualité ignatienne puissent faire ce voyage ensemble en tant que famille ignatienne. Et je prie afin que beaucoup d’autres découvrent la richesse de cette spiritualité que Dieu a donnée à Ignace.

Je vous bénis de tous coeur, afin que cette année soit réellement une inspiration pour aller de par le monde, aider les âmes, en voyant toutes les choses nouvelles en Christ. Et aussi une inspiration pour nous laisser aider. Personne ne se sauve seul : soit nous nous sauvons en communauté, soit nous ne nous sauvons pas. Personne ne montre le chemin à l’autre. Seul Jésus nous a montré le chemin. Nous nous aidons mutuellement à trouver et à suivre ce chemin.

Source: ZENIT.ORG, le 23 mai 2021