12.06.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30. 

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.

Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.

Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Claude la Colombière (1641-1682)

jésuite

Au cœur Sacré de Jésus-Christ (Écrits spirituels, coll. Christus n° 9, éd. DDB, 1982, p. 173-175 ; rev.)

« Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé » (Jn 19,31-37)

[Le divin Cœur est] toujours brûlant d’amour pour les hommes, toujours ouvert pour répandre sur eux toute sorte de grâces et de bénédictions, toujours touché de nos maux, toujours pressé du désir de nous faire part des ses trésors et de se donner lui-même à nous, toujours disposé à nous recevoir et à nous servir d’asile, de demeure, de paradis dès cette vie. Pour tout cela, il ne trouve dans le cœur des hommes que dureté, qu’oubli, que mépris, qu’ingratitude : il aime, et il n’est point aimé, et on ne connaît pas même son amour, parce qu’on ne daigne pas recevoir les dons par où il voudrait le témoigner, ni écouter les tendres et secrètes déclarations qu’il en voudrait faire à notre cœur. (…) Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c’est la seule voie par où l’on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai à l’avenir sera à vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous. Enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel vous m’avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de vous plaire et une grande impuissance d’en venir à bout sans une grande lumière et un secours très particulier que je ne puis attendre que de vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m’y oppose, je le sens bien ; mais je voudrais bien, ce me semble, ne m’y opposer pas. C’est à vous à tout faire, divin Cœur de Jésus Christ ; vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c’est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. Ainsi soit-il.

LECTURES :

Livre du Deutéronome 7,6-11. 

Moïse disait au peuple : « Tu es un peuple consacré au Seigneur ton Dieu : c’est toi qu’il a choisi pour être son peuple, son domaine particulier parmi tous les peuples de la terre.
Si le Seigneur s’est attaché à vous, s’il vous a choisis, ce n’est pas que vous soyez le plus nombreux de tous les peuples, car vous êtes le plus petit de tous.
C’est par amour pour vous, et pour tenir le serment fait à vos pères, que le Seigneur vous a fait sortir par la force de sa main, et vous a rachetés de la maison d’esclavage et de la main de Pharaon, roi d’Égypte.
Tu sauras donc que c’est le Seigneur ton Dieu qui est Dieu, le Dieu vrai qui garde son Alliance et sa fidélité pour mille générations à ceux qui l’aiment et gardent ses commandements.
Mais il riposte à ses adversaires en les faisant périr, et sa riposte est immédiate.
Tu garderas donc le commandement, les décrets et les ordonnances que je te prescris aujourd’hui de mettre en pratique. »

Psaume 103(102),1-2.3-4.6-7.8.10. 

R/ L’amour du Seigneur, sur ceux qui le craignent, est de toujours à toujours. (Ps 102, 17ab)

Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses 
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe 
et te couronne d’amour et de tendresse.

Le Seigneur fait œuvre de justice, 
il défend le droit des opprimés.
Il révèle ses desseins à Moïse, 
aux enfants d’Israël ses hauts faits.

Le Seigneur est tendresse et pitié, 
lent à la colère et plein d’amour ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes, 
ne nous rend pas selon nos offenses.

Première lettre de saint Jean 4,7-16. 

Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l’amour vient de Dieu. Celui qui aime est né de Dieu et connaît Dieu.
Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.
Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté parmi nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.
Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés, et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés.
Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.
Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection.
Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit.
Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde.
Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.
Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

14.06.2026 – HOMÉLIE DU 11ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – MT 9,36-38.10,1-8

Contradictions internes

Homélie par le Fr. Laurent Mathelot

Évangile selon saint Matthieu 9, 36– 10, 8

L’Évangile de ce dimanche est l’occasion de se pencher sur les contradictions apparentes de l’Écriture. Deux passages nous y invitent : la liste des douze apôtres et la restriction de leur mission : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. »

Si la Bible assume pleinement, comme manifestations de Dieu, ses contradictions avec les éléments naturels – un buisson qui brûle mais ne se consume pas ; un homme qui marche sur l’eau ou revient d’entre les morts – les contradictions internes au texte sont plus gênantes, la plus troublante d’entre elles étant sans doute que, dans l’Évangile selon Jean, le Christ ne meurt pas le même jour que dans les Évangiles synoptiques (Matthieu, Marc, Luc).

En effet, selon Jean, Jésus meurt le 14 Nisan, le jeudi, alors que les agneaux sont sacrifiés au Temple. Tandis que, dans les autres Évangiles, il meurt le 15, le vendredi, après le repas pascal. Ici, il est la Pâque du Seigneur tandis que, dans Jean, il est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. On comprend ainsi que c’est le sens que l’auteur veut donner à la Crucifixion qui en détermine la date, à la manière antique de concevoir l’Histoire, où l’interprétation prime l’exactitude des faits. Bien que la liturgie assume la chronologie synoptique, c’est sans doute celle de Jean qui est la plus historique. Il est en effet peu envisageable qu’on ait jugé, condamné et exécuté un détenu un jour de fête ; bien plus probable et respectueux des coutumes qu’on ait tout expédié pendant les préparatifs.

Deux contradictions apparaissent dans l’Évangile d’aujourd’hui. D’abord, la liste des douze disciples. Si personne n’imagine les douze sans Pierre, André, Jean, Matthieu, Thomas, Philippe et Judas, les listes d’apôtres dans le Nouveau Testament diffèrent dans les détails : parfois voit-on surgir Nathanaël à la place de Barthélemy, ailleurs Thadée au lieu de Judas, fils de Jacques. L’Église, par souci de cohérence, a fini par identifier ces personnes. Ces disparités témoignent surtout de l’authenticité des témoignages, qui jamais ne se recoupent totalement. Au contraire, une concordance parfaite serait suspecte qui témoignerait d’une main unificatrice invisible. C’est le cas du Coran, qui a subi une uniformisation au temps du calife Othmân, pour garantir la concordance de la Révélation. Nous ne prétendons pas que nos textes sacrés aient été rédigés sous la dictée de Dieu ; nous les assumons témoignages humains. Pour l’Islam, le Coran est sacré. Pour nous, la Bible n’est que sainte. Elle n’acquiert de sacralité qu’incarnée, vécue. Non en tant que telle.

La contradiction est plus gênante quand elle est interne à un même texte. Ainsi, ici, dans l’Évangile selon Matthieu (10, 5-6), le Christ interdit-il explicitement à ses apôtres d’aller évangéliser les païens. Alors qu’à la fin de ce même Évangile, il dira tout aussi explicitement : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples » (28, 19-20). En heurtant le sens naturel du lecteur, cette contradiction rejoint le premier type que nous avons évoqué, de celles qui bousculent les lois naturelles. C’est donc qu’il y a une théophanie à découvrir, une manifestation de Dieu à comprendre. Et précisément, ce qui a prodigieusement changé les choses, universalisé la mission chrétienne, c’est la mort et la résurrection du Christ. Jésus n’est en effet jamais sorti de la terre d’Israël, ni même ne s’est-il rendu dans les villes hellénisées du pays, à peine a-t-il fait face au temple frontalier du dieu Pan, pour s’y opposer : « Pour vous, qui suis-je ? » (Matthieu 16, 15). Ce n’est que le Ressuscité qui envoie, à partir d’Israël, porter la bonne nouvelle du Salut au monde.

Il n’y a pas de contradiction entre l’intention du Christ au début et à la fin de l’Évangile de Matthieu ; il y a une pédagogie de la mission : occupez vous d’abord de votre territoire sacré, du terreau de votre âme, allez ensuite évangéliser le monde et convertir les païens. Cette progression de l’œuvre de la foi, de l’intérieur de soi au souci de l’adhésion d’autrui – ce qu’on appelle la transmission de la foi – passe nécessairement par une résurrection personnelle. Il faut qu’une part de nous-même ait été effectivement touchée par Dieu, guérie, pour que puissions témoigner de quelque chose de concret. Le Christianisme est une religion qui se répand de l’intérieur de soi vers l’extérieur, de l’essentiel de notre âme – de l’amour divin qui nous sanctifie – vers ceux qui se laisseront toucher.

Ainsi, c’est à mesure que Dieu conquerra le territoire de notre âme, y dissipant ténèbres et souffrances à force de résurrections, que nous transmettrons au mieux notre foi. Il y a quelque chose d’essentiel en nous qui doit s’être produit ; il nous faut quelque part avoir été touché par le Salut pour proclamer l’Évangile. Sinon nous ne sommes que des cymbales résonnantes, comme dirait Paul (1 Co 13, 1-13).

Il y a des contradictions dans l’énoncé de la Bonne Nouvelle, parce qu’elle se veut un récit incarné et qu’il y a des contradictions en nous. A notre sens, la Bible – et, au-delà la mission – n’est que collection de témoignages de la manière dont Dieu surgit dans l’histoire de l’Humanité. Elle expose un vrai processus de la révélation divine. En cela, elle est un vrai manuel de vie. En cela, elle est humaine, autant que divine.

C’est dans la résolution de nos contradictions que s’incarne la parole de Dieu. C’est ensuite de là, de l’acquisition de nous-même au Salut, que nous sommes appelés à répandre cette parole. Allons d’abord vers la brebis perdue en nous-même avant de vouloir témoigner du Salut de Dieu à ceux qui ne le connaissent pas. Voilà la progression qu’enseigne l’Évangile de Matthieu.

Que l’amour de Dieu nous conquière tout entier. Alors nous rayonnerons sur le monde. Amen.

Fr. Laurent Mathelot

Source : RESURGENCE.BE, le 10 juin 2026

14.06.2026 – HOMÉLIE DU 11ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE – MT 9,36-38.10,1-8

« La moisson est abondante… »

Pistes pour l’homélie par l’Abbé Jean Compazieu:


Textes bibliques : Lire


« Des foules fatiguées et abattues… » Voilà la triste situation du peuple d’Israël qui nous est décrite dans le livre de l’Exode. Mais Dieu ne reste pas indifférent face à ce drame. Il a appelé Moïse pour sortir son peuple de la servitude. Arrivé au terme de son parcours ce peuple est invité à une révision de vie : « Souviens-toi de tout ce que tu as reçu du Seigneur malgré tes infidélités… » C’est de tout cela que tu dois témoigner ; par ta façon de vivre, tu dois montrer à tous les peuples ce qu’est une vie renouvelée par l’alliance.

Dans sa lettre aux Romains (2ème lecture) l’apôtre Paul insiste sur la grandeur de l’amour de Dieu. Si le Christ a donné sa vie, ce n’est pas pour récompenser nos mérites ; nous n’y sommes pour rien ; seul le sang du Christ a fait de nous des justes. Par sa mort et sa résurrection, nous sommes réconciliés avec Dieu, nous sommes déjà sauvés. Ce qui nous est demandé, c’est d’ouvrir nos mains et notre cœur, c’est d’accueillir cette vie du Christ et de nous laisser transformer par lui.

Dans l’Évangile, saint Matthieu nous montre ce regard compatissant de Jésus sur les foules. Il les voit désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Ce qui le préoccupe, ce n’est pas seulement la détresse de chaque membre, c’est surtout le manque de direction. Elles n’ont personne pour les guider.

Jésus prend alors une décision : il appelle ses disciples ; il leur demande de prier son Père d’envoyer des missionnaires vers ces foules désemparées. Puis il procède à un recrutement. L’Évangile nous parle des douze apôtres que Jésus appelle. Il les envoie en mission. Dans un premier temps, ils devront se limiter aux seuls ressortissants d’Israël ; ils devront guérir les malades, ressusciter les morts, expulser les démons ; il devront surtout annoncer que le Royaume de Dieu est proche ; Dieu aime tous les hommes et il veut leur bonheur à tous. Après la Pentecôte, cette bonne nouvelle sera annoncée au monde entier. Les ouvriers de la 11ème heure accueilleront le même salut que ceux de la première.

Cet Évangile nous rejoint ; il nous empêche d’être indifférent aux souffrances physiques et morales qui frappent notre monde. Nous ne pouvons qu’être émus par la détresse matérielle, spirituelle et morale des foules d’aujourd’hui ; beaucoup vivent dans le désarroi et le découragement. Des enfants et des jeunes vivent sans repère et sans avenir ; des croyants quittent les Églises parce qu’ils ne s’y sentent pas accueillis et écoutés. Ils ne trouvent pas de réponse à leurs interrogations.

Face à cette situation dramatique, la décision la plus urgente, c’est de nous mettre en prière : « Priez le Père d’envoyer des ouvriers à sa moisson… » Le Royaume de Dieu ne peut advenir sans notre prière ; si nous prions le Père, c’est pour nous ajuster à son amour, c’est pour qu’il nous fasse entrer dans sa volonté. Nous lui demandons de nous transformer pour que nous devenions des ouvriers passionnés et efficaces pour la « moisson ».

C’est important car trop souvent, nous avons tendance à nous lamenter sur la dureté de notre époque et sur l’avenir incertain. Nous avons besoin de retrouver un regard optimiste et généreux. C’est par la prière que nous apprenons à aimer comme le Père aime. C’est Jésus qui nous le demande : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (autant que je vous ai aimés). Nous apprenons à aimer le monde à la manière de Dieu, aimer l’Église malgré ses faiblesses.

Après la prière, Jésus choisit les Douze pour leur confier la mission de l’Évangile. Il pose ainsi les bases de ce que doit être l’Église, « un peuple missionnaire » envoyé à toutes les nations. Comme les apôtres, nous sommes tous envoyés pour proclamer que le Royaume de Dieu est proche ; c’est notre mission de chrétiens baptisés et confirmés. Comme Bernadette de Lourdes, nous ne sommes pas chargés de faire croire mais de dire et de témoigner ; le reste c’est l’œuvre de l’Esprit Saint ; il nous précède et il agit dans le cœur de ceux et celles qu’il met sur notre route.

Au cours de cette Eucharistie, nous nous tournons vers le Seigneur ; nous lui demandons qu’il nous apprenne à avoir le même regard que lui sur les foules désemparées d’aujourd’hui ; qu’il nous donne force et courage pour témoigner chaque jour de l’espérance qui nous anime.

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 7 juin 2026

10.06.2026 – Flash du pape Léon XIV à Barcelone

À Barcelone, Léon XIV entre foot et Sagrada Familia

D’un sanctuaire millénaire à un autre jamais terminé, Léon XIV a égrené le même message pour sa deuxième journée à Barcelone : la tendresse de Dieu et la cohérence attendue de ses disciples. À Montserrat, sanctuaire marial millénaire, il a invité à suivre saint Ignace de Loyola qui y avait jadis déposé ses armes de chevalier. À l’église Saint-Augustin, surnommée la cathédrale des pauvres, il a répondu aux questions d’un garçon de 6 ans sur le mal… et sur le foot. Enfin à la Sagrada Família, cent ans après la mort de Gaudí, le Pape a célébré la messe et béni la tour de Jésus Christ.

La conversion de Roy H. Schoeman (II)

La conversion de Roy H. Schoeman (II)

Un an et un jour après mon expérience sur la plage, je reçus en rêve la seconde plus grande grâce de ma vie. Pourtant, quand je me suis couché ce soir-là, je ne savais pas grand-chose du Christianisme et je n’avais pas spécialement de sympathie pour lui, ni pour aucun des aspects qui l’entourent.

Mais quand je me suis réveillé, j’étais devenu éperdument amoureux de la bienheureuse Vierge Marie et ne désirais rien d’autre que de devenir aussi totalement Chrétien qu’il me serait possible. Le « rêve » se déroulait comme suit : on m’avait conduit dans une salle où il me fut accordé une audience avec la plus belle jeune femme que je pouvais imaginer. Sans l’entendre dire, je savais qu’il s’agissait de la Vierge Marie.

Elle était prête à répondre à toutes les questions que je lui poserais ; je me revois clairement debout, considérant en pensée nombre de questions possibles, et lui en adressant quatre ou cinq. Elle y répondit, puis me parla pendant plusieurs minutes puis l’audience prit fin.

Mon expérience et mon souvenir me feraient situer l’expérience en plein éveil. Je me rappelle tous les détails, y compris, bien sûr, les questions et les réponses ; mais tout cela pâlit devant l’extase d’avoir été simplement en présence de la Vierge, dans la pureté et l’intensité de son amour.

Extrait du livre de Roy H. Schoeman, Le salut vient des juifs, traduit de l’anglais par Judith Cabaud. (éditions FX de Guibert 2005)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie