La prière rafraîchissante du père Guy Gilbert pour retrouver le moral
La Prière « Dieu seul se suffit à Lui-même, mais il a préféré compter sur toi ! », écrite par le père Guy Gilbert, nous rappelle que si nous manquons parfois de confiance en nos capacités, Dieu ne cesse jamais de croire en nous.
Né en 1935, ordonné en 1965, le père Guy Gilbert est connu pour son franc-parler et appelé le « curé des loubards ». Outre les nombreux ouvrages qu’il a écrits, il est également l’auteur de cette prière rafraîchissante, à réciter à chaque fois que votre moral est en berne.
« Dieu seul peut créer, mais tu peux valoriser ce qu’Il a créé. Dieu seul peut donner la Vie, mais tu peux la transmettre et la respecter. Dieu seul peut donner la Santé, mais tu peux orienter, guider, soigner. Dieu seul peut donner la Foi, mais tu peux donner ton témoignage. Dieu seul peut infuser l’Espérance, mais tu peux rendre la confiance à ton frère. Dieu seul peut donner l’Amour, mais toi tu peux apprendre à l’autre à aimer. Dieu seul peut donner la Joie, mais tu peux sourire à tous. Dieu seul peut donner la Force, mais toi tu peux soutenir un découragé. Dieu seul est le Chemin, mais tu peux l’indiquer aux autres. Dieu seul est la Lumière, mais tu peux la faire briller aux yeux des autres. Dieu seul est la Vie, mais tu peux rendre aux autres le désir de vivre. Dieu seul peut faire des Miracles, mais tu peux être celui qui apporte les cinq pains et les deux poissons. Dieu seul pourra faire ce qui paraît impossible, mais tu pourras faire le possible. Dieu seul se suffit à Lui-même mais il a préféré compter sur toi ! Ainsi-soit-il. »
Dieu, infiniment saint et glorifié dans vos Saints,
qui avez inspiré au saint moine et ermite Charbel de vivre et de mourir dans une parfaite ressemblance avec Jésus, lui accordant la force de se détacher du monde afin de faire triompher, dans son ermitage, l’héroïsme des vertus monastiques : la Pauvreté, l’Obéissance et la Chasteté, nous vous supplions de nous accorder la grâce de vous aimer et de vous servir à son exemple.
Seigneur Tout-Puissant, qui avez manifesté le pouvoir de l’intercession de saint Charbel par de nombreux miracles et faveurs, accordez-nous la grâce (LA CITER) que nous implorons par son intercession. Ainsi soit-il.
La Prière pour désirer la Sagesse de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort « Sagesse, venez donc, par la foi de Marie » :
« Ô Sagesse, venez, le pauvre vous en prie, par le sang de mon doux Jésus, par les entrailles de Marie.
Nous ne serons point confondus ! Pourquoi prolongez-vous si longtemps mon martyre ?
Je vous recherche nuit et jour ! Venez, mon âme vous désire, venez, car je languis d’amour !
Ma bien-aimée, ouvrez, l’on frappe à votre porte, ah ! Ce n’est pas un étranger, c’est un coeur que l’amour transporte qui n’a que chez vous où loger !
Si vous ne voulez pas que je vous appartienne, laissez-moi vous importuner, laissez-moi toujours dans la peine de vous chercher sans vous trouver.
Je me jette en esprit au pied de votre trône, si vous ne voulez pas de moi, du moins donnez-moi quelque aumône pour les pauvres remplis de foi.
Sagesse, que je crains qu’un malheur ne m’arrive ! C’est d’être lâche et négligent, c’est de manquer d’une foi vive, pour vous aimer éperdument.
Digne Mère de Dieu, Vierge pure et fidèle, communiquez-moi votre foi, j’aurai la Sagesse par elle, et tous les biens viendront en moi.
Sagesse, venez donc, par la foi de Marie, Vous n’avez pu lui résister, elle vous a donné la vie, elle vous a fait incarner.
Je crois sans hésiter : rien ne m’est impossible.
En moi la Sagesse viendra, Dieu l’a dit, il est infaillible !
Qui prie en croyant recevra, qui frappe en croyant entrera, qui cherche en croyant trouvera ! Amen. »
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716)
La Prière de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort « Je Vous salue Marie » :
« Je Vous salue Marie, Fille bien-aimée du Père Éternel ; je vous salue, Marie, Mère admirable du Fils ;
je vous salue, Marie, Épouse très fidèle du Saint-Esprit ;
je vous salue, Marie, ma chère Mère, mon aimable Maîtresse et ma puissante Souveraine,
je vous salue, ma joie, ma gloire, mon cœur et mon âme !
Vous êtes toute à moi par miséricorde, et je suis tout à vous par justice.
Et je ne le suis pas encore assez : je me donne à vous tout entier de nouveau, en qualité d’esclave éternel, sans rien réserver pour moi ni pour autre.
Si vous voyez encore en moi quelque chose qui ne vous appartienne pas, je vous supplie de le prendre en ce moment, et de vous rendre la Maîtresse absolue de mon pouvoir ;
de détruire et déraciner et d’y anéantir tout ce qui déplaît à Dieu, et d’y planter, d’y élever et d’y opérer tout ce qui vous plaira.
Et que la lumière de votre foi dissipe les ténèbres de mon esprit ;
que votre humilité profonde prenne la place de mon orgueil ;
que votre contemplation sublime arrête les distractions de mon imagination vagabonde ;
que votre vue continuelle de Dieu remplisse ma mémoire de votre présence ;
que l’incendie de la charité de votre cœur dilate et embrase la tiédeur et la froideur du mien ;
que vos vertus prennent la place de mes péchés ;
que vos mérites soient mon ornement et mon supplément devant Dieu.
Enfin, ma très chère et bien-aimée Mère, faites, s’il se peut, que je n’aie point d’autre esprit que le vôtre pour connaître Jésus-Christ et ses divines volontés ;
que je n’aie point d’autre âme que la vôtre pour louer et glorifier le Seigneur ;
que je n’aie point d’autre cœur que le vôtre pour aimer Dieu d’un amour pur et d’un amour ardent comme vous. Ainsi soit-il. »
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716)
Tout le monde connait aujourd’hui les principales recommandations formulées par les autorités sanitaires pour limiter la propagation du coronavirus. Mais à celles-là on pourrait en ajouter une autre d’ordre spirituel : avoir sur soi une image de la Vierge Marie et prier régulièrement.
Ce dernier conseil n’est autre que celui donné par saint Jean Bosco à Turin lors de l’épidémie de choléra qui a frappé la ville en 1854. Le prêtre italien avait alors demandé à des jeunes gens qu’il avait mandatés pour rendre visite aux malades de porter sur eux une image de la Vierge et de prier régulièrement.
Aucun d’entre eux n’avait été contaminé. Si les deux épidémies ne sont absolument pas comparables, son conseil est toujours valable : agir humblement avec foi et se confier à la Mère de Dieu.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Le Saint-Suaire dans la cathédrale de Turin (Vatican Media)
Prière devant le Saint-Suaire lors du Samedi Saint
Lors du Samedi Saint, l’archevêque de Turin et évêque de Suse, Mgr Cesare Nosiglia, dirigera une prière devant le Saint-Suaire dans la chapelle de la cathédrale où est conservée la précieuse relique pour demander la grâce de vaincre l’épidémie de Covid-19. Cette liturgie de prière et de contemplation sera retransmise en direct à la télévision et sur les réseaux sociaux.
Vatican News
L’archevêque de Turin, Mgr Nosiglia, a présenté ce samedi midi cette initiative prise après avoir reçu des milliers de messages de la part de fidèles lui demandant de pouvoir prier durant la Semaine Sainte devant le Saint-Suaire. Le but est de demander au «Christ mort et ressuscité – que le Saint-Suaire nous présente d’une manière aussi vraie et concrète – la grâce de vaincre le mal comme il l’a fait lui, confiant dans la bonté et la miséricorde de Dieu».
C’est ainsi que le Samedi Saint, à 17 heures en Italie, l’archevêque de Turin présidera une longue prière devant le Saint-Suaire. «Grâce à la télévision et aux réseaux sociaux, ce temps de contemplation mettra à disposition de tout le monde, dans le monde entier, l’image du Saint-Suaire qui nous rappelle la passion et la mort du Seigneur mais qui ouvre aussi notre cœur à la foi dans sa résurrection,» a expliqué Mgr Nosiglia.
«L’amour est plus fort: c’est l’annonce pascale que le Saint-Suaire nous amène à revivre et dont il remplit nos cœurs de reconnaissance et de foi, a-t-il poursuivi. Oui l’amour avec lequel Jésus nous a donné sa vie et que nous célébrons durant la Semaine Sainte est plus fort que la souffrance, la maladie, la contagion, les épreuves et le découragement. Rien ni personne ne pourra nous séparer de cet amour parce qu’il est fidèle pour toujours et qu’il nous unit à lui par un lien indissoluble.»
L’archevêque de Turin a également rappelé les mots que le Pape François avait adressés dans son message à l’occasion de l’ostension de 2013: «c’est Lui qui nous regarde pour nous faire comprendre quel grand amour il a eu pour nous, nous libérant du péché et de la mort. Ce visage parle à notre cœur et nous communique une grande paix et c’est comme s’il nous disait : aie confiance, ne perds pas l’espérance, la force de l’amour de Dieu et du Ressuscité vainc tout».
À l’issue de cette liturgie, sur les réseaux sociaux, seront retransmis un dialogue et une réflexion entre experts et témoins de la période si particulière que nombre de personnes vivent dans le monde.
Photo prise dans un centre d’accueil pour sans-abri à Boston, le 2 avril 2020.
Covid-19 : le témoignage d’une femme sans domicile fixe
Debbie, une femme sans domicile fixe vivant à Boston, nous raconte son expérience pendant le Covid-19.
Sr Bernadette Mary Reis, fsp
Debbie avait un emploi stable et bien rémunéré. Elle était infirmière de nuit dans un hôpital de Boston. Parmi ses dernières vacances, elle a fait des pèlerinages en Terre Sainte et à Rome et même une croisière dans les Caraïbes. N’ayant jamais été mariée, Debbie subvenait bien à ses besoins.
Un passé difficile
Mais peu de temps après avoir quitté le Midwest pour Boston, Debbie a commencé à boire. Plus tard, elle a ajouté de la drogue à sa consommation d’alcool. Lorsque sa vie a commencé à toucher le fond, elle a commencé à fréquenter les Alcooliques Anonymes, ce qu’elle fait encore aujourd’hui. Depuis, elle est restée sobre. Grâce à l’aide d’un prêtre local de Boston, Debbie a retrouvé le chemin de la foi catholique. Elle a fini par devenir ministre de l’Eucharistie dans sa paroisse, et sa vie avait retrouvé une certaine stabilité.
La perte d’emploi
Puis l’impensable est arrivé. Il y a environ dix ans, peu après la mort d’un de ses parents, Debbie a perdu son emploi.
«J’ai pris un peu de congé. Après environ un an, j’ai commencé à chercher du travail et je n’ai rien trouvé, et c’est à ce moment-là que ma dépression s’est installée. Ensuite, je suis restée à la maison jusqu’à ce que l’argent s’épuise. Je me souviens que de temps en temps, je me disais : « L’argent va disparaître ». Et c’est ce qui s’est passé. Peu de temps après, j’ai dû quitter l’appartement. J’ai vécu dans ma voiture pendant trois ans et maintenant je suis au refuge depuis environ dix mois.»
Dans l’abri pendant le Covid-19
Les refuges aux États-Unis ont adopté des mesures de précaution pour éviter que le Covid-19 ne se propage parmi leurs hôtes. Cependant, comme nous le dit Debbie, il y a des limites à ce que l’on peut faire lorsque les personnes vivant dans des abris sont si proches les unes des autres.
«Au début, c’était une distanciation sociale quand on sortait. Mais dans le refuge, nous ne pouvions vraiment pas – je veux dire qu’il y avait beaucoup de lavage de mains, ils ont mis des moustiquaires entre les lits pour essayer d’aider de cette manière. Mais pendant la soirée, nous étions tous dans une même pièce, assis à des tables ensemble. Finalement, le virus est entré dans l’abri. Ce n’était qu’une question de temps. Nous savions que cela arriverait.»
La pire crainte de Debbie est devenue réalité lundi. Elle a découvert qu’elle avait été exposée au coronavirus. Lorsqu’elle a appris qu’elle allait être transférée dans un établissement inconnu, le choc s’est fait sentir.
Mise en quarantaine
Debbie a été rapidement isolée et a dû attendre l’arrivée du transport pour être emmenée – quelque part. Elle n’a pas été autorisée à prendre ses propres affaires dans son casier. Une des femmes travaillant au refuge a pris ses affaires dans son casier. Où Debbie s’est-elle donc retrouvée ?
«Je suis dans ce qui était un centre de réhabilitation dans un quartier de Boston. Il est fermé depuis je ne sais pas combien de temps, depuis un bon moment. Ils l’ont réouvert spécialement pour ça, pour avoir un endroit où mettre les patients. Nous sommes tous ici en quarantaine, nous avons été exposés. Il n’y a pas de cas connu et je ne pense pas qu’il y en aura ici. C’est comme une zone de transit. Si vous développez des symptômes, vous allez ailleurs.»
Soins dans l’installation de quarantaine
Debbie décrit le personnel comme «très gentil» et attentionné. La plupart des personnes présentes sont très discrètes. On leur fournit tout ce dont ils ont besoin, et même plus, comme le décrit Debbie.
«En gros, vous restez dans votre chambre. Si vous sortez dans le couloir, vous devez porter un masque et des gants. Une infirmière passe le matin, vérifie nos signes vitaux et nous pose ensuite toute une série de questions : Vous toussez ? Avez-vous mal ? Tout ce qui concerne notre histoire. La liste des symptômes est très complète. Il y a un médecin sur place. Le personnel est très gentil. Ils fournissent les repas. Ils viennent constamment nous voir, pour nous demander si on va bien. Plusieurs d’entre nous n’ont pas de vêtements de nuit parce que, vous savez, on vous sort d’un refuge qui vous fournit des choses… Ils travaillent pour nous procurer les choses dont nous avons besoin. Ils nous offrent des livres, des cartes. Ils semblent se soucier de nous, vraiment. Je suis très à l’aise avec eux.»
Quelle est la prochaine étape ?
La question omniprésente dans l’esprit d’un sans-abri est « Et demain ?”
«Je vais retourner au refuge. J’espère. Ils ouvrent des dortoirs qui ne sont pas utilisés dans les universités et ce genre de choses. Ainsi, ils soulagent la foule dans les abris. J’espère que je vais retourner au refuge où j’étais. Mes affaires sont là.»
Compter sur la prière
Juste avant le début de notre entretien, Debbie m’a dit qu’elle était très reconnaissante que les gens prient pour elle. Dès la fin de l’entretien, elle m’a dit qu’elle allait ajouter son nom à des listes de prières sur Internet. Ses derniers mots sur l’interview portaient également sur la prière :
«Je suis très heureuse que tant de gens prient pour moi et j’espère rester en bonne santé.»
Debbie sera heureuse de savoir que vous aussi, vous prierez pour elle, et pour d’autres sans-abri comme elle.