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La Vierge Marie est victorieuse de toutes les hérésies

La Vierge Marie est victorieuse de toutes les hérésies
Quand j’étais jeune théologien, avant et même pendant les sessions du Concile, comme il est arrivé et comme il arrivera encore aujourd’hui à beaucoup, je nourrissais quelques réserves sur certaines formules anciennes comme, par exemple, la fameuse « De maria nunquam satis” – « sur Marie, on ne dira jamais assez« . Elle me paraissait exagérée.
J’avais aussi du mal à comprendre le vrai sens d’une autre expression fameuse (répétée dans l’Église depuis les premiers siècles, quand – après un mémorable débat – le Concile d’Éphèse de 431 avait proclamé Marie Theotokos, Mère de Dieu), à savoir l’expression qui veut que Marie soit « victorieuse de toutes les hérésies ».
Aujourd’hui seulement – en cette période de confusion où toutes sortes de déviations hérétiques semblent venir frapper à la porte de la foi authentique – aujourd’hui je comprends qu’il ne s’agissait pas d’une exagération de dévots, mais de vérités plus que jamais valables.
Cardinal Ratzinger (le pape Benoît XVI)
Cité par Vittorio Messori, dans Entretiens sur la Foi, Fayard 1985
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
22.08.2024 – SAINT DU JOUR

St Symphorien d’Autun
JEUNE MARTYR († IIIE OU IV SIÈCLE)
Saint Symphorien
Martyr
(† IIIe ou IV siècle)
Symphorien, né à Autun, appartenait à l’une des familles de cette ville les plus illustres par ses ancêtres, par ses richesses et par ses fonctions. Il resta pur au milieu des dangers de la jeunesse ; avec le rayonnement de la vertu, son beau front reflétait la noblesse et l’intelligence ; il était déjà l’ornement de la cité.
Un jour que le peuple, en grande partie païen, célébrait la fête de la déesse Cybèle, Symphorien témoigna hautement son mépris pour ces démonstrations ridicules et refusa de joindre ses hommages à ceux de la foule. Il n’en fallait pas davantage pour être saisi et traîné devant les tribunaux :
« Déclare ton nom et ta condition, lui dit le juge.
– Je m’appelle Symphorien, et je suis chrétien.
– Pourquoi n’as-tu pas voulu adorer la déesse ?
– Je n’adore que le Dieu vivant; quant à votre déesse, donnez-moi un marteau, et je la briserai en mille pièces.
– Si tu ne veux pas obéir à l’édit des empereurs, tu paieras ta révolte de ton sang.
– Dieu punit les méchants, mais Il récompense les justes en proportion de leurs mérites ; je n’ai donc point lieu de craindre tes supplices ; plus je souffrirai, plus ma couronne sera belle. »
Après une sanglante flagellation, le jeune martyr fut jeté dans un noir cachot ; quelques jours après, non seulement on ne le trouva pas amolli, mais il se montra plus ferme encore. Comme le juge l’exhortait à sacrifier aux idoles :
« Ne perdez pas votre temps en discours vains et frivoles » lui dit Symphorien.
Le juge insistant, pour le flatter, sur les honneurs qui l’attendaient : « Les biens des chrétiens, dit-il, leurs honneurs, ne sont pas de ce monde; le monde passe comme une ombre ; Dieu seul donne le vrai bonheur.
– Obéis, dit le juge furieux, ou je te condamne à mort !
– Je crains Dieu seul ; vous avez pouvoir sur mon corps, mais vous ne pouvez rien sur mon âme.
– Symphorien, vous êtes condamné à périr par le glaive ! »
C’est alors qu’eut lieu une scène sublime. La mère du jeune martyr avait assisté à sa glorieuse confession de foi; elle voulait assister à son couronnement et suivit le cortège jusqu’aux murailles de la cité, près du lieu où devait s’accomplir le sacrifice. Là, du haut des remparts, cette femme, digne émule de la mère des Macchabées, fit entendre à son fils cette exhortation touchante :
« Courage, mon fils, courage, la mort nous conduit à la vie. Regardez en haut, mon enfant, regardez Celui qui règne au Ciel ! »
Fortifié par ces paroles, le jeune chrétien livra sans hésiter sa tête au fer du bourreau.
Saint Symphorien priez pour nous !

22.08.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 22,1-14.

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles :
« Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.”
Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ;
les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville.

Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.

Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.”
Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.
Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.

Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence.
Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.”
Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)
abbesse bénédictine et docteur de l’Église
Le Livre des Œuvres divines, chap. 6 (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire” ; trad. P. Dumoulin ; Éditions des béatitudes ; 2012 ; p. 213-214 ; rev.)
Le vêtement de l’âme
Lorsque les énergies de l’âme arrachent de l’esprit de l’homme les envies charnelles, le désir de Dieu soupire en lui. L’âme entrelace alors ces soupirs – la prière intérieure– comme l’abeille construit dans sa ruche un rayon de miel, ainsi se construit le palais intérieur de Dieu en l’âme. (…) Les énergies de l’âme sont d’une force immense, parce que l’homme sait et sent Dieu par leur intermédiaire, quelle que soit sa dépendance des désirs de la chair. Le Créateur de la terre a fait de l’âme un véritable atelier, elle est pour l’homme l’instrument de toutes ses œuvres. Dieu l’a créée en conformité avec lui-même. Cette âme, œuvre de Dieu en personne, lui qui agit jusqu’au dernier jour du monde, est pour chaque homme comme une présence sacrée, divine, invisible. Après le dernier jour du monde, lorsque l’homme se sera totalement transformé en esprit, il aura une vision parfaite de la sainte divinité, de tous les esprits et de toutes les âmes. L’âme est une énergie fructifiante, elle communique à l’homme entier son mouvement et sa vie. Comme l’homme porte un vêtement de tissus, de même l’âme se revêt de toutes les œuvres qu’elle réalise. Elle s’en sert de couverture, les bonnes comme les mauvaises. Les œuvres bonnes, lorsqu’elle aura quitté ce corps, resplendiront en elle comme un vêtement entièrement décoré avec l’éclat de l’or le plus pur, mais les mauvaises sentiront mauvais comme un habit souillé d’immondices !

LECTURES :
Livre d’Ézéchiel 36,23-28.
Je sanctifierai mon grand nom, profané parmi les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d’elles. Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur – oracle du Seigneur Dieu – quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux.
Je vous prendrai du milieu des nations, je vous rassemblerai de tous les pays, je vous conduirai dans votre terre.
Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés ; de toutes vos souillures, de toutes vos idoles, je vous purifierai.
Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair.
Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles.
Vous habiterez le pays que j’ai donné à vos pères : vous, vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu.

Psaume 51(50),12-13.14-15.18-19.
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.
Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.
Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

21.08.2024 – VÊPRES À SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
21.08.2024 – CHAPELET À LOURDES
21.08.2024 – MESSE À LOURDES
21.08.2024 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME
Audience générale: le Pape invite à être la «bonne odeur du Christ»
Dans le baptême du Christ, «toute la Trinité s’est donné rendez-vous», a expliqué le Saint-Père lors de l’audience générale ce mercredi matin en salle Paul VI. Poursuivant son cycle de catéchèses sur l’Esprit Saint, François a exhorté les fidèles à répandre le parfum du Christ et non la mauvaise odeur de leur péché.
Xavier Sartre – Cité du Vatican
Deux semaines après avoir repris ses audiences générales, le Saint-Père, après une pause lors de l’Assomption, a poursuivi le cycle de catéchèses sur l’Esprit Saint, s’intéressant cette fois-ci à son rôle lors du baptême du Christ dans le Jourdain. «Toute la Trinité s’est donné rendez-vous (…) sur les rives du Jourdain», a-t-il décrit. Le Père est présent par la voix, l’Esprit Saint descend sous la forme d’une colombe, et «il y a celui que le Père proclame son Fils bien-aimé», faisant de cet événement «un moment fondamental de la Révélation et de l’histoire du salut».
De l’Ancien au Nouveau Testament
Jésus est en effet consacré comme «Roi, Prophète et Prêtre» comme ces personnages étaient oints avec de l’huile parfumée dans l’Ancien Testament. «Dans le cas du Christ, a précisé François, à la place de l’huile réelle, il y a l’huile spirituelle qui est dans l’Esprit Saint, à la place du symbole, il y a la réalité». En étant ainsi oint, Jésus, certes déjà empli de l’Esprit Saint depuis son Incarnation, «reçoit la plénitude du don de l’Esprit pour sa mission que, comme tête, il communiquera à son corps qui est l’Église». Le Pape a alors rappelé que le terme de «chrétien», en hébreu et en grec, signifie «oint», les chrétiens signifiant par extension «oints à l’image du Christ», comme l’expliquèrent les Pères.
La filiation entre l’Ancien et le Nouveau Testament est ainsi avérée: l’huile parfumé du souverain prêtre Aaron est devenue «une réalité spirituelle et mystique dans le Christ et dans l’Église». «Le Christ est la tête, notre Prêtre Suprême, l’Esprit Saint est l’huile parfumée et l’Église est le corps du Christ dans lequel il se diffuse», a décrit l’évêque de Rome.
Chaque baptisé doit répandre le parfum de l’Esprit Saint
Quelle leçon en tirer? s’est interrogé le Saint-Père. L’Esprit Saint est symbolisé par l’huile. Or, depuis saint Paul, lorsque l’huile est appliquée sur chaque baptisé, nous devenons «parfum», et une «personne qui vit avec joie son onction, parfume l’Église, parfume la communauté, parfume la famille avec ce parfum spirituel» a-t-il poursuivi.
Mais ce n’est pas toujours le cas, les chrétiens répandant parfois «la mauvaise odeur de leur péché», a-t-il regretté. François a mis alors en garde contre le péché qui nous éloigne de Jésus, qui nous transforme en mauvaise huile, et contre «le diable qui entre dans les poches». Notre engagement à être «la bonne odeur du Christ dans le monde» qui émane des «fruits de l’Esprit», qui sont «amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi»comme saint Paul l’écrivit aux Galates, ne doit donc pas être oublié.
«Qu’il est beau de rencontrer, s’est enfin exclamé François, une personne qui a de l’amour, une personne joyeuse, une personne qui crée la paix, une personne magnanime, une personne bienveillante qui accueille tout le monde, une personne bonne», qui soit aussi «fidèle», «douce», «qui ne soit pas orgueilleuse». C’est ainsi que l’on sentira le parfum de l’Esprit Saint.
Prière pour le Nord-Kivu
À l’issue de ses saluts, le Pape François a évoqué la journée du catéchiste. «Pensons à nos catéchistes qui travaillent tant et qui, dans certaines régions du monde, sont les premiers à transmettre la foi», a-t-il dit. Il a aussi demandé à ne pas oublier «l’Ukraine martyrisée qui souffre tant», mais aussi la Birmanie, le Soudan du Sud et le Nord-Kivu et «tant de pays qui sont en guerre». «Prions pour la paix. Et n’oublions pas la Palestine et Israël: qu’il y ait la paix là-bas».
Source : VATICANNEWS, le 22 août 2024
21.08.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Notre Dame de Knock, Reine d’Irlande

Notre Dame de Knock, Reine d’Irlande
Le jeudi 21 août 1879, vers dix-neuf heures, à Knock Mhuire (Irlande, comté de Mayo) Mary Mc Loughlin, 45 ans, et Mary Byrne, 29 ans, aperçoivent des « images lumineuses » sur la façade de l’église paroissiale. Surprises, les deux femmes observent : il s’agitb ien d’une apparition de la Vierge, concluent-elles. Elles préviennent l’entourage.
Seize personnes accourent qui toutes voient la Vierge pendant près de deux heures. La pluie battante empêche certains d’entre eux de rester jusqu’au bout. D’autres s’absentent puis reviennent et font le même constat. La Vierge est visible, debout, entre 30 et 60 cm au-dessus du sol. Sa taille est celle d’une personne moyenne. Elle est vêtue de blanc et porte une couronne d’or. Elle semble prier.
Saint Joseph et saint Jean l’Évangéliste l’accompagnent.« Saint Jean était habillé comme un évêque en train de prêcher. Il portait une petite mitre sur la tête », précise Patrick Hill qui a vu également des anges. Les témoins voient aussi un « autel » sur lequel se tenait un « agneau » derrière lequel une croix était plantée.
Aucun message n’a accompagné l’apparition silencieuse, mais des guérisons corporelles frappent l’opinion. Sur l’autel, l’Agneau immolé rappelle le sacrifice du calvaire, rendu présent chaque jour à la Messe, et au ciel, l’offrande du Christ au Père (Lettre aux Hébreux).
Saint Jean l’évangéliste apparaît comme un prêtre, et il désigne Marie présente au pied du calvaire, souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d’un cœur maternel à son sacrifice, pour être enfin, par le même Christ Jésus mourant sur la croix, donnée comme sa Mère au disciple par ces mots : « Femme, voici ton Fils » (cf. Jn 19, 26-27) » (Vatican II, Lumen Gentium 58). Saint Joseph est l’époux de Marie, le modèle du père et de l’époux. Il est aussi un maître d’oraison et le patron de l’Église. Le 8 décembre 18 2, Pie IX déclara saint Joseph patron de l’Église universelle.
En 1879, l’archevêque diocésain institue une commission d’enquête qui conclut positivement l’année suivante. En 1936, Mgr Gilmartin, archevêque de Tuam, a ouvert un bureau des constatations médicales afin d’étudier scientifiquement les guérisons alléguées puis il a créé une nouvelle commission d’enquête qui a repris les conclusions positives de 1880. En 1957, le sanctuaire fut affilié à la basilique Marie majeure à Rome, avec des indulgences spéciales.
A la fin du concile Vatican II, le pape Paul VI invita l’évêque de Knock à célébrer la messe avec lui et avec les évêques qui avaient la charge des plus fameux sanctuaires du monde.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie