Méditation du dimache de la Résurrection: « Croire en la résurrection du Christ »

2020.06.12 Vangelo del giorno pregare preghiera Bibbia2020.06.12 Vangelo del giorno pregare preghiera Bibbia  (©4Max – stock.adobe.com)

Méditation du dimache de la Résurrection: « Croire en la résurrection du Christ »

Le Père jésuite Miche N’TANGU nous introduit à la méditation avec les lectures du dimanche de la résurrection du Seigneur de l’année B.

Chers Frères et Sœurs,

Pour notre méditation de ce dimanche de Pâques, je vous invite à quitter nos ténèbres spirituelles permanentes pour nous rendre au tombeau afin de rencontrer dans la foi le Christ ressuscité, Lumière qui illumine tout homme (EP 5,8-14). Désormais, le Christ ressuscité nous invite à rajuster notre regard de foi sur les personnes, les choses et les événements de ce monde à la lumière de sa résurrection.

Dans l’évangile que nous venons d’entendre, nous voyons Marie Madeleine qui part « au tombeau de bon matin. » (…). Et l’évangéliste a raison d’insister que « C’était encore les ténèbres. ».  En effet, Il faisait sombre dans le cœur de Marie Madeleine ainsi que dans les cœurs des apôtres. Pendant trois ans, ils avaient suivi leur maître Jésus. Ils avaient écouté ses paroles porteuses d’espérance. Ils avaient mis tout leur amour et toute leur confiance en Lui. Ils comptaient sur Lui pour être le libérateur d’Israël. Ce serait un nouveau départ pour un monde de justice et de bonheur. Mais voilà que tout s’est arrêté au soir du vendredi. Jésus venait d’être arrêté, condamné et mis à mort sur une croix. C’était la fin d’une belle aventure.

Mais voilà qu’au matin de Pâques, les ténèbres se dissipent, et soudain une lumière apparaît car quelque chose de nouveau est en train de se produire. Il s’agit d’un événement qui va bouleverser la vie des milliers des chrétiens dans le monde jusqu’aujourd’hui. Le tombeau vide. Marie arrive au tombeau et remarque que Jésus n’est pas là. Pas Vrai ?

 Il est ressuscité ? Elle ne croit pas encore sur le champ. Désolée de la mort de Jésus et plus encore de l’accident qu’on lui dérobe jusqu’à son cadavre. Elle court alors pour alerter Simon Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait que le corps de Jésus n’était plus là. Toute énervée, elle ne semble ne retenir qu’une explication, la plus dramatique. Elle leur dit : On a enlevé le Seigneur de son tombeau et nous ne savons pas où on l’a mis. Marie Madeleine était loin de penser à une résurrection. Pour elle, Jésus n’est plus là. En criant sa détresse aux disciples, ceux-ci courent aussi vers le tombeau. « Alors Pierre et l’autre disciple sortirent pour se rendre au tombeau » nous dit l’évangile. Mais pour voir quoi ? Il n’y avait en réalité rien à voir, rien à emporter, rien à constater. Si ce n’est que le linceul bien rangé, mais le corps de Jésus n’y est plus. Le tombeau est vide. Tous voient les bandelettes. Mais l’’autre disciple vit et il crut. On peut se demander ce que cet autre disciple voit que Marie-Madeleine et Pierre n’ont pas vu si ce ne sont que : Les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus.

Qu’est-ce que cela veut dire ? Il doit y avoir une explication. Oui, chers frères et sœurs, Il peut y avoir plusieurs explications. C’est que Jean est capable d’interpréter ce qui se passe dans le tombeau vide, d’en comprendre le sens.  Le disciple bien aimé reconnaît que les bandelettes abandonnées sont le signe évident que Jésus est ressuscité. C’est pourquoi, Il vit et il crut.

Quelle est la leçon théologique de ce texte de pâques ?  Cette course, de grand matin, alors qu’il fait encore sombre, est bien à l’image de nos cœurs comme celui de Marie Madeline et des apôtres, remplis  de ténèbres et de tristesses, d’inquiétudes et d’angoisses , des soucis et des problèmes.

 Comme les disciples qui ne pensaient pas aux paroles que Jésus leur avait dites à plusieurs reprises quand il leur annonçait sa mort et sa résurrection, nous sommes parfois comme eux, enveloppés des ténèbres spirituelles qui nous empêchent de croire à la lumière de la résurrection apportée par le Christ.   C’est pareil pour nous, lorsque tout est sombre, nous nous mettons à broyer du noir. Nous évacuons dans notre vie toute lueur d’espérance du matin de Pâques.

Aujourd’hui, la lumière de la résurrection du Christ a resplendi dans nos cœurs. Elle vient dissiper les ténèbres, tout devient désormais clair.  En ce jour de Pâques, demandons au Seigneur, sa grâce et sa lumière afin qu’elles viennent réveiller et raffermir notre foi. « Christ notre Pâques est vraiment ressuscité. Nous croyons ». Tel est l’objet de notre joie pascale. Amen !

Méditation du dimanche de la résurrection de l’année liturgique B avec le Père Michel N’TANGU, SJambale, SJ

Père jésuite Miche N’TANGU

Source: VATICANNEWS, le 2 avril 2021

Méditation 5ème dimanche du Temps Ordinaire: «Jésus guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies»

Méditation 5ème dimanche du Temps Ordinaire: «Jésus guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies»

Le Père Jésuite Michel Ntangu nous introduit à la méditation avec les lectures du 5e dimanche du Temps Ordinaire de l’année liturgique B.

Aujourd’hui, c’est le 5e dimanche du temps ordinaire du temps liturgique. Le texte de l’évangile de Marc (1,29-39) nous présente Jésus à Capharnaüm, le centre de son ministère, et plus exactement chez Simon Pierre. Nous lisons : « Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.  Et le texte de l’évangile continu au verset : « La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était»

Nous voyons donc Jésus s’approcher des pauvres et des souffrants qu’on lui amène et par le simple geste de les toucher et d’étendre sa main sur eux, il les guérit de leurs maladies comme ce fut le cas de la belle-mère de l’apôtre Pierre.  En guérissant les malades et en chassant les mauvais esprits, Jésus les libère de tout mal en leur communiquant la vraie vie. Et il y avait beaucoup des gens qui cherchaient vivement à le rencontrer. Certains étaient certainement poussés par les prodiges qu’il a accomplis dans leurs vies, d’autres par simple curiosité.

Toutefois, dans l’Evangile d’aujourd’hui, Marc nous rappelle le sens de sa mission du Christ. Il est venu nous annoncer le message de salut, celui de « l’Amour de Dieu pour l’homme et sa présence par nous ». Le Christ nous invite à adhérer avec joie à cette mission car Il est lui-même « la Bonne Nouvelle éternelle » pour tous. Donc, il n’y a pas aucun motif pour lequel quelqu’un puisse penser que cette invitation n’est pas pour lui. Car toute situation de maladie comme celle de la simple fièvre de la belle-mère de Pierre à celle extrême et catastrophique de Job dans la première lecture (Job, 7,1-4,6-7), l’homme n’est exclu de la « Bonne nouvelle d’Amour de Dieu » que nous apporte Jésus-Christ. Le Seigneur dit : « Allons ailleurs, dans les bourgs voisins, afin que j’y prêche aussi, car c’est pour cela que je suis sorti. Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons » » (Mc 1,38).  Le Seigneur Jésus ne veut exclure personne de la joie de l’évangile pour reprendre l’expression du Pape François dans son exhortation apostolique « Evangelium Gaudium » sur l’annonce de l’évangile dans le monde d’aujourd’hui. Le pape nous rappelle que « la joie du chrétien doit être le signe que l’Évangile a été annoncé et donne du fruit. Mais  nous devons reconnaître que l’évangile du Christ a toujours la dynamique de l’exode et du don, du fait de sortir de soi, de marcher et de semer toujours de nouveau, toujours plus loin »

 C’est pourquoi, certaines expressions de saint Paul dans la seconde lecture ne devraient pas alors nous étonner : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Co 9,16-19.22-23).  Pour lui, le fait d’annoncer l’Evangile, ce n’est pas là pour lui un motif de fierté mais une nécessité qui s’impose à lui. A la suite du Christ, Paul à découvert la richesse et sa beauté inépuisables du message Christ. Et comme Paul, tout chrétien qui veut suivre le Christ ne doit jamais cesser de s’émerveiller de bonne nouvelle du Christ et de l’annoncer avec joie à l’autre.   Paul ajoute : « Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns. ». Ainsi, dans la parole de Saint Paul apparaît constamment ce dynamisme de «la sortie» que le Christ veut provoquer chez les croyants «l’annonce le message du salut aux autres ». Partager la joie de l’évangile est le chemin que le Seigneur Jésus demande à nous tous.  Tout chrétien ou toute communauté chrétienne devra discerner comment sortir de son propre confort et avoir le courage de rejoindre toutes les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile. L’Evangile est toujours jeune et source constante de nouveauté pout tout chrétien.

Chers frères et sœurs,

Pour conclure cette méditation, demandons au Seigneur en formulant le vœu que nous puisons annoncer avec joie la bonne nouvelle du Christ et nous renouvelions le désir de faire le faire connaitre aux autres par toute ma vie de chaque jour. Amen !

Méditation du 5e dimanche du Temps Ordinaire de l’année liturgique B avec le Père Michel N’Tangu, SJ

Père Jésuite Michel Ntangu

Source: VATICANNEWS, le 6 février 2021