Analyse : Qu’est-ce qui se cache derrière les rumeurs de démission du pape François ?

Pope Francis at the general audience on Aug. 18, 2021.

Pape François à l’audience générale du 18 août 2021 / Vatican Media

Malgré les rumeurs persistantes, il n’y a aucune confirmation que le pape François est en train de rédiger un document définissant le rôle et les tâches d’un pape émérite. Rien n’indique non plus que le pape François pourrait bientôt renoncer au ministère pétrinien, comme Benoît XVI l’a fait avant lui.

Pourtant, certaines sources au Vatican continuent de croire que ces scénarios sont possibles, d’autant plus qu’ils semblent entrelacés : Les rumeurs sur la démission du pape François sont nées des rumeurs sur un éventuel document sur le statut du pape émérite, qui suscite également une discussion sur un éventuel conclave.

Si un document sur le rôle et les fonctions du pape émérite est à l’étude, c’est un secret bien gardé. Selon une source vaticane fiable, une telle entreprise ne peut être exclue, car il est possible que le pape rédige personnellement le document et qu’il ne le soumette aux bureaux responsables de la publication qu’une fois le projet achevé.

Les pressions pour mieux définir le statut d’un Pape émérite ont commencé il y a quelque temps. À un moment donné, le théologien Andrea Grillo est même allé jusqu’à demander l’établissement d’une « mort institutionnelle » pour un Pape émérite, déplorant les déclarations continues de Benoît XVI, qui, selon lui, étaient des « interférences ».

La nécessité de mieux réglementer la figure d’un pape émérite est venue de cercles qui se considéraient comme des partisans du pape François et qui craignaient que la déclaration publique de Benoît XVI ne crée une confusion autour de l’autorité de François. Ce groupe s’est montré particulièrement critique lorsque l’archevêque Georg Gaenswein, secrétaire particulier de Benoît XVI, a qualifié la situation actuelle d' »exceptionnelle », en raison de ce qu’il a décrit comme un « pontificat actif » et un pontificat « contemplatif ».

Benoît XVI a décidé de ne pas légiférer sur ce que serait son rôle après sa démission. Mais il a décidé de continuer à porter la soutane blanche et de prendre le titre de « pape émérite ». Cette décision diffère de l’idée traditionnelle selon laquelle un pape redevient cardinal lorsqu’il renonce au pontificat. C’est ce que pensait Pie XII, qui avait laissé une lettre de démission si les nazis mettaient à exécution le projet de l’enlever. « Quand ils arriveront, ils prendront le cardinal Pacelli, et non le pape Pie XII », aurait-il dit.

Selon le théologien italien Giovanni Cavalcoli, Benoît XVI a continué à porter du blanc parce qu’il considérait la papauté comme une seconde ordination épiscopale. Les évêques émérites, en fin de compte, conservent leurs emblèmes et leurs titres. Il en va de même pour le pape émérite, selon cette interprétation.

De cette manière, Benoît XVI s’est également assuré de ne pas influencer le conclave qui aurait choisi un successeur. Un cardinal, fût-il un ancien pape, pourrait participer aux réunions pré-conclave des cardinaux et, par conséquent, orienter le choix d’un successeur. Benoît XVI n’a jamais fait cela.

Ce que fera le Pape François reste un mystère. Jusqu’à présent, le pape François n’a jamais voulu définir la figure du pape émérite d’un point de vue juridique. Cependant, il avait entretenu une relation cordiale avec Benoît XVI et a toujours consenti lorsque le pape émérite lui demandait la possibilité de s’exprimer. Lors d’une de ses premières interviews avec lui en 2014, il avait déclaré que « le pape émérite n’est pas un statut et participe à la vie de l’Église. »

Pourquoi, alors, l’idée d’institutionnaliser la figure du pape émérite surgit-elle maintenant ?

Il semble y avoir plusieurs raisons. La première concerne la santé du Pape François. Après son opération du 4 juillet, le pape est apparu vigoureux et assez actif lors des audiences générales et de l’Angélus d’août. En outre, il prépare un voyage assez éprouvant à Budapest et en Slovaquie. Malgré tout, les rumeurs selon lesquelles le pape serait atteint d’une maladie « dégénérative » et « chronique » (selon les termes du site habituellement bien informé Il Sismografo) ont accéléré les discussions sur la nature du prochain conclave.

La pression pour une réforme des règles du conclave est partie d’auteurs pro-François. D’abord, Alberto Melloni et ensuite Massimo Faggioli ont plaidé en faveur d’un conclave avec un isolement prolongé des cardinaux, dès les réunions pré-conclave, qui se déroulent de manière semi-publique pendant une semaine avant les procédures secrètes à la Chapelle Sixtine. Tous deux ont également plaidé en faveur d’une période de temps entre le prononcé de l’élu et son acceptation, afin que le pape élu puisse être examiné à la loupe pour détecter les « squelettes dans le placard » qui pourraient nuire à son pontificat.

Ensuite, il y a une discussion juridique en cours concernant ce que certains experts considèrent comme des lacunes critiques. Le professeur italien de droit canonique de l’université de Bologne, Geraldina Boni, a rédigé une étude sur ce sujet.

Dans son étude, qui a été discutée dans les cercles du Vatican, Mme Boni présente « les raisons de la nécessité et de l’urgence d’une intervention du législateur suprême de l’Église (le pape) afin de combler deux lacunes juridiques : « la réglementation du Siège apostolique lorsque le pape ne peut pas exercer, temporairement ou définitivement, sa charge en raison d’un « empêchement irréversible », et la réglementation du « statut juridique d’un pontife romain qui a démissionné de sa charge. »

En bref : que faire lorsqu’un pape est atteint d’une maladie qui affecte son intelligence et sa volonté ? Et quel est le statut du Pape émérite ?

Les conversations croissantes sur l’essai de Boni ont conduit à des rumeurs de démission du pape François. La logique est la suivante : Si nous avons commencé à discuter du statut du Pape émérite, alors cela signifie que le Pape veut démissionner.

Le fait est qu’il n’y a jamais eu de signes indiquant que le pape François veut abandonner. François a déclaré à Nelson Castro, dans une interview publiée dans le livre « La Salud de los Papas » (« La santé des papes »), qu’il se voyait mourir « en tant que pape, ou en fonction ou émérite. »

Selon un prêtre argentin qui connaît le pape François depuis l’époque où il était à Buenos Aires, « il n’y a qu’une seule raison pour laquelle le pape François démissionnerait : pour pouvoir influencer le processus de choix de son successeur. »

C’est une lecture un peu dure de la personnalité du pape François. Toutefois, si les nouvelles règles supposées établissent que le pape émérite se situe dans le rang des cardinaux, sa présence dans les congrégations générales pré-conclave pourrait certainement influencer le choix de ses collègues cardinaux.

Quelle est la part de ragots dans tout cela et quelle est la part de vérité ? Tout d’abord, il est vrai que la santé du pape a subi un coup dur et que le pape François lui-même a commencé à accélérer certaines décisions au cas où quelque chose se produirait.

Des sources vaticanes ont déclaré à CNA qu’elles s’attendaient désormais à une clôture très rapide du processus apparemment sans fin de la réforme de la Curie, qui pourrait intervenir entre fin septembre et début octobre ; un nouveau consistoire pour la création de 5 ou 6 nouveaux cardinaux au début du mois d’octobre ; puis une « série de décisions aux tons durs », similaires à la publication de Traditionis Custodes.

Selon une source, « personne ne s’attend à ce que le pape meure ou démissionne de sitôt. Mais tout le monde se prépare à ne pas être pris par surprise lorsque cela se produira. »

Source: Catholic New Agency (CNA), le 30 août 2021

Le Pape encourage les religieux à relever le défi de l’inculturation

Le Pape encourage les religieux à relever le défi de l’inculturation

Le Pape a adressé un message vidéo pour le Congrès de la vie religieuse en Amérique latine et aux Caraïbes, organisé en ligne du 13 au 15 août. Il revient dans son intervention sur des thèmes qui lui sont chers, notamment l’inculturation et le sens de l’humour dans la vie communuautaire.

Cette réunion a pour thème « Vers une vie religieuse intercongrégationnelle, interculturelle et itinérante ». En rappelant «l’importance du défi de l’inculturation de la foi  pour la vie consacrée», François martèle que «l’unité n’est pas l’uniformité, mais l’harmonie multiforme».

L’harmonie, vécue grâce à l’Esprit Saint, conduit à «assumer les différences et valoriser les particularités, dans un esprit  d’interculturalité saine et ouverte». Les religieux ont ainsi un rôle fondamental à jouer pour le «développement d’une théologie inculturée, adaptée à la réalité locale et vecteur d’évangélisation. N’oublions pas qu’une foi qui n’est pas inculturée n’est pas authentique», insiste le Pape argentin.

«Entrez dans la vie du peuple fidèle, entrez dans le respect de ses coutumes, de ses traditions, en cherchant à réaliser la mission d’inculturation de la foi et d’évangélisation de la culture», exhorte François, revenant ainsi sur des thèmes souvent abordés au long de son pontificat, notamment lors du Synode sur l’Amazonie.

Le refus de l’inculturation mène la mission à l’échec

Le Pape émet aussi un sévère avertissement sur la stérilité de certaines attitudes d’imposition de modèles culturels au nom, prétendument, de la diffusion du christianisme. «Lorsque cette inculturation n’a pas lieu, la vie chrétienne, et plus encore la vie consacrée, aboutit aux positions gnostiques les plus aberrantes et ridicules. Nous l’avons vu, par exemple, dans la mauvaise utilisation de la liturgie. Ce qui compte, c’est l’idéologie et non la réalité des gens, et ceci n’est pas l’Évangile», regrette l’évêque de Rome. 

«La vie consacrée est experte en communion ; la vie consacrée est itinérante, elle est promotrice de la fraternité», explique le Pape, qui regrette de voir certaines communautés s’enfoncer, au contraire, dans l’angoisse de l’avenir et la nostalgie d’un passé idéalisé. «Combien de fois fait-on le calcul du nombre de religieux ou de religieuses dans ma congrégation, ou évaluons-nous les courbes décroissantes. C’est une tentation de survie. Il faudrait renoncer au critère des nombres, et au critère de l’efficacité, qui pourraient vous transformer en disciples craintifs, tournés vers le passé et abandonnés à la nostalgie.»

«Cette nostalgie est en fait le chant des sirènes de la vie religieuse», avertit le Pape, qui incite au contraire à «marcher avec le Seigneur sur les chemins de l’espérance», en rejoignant le «saint peuple fidèle de Dieu» là où il est, avec respect et dans la joie.

La joie et l’humour ouvrent un chemin vers la sainteté

«La paix, la joie, le sens de l’humour» sont des dimensions fondamentales dans la vie religieuse. «Il est si triste de voir des hommes et des femmes consacrés qui n’ont aucun sens de l’humour, qui prennent tout au sérieux. S’il vous plaît. Être avec Jésus, c’est être joyeux, c’est aussi avoir la capacité de ce sens de l’humour qui donne la sainteté», insiste le Pape en renvoyant à la lecture de son exhortation apostolique Gaudete et exsultate.

«Que Dieu vous bénisse et que l’Esprit Saint vous accorde la lumière de sa grâce afin que vous soyez toujours des hommes et des femmes de rencontre et de fraternité. Que la Sainte Vierge veille sur vous. Elle connaît la rencontre, la fraternité, la patience, l’inculturation. Elle sait tout cela. Qu’elle veille sur vous», conclut François, en demandant aux religieux de prier pour lui.

Source: VATICANNEWS, le 13 août 2021

ANGÉLUS À ROME DU 11 JUILLET 2021

Angélus: le Pape rappelle l’importance d’un système de santé accessible à tous

Première apparition publique du Pape François depuis son opération: le Saint-Père a récité la prière de l’Angélus depuis les fenêtres de sa chambre, à l’hôpital universitaire Gemelli de Rome.

«J’ai beaucoup ressenti votre proximité et le soutien de vos prières. Je vous remercie de tout mon cœur !» a d’emblée déclaré le Pape, qui, malgré sa convalescence, a tenu à maintenir ce rendez-vous dominical, en présence de fidèles et journalistes ayant fait le déplacement jusqu’à l’hôpital Gemelli où il se trouve depuis dimanche dernier. Souriant, le Pape les a salués du balcon du 10e étage, visiblement heureux de les retrouver. Brandissant des drapeaux et des banderoles, les fidèles l’ont chaleureusement applaudi. Aux cotés du Saint-Père, plusieurs enfants soignés au sein du département d’oncologie pédiatrique de l’hôpital.

Comme de coutume, François est revenu sur l’Évangile du jour relatant l’envoi en mission des disciples qui faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient» (Mc 6, 13). Cette huile est «certainement le sacrement de l’onction des malades, qui réconforte l’esprit et le corps», mais elle est aussi «l’écoute, la proximité, le soin, la tendresse de ceux qui s’occupent du malade: c’est comme une caresse qui fait du bien, qui apaise la douleur et qui soulage», a-t-il affirmé. Tôt ou tard, chacun a besoin de cette onction et aura ensuite mission de la donner à son tour «par une visite, un appel téléphonique, une main tendue à ceux qui ont besoin d’aide». Une des choses qui nous sera demandée lors du Jugement dernier sera précisément cette proximité avec les malades, a insisté l’évêque de Rome.

Importance d’un système de santé accessible à tous

Et le Pape d’apporter un témoignage personnel: «en ces jours d’hospitalisation, j’ai pu constater l’importance d’un bon service de santé, accessible à tous, comme c’est le cas en Italie et dans d’autres pays. (…) Il ne faut pas perdre ce bien précieux. Il faut le maintenir ! Et pour cela, nous devons tous nous engager, car il est utile à tous et nécessite la contribution de tous», a-t-il pointé, soulignant la nécéssité de sauvegarder les institutions assurant un service gratuit.

Le Saint-Père a également réitéré sa gratitude et ses encouragements aux médecins ainsi qu’à l’ensemble du personnel soignant et hospitalier. «Prions pour tous les malades, en particulier ceux qui se trouvent dans des conditions plus difficiles: personne ne doit être laissé seul, que tous puissent recevoir l’onction de l’écoute, de la proximité et du soin. Demandons-le par l’intercession de Marie, notre Mère, Santé des malades», a-t-il conclu. 

Au terme de l’Angélus, le Pape a évoqué le dimanche de la Mer, qui se tient ce 11 juillet, disant prier pour les marins et leurs familles, exhortant chacun à prendre soin des mers et des océans, notamment en en éliminant le plastique.

François a également mentionné la fête de saint Benoît, père fondateur du monachisme en Occident. L’occasion pour le Saint-Père de saluer toute la grande famille bénédictine, et d’inviter à prier pour l’Europe -dont saint Benoît est le patron- afin qu’elle soit «unie autour de ses valeurs fondatrices».

Source: VATICANNEWS, le 11 juillet 2021

Bonne évolution post-opératoire, le Pape s’alimente régulièrement

Entrée de l'hôpital Gemelli, à Rome Entrée de l’hôpital Gemelli, à Rome   (ANSA)

Bonne évolution post-opératoire, le Pape s’alimente régulièrement

Opéré dimanche dernier en raison d’une diverticulite, le Saint-Père est toujours hospitalisé à l’hôpital Gemelli à Rome. François s’est dit touché et reconnaissant pour les nombreux messages de soutien reçus. 

Vatican News

Le repos postopératoire du Pape François se poursuit, après l’intervention chirurgicale planifiée qu’il a subi dimanche dernier à l’intestin. Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, a donné de nouvelles informations dans une déclaration publiée ce mercredi 7 juillet.

«L’évolution postopératoire de Sa Sainteté le Pape François continue d’être régulière et satisfaisante. Le Saint-Père a continué à s’alimenter régulièrement, et la thérapie par perfusion a été suspendue», a-t-il indiqué. «L’examen histologique définitif a confirmé une sténose diverticulaire sévère avec des signes de diverticulite sclérosante», a ajouté Matteo Bruni.

Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a également expliqué que «le Pape François est touché par les nombreux messages et l’affection reçus ces jours-ci et exprime sa gratitude pour la proximité et la prière».

Depuis dimanche, plusieurs chefs d’État, des autorités religieuses et des groupes de fidèles ont en effet manifesté leur soutien au Souverain Pontife hospitalisé.

Dimanche, François a subi une intervention chirurgicale programmée d’une sténose diverticulaire du côlon. Elle s’est conclue dans la soirée.

La proximité de Bartholomée Ier et de l’imam al-Tayyeb

Parmi les derniers messages reçus figurent celui de Bartholomée Ier. Le patriarche œcuménique de Constantinople a adressé ses «vœux fraternels pour une convalescence rapide». Il assure le Pape de ses prières afin, écrit-il, «de vous revoir pour accomplir ensemble l’indispensable mission d’unité à laquelle le Christ nous appelle». «Le mystère du Christ mort et ressuscité se manifeste aussi dans la faiblesse de notre nature touchée par la chute ,et dans nos souffrances, afin que l’Évangile soit vécu en nous», ajoute-t-il en faisant référence à saint Paul.

Sur Twitter, l’Imam sunnite Ahmad al-Tayyeb de l’Université Al Azhar adresse des vœux à son «cher frère» pour un prompt rétablissement, «qui le ramènera à sa mission pour l’humanité».

«Que le Seigneur le soutienne avec la tendresse de son amour», écrit quant à lui le Centre anglican de Rome, tandis que la Communauté de Sant’Egidio assure accorder une «place particulière» au Pape François dans sa prière pour les malades, «afin qu’il retrouve rapidement la santé pour exercer pleinement son ministère de père et de pasteur».

De l’Amérique latine à la Nouvelle-Zélande

De l’autre côté de l’Atlantique, le CELAM (Conseil épiscopal latino-américain) adresse au Saint-Père son «salut filial». «La nouvelle du bon rétablissement du Souverain Pontife a suscité une profonde joie», écrit le président du CELAM, Mgr Héctor Miguel Cabrejos Vidarte, avant d’ajouter: «Notre préoccupation s’est transformée en prière et en proximité; avec nos fidèles, en tant que Peuple de Dieu, (…) nous continuons à prier pour vous».

Les catholiques de Nouvelle-Zélande sont eux aussi proches du Pape dans la prière, a assuré le cardinal John Dew, archevêque de Wellington et président de la Conférence épiscopale de Nouvelle-Zélande. «Il est encourageant de savoir que le Saint-Père a bien supporté l’opération et qu’il se remet bien», ajoute-t-il.

Source: VATICANNEWS, le 7 juillet 2021

Suspension des audiences générales en juillet

Le Pape François lors de l'audience générale du 30 juin 2021.Le Pape François lors de l’audience générale du 30 juin 2021.  (Vatican Media)

Suspension des audiences générales en juillet

La prochaine audience générale du Pape François se tiendra le mercredi 4 août.

Comme chaque année, le Vatican se met à l’heure estivale, avec un emploi du temps allégé pour le Pape François.

Les audiences générales sont suspendues durant le mois de juillet, et reprendront donc le mercredi 4 août. Un bref communiqué de la Salle de Presse du Saint-Siège a confirmé cette information transmise par la Préfecture de la Maison pontificale. 

Le Pape restera néanmoins au Vatican, et il assurera notamment la méditation de l’Angélus depuis la fenêtre du Palais apostolique chaque dimanche à midi. 

Source: VATICANNEWS, le 2 juillet 2021

Pour la Rencontre Mondiale des Familles, François invite à être créatif

Message vidéo du pape François, du 2 juillet 2021, pour la Xe Rencontre Mondiale des Familles qui aura lieu à Rome du 22 au 26 juin 2022.

Pour la Rencontre Mondiale des Familles, François invite à être créatif

Reportée d’un an à cause de la pandémie, le thème de cette rencontre sera «L’amour familial : vocation et chemin de sainteté».

Dans un message vidéo publié vendredi 2 juillet, le Saint-Père a présenté la Xe Rencontre Mondiale des Familles qui aura lieu à Rome du 22 au 26 juin 2022. L’initiative prendra l’année prochaine une forme inédite a détaillé François, impliquant les familles et les communautés diocésaines du monde entier.  L’évènement sera vécu sous une forme décentralisée, mettant en communion Rome et les diocèses du monde entier.

Afin de préparer au mieux cette rencontre, l’évêque de Rome invite donc les communautés diocésaines à être «vifs, actifs et créatifs, afin de vous organiser avec les familles, en accord avec ce qui se passera à Rome.» 

L’intégralité du message vidéo publié à cette occasion est à retrouver ci-dessus.

Source: VATICANNEWS, le 2 juillet 2021

ANGÉLUS DU 20 JUIN 2021, À ROME

Angélus: «La foi commence par la conviction d’avoir besoin de Dieu»

Lors de la prière de l’Angélus ce dimanche, le Pape François est revenu sur l’Évangile où Jésus calme la tempête devant ses disciples apeurés, invitant les fidèles à mettre le Christ au centre de leur vie et à garder confiance, même quand «nous nous sentons submergés par les problèmes».

Le Pape François a repris l’Évangile du jour où saint Marc relate l’épisode de la tempête apaisée (Mc 4, 35-41). La barque dans laquelle les disciples traversent le lac de Tibériade est battue par les vents et les vagues et ils ont peur de couler. Jésus lui, dort sur un coussin à l’arrière de la barque. Remplis de crainte, les disciples le réveillent et lui crient «Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ?»

«Tant de fois, nous aussi, assaillis par les épreuves de la vie, nous avons crié au Seigneur: « Pourquoi restes-tu silencieux et ne fais-tu rien pour moi ?”» a expliqué le pape, «surtout lorsque nous avons l’impression de couler, parce que l’amour ou le projet dans lequel nous avions placé de grands espoirs s’évanouit; ou lorsque nous sommes à la merci des vagues insistantes de l’anxiété; ou lorsque nous nous sentons submergés par les problèmes ou perdus au milieu de la mer de la vie, sans cap et sans port».

Un sommeil qui nous pousse à nous réveiller

«Dans ces situations et dans bien d’autres, nous aussi nous sentons étouffés par la peur, a relevé François, et, comme les disciples, nous risquons de perdre de vue ce qui est le plus important». Jésus en effet, même s’il dort, est bien là, avec ses disciples. Son sommeil, même s’il peut nous étonner, «nous met à l’épreuve»  a expliqué le Pape. «Le Seigneur, en effet, attend que nous l’impliquions, que nous l’invoquions, que nous le mettions au centre de ce que nous vivons. Son sommeil nous pousse à nous réveiller»

Et le Saint-Père d’expliquer qu’il ne suffit pas de croire que Dieu existe, mais qu’il faut «s’engager avec lui, élever la voix avec lui» comme il l’a fait pour calmer la tempête. Demandons-nous ainsi «quels sont les vents qui soufflent sur ma vie, quelles sont les vagues qui entravent ma navigation ?» a t-il poursuivi. 

Nous avons besoin de Jésus pour trouver notre cap

«Dieu veut que nous nous accrochions à Lui pour trouver un abri contre les raz-de-marée de la vie» a encore souligné François. L’Évangile nous dit que les disciples s’approchent de Jésus, le réveillent et lui parlent (cf. v. 38). «C’est le début de notre foi: reconnaître que par nous-mêmes nous ne sommes pas capables de rester à flot, que nous avons besoin de Jésus comme les marins des étoiles pour trouver notre cap».

La foi commence par la conviction que nous ne nous suffisons pas à nous-mêmes, «par le sentiment d’avoir besoin de Dieu» a précisé le Pape. Quand nous surmontons «la tentation de ne pas nous enfermer en nous-mêmes, quand nous surmontons aussi la fausse religiosité qui ne veut pas déranger Dieu», quand nous crions vers Lui, alors il peut faire des miracles. 

Dans l’Évangile de Marc, Jésus pose enfin une question à ses disciples, qui nous concerne tous a encore souligné le Souverain Pontife: «pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ?» «Combien de fois restons-nous à fixer les problèmes au lieu d’aller vers le Seigneur et de Lui confier nos soucis !» a ainsi interrogé François. «Combien de fois laissons-nous le Seigneur dans un coin, au fond de la barque de la vie, pour ne le réveiller qu’au moment où l’on en a besoin !» Le Pape a ainsi invité à demander la grâce d’une foi «qui ne se lasse pas de chercher le Seigneur, de frapper à la porte de son cœur».

Source: VATICANNEWS, le 20 juin 2021

ANGÉLUS DU 6 JUIN 2021, À ROME

Angélus: l’Eucharistie guérit parce qu’elle nous unit à Jésus

Ce dimanche 6 juin, où la Solennité du Corps et du Sang du Christ est fêtée en divers pays, le Pape François est revenu sur le sens du sacrement de l’Eucharistie. En elle le Seigneur nous rejoint dans nos fragilités, et nous permet de passer de l’égoïsme au don de soi-même. 

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican  

Un pain béni, rompu, puis partagé, à la veille de la crucifixion: «c’est ainsi, avec simplicité, que Jésus nous donne le plus grand sacrement», a rappelé le Saint-Père en commentant l’Évangile de cette solennité du Corpus Domini. Le Seigneur montre lors de la dernière Cène «que le but de la vie est de se donner, que la plus grande chose est de servir».

Trouver la force dans la faiblesse

François a particulièrement insisté sur la fragilité qui se dégage du sacrement de l’Eucharistie, devenant paradoxalement «une force: force de l’amour qui se fait petit pour être accueilli et non craint; force de l’amour qui se brise et se divise pour nourrir et donner la vie; force de l’amour qui se fragmente pour nous rassembler tous dans l’unité», et aussi «force d’aimer ceux qui se trompent». Jésus l’a montré face à Judas qui le trahissait.

Mais à ce « »non » de Judas», le Christ répond «par le « oui » de la miséricorde». Il fait de même avec nous, car «il ne renonce pas à unir sa vie à la nôtre», malgré nos erreurs. Et le Pape de souligner que «l’Eucharistie n’est pas le prix des saints, mais le Pain des pécheurs».D’où ce «n’ayez pas peur! Prenez et mangez», adressé à tous.

Seul Jésus Eucharistie nous guérit

Chaque fois que nous recevons le Pain de Vie, «Jésus vient donner un sens nouveau à nos fragilités», a poursuivi le Successeur de Pierre. Le Seigneur nous rappelle que nous avons du prix à ses yeux, «qu’il est heureux que nous partagions nos faiblesses avec lui». Sa miséricorde vient nous guérir «de ces fragilités que nous ne pouvons pas guérir par nous-mêmes»: ressentiment, isolement, tourments et angoisses. «L’Eucharistie est un médicament efficace contre ces fermetures», a assuré François, elle «guérit parce qu’elle nous unit à Jésus».

Alors, par cette union, nous Lui devenons semblable, et à notre tour, nous pouvons «répondre au mal par le bien» et nous tourner vers les autres avec bienveillance et générosité. Le Saint-Père a évoqué «la logique de l’Eucharistie»,consistant à recevoir Jésus «qui nous aime et guérit nos fragilités pour aimer les autres et les aider dans leurs fragilités».

Il a enfin invoqué Marie, afin qu’elle «nous aide à accueillir avec un cœur reconnaissant le don de l’Eucharistie et à faire de notre vie un don également». «Que l’Eucharistie nous fasse un don pour tous les autres».

Source: Vaticannews, le 6 juin 2021

Paralysé à 75%, il reçoit la bénédiction du Pape avant son expédition au Pôle Nord

© Vatican Media via Catholic Press Photo

Paralysé à 75%, il reçoit la bénédiction du Pape avant son expédition au Pôle Nord

Paralysé à 75% suite à un accident de jet-ski, Michael Haddad a pu échanger quelques instants avec le pape François ce mercredi 2 juin, avant de lui demander sa bénédiction pour sa prochaine aventure : dans près d’un an, il prévoit de traverser l’Arctique à pied, sur 100 km !

C’est un moment des plus touchants, auquel ont assisté des dizaines de fidèles suffisamment bien placés pour voir la scène, ce mercredi 2 juin, à l’issue de l’audience générale. Venu écouter la catéchèse du pape François dans la cour Saint-Damase du Vatican, Michael Haddad, un libanais de 40 ans qui se déplace essentiellement en fauteuil roulant, a eu le bonheur de pouvoir échanger plusieurs minutes avec le Saint-Père. Alors qu’il n’avait que 6 ans, Michael Haddad a perdu les trois quarts de ses fonctions motrices, suite à un malheureux accident de jet-ski.  

Deux marathons pour les victimes des explosions à Beyrouth

Un évènement tragique, qui ne l’a pas empêché de devenir un athlète professionnel : grâces aux prouesses de la médecine et à une équipe d’ingénieurs qui l’accompagne, il parvient malgré tout à se lever et à marcher – non sans difficultés -, et même à pratiquer ses deux passions : le ski et l’escalade en montagne. Suite aux explosions survenues dans le port de Beyrouth le 4 août 2020, Michael Haddad a participé à deux marathons, au Caire (Égypte) et dans la capitale libanaise, afin de récolter des fonds pour aider son pays natal. Il est aujourd’hui ambassadeur de bonne volonté pour le Programme des Nations unies pour le développement.

Toi, pries pour moi au pôle Nord !

« Parcourir 100 kilomètres jusqu’au pôle Nord n’est pas seulement un message, mais une contribution à la science. Tout ce que nous prévoyons avant, pendant et après cette marche contribuera à la recherche scientifique pour aider d’autres personnes à remarcher grâce à de nouveaux systèmes »,a-t-il notamment expliqué à Vatican News, ce mercredi 2 juin. Il a également raconté avec émotion son court échange avec le pape François : « Lorsque j’ai raconté mon histoire au Saint-Père, il a posé sa main sur ma tête. Je lui ai dit que nous essayons d’apporter un message d’humanité, en faveur de la terre et de l’environnement. Il m’a béni et j’ai dit : “Père, priez pour moi”. Le Pape m’a répondu : “Toi, pries pour moi au pôle Nord” ».

Source: ALETEIA, le 4 juin 2021

BÉNÉDICTION URBI ET ORBI – DIMANCHE DE PÂQUES 2021

Urbi et Orbi: le Pape exhorte à vaincre la mentalité de la guerre 

À l’issue de la messe de Pâques célébrée par le Pape François en présence de 150 fidèles en la basilique saint-Pierre, le Souverain pontife a donné sa bénédiction « Urbi et Orbi », à la Ville et au monde, devant l’autel de la Chaire de saint Pierre, dimanche 4 avril 2021. Un message de soutien spirituel aux plus fragiles qui souffrent de la crise mondiale, et d’appels à la paix là où règne toujours le conflit dans certaines régions du monde. 

Delphine Allaire – Cité du Vatican

«L’annonce de Pâques ne montre pas un mirage, elle ne révèle pas une formule magique, elle n’indique pas une échappatoire face à la situation difficile que nous traversons». En ces termes, le Pape François a inauguré son message à la Ville et au monde en ce jour de Pâques, point culminant de l’année liturgique, dans une atmosphère encore une fois très particulière cette année.

La pandémie est encore en cours, et la crise sociale et économique est très lourde, en particulier pour les plus pauvres, a rappelé François, qui s’est dit scandalisé par le fait que «les conflits armés ne cessent pas et les arsenaux militaires se renforcent»«C’est le scandale d’aujourd’hui», a-t-il répété.

Le crucifié est ressuscité

Au milieu de cette réalité complexe, a relevé le Saint-Père, l’annonce de Pâques renferme en quelques mots un événement qui donne l’espérance qui ne déçoit pas: «Jésus, le crucifié, est ressuscité». 

Et le Successeur de Pierre de préciser: «Cette annonce de Pâques ne parle pas d’anges ou de fantômes, mais d’un homme, un homme en chair et en os, avec un visage et un nom : Jésus. Le crucifié, pas un autre, est ressuscité.»

Et les témoins de cette résurrection rapportent d’ailleurs un détail important: Jésus ressuscité porte gravées les plaies des mains, des pieds et du côté. «Ces plaies sont le sceau éternel de son amour pour nous. Quiconque souffre une dure épreuve, dans son corps et dans son esprit, peut trouver refuge dans ces blessures, recevoir à travers elles la grâce de l’espérance qui ne déçoit pas», a assuré le Saint-Père, avant de détailler les espérances du Christ pour diverses catégories de personnes, comme «ceux qui souffrent encore à cause de la pandémie, les malades et ceux qui ont perdu une personne chère».

«Pour un internationalisme des vaccins»

Le Pape a ensuite invoqué le réconfort du Seigneur pour «les efforts des médecins et des infirmiers», pour «les personnes les plus fragiles, qui ont besoin d’assistance et ont le droit d’avoir accès aux soins nécessaires». Avant de lancer un appel au partage équitable des vaccins: «Dans l’esprit d’un “internationalisme des vaccins”, j’exhorte donc toute la Communauté internationale à un engagement partagé afin de surmonter les retards dans leur distribution et en favoriser le partage, en particulier avec les pays les plus pauvres».

Crise sociale et économique

Et le Pape de poursuivre sur la sévère crise socio-économique des temps présents: «Le Crucifié ressuscité est un réconfort pour ceux qui ont perdu leur travail ou traversent de graves difficultés économiques et qui sont privés de protections sociales adéquates. Que le Seigneur inspire l’action des autorités publiques afin qu’à tous, en particulier aux familles les plus nécessiteuses, soient offertes les aides nécessaires à une subsistance suffisante.»

Au cher peuple d’Haïti

«Il faut que les pauvres de toute sorte se reprennent à espérer», disait saint Jean-Paul II lors de son voyage à Haïti, cité par le Pape François. Et c’est justement vers «le cher peuple haïtien» que la pensée et les encouragements du Primat d’Italie se sont tournés en premier en ce jour, «pour qu’il ne soit pas vaincu par les difficultés mais qu’il regarde vers l’avenir avec confiance et espérance».

Aux jeunes du monde et de Birmanie

«Jésus ressuscité est l’espérance aussi pour de nombreux jeunes qui ont été contraints de passer de longues périodes sans aller à l’école ou à l’université ni partager le temps avec leurs amis», a continué le Pape, assurant combien nous avons tous besoin de vivre des relations humaines réelles et pas seulement virtuelles«Je suis proche des jeunes du monde entier et, en ce moment, en particulier de ceux de Birmanie, qui s’engagent pour la démocratie en faisant entendre pacifiquement leur voix, conscients que la haine ne peut être éliminée que par l’amour», a ajouté François qui suit de très près la situation politico-militaire dans ce pays qu’il avait visité en 2017.

Les migrants et ceux qui leur viennent en aide

Que la lumière du Ressuscité soit source de renaissance pour les migrants fuyant la guerre et la misère, a espéré le Pape. «Sur leurs visages, reconnaissons le visage défiguré et souffrant du Seigneur qui monte au Calvaire». François a remercié ainsi les pays qui accueillent avec générosité ceux qui souffrent et cherchent refuge, «en particulier le Liban et la Jordanie qui accueillent de très nombreux réfugiés ayant fui le conflit syrien».

Pour le Liban et la Syrie

«Que le peuple libanais, qui traverse une période de difficultés et d’incertitudes, fasse l’expérience de la consolation du Seigneur ressuscité et soit soutenu par la Communauté internationale dans sa vocation d’être une terre de rencontre, de coexistence et de pluralisme»,a soutenu le Souverain pontife, souhaitant également la paix dans «la bien-aimée et martyrisée Syrie, où des millions de personnes vivent désormais dans des conditions inhumaines», ainsi qu’au Yémen «dont les événements sont entourés d’un silence assourdissant et scandaleux», et en Libye «où l’on entrevoit enfin la sortie d’une décennie de disputes et d’affrontements sanglants».

Pour le Moyen-Orient et l’Afrique

Le Pape a ensuite tourné ses pensées naturellement vers Jérusalem, appelant Israéliens et Palestiniens à retrouver la force du dialogue pour une solution stable à deux États, de même que vers l’Irak, pays visité le mois dernier, pour lequel le Pape prie pour que «puisse continuer le chemin de pacification entrepris».

François a invoqué «la force du Ressuscité» pour les populations africaines qui voient leur avenir compromis par des violences internes et par le terrorisme international, en particulier au Sahel et au Nigeria, ainsi que dans la région du Tigré et de Cabo Delgado.

Vaincre la mentalité de guerre

«Il y a encore trop de guerres et trop de violence dans le monde!», s’est enfin indigné le Saint-Père, appelant le Seigneur à nous aider «à vaincre la mentalité de la guerre». François a aussi prié pour les prisonniers de guerre, particulièrement en Ukraine orientale et dans le Haut-Karabakh, avant de rappeler, ce 4 avril, Journée mondiale de lutte contre les mines antipersonnel, combien ces «sournois et horribles engins qui tuent ou mutilent chaque année de nombreuses personnes innocentes, empêchent l’humanité de marcher ensemble sur les chemins de la vie». «Comme un monde sans ces instruments de mort serait meilleur!», s’est-il exclamé.

Pour la fin des restrictions sanitaires aux cultes

Enfin, le Pape François a appelé les gouvernements à supprimer les restrictions d’accès au culte à cause de la pandémie. «Prions pour que ces restrictions, comme toute restriction à la liberté de culte et de religion dans le monde, puissent être supprimées et que chacun soit autorisé à prier et à louer Dieu librement.»

«À la lumière du Ressuscité, nos souffrances sont transfigurées. Là où il y avait mort, il y a maintenant vie, là où il y avait deuil, il y a maintenant consolation. Et maintenant prions pour que les effets bénéfiques de cette guérison s’étendent à travers le monde entier. Joyeuses Pâques à tous!», a conclu le Successeur de Pierre, avant de donner sa bénédiction Urbi et Orbi

Source: VATICANNEWS, le 4 avril 2021