04.09.2024 – RENCONTRE DU PAPE AVEC LES JEUNES DE SCHOLAS OCCURRENTES À JAKARTA

Le Pape aux jeunes de Scholas: discuter entre frères pour avancer vers la paix 

Lors du dernier rendez-vous de sa deuxième journée à Jakarta, François a visité et inauguré le nouveau siège du mouvement «Scholas Occurrentes» dans la maison des jeunes «Grha Pemuda», la première en Asie du Sud-Est. Le Souverain pontife s’est entretenu avec trois jeunes sur l’harmonie et la paix et a achevé l’œuvre collective du «Polyèdre du cœur», réalisée par plus de 1 500 jeunes Indonésiens.

Alessandro Di Bussolo – Cité du Vatican

«Faire la guerre entre nous est toujours une défaite, au contraire discuter nous fait grandir». Tel est le cœur du message du Pape aux jeunes lors de la dernière étape de sa deuxième journée à Jakarta, la visite de la Maison des jeunes «Grha Pemuda», le premier siège du mouvement «Scholas Occurrentes» en Asie du Sud-Est. Sa visite a été une célébration de l’éducation inclusive, qui enseigne que «les différences ne sont pas une mauvaise chose, mais une beauté unique», comme Christine, jeune femme victime d’harcèlement, le dit au Pape dans son témoignage. Ce mouvement a été lancé en 2013 par le Pape François lui-même, avec des méthodologies innovantes intégrant la technologie, le sport et les arts.

Une visite qui suscite une mosaïque d’émotions bien représentée par le «Polyèdre du Cœur», la nouvelle œuvre d’art collective du mouvement, une structure faite de matériaux naturels, de tissus et de matériaux recyclés, et remplie d’objets personnels, par plus de 1500 jeunes et que François a complété avec son message avant de partir.

Arrivé après le coucher du soleil, vers 18h, le Pape a été accueilli de manière festive par une centaine d’enfants de l’archidiocèse de Jakarta, puis les 200 jeunes du mouvement Scholas. 

Le témoignage d’Anna, enseignante musulmane

Dans la grande salle, derrière sa chaise, le mur était rempli de palétuviers, symbole de la défense de l’écosystème. Le Pape a écouté attentivement le premier témoignage d’Anna, volontaire de Scholas, enseignante et mère de famille, la tête voilée. Enseignante à l’université mais aussi présentatrice à la radio, elle a raconté comment elle, musulmane, est venue à Scholas parce qu’elle aime l’éducation. Attachée à la tolérance, elle a assuré que «Scholas est pour moi une maison en constante évolution, un champ où les jeunes poussent comme des fleurs».

Ensuite, le très jeune Bryan, qui portait le t-shirt blanc de Scholas, a souligné que dans le mouvement, «nous sommes à l’aise les uns avec les autres, nous avons tous des amis qui ont d’autres religions ou d’autres croyances». Il a expliqué que beaucoup ont fait part de leurs expériences négatives, de la discrimination et du cyberharcèlement. Le Pape l’a remercié et a évoqué le caractère concret de la réalité, car «il manque parfois le caractère concret de l’action». Pour le Pape, il y a trois choses: ce que nous pensons, ce que nous disons et la réalité que nous vivons. Et il y a «le risque d’être schizophrène, quelqu’un qui pense une chose et en fait une autre, qui n’a pas d’unité, alors que la maturité d’une personne est de penser, de parler et de vivre en harmonie».

L’harmonie, pour moi, a expliqué le Souverain pontife, c’est une communauté qui marche ensemble, «en voyant aussi les diversités mais en marchant ensemble, de manière juste, sans voir les différences sociales». La paix est l’harmonie, précise-t-il, et pour l’obtenir, il faut suivre ces principes: «La réalité est supérieure à l’idée, l’unité est supérieure au conflit, et le tout est supérieur à la partie».

Le Pape plantant une mangrove.

Le Pape plantant une mangrove. 

Christine: comment enseigner la paix dans un monde de conflits ?

Interrogé par une jeune femme, Christine, sur la manière d’enseigner la paix dans un monde en conflit, le Pape a répondu que «la vie doit être vécue dans la différence, si nous étions tous pareils, ce serait ennuyeux». Dans les différences, a-t-il poursuivi, il peut y avoir conflit ou dialogue. «Si deux pays sont différents, que dois-je faire? Le dialogue ou la guerre? Le désir d’avoir tout en main fait la guerre. Le mot juste est “marcher ensemble“. Le choix, a rappelé le Saint-Père, est entre faire la guerre et s’insulter mutuellement, ou la politique de la main tendue, de l’étreinte, de l’amour fraternel, et aller toujours de l’avant dans le dialogue, en discutant mais ensemble». «Parfois, a-t-il précisé, nous devons nous disputer entre nous, mais en frères, pour avancer sur le chemin de la paix». Faire la guerre et se quereller est une mauvaise chose, «mais il n’est pas mauvais de discuter en amis et de changer d’avis. N’oubliez pas que la guerre entre nous est toujours une défaite, et qu’au contraire, discuter entre amis nous fait grandir».

À la fin de la rencontre, François a planté une mangrove, symbole de son attachement à la protection de la Création et du lancement d’un projet environnemental de plantation de mangroves. Mais la journée n’était pas finie: sur le chemin vers la nonciature, le Pape s’est arrêté à plusieurs reprises, pendant environ une heure, et a salué les nombreux Indonésiens, en particulier les enfants, amassés le long du chemin.

Source : VATICANNEWS, le 3 septembre 2024

04.09.2024 – RENCONTRE DU PAPE AVEC LES ÉVÊQUES, PRÊTRES, DIACRES ET PERSONNES CONSACRÉES À JAKARTA

Le Pape encourage l’Église indonésienne à vivre la fraternité et la compassion

Pour sa deuxième journée de voyage en Indonésie ce mercredi 4 septembre, le Pape François a rencontré le clergé indonésien et ceux qui ont dédié leur vie à l’annonce de l’Évangile. S’appuyant sur les trois mots de la devise de son voyage, «Foi, fraternité, compassion», le Saint-Père a insisté sur l’importance de l’annonce de l’Évangile «toujours avec un grand respect et une affection fraternelle pour chacun».

Le Pape François dans le choeur de la cathédrale de Jakarta.

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

À 16h30 heure locale ce mercredi 4 septembre, le Pape François s’est entretenu avec les évêques, les prêtres, les diacres, les consacrés, les séminaristes et les catéchistes dans la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Jakarta, la capitale indonésienne. Le Saint-Père a d’abord salué de nombreux Indonésiens à l’entrée de la cathédrale, avant de rejoindre le choeur où l’attendaient environ 400 personnes. 

Après plusieurs témoignages, ceux d’un prêtre, d’une religieuse et de deux catéchistes qu’il a chaleureusement remerciés comme ceux qui portent l’Église en avant, le Pape François a voulu revenir sur les trois mots de la devise de cette visite apostolique en Indonésie, «Foi, fraternité, compassion». Ces mots, pour lui, expriment bien le chemin de l’Église indonésienne au cœur d’un peuple «ethniquement et culturellement très divers, mais en même temps caractérisé par une tension innée vers l’unité et la coexistence pacifique».

Le Pape François et une catéchiste indonésienne.

Le Pape François et une catéchiste indonésienne. 

La création divine aide à croire

Commençant avec la foi, le Pape François a fait un lien avec les richesses naturelles de l’Indonésie comme les ressources énergétiques ou la diversité de la faune et de la flore. Comme il l’a assuré «c’est le Seigneur qui donne tout cela», et cette richesse ne doit pas être un «motif d’orgueil et de suffisance» mais «un rappel de Dieu, de sa présence dans le cosmos et dans nos vies». Regarder la Création divine avec des yeux d’enfants nous aide à croire, a poursuivi le Souverain pontife.

“Il n’y a pas un centimètre du merveilleux territoire indonésien, ni un moment de la vie de chacun de ses millions d’habitants qui ne soit son don, signe de son amour gratuit et prévenant de Père.”

«Différents comme deux gouttes d’eau»

Deuxième mot de la devise: la fraternité. Citant Wislawa Szymborska, poétesse polonaise du XXe siècle et prix Nobel de littérature en 1996, le Pape François a assuré qu’«être frères signifie s’aimer en se reconnaissant “différents comme deux gouttes d’eau“». Car il n’existe pas deux gouttes d’eau semblables, comme il n’existe aucune personne complètement identique à une autre.

Dans le contexte indonésien, cette fraternité prend un sens particulier, a continué François, à travers les multiples réalités culturelles, ethniques, sociales ou religieuses. «Cela est important, parce qu’annoncer l’Évangile ne signifie pas imposer ou opposer sa propre foi à celle des autres, mais donner et partager la joie de la rencontre avec le Christ (cf. 1 P 3, 15-17), toujours avec un grand respect et une affection fraternelle pour chacun», a ainsi insisté le Saint-Père. Il a également mis en garde contre «le grand diviseur, le diable». Il a souligné l’importance de la demande d’une religieuse évoquant la traduction des textes de la Bible mais également des enseignements de l’Église dans les différentes langues indonésiennes, et principalement la langue officielle qu’est le Bahasa Indonesia.

François a aussi repris les paroles d’un catéchiste, Nicholas, qui décrivait sa mission avec l’image d’un «pont» qui unit. Le Pape a salué, dans l’archipel indonésien, «les milliers de “ponts du cœur” qui unissent toutes les îles, et plus encore de millions de ces “ponts” qui unissent toutes les personnes qui y vivent! Voilà une autre belle image de la fraternité: une immense broderie de fils d’amour qui traversent la mer, surmontent les barrières et embrassent toute diversité, faisant de tous “un seul cœur et une seule âme“ (Ac 4, 32)».

François salue l'esprit de fraternité de la société indonésienne

La compassion pour redonner espoir

Enfin, le troisième mot est celui de la compassion, qui ne consiste pas à faire l’aumône aux nécessiteux «en les regardant de haut en bas, de la “tour“ de sa propre sécurité», mais au contraire, pour François, il s’agit de «nous rapprocher les uns des autres, en nous dépouillant de tout ce qui nous empêche de nous abaisser pour entrer vraiment en contact avec ceux qui sont à terre, et ainsi les relever et leur redonner espoir».

L’absence de compassion ne peut être une vertu, a rappelé François, malgré les attitudes de ceux qui vantent leur habileté à se tenir à distance de tous. «La compassion n’obscurcit pas la vision réelle de la vie; au contraire, elle nous fait mieux voir les choses, à la lumière de l’amour», a-t-il estimé, ajoutant que «la compassion signifie souffrir, accompagner dans ses sentiments celui qui souffre et l’embrasser, l’accompagner». 

De nombreuses religieuses ont écouté le discours du Pape François.

De nombreuses religieuses ont écouté le discours du Pape François. 

Marie, modèle de foi 

Le Souverain pontife a enfin conclu son discours par l’image de Marie, présente sur le portail d’entrée de la cathédrale Notre-Dame de l’Assomption: modèle de foi «qui soutient l’Église par son petit “oui“», image de fraternité qui accueille ceux qui entrent dans la cathédrale et enfin icône de compassion «dans sa vigilance et sa protection du peuple de Dieu».

Encourageants les prêtres, religieux et consacrés à poursuivre leur mission, François a cité son prédecesseur, saint Jean-Paul II en visite à Jakarta en 1989, qui invitait le clergé indonésien à témoigner «de la joie de la résurrection […] afin que même les îles les plus lointaines puissent se “réjouir” en écoutant l’Évangile».

Source : VATICANNEWS, le 3 septembre 2024

A Jakarta, le Pape rencontre des orphelins, des pauvres et des réfugiés

François et des jeunes réfugiés, à la nonciature apostolique de Jakarta.  (Vatican Media)

A Jakarta, le Pape rencontre des orphelins, des pauvres et des réfugiés

Après son arrivée dans la capitale indonésienne, François s’est rendu à la nonciature apostolique pour rencontrer un groupe de 40 hommes, femmes, personnes âgées et enfants assistés et accompagnés par des sœurs dominicaines, le Service jésuite des réfugiés et la Communauté de Sant’Egidio. Il a salué les personnes présentes une à une et a écouté les histoires de chacun, parmi lesquelles une famille de réfugié du Sri Lanka et un réfugié Rohingya. 

Salvatore Cernuzio – Envoyé spécial à Jakarta

La visite du Pape François en Indonésie a débuté sous le signe de la compassion avec des orphelins, des personnes âgées, des pauvres et des réfugiés, incarnation de la «culture du déchet» qu’il a toujours dénoncée. Le Pape a atterri à l’aéroport Soekarno-Hatta de la capitale Jakarta – première étape d’un long voyage apostolique qui le conduira également en Papouasie-Nouvelle-Guinée, au Timor oriental et à Singapour jusqu’au 13 septembre – et s’est rendu à la nonciature apostolique, un grand bâtiment construit dans les années 1960 qui se dresse près de la place Merdeka, la zone centrale de la ville, au milieu des nombreuses structures militaires qui bordent ses rues et ses places. 

Le salut des gens de la rue

Pendant une demi-heure, la voiture blanche transportant le Souverain pontife, seule nuance de couleur dans une ville recouverte d’un manteau grisâtre, s’est aventurée dans la circulation, longeant des gratte-ciel, des tours et des bâtiments à l’architecture javanaise typique du IXe siècle, au pied desquels il est facile de trouver des cabanes et des masures en bois surplombant la rivière Ciliwung. Les vêtements suspendus avec un taux d’humidité atteignant 92% sont le signe qu’il y a de la vie à l’intérieur.

Dans les rues, hommes, femmes et enfants en tee-shirt blanc agitent des drapeaux aux couleurs de l’Indonésie et crient «Selamat datang», «bienvenue», au passage de la voiture papale. Ils ont franchi le seuil de la nonciature, sous la conduite du nonce Piero Pioppo, pour accueillir le Pape François, tous assis en cercle dans le hall: orphelins, personnes âgées, pauvres, réfugiés. Ils étaient 40 au total, accompagnés de ceux qui les assistent quotidiennement et tentent de répondre à leurs besoins: les religieuses dominicaines, le Service jésuite des réfugiés (JRS) et la Communauté de Sant’Egidio. 


Un panneau d’accueil du Pape à Jakarta

Un «peuple bigarré» à la nonciature

La communauté, active dans le pays asiatique depuis 1991 à l’initiative de jeunes laïcs du diocèse de Padang et aujourd’hui présente dans onze villes, a notamment accompagné 20 invités à la nonciature: «un peuple bigarré», expliquent à Radio Vatican-Vatican News les représentants de Sant’Egidio présents à la rencontre, «des pauvres qui vivent dans la rue, qui ramassent les déchets et les recyclent. Ce ne sont pas des clochards comme on en voit en Europe, mais des familles entières qui n’ont pas de maison et vivent parmi les ordures».

Ici, à Jakarta, on les appelle « les charretiers » dans la langue locale, parce qu’ils chargent sur ces véhicules en bois les déchets collectés dans les décharges et que, souvent, la charrette elle-même est leur seule «maison», où ils vivent, mangent et dorment. Sant’Egidio leur apporte de la nourriture et des vêtements, comme dans toutes les villes du monde. Certaines de ces personnes ont pu serrer la main du Pape aujourd’hui, qui a fait le tour de toutes les chaises, saluant chacune des personnes présentes et écoutant brièvement leur histoire. 

éfugiés et survivants de naufrages

Parmi eux, accompagnés également par Sant’Egidio et Erlip Vitarsa, premier diacre permanent de l’archidiocèse de Jakarta, se trouvaient des personnes âgées en institution, des pauvres qui vivent ou travaillent dans des décharges et fréquentent la cantine de la communauté, puis des réfugiés de Somalie et une famille de réfugiés du Sri Lanka, qui ont fui les persécutions contre les Tamouls. Ils étaient partis il y a plusieurs mois sur un bateau pour rejoindre l’Australie, mais le bateau a chaviré en mer. Miraculeusement vivants, ils ont regagné l’Indonésie et, comme beaucoup, attendent de retrouver des membres de leur famille en Australie ou même au Canada. «Ils vivent dans les limbes, dans un pays qui ne les rejette pas mais qui ne dispose pas de la législation et des moyens nécessaires pour leur venir en aide». 

Le Pape François a écouté leur histoire, rapportée par James, et les a bénis, comme il l’a fait avec un réfugié de Birmanie, l’un des nombreux Rohingyas qui subissent ces brutalités si souvent stigmatisées par le Pape, le seul à donner une voix dans le débat public à cette minorité. Le Souverain Pontife a aujourd’hui posé sa main sur la tête de l’enfant, amené à la Nonciature par le JRS, en signe de proximité et de sollicitude. 

Le Pape avec des orphelins accompagnés de religieuses dominicaines
Le Pape avec des orphelins accompagnés de religieuses dominicaines

L’affection pour les enfants

Des marques d’affections, François en a distribué aux nombreux enfants présents: aussi bien les orphelins recueillis dans les villages et les banlieues urbaines, nourris et éduqués par les sœurs dominicaines, que les enfants des écoles de la paix (18 dans tout l’archipel, regroupant plus de 3 000 enfants). Ces derniers ont offert le dessin du «monde que je voudrais», l’image du globe terrestre tenue par deux bras composés de tous les drapeaux, unis et rapprochés en signe de fraternité.

Entre baisers, bénédictions sur les têtes et les fronts, embrassades et chapelets en cadeau, le Pape a passé une bonne partie de cette rencontre avec les petits, la première et pour l’instant la seule – après le long voyage de 13 heures en avion depuis Rome – rendez-vous du voyage en Asie du Sud-Est et en Océanie. Il s’est ensuite arrêté pour parler en privé avec une femme originaire d’Afghanistan, enveloppée dans un tchador, et a plaisanté avec un vieil homme en fauteuil roulant: «Moi aussi !». Enfin, il a donné sa bénédiction, se déclarant heureux et ému d’avoir entamé le plus long voyage de son pontificat par un tel rendez-vous. 

Des enfants ont accueilli François à la nonciature de Jakarta
Des enfants ont accueilli François à la nonciature de Jakarta

Source : VATICANNEWS, le 3 septembre 2024

Marie est une merveilleuse entremetteuse !

Illustration
© Shutterstock/felixthecat6

Marie est une merveilleuse entremetteuse !

Il y a 5 ans, je suis allée à Medjugorje (1) et là-bas j’ai écrit une petite lettre à la Vierge Marie en lui disant que je désirais me marier, et que j’aimerais que ça soit elle « Notre Dame de Medj », c’est à dire « la Reine de la Paix » comme elle s’est présentée la bas, qui conduise mon futur mari vers moi.

Quelques années plus tard, ma meilleure amie part à Medjugorje avec le Club Medj, et à son retour le groupe organise un chapelet sur le Champs de Mars à Paris, auquel elle me convie.

Après avoir refusé plusieurs fois, j’y vais enfin, et là en priant « Notre Dame de Medjugorje » – la Reine de la Paix – je rencontre Jean-Baptiste avec qui je suis mariée aujourd’hui.

Nous avons même le bonheur d’être parents d’un petit Karol. Je crois que Marie à Medjugorje vient spécialement pour les familles : après tout, tous les voyants sont mariés ! Marie est une merveilleuse entremetteuse !

Témoignage de Marie

clubmedj.com

Međugorje est une ville de Bosnie-Herzégovine devenue un sanctuaire marial et un lieu de pèlerinage catholique depuis les apparitions de la Vierge Marie sur la « colline des apparitions » qui ont commencé en 1981.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

04.09.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Rosalie

Ste Rosalie

VIERGE ET ERMITE († 1160)

Sainte Rosalie
Vierge et ermite 
(1130-1160)

Rosalie, du sang royal de Charlemagne, naît à Palerme, en Sicile, d’un chevalier français et d’une parente de Roger, roi de Sicile. La Sainte Vierge lui apparut et lui conseilla de se retirer du monde. Rosalie, à quatorze ans, quitta le palais de son père sans avertir personne, n’emportant qu’un crucifix et des instruments de pénitence. Deux anges la conduisirent sur une montagne voisine de la ville. Dans une grotte inconnue et enveloppée de neige pendant plusieurs mois, Rosalie passa quelques années, partageant son temps entre l’oraison, la prière et la pénitence. Des racines crues faisaient sa nourriture ; l’eau du rocher lui servait de boisson. Souvent elle recevait la visite des anges, et le Sauveur lui-même venait parfois s’entretenir avec elle. On voit encore dans cette grotte une petite fontaine qu’elle creusa pour réunir les eaux qui suintaient à travers les fissures de la roche ; on voit aussi une sorte d’autel grossier et un long morceau de marbre où elle prenait son repas, un siège taillé dans le roc.

Aussitôt après sa disparition, sa famille la fit rechercher dans toute la Sicile. Les anges avertirent Rosalie qu’elle serait bientôt découverte si elle ne changeait de demeure ; elle prit aussitôt son crucifix et le peu d’objets qu’elle avait avec elle et suivit ses guides célestes ; ils la conduisirent sur le mont Pellegrino, où ils lui indiquèrent une grotte obscure et humide qui lui servit de retraite pendant les dix-huit dernières années de sa vie.

Sainte Rosalie priez pour nous !

04.09.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,38-44. 

En ce temps-là, Jésus quitta la synagogue et entra dans la maison de Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on demanda à Jésus de faire quelque chose pour elle.
Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. À l’instant même, la femme se leva et elle les servait.
Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses infirmités les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d’eux, les guérissait.

Et même des démons sortaient de beaucoup d’entre eux en criant : « C’est toi le Fils de Dieu ! » Mais Jésus les menaçait et leur interdisait de parler, parce qu’ils savaient, eux, que le Christ, c’était lui.
Quand il fit jour, Jésus sortit et s’en alla dans un endroit désert. Les foules le cherchaient ; elles arrivèrent jusqu’à lui, et elles le retenaient pour l’empêcher de les quitter.
Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi, il faut que j’annonce la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. »
Et il proclamait l’Évangile dans les synagogues du pays des Juifs.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Soliloques, L.1, ch.1, § 5-6

« Les foules le cherchaient »

Désormais, Seigneur, c’est toi seul que j’aime, à toi seul que je m’attache, toi seul que je cherche, toi seul que je suis prêt à servir, parce que c’est toi seul qui commandes avec justice. À tes ordres je désire me soumettre ; commande, je t’en prie, commande ce que tu veux, mais guéris-moi, ouvre mes oreilles, afin que je puisse entendre tes paroles… Reçois-moi comme un fugitif, Seigneur, ô Père très bon. J’ai souffert assez longtemps ; assez longtemps j’ai été asservi à tes ennemis et le jouet des mensonges. Reçois-moi comme ton serviteur qui veut s’éloigner de toutes ces choses vaines… Je sens qu’il me faut revenir à toi ; je frappe, ouvre-moi la porte, enseigne-moi comment on parvient jusqu’à toi… C’est vers toi que je veux aller, donne-moi donc les moyens d’arriver jusqu’à toi. Si tu t’éloignes, nous périssons ! Mais tu n’abandonnes personne, parce que tu es le souverain bien ; tous ceux qui te cherchent avec droiture te trouvent. C’est toi qui nous montres comment te chercher avec droiture. Ô mon Père, fais donc que je te cherche, délivre-moi de l’erreur, ne permets pas que, dans ma recherche, je trouve autre chose que toi. Si je ne désire rien d’autre que toi, fais que ce soit toi seul que je trouve, ô mon Père.

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 3,1-9. 

Frères, quand je me suis adressé à vous, je n’ai pas pu vous parler comme à des spirituels, mais comme à des êtres seulement charnels, comme à des petits enfants dans le Christ.
C’est du lait que je vous ai donné, et non de la nourriture solide ; vous n’auriez pas pu en manger, et encore maintenant vous ne le pouvez pas,
car vous êtes encore des êtres charnels. Puisqu’il y a entre vous des jalousies et des rivalités, n’êtes-vous pas toujours des êtres charnels, et n’avez-vous pas une conduite tout humaine ?
Quand l’un de vous dit : « Moi, j’appartiens à Paul », et un autre : « Moi, j’appartiens à Apollos », n’est-ce pas une façon d’agir tout humaine ?
Mais qui donc est Apollos ? qui est Paul ? Des serviteurs par qui vous êtes devenus croyants, et qui ont agi selon les dons du Seigneur à chacun d’eux.
Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais c’est Dieu qui donnait la croissance.
Donc celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu.


Celui qui plante et celui qui arrose ne font qu’un, mais chacun recevra son propre salaire suivant la peine qu’il se sera donnée.
Nous sommes des collaborateurs de Dieu, et vous êtes un champ que Dieu cultive, une maison que Dieu construit.

Psaume 33(32),12-13.14-15.20-21. 

Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, 
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !
Du haut des cieux, le Seigneur regarde :
il voit la race des hommes.

Du lieu qu’il habite, il observe 
tous les habitants de la terre,
lui qui forme le cœur de chacun, 
qui pénètre toutes leurs actions.

Nous attendons notre vie du Seigneur : 
il est pour nous un appui, un bouclier.
La joie de notre cœur vient de lui, 
notre confiance est dans son nom très saint.

04.09.2024 – RENCONTRE DU PAPE AVEC LES AUTORITÉS, LA SOCIÉTÉ CIVILE ET LE CORPS DIPLOMATIQUE À JAKARTA

Le Saint-Père poursuit sa journée du 4 septembre en Indonésie en rencontrant les autorités, les membres de la société civile ainsi que le corps diplomatique au palais présidentiel Istana Merdeka à Jakarta. Il prononcera à cette occasion un discours devant eux.