12.08.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,22-27. 

En ce temps-là, comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ;
ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés.
Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? »
Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? De leurs fils, ou des autres personnes ? »
Pierre lui répondit : « Des autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres.
Mais, pour ne pas scandaliser les gens, va donc jusqu’à la mer, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Ambroise (v. 340-397)

évêque de Milan et docteur de l’Église

Commentaire du Ps 48, 14-15 ; CSEL 64, 368 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche F 31; trad. Orval ; © 1972 Abbaye d’Orval)

Le Fils de Dieu est libre de tout

Lorsque le Christ réconcilia le monde avec Dieu, il n’avait certes pas besoin de réconciliation pour lui-même. Pour lequel de ses péchés aurait-il dû apaiser Dieu, lui qui n’en avait commis aucun ? Aussi, lorsque les Juifs lui réclament le didrachme exigé par la Loi, Jésus dit à Pierre : « Simon, de qui les rois de la terre perçoivent-ils le tribut ou les impôts ? De leurs fils ou des étrangers ? » Pierre répondit : « Des étrangers. » Jésus reprit : « les fils en sont donc exempts. Mais pour ne pas faire de scandale, jette l’hameçon et du premier poisson que tu prendras tu ouvriras la bouche ; tu y trouveras un stratère : prends-le et donne-le leur pour moi et pour toi. » (Mt 17, 25-27) Le Christ nous montre par là qu’il ne devait rien expier pour des péchés personnels, parce qu’il n’était pas esclave du péché mais que, Fils de Dieu, il était libre de toute faute. Le fils était libre et l’esclave en état de péché. Puisqu’il est libre de tout, Jésus ne paie donc rien pour le rachat de son âme, lui dont le sang pouvait payer largement la rédemption des péchés du monde entier. Il a le droit de libérer les autres, lui qui n’a aucune dette pour lui-même. Mais je vais plus loin. Le Christ n’est pas le seul à ne devoir rien payer pour la rédemption ou l’expiation de péchés personnels. Si tu envisages tout homme croyant, tu peux dire qu’aucun ne doit payer pour sa propre expiation, parce que le Christ a expié pour la rédemption de tous. Quel est l’homme qui trouverait son propre sang capable de le racheter, alors que le Christ a versé le sien pour le rachat de tous ?

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 1,2-5.24-28c. 

Le cinq du mois, la cinquième année de la déportation du roi Jékonias,
la parole de Dieu fut adressée à Ézékiel, fils du prêtre Bouzi, dans le pays des Chaldéens, au bord du fleuve Kebar. La main du Seigneur se posa sur lui.
J’ai vu : un vent de tempête venant du nord, un gros nuage, un feu jaillissant et, autour, une clarté ; au milieu, comme un scintillement de vermeil du milieu du feu.
Au milieu, la forme de quatre Vivants ; elle paraissait une forme humaine.
J’entendis le bruit de leurs ailes, pareil, quand ils marchaient, au bruit des grandes eaux, pareil à la voix du Puissant, une rumeur comme celle d’une armée. Lorsqu’ils s’arrêtaient, ils laissaient retomber leurs ailes.
On entendit un bruit venant de plus haut que le firmament qui était au-dessus de leurs têtes.
Au-dessus de ce firmament, il y avait une forme de trône, qui ressemblait à du saphir ; et, sur ce trône, quelqu’un qui avait l’aspect d’un être humain, au-dessus, tout en haut.
Puis j’ai vu comme un scintillement de vermeil, comme l’aspect d’un feu qui l’enveloppait tout autour, à partir de ce qui semblait être ses reins et au-dessus. À partir de ce qui semblait être ses reins et au-dessous, j’ai vu comme l’aspect d’un feu et, autour, une clarté.
Comme l’arc apparaît dans la nuée un jour de pluie, ainsi cette clarté à l’entour : c’était l’aspect, la forme de la gloire du Seigneur. À cette vue, je tombai face contre terre, et j’entendis une voix qui me parlait.

Psaume 148(147),1-2.11-12.13.14b. 

Louez le Seigneur du haut des cieux, 
louez-le dans les hauteurs.
Vous, tous ses anges, louez-le, 
louez-le, tous les univers.

Les rois de la terre et tous les peuples, 
les princes et tous les juges de la terre ;
tous les jeunes gens et jeunes filles,
les vieillards comme les enfants.

Qu’ils louent le nom du Seigneur, 
le seul au-dessus de tout nom ; 
sur le ciel et sur la terre, sa splendeur :
louange de tous ses fidèles !

11.08.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: le Pape exhorte à lutter contre les idées préconçues en gardant un esprit ouvert

Lors de la prière mariale de l’Angélus de ce dimanche 11 août, le Pape François a invité les fidèles réunis place Saint-Pierre à ne pas chercher en Dieu la confirmation de leurs convictions, mais au contraire à lutter contre les idées préconçues et à garder un esprit ouvert, disposé à recevoir «sa lumière et sa grâce».

Vatican news

Méditant sur l’Évangile selon saint Jean (Jn 6, 41-51) de ce dimanche 11 août, le Pape François s’est arrêté sur la réaction du peuple juif à la déclaration de Jésus, qui leur dit être «descendu du ciel». À l’image des juifs qui n’ont pas reconnu en «Lui le Messie» en raison de ses humbles origines, l’évêque de Rome a exhorté les croyants à ne pas s’enfermer dans des «schémas rigides» et à ouvrir leurs esprits et leurs cœurs.  

L’Évangile du jour relate la stupeur des juifs face à Jésus qui leur déclare être descendu du ciel: «Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant: “Je suis descendu du ciel?» (Jn 6, 42). François a invité les fidèles à être attentifs à ces interrogations. «Ils sont convaincus, a-t-il expliqué, que Jésus ne peut pas venir du ciel, parce qu’il est le fils d’un charpentier et que sa mère et ses frères sont des gens ordinaires, connus, normaux, comme tant d’autres. Comment Dieu pourrait-il se manifester d’une manière aussi ordinaire?».  

Ne pas s’enfermer dans une forteresse impénétrable

Ces gens ont beau faire «l’aumône», observer «le jeûne et les temps de prière», être témoin des «plusieurs miracles» réalisés par la Christ, ils ne parviennent pas à reconnaitre «en Lui le Messie» car ils sont «bloqués dans leur foi par leur idée préconçue de ses origines humbles et par la présomption, par conséquent, qu’ils n’ont rien à apprendre de lui». Ainsi, a poursuivi le Souverain pontife, «ils accomplissent leurs pratiques religieuses non pas tant pour écouter le Seigneur que pour y trouver une confirmation de ce qu’ils pensent déjà». «La preuve en est, a souligné François, ils ne se donnent même pas la peine de demander une explication à Jésus: ils se contentent de récriminer entre eux contre lui (cf. Jn 6,41), comme pour se rassurer mutuellement sur ce dont ils sont convaincus, en s’enfermant comme dans une forteresse impénétrable». Mais une telle forteresse ne permet pas de croire, a mis en garde le Pape.

Ouvrir son esprit pour rencontrer Dieu

Le Saint-Père a poursuivi en invitant les fidèles à faire attention aux «schémas rigides» dans leur «vie de foi»:  «il peut arriver qu’au lieu d’écouter vraiment ce que le Seigneur a à nous dire, nous ne cherchons auprès de Lui et auprès des autres qu’une confirmation de ce que nous pensons, de nos convictions, de nos jugements. Mais cette façon de s’adresser à Dieu ne nous aide pas à le rencontrer vraiment, ni à nous ouvrir au don de sa lumière et de sa grâce, à grandir dans le bien, à faire sa volonté et à surmonter les fermetures et les difficultés».

«La foi et la prière véritables ouvrent l’esprit et le cœur, elles ne les ferment pas» a conclu le Saint-Père.

Source : VATICANNEWS, le 11 août 2024

Comment Constantinople, « Nouvelle Rome », fut dédiée à la Mère de Dieu

Mosaïque ornée de feuilles d'or représentant la Vierge Marie, Jésus, Constantin et Justinien à l'entrée de Sainte Sophie, Istanbul.
© Shutterstock/SvetlanaSF
Mosaïque ornée de feuilles d’or représentant la Vierge Marie, Jésus, Constantin et Justinien à l’entrée de Sainte Sophie, Istanbul. © Shutterstock/SvetlanaSF

Comment Constantinople, « Nouvelle Rome », fut dédiée à la Mère de Dieu

Apprenant les mesures tyranniques prises par l’empereur romain Maximin II Daïa en Orient contre les Chrétiens, Constantin leva une puissante armée, guidée par le signe de la Croix victorieuse, et, à la faveur d’une campagne contre les barbares en Pannonie (1), il pénétra sur le territoire de Licinius (2) en 322.

Après une première défaite à Andrinople, le tyran se replia à Byzance puis il fut définitivement vaincu à la bataille de Chrysopolis le 18 septembre 324. Constantin triomphant, au nom du Christ et de la Vérité, s’employa dès lors à offrir l’Empire romain réunifié au Roi des rois, et tel un nouvel Apôtre il fit proclamer jusqu’aux extrémités de l’Orient et de l’Occident, de la Mésopotamie à la Grande-Bretagne, la foi au Dieu unique et en son Fils incarné pour notre Salut. Dans un édit proclamé dans tout l’Empire, il déclarait que Dieu seul devait être considéré comme la cause de ses victoires et qu’il avait été choisi par la Providence pour se mettre au service du bien et de la vérité. Il incitait tous ses sujets à suivre son exemple, mais sans contraindre personne.

A ce nouvel empire chrétien, qui devait durer mille ans, Constantin décida de donner une nouvelle capitale, et inspiré par un signe divin, le pieux empereur fixa son choix sur la petite ville de Byzance, qui occupait une position charnière entre l’Orient et l’Occident. Il marqua lui-même les limites de la nouvelle ville, et donna l’ordre au maître d’œuvre, Euphrata, de n’épargner aucune dépense pour la doter de monuments et de voies publiques dépassant en gloire et magnificence toutes les autres villes du monde.

Lors de la fondation de la cité, le 8 novembre 324, Byzance reçut le nom de Constantinople et de Nouvelle-Rome, et fut dédiée par la suite à la Mère de Dieu. Les travaux furent menés en grande hâte et, le 11 août 330, pour le vingt-cinquième anniversaire du règne de l’empereur, on célébra avec faste l’inauguration de la nouvelle capitale.

Source :

Adapté de https://orthodoxie.com/21-mai-2/

(1) La Pannonie est une ancienne région de l’Europe centrale située à cheval sur les actuelles Autriche, Hongrie, Slovénie, Croatie, nord-ouest de la Serbie et nord de la Bosnie-Herzégovine

(2) Licinius était “co-empereur romain”

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

11.08.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Claire d’Assise

FONDATRICE († 1253)

Sainte Claire d’Assise
Vierge et fondatrice des Clarisses 
(1193-1253)

Claire, naît en 1193 en Assise (Italie), dans la noble famille de Favarone di Offreduccio, de Bernardino et de Ortolana. Dès son enfance, on put admirer en elle un vif attrait pour la retraite, l’oraison, le mépris du monde, l’amour des pauvres et de la souffrance ; sous ses habits précieux, elle portait un cilice. 

À l’âge de seize ans, fortement émue de la vie si sainte de François d’Assise, elle va lui confier son désir de se donner toute à Dieu. Le Saint la pénètre des flammes du divin amour, accepte de diriger sa vie, mais il exige des actes : Claire devra, revêtue d’un sac, parcourir la ville en mendiant son pain de porte en porte. Elle accomplit de grand cœur cet acte humiliant, et, peu de jours après, quitte les livrées du siècle, reçoit de François une rude tunique avec une corde pour lui ceindre les reins, et un voile grossier sur sa tête dépouillée de ses beaux cheveux. 

Elle triomphe de la résistance de sa famille. Quelques jours après, sa sœur Agnès la supplie de l’agréer en sa compagnie, ce que Claire accepte avec joie, en rendant grâce au Ciel. « Morte ou vive, qu’on me ramène Agnès ! » s’écria le père, furieux à cette nouvelle ; mais Dieu fut le plus fort, et Agnès meurtrie, épuisée, put demeurer avec sa sœur. Leur mère, après la mort de son mari, et une de leurs sœurs, vint les rejoindre. 

La communauté fut bientôt nombreuse et florissante ; on y vit pratiquer, sous la direction de Claire, devenue, quoique jeune, une parfaite maîtresse de vie spirituelle, une pauvreté admirable, un détachement absolu, une obéissance sublime : l’amour de Dieu était l’âme de toutes ses vertus.

Claire dépassait toutes ses sœurs par sa mortification ; sa tunique était la plus rude, son cilice le plus terrible à la chair; des herbes sèches assaisonnées de cendre formaient sa nourriture ; pendant le Carême, elle ne prenait que du pain et de l’eau, trois fois la semaine seulement. Longtemps elle coucha sur la terre nue, ayant un morceau de bois pour oreiller. 

Claire, supérieure, se regardait comme la dernière du couvent, éveillait ses sœurs, sonnait matines, allumait les lampes, balayait le monastère. Elle voulait qu’on vécût dans le couvent au jour le jour, sans fonds de terre, sans pensions et dans une clôture perpétuelle. 

Elle est célèbre par l’expulsion des Sarrasins, qui, après avoir pillé la ville, voulaient piller le couvent. Elle pria Dieu, et une voix du Ciel cria : « Je vous ai gardées et je vous garderai toujours. » ; malade, se fit transporter à la porte du monastère, et, le ciboire en main, mit en fuite les ennemis.

Claire, le 11 août 1253, quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>>  Claire d’Assise

Et plus encore : >>>  Clarisses

Sainte Claire d’Assise priez pour nous !

11.08.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,41-51. 

En ce temps-là, les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »
Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? »
Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous.
Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes : ‘Ils seront tous instruits par Dieu lui-même.’ Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

évêque de Jérusalem et docteur de l’Église

4ème Catéchèse mystagogique, 1.3.9 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche E7; trad. Orval ; © 1971 Abbaye d’Orval)

Nous participons avec pleine assurance au corps et au sang du Christ

Dans la nuit où il fut livré, le Seigneur Jésus prit du pain et, après avoir rendu grâces, il le rompit et le donna à ses disciples en disant : « Prenez et mangez : ceci est mon corps. » Ensuite, prenant la coupe, il dit : « Prenez et buvez : ceci est mon sang. » (cf. 1 Co 11, 23-25) Si donc lui-même a déclaré ouvertement en parlant du pain : « Ceci est mon corps », qui osera douter désormais ? Et si lui-même est à ce point affirmatif lorsqu’il dit : « Ceci est mon sang », qui hésitera encore ou dira ce n’est pas son sang ? (…) C’est donc avec pleine assurance que nous participons de la sorte au corps et au sang du Christ. Car sous forme de pain c’est le corps qui t’es donné, et sous forme de vin c’est le sang qui t’es donné, pour que tu deviennes, en prenant part au corps et au sang du Christ, un seul corps et un seul sang avec le Christ. De cette manière, nous devenons « associés à la nature divine » (2 P 1,4). (…) David a dit autrefois dans un psaume : « Le pain fortifie le cœur de l’homme pour que l’huile de la joie rayonne sur son visage » (Ps 103,15). Fortifie donc ton cœur en prenant ce pain spirituel et réjouis le visage de ton âme. Et puisses-tu, à visage découvert et en pureté de conscience, refléter comme un miroir la gloire du Seigneur.

LECTURES :

Premier livre des Rois 19,4-8. 

En ces jours-là, le prophète Élie, fuyant l’hostilité de la reine Jézabel, marcha toute une journée dans le désert. Il vint s’asseoir à l’ombre d’un buisson, et demanda la mort en disant : « Maintenant, Seigneur, c’en est trop ! Reprends ma vie : je ne vaux pas mieux que mes pères. »
Puis il s’étendit sous le buisson, et s’endormit. Mais voici qu’un ange le toucha et lui dit : « Lève-toi, et mange ! »
Il regarda, et il y avait près de sa tête une galette cuite sur des pierres brûlantes et une cruche d’eau. Il mangea, il but, et se rendormit.
Une seconde fois, l’ange du Seigneur le toucha et lui dit : « Lève-toi, et mange, car il est long, le chemin qui te reste. »
Élie se leva, mangea et but. Puis, fortifié par cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu.

Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.8-9. 

Je bénirai le Seigneur en tout temps, 
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur : 
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur, 
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond : 
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira, 
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.

L’ange du Seigneur campe à l’entour 
pour libérer ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez : le Seigneur est bon ! 
Heureux qui trouve en lui son refuge !

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,30-32.5,1-2. 

Frères, n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu, qui vous a marqués de son sceau en vue du jour de votre délivrance.
Amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes, tout cela doit être éliminé de votre vie, ainsi que toute espèce de méchanceté.
Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.
Oui, cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.
Vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, s’offrant en sacrifice à Dieu, comme un parfum d’agréable odeur.