Fête de Saint-André: François exprime son amitié avec Bartholomée

Le Pape François et le Patriarche Bartholomée au Vatican, le 4 octobre 2021.Le Pape François et le Patriarche Bartholomée au Vatican, le 4 octobre 2021. (Vatican M

Fête de Saint-André: François exprime son amitié avec Bartholomée

La mémoire liturgique de saint André a donné lieu à un message du Pape François, remis à Bartholomée par le cardinal Koch. Tout comme une délégation orthodoxe du Patriarcat de Constantinople est traditionnellement présente à Rome pour la fête des saints Pierre et Paul, chaque 29 juin, une délégation catholique romaine se déplace en Turquie chaque 30 novembre pour s’associer à la fête de Saint-André.

Cyprien Viet – Cité du Vatican

Ce mardi 30 novembre, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens, a dirigé la délégation du Saint-Siège à Istanbul à l’occasion de la célébration de la Saint-André, célébrée par le Patriarche de Constantinople, Bartholomée 1er, en l’église Saint-Georges-du-Phanar.

Dans une lettre autographe remise en mains propres au Patriarche Bartholomée par le cardinal Koch, le Pape François a manifesté une nouvelle fois sa volonté de rapprochement œcuménique entre les deux Églises. «À l’occasion de la fête de l’apôtre André, premier appelé et frère de l’apôtre Pierre, patron de l’Église de Constantinople et du Patriarcat œcuménique, ma pensée se tourne vers toi, frère bien-aimé dans le Christ, et vers l’Église que notre Seigneur Jésus, « le grand pasteur des brebis » (He 13, 20), a confiée à ton ministère», écrit l’évêque de Rome.

Le Pape François précise lui adresser ce message «non seulement en raison de notre propre amitié fraternelle, mais aussi en raison du lien ancien et profond de foi et de charité entre l’Église de Rome et l’Église de Constantinople».

Il se réjouit de la récente visite du Patriarche Bartholomée, venu à Rome en octobre dernier, ce qui leur a donné l’occasion de partager des «préoccupations concernant le présent et l’avenir de notre monde», mais aussi un «engagement commun à aborder des questions d’une importance cruciale pour toute la famille humaine, notamment le soin de la création, l’éducation des générations futures, le dialogue entre les différentes traditions religieuses et la poursuite de la paix». Quatre évènements successifs avaient en effet motivé la présence de Bartholomée à Rome : une rencontre interreligieuse sur le soin de la Création, à la l’approche de la COP26 ; une réunion dédiée au Pacte éducatif mondial : la rencontre pour la paix organisée par Sant’Egidio au Colisée ; et enfin le lancement, à l’Université pontificale du Latran, d’un cycle d’études sur l’écologie intégrale.

Renforcer le lien entre les Églises

«En tant que pasteurs, nous renforçons, avec nos Églises, le lien profond qui nous unit déjà, car notre responsabilité commune face aux défis actuels découle de notre foi partagée en Dieu le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre ; en l’unique Seigneur Jésus-Christ, son Fils, qui s’est fait homme pour notre salut, est mort et ressuscité des morts; et en l’Esprit Saint, Seigneur et dispensateur de vie, qui harmonise les différences sans les abolir», écrit le Pape François.

Il invite à persévérer dans les efforts destinés à «rendre visible notre communion».  «Tout en reconnaissant qu’il reste des questions théologiques et ecclésiologiques au cœur des travaux de notre dialogue théologique en cours, j’espère que catholiques et orthodoxes pourront de plus en plus travailler ensemble dans les domaines où il est non seulement possible, mais impératif de le faire», souligné l’évêque de Rome

Sur ce «chemin de la pleine communion entre nos Églises», «nous sommes soutenus par l’intercession des saints frères Pierre et André, nos saints patrons. La pleine unité à laquelle nous aspirons est, bien sûr, un don de Dieu, par la grâce de l’Esprit Saint. Que le Seigneur nous aide à être prêts à accueillir ce don par la prière, la conversion intérieure et l’ouverture à la recherche et à l’offre du pardon», conclut le Pape François, qui échange une «étreinte de paix» avec le Patriarche de Constantinople.

Source: VATICANNEWS, le 30 novembre 2021

30.11.2021 – SAINT DU JOUR

Saint André

Apôtre et martyr
(† v. 62)

André, frère de saint Pierre, est le premier des apôtres qui ait connu Jésus-Christ, aussitôt après son baptême sur les bords du Jourdain. Toutefois son appel définitif ne date que du moment où Jésus le rencontra avec son frère Simon, jetant les filets pour pêcher, dans le lac de Tibériade, et leur dit à tous deux : « Suivez-moi, je vous ferai pêcheurs d’hommes. » (Mt 4,19)

Après la Pentecôte, André prêcha dans Jérusalem, la Judée, la Galilée, puis alla évangéliser les Scythes, les Éthiopiens, les Galates et divers autres peuples jusqu’au Pont-Euxin. Les prêtres de l’Achaïe prirent soin d’envoyer aux églises du monde entier la relation de son martyre, dont ils avaient été les témoins oculaires. Menacé du supplice de la croix : « Si je craignais ce supplice, dit-il, je ne prêcherais point la grandeur de la Croix. » Le peuple accourt en foule, de tous les coins de la province, à la défense de son apôtre et menace de mort le proconsul. Mais André se montre, calme la foule de chrétiens ameutés, les encourage à la résignation et leur recommande d’être prêts eux-mêmes au combat.

Le lendemain, menacé de nouveau : « Ce supplice, dit-il au juge, est l’objet de mes désirs ; mes souffrances dureront peu, les vôtres dureront éternellement, si vous ne croyez en Jésus-Christ. » Le juge irrité le fit conduire au lieu du supplice. Chemin faisant, l’apôtre consolait les fidèles, apaisait leur colère et leur faisait part de son bonheur. D’aussi loin qu’il aperçut la croix, il s’écria d’une voix forte : 

« Je vous salue, ô Croix consacrée par le sacrifice du Sauveur ; vos perles précieuses sont les gouttes de son sang. Je viens à vous avec joie, recevez le disciple du Crucifié. Ô bonne Croix, si longtemps désirée, si ardemment aimée, rendez-moi à mon divin Maître. Que par vous je sois admis à la gloire de Celui qui par vous m’a sauvé. »

Il se dépouilla lui-même de ses vêtements, les distribua aux bourreaux, puis fut lié à une croix d’une forme particulière, appelée depuis croix de Saint-André. 

Du haut de sa croix, il exhortait les fidèles et prêchait les païens, attendris eux-mêmes. Une demi-heure avant son dernier soupir, son corps fut inondé d’une lumière toute céleste, qui disparut au moment où il rendit l’âme.

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :

>>> André, le Protoclet

Saint André priez pour nous !

30.11.2020 – SAINT, APÔTRE ET MARTYR DU JOUR

Saint André

Apôtre et martyr
(† v. 62)

André, frère de saint Pierre, est le premier des apôtres qui ait connu Jésus-Christ, aussitôt après son baptême sur les bords du Jourdain. Toutefois son appel définitif ne date que du moment où Jésus le rencontra avec son frère Simon, jetant les filets pour pêcher, dans le lac de Tibériade, et leur dit à tous deux : « Suivez-moi, je vous ferai pêcheurs d’hommes. » (Mt 4,19)

Après la Pentecôte, André prêcha dans Jérusalem, la Judée, la Galilée, puis alla évangéliser les Scythes, les Éthiopiens, les Galates et divers autres peuples jusqu’au Pont-Euxin. Les prêtres de l’Achaïe prirent soin d’envoyer aux églises du monde entier la relation de son martyre, dont ils avaient été les témoins oculaires. Menacé du supplice de la croix : « Si je craignais ce supplice, dit-il, je ne prêcherais point la grandeur de la Croix. » Le peuple accourt en foule, de tous les coins de la province, à la défense de son apôtre et menace de mort le proconsul. Mais André se montre, calme la foule de chrétiens ameutés, les encourage à la résignation et leur recommande d’être prêts eux-mêmes au combat.

Le lendemain, menacé de nouveau : « Ce supplice, dit-il au juge, est l’objet de mes désirs ; mes souffrances dureront peu, les vôtres dureront éternellement, si vous ne croyez en Jésus-Christ. » Le juge irrité le fit conduire au lieu du supplice. Chemin faisant, l’apôtre consolait les fidèles, apaisait leur colère et leur faisait part de son bonheur. D’aussi loin qu’il aperçut la croix, il s’écria d’une voix forte : 

« Je vous salue, ô Croix consacrée par le sacrifice du Sauveur ; vos perles précieuses sont les gouttes de son sang. Je viens à vous avec joie, recevez le disciple du Crucifié. Ô bonne Croix, si longtemps désirée, si ardemment aimée, rendez-moi à mon divin Maître. Que par vous je sois admis à la gloire de Celui qui par vous m’a sauvé. »

Il se dépouilla lui-même de ses vêtements, les distribua aux bourreaux, puis fut lié à une croix d’une forme particulière, appelée depuis croix de Saint-André. 

Du haut de sa croix, il exhortait les fidèles et prêchait les païens, attendris eux-mêmes. Une demi-heure avant son dernier soupir, son corps fut inondé d’une lumière toute céleste, qui disparut au moment où il rendit l’âme.

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :

>>> André, le Protoclet

Saint André, priez pour nous !