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07.07.2024 – CHAPELET À LOURDES
07.07.2024 – MESSE PRÉSIDÉE PAR LE PAPE FRANÇOIS À TRIESTE
Messe à Trieste: «nous avons besoin du scandale de la foi»
Le Pape a présidé ce dimanche 7 juillet la messe sur la place principale de Trieste. Dans son homélie, le Souverain pontife a insisté sur la nécessité de cultiver «une foi qui réveille les consciences de leur torpeur, et qui met le doigt sur les blessures de la société». La présence de Dieu se cache «dans les coins sombres de la vie et de nos villes» a t-il souligné.
Olivier Bonnel-Cité du Vatican
Devant près de 8500 fidèles réunies sur la magistrale Piazza dell’Unità d’Italia de Trieste, le Pape a présidé la messe ce dimanche 7 juillet mettant ainsi un terme à cinq jours de réflexion durant les Semianes sociales de l’Église italienne. Dans la capitale de la région autonome Frioul-Vénétie Julienne, carrefour cosmopolite de l’Europe, une centaine d’évêques étaient présents tout comme des délégations de l’Église serbe-orthodoxe, grecque-orthodoxe et luthérienne.
Au cours de son homélie, le Souverain pontife s’est arrêté sur le mot « scandale », employé dans l’Évangile à propos de Jésus allant précher à la synagogue le jour du sabbat. «Demandons-nous : quel est l’obstacle qui nous empêche de croire en Jésus ?» a interpellé François.
Une foi qui s’abaisse vers l’humanité
L’Écriture montre que nombre de personnes ont en effet été choquées par l’attitude de Jésus, mais le scandale, a dit le Pape, est « son humanité »: «comment Dieu, le tout-puissant, peut-il se révéler dans la fragilité de la chair d’un homme ?». «Frères et sœurs, voilà le scandale a ainsi lancé François: une foi fondée sur un Dieu humain, qui s’abaisse vers l’humanité, qui en prend soin, qui s’émeut de nos blessures, qui prend sur lui nos fatigues, qui se rompt comme un pain pour nous».
Cette humanité se concrétise dans un Dieu faible qui meurt sur la Croix par amour, et demande à chacun de dépasser nos égoïsmes, d’offrir notre vie pour le salut du monde est «un Dieu inconfortable» a reconnu le Souverain pontife. En nous plaçant devant le Seifneur face aux défis contemporains, les nombreuses questions politiques et sociales qui nous interpellent, nous avons pourtant précisément besoin du «scandale de la foi».

Le Pape François a présidé la messe à Trieste, dimanche 7 juillet
Il ne s’agit «pas d’une religiosité repliée sur elle-même, qui lève son regard vers le ciel sans se préoccuper de ce qui se passe sur terre et qui célèbre des liturgies dans le temple en oubliant la poussière qui s’écoule dans nos rues», a expliqué le Pape, mais bien d’une «foi enracinée dans le Dieu qui s’est fait homme et, par conséquent, une foi humaine, une foi de chair, qui entre dans l’histoire, qui caresse la vie des gens, qui guérit les cœurs brisés, qui devient ferment d’espérance et semence d’un monde nouveau».
Réveiller les consciences de leur torpeur
Face aux défis du monde, François a donc rappelé la nécessité de cultiver «une foi qui réveille les consciences de leur torpeur, qui met le doigt sur les blessures de la société». Dans cette ville de Trieste, située aux confins de la route balkanique, (et qui accueille de nombreux migrants), le Pape a tenu une nouvelle fois à mettre la lumière sur ceux qui sont ignorés ou rejetés:
“Dieu se cache «dans les coins sombres de la vie et de nos villes», sa présence se révèle précisément dans les visages creusés par la souffrance et où la décadence semble triompher. L’infini de Dieu se cache dans la misère humaine”
François a aussi déploré l’apathie qui nous caractérise parfois face aux injustices du monde. «Pourquoi ne prenons-nous pas à cœur la situation des prisonniers, qui, de cette ville de Trieste aussi, s’élève comme un cri d’angoisse ?» a t-il notamment lancé aux fidèles.
Une civilisation de la paix et de la fraternité
«Pourquoi ne contemplons-nous pas la misère, la douleur, le rejet de tant de personnes dans la ville ? Nous avons peur, nous avons peur d’y trouver le Christ» a encore expliqué le Pape. Depuis cette ville de Trieste, située à quelques kilomètres seulement de la Slovénie (une lecture de la messe était lue en slovène, ndlr) «carrefour de peuples et de cultures, terre de frontière, nourrissons le rêve d’une nouvelle civilisation fondée sur la paix et la fraternité», a ainsi exhorté l’évêque de Rome, invitant l’Église locale à poursuivre avec courage son travail «pour diffuser l’Évangile de l’espérance».
À l’issue de la célébration, l’évêque de Trieste Mgr Enrico Trevisi a remercié chaleureusement François pour cette visite pastorale dans cette ville riche de cultures. «C’est précisément sur la base de l’Évangile, et aussi à travers le dialogue œcuménique et interreligieux, que nous souhaitons participer avec détermination à la construction de relations différentes entre les peuples et les pays» a t-il dit en demandant l’intercession de trois martyrs, un Italien, un Croate et un Slovène.
Source : VATICANNEWS, le 7 juillet 2024
Le Pape appelle à renouveler l’engagement à prier et à œuvrer pour la paix
Après avoir présidé la messe à Trieste ce dimanche, François a rendu hommage à cette ville d’accueil et invité, avant de réciter la prière de l’angélus, tous les fidèles à prier pour la paix.
Olivier Bonnel-Cité du Vatican
À l’issue de la messe célébrée sur la place centrale de Trieste, le Pape François a tenu à remercier chaleureusement ses habitants et les autorités de la ville, religieuses ou civiles, pour l’accueil reçu lors de cette visite pastorale. «J’assure ma proximité avec les malades – j’en ai salué beaucoup -, avec les prisonniers, qui voulaient être présents, avec les migrants – Trieste est une porte ouverte aux migrants – et avec tous ceux qui luttent» a t-il lancé, en écho avec son homélie prononcée quelques minutes auparavant.
Un hommage à Trieste
Le Souverain pontife a aussi rendu un vibrant hommage à cette ville qui borde l’Adriatique et qui était encore une partie de l’empire austro-hongrois jusqu’en 1921 et qui reste un carrefour de cultures. «Trieste est l’une de ces villes qui ont vocation à rassembler des peuples différents : d’abord parce que c’est un port, et un port important, ensuite parce qu’elle se trouve au carrefour de l’Italie, de l’Europe centrale et des Balkans. Dans ces situations, le défi pour la communauté ecclésiale et civile est de savoir conjuguer ouverture et stabilité, accueil et identité».
François s’est aussi adressé aux catholiques locaux pour les encourager dans leur mission, conformément au thème des 50 èmes Semaines sociales et à son discours de la matinée: «Comme chrétiens, nous avons l’Évangile, qui donne un sens et une espérance à notre vie ; comme citoyens, vous avez la Constitution, une « boussole » fiable sur le chemin de la démocratie».
Prier pour la paix
Comme il le fait chaque dimanche, le Pape a enfin invité les fidèles à renouveller leur engagement pour la paix, demandant de prier pour qu’elle revienne en particulier en Ukraine, en Israël et Palestine, en Birmanie ou encore au Soudan, ce dernier étant dévasté par une guerre civile depuis quinze mois qui a fait 10 millions de déplacés. François a demandé à ce titre d’invoquer la Vierge Marie, vénérée en particulier au sanctuaire du Mont Grisa, situé à quelques kilomètres de Trieste.
Source; VATICANNEWS, le 7 juillet 2024
07.07.2024 – MESSE À LOURDES
07.07.2024 -Visite pastorale du pape à Trieste: Discours du Saint-Père
8h30, Centre des congrès Generali Convention Center de Trieste
07.07.2024 – INTÉGRALE DES LECTURES DU 14ÈME DIMANCHE ORDINAIRE
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du 14e dimanche du temps ordinaire, année B.
Notre-Dame de Kazan, « Libératrice de la Russie » (I)

Notre-Dame de Kazan, « Libératrice de la Russie » (I)
L’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Kazan a ce regard triste des Vierges russes qui serrent tendrement l’Enfant Jésus contre elles. Recouverte auparavant d’une oklad – carapace d’or ou d’argent – et ornée de pierreries de grand prix, elle avait la réputation de rendre la vue aux aveugles qui lui offraient, reconnaissants, des émeraudes parfaitement pures.
On connaît son histoire depuis le grand incendie qui détruisit une partie de la ville de Kazan en 1579. L’icône est découverte cette année-là sous les décombres d’une maison brûlée, par une fillette de dix ans, à qui la Vierge apparaît à plusieurs reprises en lui donnant l’ordre de chercher en cet endroit. Elle est ensuite vénérée comme la « Libératrice de la Russie », l’étendard des victoires contre les Suédois ou contre Napoléon.
Le dernier acte politique du Tzar Nicolas II, en 1918, est de lui consacrer son Empire.
D’après AFALE Magazine,
n° 293, septembre 2004
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
07.07.2024 – SAINTS ET MARTYRS DU JOUR
Sts Antonin Fantosati et Joseph-Marie Gambaro
MARTYRS († 1900)
Saint Antonin Fantosati, évêque
Saint Joseph-Marie Gambaro, prêtre
Tous deux franciscains et martyrs en Chine
Martyrologe Romain : En Chine, près de la ville de Hengchow dans la province de Hunan, en 1900 (le 7 juillet), les saints martyrs Antonin Fantosati, évêque, et Joseph-Marie Gambaro, prêtre, tous deux franciscains. Dans la persécution de la secte de Yihetuan, alors qu’ils accostaient à la rive du fleuve pour venir en aide aux fidèles, ils furent massacrés à coups de pierres.
Antonino, au siècle Antonio Sante Agostino, Fantosati naît le 16 octobre 1842 à Santa Maria in Valle, au diocèse de Spolète (Ombrie – Italie).
Giuseppe Maria Gambaro naît à Galliate (Piémont, Italie) le 7 août 1869. Après une enfance pieuse, il entre le 23 octobre 1883 au couvent de Monte Mesma : là, il fait son noviciat et fait des études ecclésiastiques. Il a été ordonné prêtre à Novara le 12 mars 1892 et a été immédiatement nommé recteur du Collège séraphique de Cerano, puis d’Ornavasso, un poste qu’il a occupé jusqu’à son départ pour la Chine, qui a eu lieu après de nombreux refus, en décembre 1895.
Antonino Fantosati est missionnaire en Chine depuis plus de 30 ans et vicaire apostolique du Hunan méridional depuis 8 ans lorsque, le 4 juillet 1900, un jeune missionnaire franciscain de 27 ans, le Père Cesidio Giacomantino est tué par les Boxers à Heng-chow-fou. Lorsqu’il apprend ce qui s’est passé, Mgr Fantosati, alors en visite pastorale dans les montagnes, décide aussitôt de se rendre près de ses fidèles persécutés. À ceux qui essayent de le dissuader d’accomplir ce dangereux voyage, il répond : « Je ne le peux pas, mon devoir est de défendre mes enfants et surtout les orphelins ». Et il part accompagné du Père Joseph-Marie Gambaro qui n’a que 30 ans.
Ils arrivent devant Heng-chow-fou le 7 juillet. Dès que leur barque est reconnue, de nombreuses barques l’entourent et la poussent au rivage où les deux missionnaires sont accueillis par une grêle de pierres. Ils s’effondrent sans proférer une plainte, mais en répétant seulement : « Jésus, Marie ». Le P. Gambaro se traîne jusqu’aux pieds de son évêque, il l’embrasse et retombe mort. Mgr Fantosati agonise encore pendant deux heures. Un païen l’achève. De nombreux païens, qui avaient assisté au terrible martyre, répétaient : « Cet étranger était vraiment un homme juste ! »
Antonino Fantosati et Giuseppe Maria Gambaro ont été béatifiés le 24 novembre 1946 par le vénerable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).
Le 1er octobre 2000, saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) canonisa un groupe de 120 martyrs en Chine parmi lesquels figuraient Antonino Fantosati, Giuseppe Maria Gambaro et les autres 26 martyrs chinois béatifiés avec eux en 1946.
Saints Antonin Fantosati et Joseph-Marie Gambaro priez pour nous !


07.07.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,1-6.

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d’origine, et ses disciples le suivirent.

Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés d’étonnement, disaient : « D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ?

N’est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses sœurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à son sujet.
Jésus leur disait : « Un prophète n’est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. »
Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains.
Et il s’étonna de leur manque de foi. Jésus parcourait les villages d’alentour en enseignant.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)
pape et docteur de l’Église
Livre XI, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974 ; p. 61-63)
« S’il retient les eaux, tout sera desséché, s’il les lâche, elles retourneront la terre. » (Jb 12,15)
« S’il retient les eaux, tout sera desséché, s’il les lâche, elles retourneront la terre. » (Jb 12,15 Vg) Entendons par eau la science de la prédication, ainsi qu’il est écrit : « Une eau profonde, telle est la parole qui sort de la bouche de l’homme (sage), un torrent débordant, telle est la source de la sagesse » ; l’eau est-elle retenue, tout se dessèche : oui, ôtez la science des prédicateurs et les cœurs qui pouvaient verdoyer dans l’espérance de l’éternité, se flétrissent aussitôt, en sorte qu’ils demeurent dans la sécheresse du désespoir, en chérissant l’éphémère, en ignorant l’espérance de ce qui subsistera. Et si nous désignons par eau la grâce du Saint Esprit, comme le dit dans l’Évangile la parole de la Vérité : « Celui qui croit en moi, selon le mot de l’Écriture, de son sein couleront des fleuves d’eau vive », ‒ et l’Évangéliste ajoute aussitôt : « Il a ainsi parlé de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui » (Jn 7,38-39), ‒ cette interprétation s’accorde clairement avec ces paroles de Job : « S’il retient les eaux, tout se desséchera », car, si la grâce du Saint Esprit est ravie à l’esprit de celui qui écoute la Parole, aussitôt se flétrit son intelligence qu’on voyait déjà verdoyante d’espérance quand il écoutait. Et ne pas parler d’eau, mais d’eaux, au pluriel, c’est revenir à la grâce des sept dons spirituels car autant de dons qui emplissent chacun de nous, autant d’eaux qui se répandent dans nos cœurs.

LECTURES :
Livre d’Ézéchiel 2,2-5.
En ces jours-là, l’esprit vint en moi et me fit tenir debout. J’écoutai celui qui me parlait.
Il me dit : « Fils d’homme, je t’envoie vers les fils d’Israël, vers une nation rebelle qui s’est révoltée contre moi. Jusqu’à ce jour, eux et leurs pères se sont soulevés contre moi.
Les fils ont le visage dur, et le cœur obstiné ; c’est à eux que je t’envoie. Tu leur diras : “Ainsi parle le Seigneur Dieu…”
Alors, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas – c’est une engeance de rebelles ! – ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux.

Psaume 123(122),1b-2ab.2cdef.3-4.
Vers toi j’ai les yeux levés,
vers toi qui es au ciel.
comme les yeux de l’esclave
vers la main de son maître.
Comme les yeux de la servante
vers la main de sa maîtresse,
nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu,
attendent sa pitié.
Pitié pour nous, Seigneur, pitié pour nous :
notre âme est rassasiée de mépris.
C’en est trop, nous sommes rassasiés
du rire des satisfaits,
du mépris des orgueilleux !

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,7-10.
Frères, les révélations que j’ai reçues sont tellement extraordinaires que, pour m’empêcher de me surestimer, j’ai reçu dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, pour empêcher que je me surestime.
Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi.
Mais il m’a déclaré : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure.
C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.
