Marie explique les motifs de ses joies à la mystique Maria Valtorta

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Marie explique les motifs de ses joies à la mystique Maria Valtorta

Marie dit à Maria Valtorta (1) : « Je veux que tu comprennes mieux mes joies. (…)

Dans une première joie, ce qui m’a réjoui, ce n’est pas ma gloire et ma joie, mais que soit arrivé le temps de la rédemption de l’homme et du pardon de Dieu à l’homme.

Dans ma seconde joie, ce n’est pas la louange de ma cousine à mon sujet qui me rendit heureuse, mais d’avoir donné le signal de la rédemption par la sanctification de Jean-Baptiste en lui amenant mon Jésus, votre Rédempteur.

La béatitude de la troisième ne fut pas uniquement d’être devenue mère (…) La véritable raison en était que, désormais, la terre avait son Sauveur.


Le motif de ma quatrième joie fut que j’ai vu, sous les traits des trois Mages, tous ceux qui, à partir de ce moment, allaient venir du monde entier et à toute époque, de la terre vers la Lumière, vers mon Seigneur, et allaient le proclamer Roi, Sauveur et Dieu.


L’allégresse du cinquième événement n’est pas uniquement due au fait que mon amour de Mère a cessé de souffrir lorsque j’ai retrouvé mon Fils perdu. Cela aurait été de l’égoïsme. Mais ce m’était une joie inexprimable d’entendre retentir pour la première fois la «Bonne Nouvelle» et de comprendre que, avec quelques années d’avance, elle tombait dans certains cœurs et y germait en plante éternelle. (…)

Ma sixième joie fut encore plus grande pour vous, les créatures sauvées. Le Ressuscité me disait que les cieux étaient ouverts et déjà habités par les saints du Seigneur qui attendaient cette heure depuis des siècles, et que, dans ces cieux, les places de milliers et de milliers de sauvés étaient déjà préparées. Pour moi, qui suis votre Mère, ce m’était une joie d’une profondeur incalculable de savoir votre demeure prête.


Enfin, ma septième joie ne fut pas due à ma gloire. La raison en était que, devenue par la bonté de Dieu Reine des cieux, je pouvais, en tant que telle, m’occuper de vous, mes aimés… »

Extrait des Cahiers de 1944, pages 290-291 de Maria Valtorta


(1) Maria Valtorta, 1897 – 1961 est une visionnaire et mystique italienne, membre du Tiers-ordre catholique des Servites de Marie. On lui doit les 10 tomes de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé que Jésus. Lui-même lui a dicté

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

05.07.2024 – SAINT DU JOUR

St Antoine-Marie Zaccaria

PRÊTRE ET FOND. († 1539)

Saint Antoine-Marie Zaccaria
Fondateur de la Congrégation des Barnabites 
(1502-1539)

Antonio Maria Zaccaria naît en 1502 à Crémone, en Italie, d’une famille d’opulents patriciens. Son père, enlevé par une mort soudaine alors qu’Antonio était encore au berceau, laissa sa mère veuve à l’âge de dix-huit ans. Elle se consacra tout entière à l’éducation de son fils. Chrétienne fervente, elle s’appliquait surtout à former le petit Antoine-Marie à la vertu. À son école, il apprit vite à soulager les pauvres avec une grande compassion. Cet enfant au bon cœur allait jusqu’à se priver volontairement de nourriture pour pouvoir nourrir et vêtir les indigents. Sa sincère charité lui attira d’abondantes bénédictions et des grâces de choix.

Le jeune Antoine-Marie Zaccaria étudia la philosophie à Pavie, puis à Padoue. Reçu docteur en médecine à l’âge de vingt-deux ans, il choisit sa ville natale pour exercer son art. Tout en soignant les corps, il cherchait à faire du bien aux âmes. Une inspiration intérieure le poussait à embrasser l’état ecclésiastique. Pour se préparer à l’apostolat des âmes, il se mit à étudier avec ardeur la théologie, les écrits des Pères de l’Église ; il reçut l’ordination sacerdotale le 20 février 1529. Pendant ses études, il ne perdit jamais de vue sa propre sanctification ni celle de son prochain. Il visitait les malades dans les hôpitaux, rassemblait les petits enfants abandonnés et leur enseignait le catéchisme.

Devenu prêtre, il œuvra à Crémone où sa parole simple et persuasive ramena beaucoup de chrétiens à la pratique de leurs devoirs. « Allons voir l’ange de Dieu ! » disaient ses compatriotes. Bien qu’il passât des heures au confessionnal, il ne suffisait pas à la tâche. C’est alors qu’Antoine-Marie songea à réunir autour de lui un certain nombre de prêtres zélés, qui tout en s’appliquant à se sanctifier eux-mêmes, travailleraient en plus à la sanctification de leurs frères en combattant l’ignorance, la paresse et la corruption du siècle. Ces prêtres menaient une vie pauvre et frugale, prêchant surtout par l’exemple. « C’est le propre des grands cœurs, leur disait, de vouloir servir sans récompense, combattre sans ravitaillement assuré. »

Le pape leur permit de constituer une nouvelle congrégation sous le nom de : « Clercs réguliers de St-Paul ». On leur confia l’église St-Barnabé à Milan, d’où leur vint le nom de: « Barnabites ». Le zélé fondateur institua encore des Conférences spirituelles pour les prêtres. Les personnes mariées eurent une Congrégation spéciale où elles s’exercèrent aux bonnes œuvres corporelles et spirituelles de Miséricorde. Il fonda en outre un ordre de religieuses, dites les « Angéliques de Saint-Paul » pour l’instruction des jeunes filles pauvres et l’entretien des linges des églises.

La dévotion à la Sainte Eucharistie fut son moyen de choix pour conquérir les cœurs à Dieu. En 1534, il commença à exposer publiquement le très Saint Sacrement durant quarante heures, en souvenir du temps que le corps du Sauveur demeura dans le tombeau. C’est à lui que l’on doit cette bienfaisante institution des Quarante-Heures. Devant ce renouveau chrétien, les médiocres traitèrent les fervents de fanatiques et de superstitieux.

Antoine-Marie Zaccaria fut critiqué, moqué, décrié, mais une grande paix et une grande sérénité ne cessaient d’envelopper son âme. En 1539, épuisé par une mission qu’il prêchait à Guastalla, sa santé fléchit soudainement. Le Saint se rendit à Crémone, chez sa mère; ses religieux vinrent l’y voir une dernière fois ; il leur annonça sa mort prochaine qu’il venait d’apprendre par révélation.

Après avoir reçu l’extrême-onction et le saint viatique, il s’endormit paisiblement dans le Seigneur, le 5 juillet 1539, à l’âge de trente-sept ans. On l’enterra à Milan où il fut vite honoré comme un saint. 

Antonio Maria Zaccaria a été inscrit dans le livre des saints, le 27 mai 1897, par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903).

Saint Antoine-Marie Zaccaria priez pour nous !

05.07.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,9-13. 

En ce temps-là, Jésus sortit de Capharnaüm et vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d’impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L’homme se leva et le suivit.


Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) et beaucoup de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades.


Allez apprendre ce que signifie : ‘Je veux la miséricorde, non le sacrifice’. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Charles de Foucauld (1858-1916)

ermite et missionnaire au Sahara

Sur l’Évangile (Œuvre spirituelle, anthologie ; Éd. du Seuil, 1958 ; p. 189-190)

Aimer les membres malades du Christ

« Apprenez ce que veut dire : Je veux la miséricorde et non le sacrifice… Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. » (Mt 9, 13) Être miséricordieux, incliner son cœur vers toutes les misères, celles du corps, et plus encore celles de l’âme, car les maladies de l’âme sont infiniment plus graves que tous les maux du corps, menaçant la vie et le bonheur d’un membre du Christ non pour quelques années, mais pour l’éternité… Ne pas s’attacher à soigner les brebis grasses, propres et dociles, abandonnant les galeuses à leur malheureux sort, mais aimer tous les hommes pour Dieu leur Père et leur Sauveur et donner ses soins surtout aux malades, aux pécheurs, puisqu’ils en ont bien plus besoin. Jésus nous donne son corps entier à aimer ; tous ses membres méritent de notre part un égal amour, comme étant tous siens : les uns sont sains, les autres malades : si tous doivent être aimés également, les membres malades réclament tous nos soins, mille fois plus que les autres : avant de oindre les autres de parfums, soignons ceux qui sont blessés, meurtris, malades, c’est-à-dire tous ceux qui ont des besoins dans leur corps ou dans leur âme, surtout ces derniers, et surtout, surtout les pécheurs… Nous pouvons faire du bien à tous les hommes sans exception, par nos prières, nos pénitences, notre propre sanctification.

LECTURES :

Livre d’Amos 8,4-6.9-12. 

Écoutez ceci, vous qui écrasez le malheureux pour anéantir les humbles du pays,
car vous dites : « Quand donc la fête de la nouvelle lune sera-t-elle passée, pour que nous puissions vendre notre blé ? Quand donc le sabbat sera-t-il fini, pour que nous puissions écouler notre froment ? Nous allons diminuer les mesures, augmenter les prix et fausser les balances.
Nous pourrons acheter le faible pour un peu d’argent, le malheureux pour une paire de sandales. Nous vendrons jusqu’aux déchets du froment ! »
Ce jour-là – oracle du Seigneur Dieu –, je ferai disparaître le soleil en plein midi, en plein jour, j’obscurcirai la lumière sur la terre.
Je changerai vos fêtes en deuil, tous vos chants en lamentations ; je vous obligerai tous à vous vêtir de toile à sac, à vous raser la tête. Je mettrai ce pays en deuil comme pour un fils unique, et, dans la suite des jours, il connaîtra l’amertume.
Voici venir des jours – oracle du Seigneur Dieu –, où j’enverrai la famine sur la terre ; ce ne sera pas une faim de pain ni une soif d’eau, mais la faim et la soif d’entendre les paroles du Seigneur.
On se traînera d’une mer à l’autre, marchant à l’aventure du nord au levant, pour chercher en tout lieu la parole du Seigneur, mais on ne la trouvera pas.

Psaume 119(118),2.10.20.30.40.131. 

Heureux ceux qui gardent les exigences de Dieu,
ils le cherchent de tout cœur !
De tout mon cœur, je te cherche, Seigneur ; 
garde-moi de fuir tes volontés.

Mon âme a brûlé de désir 
en tout temps pour tes décisions.
J’ai choisi la voie de la fidélité, 
je m’ajuste à tes décisions.

Vois, j’ai désiré tes préceptes : 
par ta justice fais-moi vivre.
La bouche grande ouverte, j’aspire, 
assoiffé de tes volontés.

CAP FATIMA – LETTRE DE LIAISON NO 163 (DU 4 JUILLET 2024)

CAP FATIMA – LETTRE DE LIAISON NO 163 (DU 4 JUILLET 2024)

Dans le secret confié aux petits voyants le 13 juillet 1917, après avoir annoncé ce qui arriverait si nous ne suivions pas ses demandes (voir lettre de liaison précédente), Notre-Dame continua en disant : « À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera accordé au monde un certain temps de paix. »
Une fois de plus, en quelques mots, la Sainte Vierge délivre un message particulièrement riche.

« À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. »

Que signifie ce “À la fin” placé au début de la phrase ? Juste avant Notre-Dame a parlé des châtiments que nous subirions si nous n’écoutions pas ses demandes. L’expression “À la fin” indique donc que cette période de persécution aura une fin, laquelle sera marquée par le triomphe de son Cœur Immaculé, mais dans un avenir qu’elle ne précise pas. Plus tard, à Rianjo, en août 1931, Notre-Seigneur, se plaignant de ce que la consécration de la Russie n’était toujours pas faite, confirma les propos de Notre-Dame en disant : « Ils n’ont pas voulu écouter ma demande… ! Comme le Roi de France, ils s’en repentiront et ils le feront, mais ce sera tard. La Russie aura déjà répandu ses erreurs dans le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Le Saint-Père aura beaucoup à souffrir. » (Voir lettre de liaison n° 135)

De nos jours, peut-on dire que le Cœur Immaculé a triomphé ? Et tout d’abord, que signifie le triomphe du Cœur Immaculé de Marie ? La Sainte Vierge le précise juste après : « Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira et il sera donné au monde un certain temps de paix. » Ainsi trois faits clairement observables permettront de constater ce triomphe : 1) la consécration de la Russie par le pape ; 2) la conversion de la Russie ; 3) une période de paix dans le monde. Ces trois événements seront effectivement une manifestation éclatante de la puissance accordée par Dieu à sa Sainte Mère. Mais ces événements se sont-ils réalisés ? Malheureusement, on ne peut que constater que ce n’est pas le cas.

La consécration de la Russie
Aujourd’hui, aucune des consécrations faites par les papes, y compris celle du 25 mars 2022, n’a rempli toutes les conditions demandées par Notre-Dame. En premier lieu, ces consécrations étaient des consécrations du monde entier et non de la Russie seule ; ensuite aucune n’a comporté un acte de réparation pour réparer les péchés et crimes en tout genre engendrés par les erreurs de la Russie ; enfin aucun pape n’a promis d’approuver et de recommander la communion réparatrice des premiers samedis du mois. (voir en particulier les lettres de liaison n° 135 et n° 136). La consécration, telle que Notre-Dame l’a demandée, n’a donc toujours pas été faite.

La conversion de la Russie
Peut-on dire que la Russie est convertie ? Là encore, il faut reconnaître que non. La conversion signifie le retour de la Russie au sein de l’Église catholique. (voir lettre de liaison n° 40). Aujourd’hui, la religion catholique n’est toujours pas reconnue. Seule quatre religions sont officiellement reconnues comme telles : l’orthodoxie, l’islam, le judaïsme et le bouddhisme. La religion catholique est donc considérée comme inférieure à ces religions, alors qu’elle est la seule vraie. Quel affront pour Notre-Seigneur !

La paix dans le monde
La Sainte Vierge dit qu’il sera donné au monde un certain temps de paix. Or, la guerre qui continue en Ukraine et la nouvelle guerre dans la bande de Gaza, … montrent à l’évidence que le monde n’est pas en paix. Pratiquement, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, il n’y a pas eu une seule année sans guerre. De plus, on ne cesse de parler d’une possible troisième guerre mondiale, avec peut-être l’emploi d’armes atomiques. On ne peut donc pas dire que le monde est en paix.

Ainsi, aucun des trois faits mentionnés par Notre-Dame qui seront la marque du triomphe de son Cœur Immaculé ne se sont produits. Il est donc certain que nous n’avons pas encore vu ce triomphe. Cent ans après la demande de Notre-Dame, ce constat est désolant. Toutefois, nous ne devons pas désespérer. En effet, la Sainte Vierge est affirmative : son Cœur triomphera. En conséquence, d’une part nous ne sommes pas à la fin du monde puisque ce triomphe doit intervenir avant ; d’autre part ce triomphe entraînera une période de paix que nous n’avons pas encore vécue.
Ce triomphe de Notre-Dame et la paix qui en résultera sont parfaitement conformes avec ce qu’elle a révélé à La Salette 70 ans plus tôt (voir Le secret de La Salette).

Alors Jésus Christ (…) commandera à ses anges que tous ses ennemis soient mis à mort. Tout à coup les persécuteurs de l’Église de Jésus-Christ et tous les hommes adonnés au péché périront, et la terre deviendra comme un désert. Alors se fera la paix, la réconciliation de Dieu avec les hommes ; Jésus-Christ sera servi, adoré et glorifié ; la charité fleurira partout. Les nouveaux rois seront le bras droit de la sainte Église, qui sera forte, humble, pieuse, pauvre, zélée et imitatrice des vertus de Jésus-Christ. L’Évangile sera prêché partout, et les hommes feront de grands progrès dans la foi, parce qu’il y aura unité parmi les ouvriers de Jésus-Christ, et que les hommes vivront dans la crainte de Dieu.

Il ne faut donc pas désespérer de la situation actuelle et, au contraire, tout faire pour hâter ce triomphe du Cœur Immaculé de Marie pour qu’enfin le monde soit en paix. Mais comment faire ?

Hâter le triomphe du Cœur Immaculé de Marie

Pour hâter ce triomphe, il faut tout simplement faire ce qu’a demandé Notre-Dame. Et ce qu’elle a demandé est on ne peut plus clair.
Dans les apparitions de mai et juin 1917, pour obtenir la conversion des pécheurs et la paix dans le monde, elle a donné deux moyens : la récitation quotidienne du chapelet et l’offrande de sacrifices de la vie quotidienne.
Dans le secret de juillet 1917, elle annonce trois châtiments mais donne aussi les remèdes pour les éviter. Le premier châtiment est l’enfer et le remède la dévotion au Cœur Immaculé de Marie ; les deux autres châtiments sont la deuxième guerre mondiale, puis les erreurs de la Russie répandues dans le monde ; les remèdes à ces deux derniers maux sont la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé et l’approbation par le Saint-Père de la communion réparatrice des premiers samedis du mois.
Ces châtiments ne sont donc pas inéluctables, car avant de les annoncer, Notre-Dame a pris soin de nous informer de la conduite à tenir pour les éviter. Quelle responsabilité pour ceux qui n’ont pas exécuté ses demandes ou qui ont négligé d’œuvrer pour répandre la dévotion au Cœur Immaculé de Marie ! Parmi eux, il y a malheureusement les papes qui n’ont pas consacré la Russie comme le demandait la Sainte Vierge, ce qui fait que la Russie a répandu ses erreurs dans le monde, lequel en est de plus en plus infesté, même si ces erreurs sont répandues non plus par la Russie depuis la chute du mur de Berlin mais par le monde occidental. Il faut donc beaucoup prier pour le Saint-Père.

Prier pour le Saint-Père

Cette nécessité de prier pour le Saint-Père est un point qui a fortement marqué Jacinthe. Pour cela, elle n’a pas hésité à compléter la première prière enseignée par la Sainte Vierge le 13 juillet, en y ajoutant à la fin : « Et pour le Saint-Père ! ». (Voir lettre de liaison n° 158) De par sa grande sensibilité, Jacinthe fut sûrement celle des trois petits voyants qui eut la perception la plus profonde du message de Notre-Dame. C’est pourquoi elle eut des révélations particulières sur le Saint-Père. En particulier, elle eut au moins deux visions que Lucie décrit dans son troisième mémoire.

Jacinthe m’appela :
— N’as-tu pas vu le Saint-Père ? Non ? Je ne sais pas comment cela s’est fait, mais j’ai vu le Saint-Père dans une très grande maison, à genoux devant une table, la tête dans les mains et pleurant. Au-dehors, il y avait beaucoup de gens et les uns lui lançaient des pierres, d’autres le maudissaient et lui disaient beaucoup de vilaines paroles. Pauvre Saint-Père. Il nous faut beaucoup prier pour lui ! (…)

Jacinthe me demanda ensuite :
— C’est lui que j’ai vu pleurer et dont Notre-Dame nous a parlé dans le secret ?
— C’est lui, répondis-je.
— Certainement, reprit-elle, Notre-Dame l’a montré à ces prêtres Vois, je ne me suis pas trompée. Il faut prier beaucoup pour lui. (…)

Dans une autre occasion, nous nous rendîmes à la « Lapa » du Cabeço. Arrivés là, nous nous sommes prosternés à terre pour réciter les prières de l’Ange. Au bout d’un certain temps, Jacinthe se releva et m’appela :
— Ne vois-tu pas tant de routes, tant de chemins et de champs pleins de gens qui pleurent de faim et n’ont rien à manger ? Et le Saint-Père dans une église, devant le Cœur Immaculé de Marie, en prière ? Et tant de monde qui prie avec lui ?

Quelques jours après, elle me demanda :
— Est-ce que je peux dire que j’ai vu le Saint-Père et tous ces gens ?
— Non ! Tu ne vois pas que cela fait partie du secret ? Et qu’ainsi bientôt tout se découvrirait ?
— C’est bien. Alors je ne dirai rien.

Voilà pourquoi Jacinthe n’hésita pas à compléter la première prière que Notre-Dame leur avait apprise, comme si Notre-Dame pouvait leur avoir appris une prière incomplète ! Mais il a plu à Notre-Dame de la faire compléter par une petite fille de 7 ans, dont le visage fut illuminé par la lumière qui émanait d’elle. Cette lumière eut d’ailleurs un effet physique réel, car lorsque, en 1935, lors de son transfert du cimetière de Villa Nova de Ourem à celui de Fatima (soit 15 ans après sa mort !), on ouvrit le cercueil de Jacinthe, le visage de la petite voyante fut trouvé intact alors que pour éviter toute contagion, son cercueil avait été rempli de chaux vive. Ce signe marque combien la lumière émanant de Notre-Dame l’avait pénétrée au point de conférer un caractère d’immortalité à son visage. C’est pourquoi sa recommandation de prier de toutes ses forces pour le pape et d’offrir des sacrifices pour lui doit être prise avec le plus grand sérieux.

L’indispensable fonction papale

Aussi, à l’exemple de Jacinthe, devons-nous beaucoup prier pour le Saint-Père. En effet, après Jésus, le pape est le premier fils de Marie. Personne ne peut retirer au vicaire du Christ cette première place dans le cœur de la Sainte Vierge Marie. Si nous voulons aimer le pape, nous devons demander cette grâce à la Sainte Vierge ; car qui peut aimer le pape comme elle l’aime ?
De plus, le pape est le rocher sur lequel le Christ a bâti son Église : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. » (Mt 16, 18). L’Église sans le pape n’est plus l’Église ; on ne peut les séparer. C’est pourquoi Saint François de Sales disait : « Jésus Christ, l’Église et le pape ne font qu’un. » C’est pour cela que ceux qui disent accepter Jésus-Christ et l’Église, mais pas le pape, font preuve d’une impardonnable incohérence.
Quand Napoléon retint prisonnier le pape Pie VII, il réunit à Paris de nombreux évêques de France et d’Italie afin de décider de différentes affaires concernant l’Église et il voulut qu’ils en discutent. Mais les évêques restèrent muets. Napoléon insista et exerça de fortes pressions, sans résultat. Finalement il s’impatienta et les menaça. Alors le plus âgé des évêques se leva et déclara calmement : « Sire, nous attendons le pape. L’Église sans le pape n’est pas l’Église ! »

Un célèbre songe de don Bosco montre le pape sur un vaisseau (l’Église) en pleine tempête et attaqué de toute part par des ennemis en grand nombre. Alors émergent de la mer deux colonnes. Sur la première, se trouve une grande hostie, l’Eucharistie, et sur la seconde, un peu plus petite, une statue de la Vierge Immaculée avec une inscription : Auxilium christianorum. Le vaisseau du pape réussit à atteindre les deux colonnes et s’y accrocha solidement avec deux chaînes, ce qui mit en fuite tous les bateaux ennemis. Ce songe, dit des deux colonnes ou des trois blancheurs, nous montre que le salut nous vient du pape, de l’Eucharistie et de la Sainte Vierge.
Car dans les domaines de la foi et de la morale, le pape est l’unique personne sur la terre qui puisse nous enseigner sûrement la vérité. Jésus Lui-même voulut l’infaillibilité de saint Pierre : « J’ai prié pour que ta foi ne défaille pas », et Il voulut qu’il soit notre guide infaillible : « Toi, confirme tes frères » (Luc XXII, 32).
Pour cette raison le pape est le seul qui puisse confirmer la foi des chrétiens, en les protégeant infailliblement de toute erreur doctrinale et morale. Seule, sa parole est une parole divinement garantie par le Christ qui est « la Voie, la vérité et la Vie » (Jean XIV, 6). « La foi romaine est inaccessible à l’erreur » disait saint Jérôme. Et saint Thomas d’Aquin se disait prêt à renoncer à n’importe quelle pensée des grands docteurs si elle n’était pas conforme à celle du pape.

Bien sûr, pour jouir de son privilège d’infaillibilité, le pape doit respecter les conditions exigées par l’infaillibilité telles qu’elles ont été définies au concile Vatican I, à savoir :

lorsqu’il parle “ex cathedra”, c’est-à-dire lorsque :
– exerçant sa charge de pasteur et docteur de tous les chrétiens en vertu de son pouvoir apostolique suprême,
– il définit,
– une doctrine sur la foi ou les mœurs,
– qui doit être tenue par toute l’Église.

Lorsque ces conditions sont respectées, tout ce qu’enseigne le pape est infaillible et seul celui qui est uni au pape est certain de savoir infailliblement ce qu’il faut croire et faire pour obtenir le salut.

La question des récentes déclarations papales

Malheureusement, de nos jours, certains enseignements ou décisions de François sont si contraires à l’enseignement traditionnel de l’Église, qu’il est impossible de les croire infaillibles. Et de plus en plus de voix s’élèvent, notamment depuis Fiducia Supplicans, pour refuser certains de ses enseignements. Ces différentes réactions troublent, à juste titre, de nombreux catholiques. Remarquons en premier lieu que, jusqu’à présent, aucun des enseignements de François dans les domaines de la foi ou de la morale n’a rempli les conditions de l’infaillibilité. Un catholique n’est donc pas tenu d’y adhérer sous peine de perdre la foi. Si c’était le cas, il faudrait déclarer hérétiques l’ensemble des évêques africain.

Mais ce qui est surtout troublant, c’est qu’un pape puisse faire de telles déclarations, au point que, récemment, Mgr Vigano a lancé une grave accusation contre François, envisageant qu’il ne soit pas ou plus pape. En tant que simple fidèle, nous n’avons pas les grâces nécessaires pour pouvoir juger de l’opportunité d’une telle accusation. Par contre, nous avons un devoir de fidélité envers l’enseignement bimillénaire de l’Église, quoi que dise François (sur ce sujet, voir sur le site de l’AFS l’article Devoir de vraie fidélité). Mais, si nous devons refuser fermement d’adhérer aux enseignements ou décisions en opposition avec la tradition de l’Église, cela ne doit pas nous conduire à juger par nous-même de la validité de la désignation de François. Bien sûr, il est légitime d’avoir des doutes. Mais il faut être prudent. En particulier, il ne faut pas se laisser troublé par certains arguments avancés par les sédévacantistes. Pour cela, à l’intention de ceux qui souhaiteraient approfondir cette question, nous mettons en annexe un article paru dans le n° 292 de l’Action Familiale et Scolaire : Le siège est-il vacant ? Si nous sommes légitimement enclin à douter, il faut que ce soit pour de vrais motifs. C’est pourquoi il est important de dénoncer les faux motifs.

Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : il faut plus que jamais prier pour le pape, comme nous le demande la petite Jacinthe. Comme elle, offrons les sacrifices de notre vie quotidienne pour que le Saint-Esprit éclaire le Saint-Père et qu’il ait toujours les grâces nécessaires pour bien gouverner l’Église. Prions aussi beaucoup pour les évêques, successeurs des apôtres, et notamment pour les cardinaux qui ont un rôle de conseil auprès du pape. Sur ce point, nous suggérons une courte prière.
Devant la crise de plus en plus grave qui touche les vocations sacerdotales, il est d’usage au cours des saluts du Saint-Sacrement, après la récitation du rosaire, etc. d’ajouter les invocations suivantes : « Seigneur, donnez-nous des prêtres. Seigneur, donnez-nous de saints prêtres. Seigneur, donnez-nous beaucoup de saints prêtres. » Aujourd’hui, il serait plus que pertinent d’ajouter : « Seigneur, donnez-nous de saints évêques ». Car les évêques constituent de droit divin la hiérarchie de l’Église ; les cardinaux ne sont qu’une institution humaine.

L’Église a, en effet, un urgent besoin d’évêques qui ne restent pas muets devant les erreurs venant du Saint-Siège, d’évêques osant corriger le successeur de Pierre comme saint Paul corrigea saint Pierre, d’évêques qui aient la force et le courage de s’opposer à la dérive actuelle. Seuls ils ont le pouvoir d’éviter le naufrage complet de la barque de Pierre, de faire en sorte qu’un saint pape monte sur le trône pontifical pour guérir l’Église de tous les maux dont elle souffre et dont elle pourrait bien finir par mourir sans une action ferme et énergique de la partie la plus saine du corps épiscopal. C’est des évêques (et éventuellement des cardinaux qui sont aussi évêques) que peut venir une salutaire réaction. Aussi prions pour eux : « Seigneur, donnez-nous de saints évêques » !

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie
Yves de Lassus

07.07.2024 – HOMÉLIE DU 14ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MARC 6,1-6

Envoyé comme prophète…

Pistes pour l’homélie par l’Abbé Jean Compazieu


Textes bibliques : Lire

Les textes bibliques de ce dimanche nous parlent de ces hommes qui ont entendu l’appel de Dieu. Nous avons tout d’abord le témoignage du prophète Ézéchiel ; il est envoyé vers un peuple rebelle qui s’est révolté contre Dieu. Il sait qu’il ne sera pas écouté car il sera affronté à l’endurcissement des cœurs. Mais rien ne doit l’arrêter : qu’on l’écoute ou qu’on ne l’écoute pas, il faut que la parole de Dieu soit proclamée. Nous pensons à la petite Bernadette de Lourdes qui disait : « Je ne suis pas chargée de vous faire croire mais de vous dire. » C’est ainsi que Dieu appelle des petits pour nous transmettre les messages les plus importants. Il nous offre de nous convertir et de retrouver l’amitié perdue.

Dans la deuxième lettre aux Corinthiens, nous avons le témoignage de l’apôtre Paul. Il nous décrit les vraies conditions de son apostolat ; il a reçu des révélations extraordinaires, mais il est accablé de difficultés et d’humiliations : insultes, faiblesses, contraintes, persécutions, situations angoissantes. Il est également affronté à de graves problèmes de santé. Il a demandé au Seigneur de l’en libérer. Mais le Seigneur lui a répondu : « Ma grâce te suffit ». Paul découvre que Dieu agit dans sa faiblesse à lui. L’apôtre n’est pas seul dans sa mission. Le principal travail, c’est Dieu qui le fait dans le cœur ce ceux qu’il met sur la route de l’apôtre.

Dans l’Évangile, nous retrouvons Jésus à Nazareth. Sa prédication aurait pu être un succès. Partout en Galilée, tout le monde se réjouit de ses paroles et de ses miracles. Mais les gens de Nazareth ne voient en lui que le charpentier du village. Ce qu’on lui reproche, c’est de dire la parole de Dieu sans être qualifié pour cela ; il n’a pas fait d’étude de rabbin ; il est un simple laïc.

Voilà donc le Christ empêché d’être reconnu comme Messie : « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu… » Nous n’avons pas à les juger ; nous sommes souvent rebelles quand on vient nous parler de la part de Dieu. Mais rien ni personne ne peut arrêter l’annonce de la bonne nouvelle. Devant ce refus, Jésus est parti vers les villages voisins. Les missionnaires de l’Évangile n’ont pas à âtre découragés si on refuse de les accueillir ; comme Jésus, ils doivent partir annoncer l’Évangile car tous doivent l’entendre.

Le problème des auditeurs de Jésus, c’est qu’ils étaient enfermés dans leurs certitudes et leurs traditions. C’est souvent vrai pour nous aussi ; nous pensons savoir beaucoup de choses sur Dieu. Mais ce que nous pouvons en dire sera toujours insignifiant par rapport à ce qu’il est réellement. Nous n’aurons jamais fini de nous poser la question : qui est Jésus pour nous ? Cette question, nous la retrouvons tout au long de l’Évangile de saint Marc. Et la réponse nous sera donnée par un centurion païen au pied de la croix : « Vraiment cet homme était le Fils de Dieu. »

Comme le prophète et comme Paul, nous avons conscience de nos pauvretés et de nos faiblesses. Mais le Seigneur compte sur nous pour être ses porte-paroles. Le baptême fait de nous un peuple de prophètes, marqués par l’Esprit Saint, appelés et envoyés. Dieu connaît les circonstances de la mission. Il sait mieux que nous ce qui risque d’être pesant et de nous décourager. A ceux qu’il a appelés, il a promis sa présence et son assistance.

Bien sûr, comme tous les prophètes d’autrefois, nous risquons nous aussi de connaître des difficultés. Nous sommes affrontés à l’incroyance, la mal croyance et l’indifférence. Dans le monde entier, de très nombreux chrétiens sont persécutés et mis à mort. Et à l’intérieur même de l’Église, nous assistons à des contre-témoignages qui font mal. Cette Église de Jésus Christ reste un peuple de pécheurs. Nous pouvons être tentés de la critiquer, de dire ce que nous pensons. Mais un enfant ne peut rompre le lien vital qui l’unit à sa mère.

Notre attachement au Christ doit être plus fort que la tentation de la rupture. Dieu ne choisit pas es envoyés parmi les meilleurs mais bien souvent parmi les pauvres, parmi les pécheurs. N’oublions pas que les grands témoins de la foi sont des pécheurs pardonnés. Pensons à Pierre qui avait renié le Christ car il avait peur. Mais en accueillant le pardon du Christ, il a reçu de lui la mission d’être le berger de son peuple.

En célébrant cette Eucharistie, rendons grâce pour la confiance que Dieu nous fait en nous associant à sa mission. Disciples-missionnaires, levons les yeux pour remettre entre ses mains nos fragilités. Que s’accomplisse pour nous aujourd’hui sa parole : « Ma grâce te suffit ».

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN.ORG, le 29 juin 2024