« Regardons la Sainte Vierge Marie, la Maman… »

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« Regardons la Sainte Vierge Marie, la Maman… »

Je n’aime pas la sentimentalité ou la sensiblerie dans la piété, et que de fois j’avais peur, en nommant la Sainte Vierge Maman, que cela puisse devenir de la sensiblerie.

Mais depuis que j’ai compris que le père Kolbe, ce grand saint des temps modernes, cet homme viril, cette âme virile 100 %, osait appeler la Sainte Vierge Maman ; et depuis que j’ai vu, lorsque la statue de Fatima a été amenée à Rome pour la grande journée des familles, que le Pape posait sa main comme un petit enfant sur la main de la Sainte Vierge, sur le cœur de la sainte Vierge, j’ai tout compris.

Et depuis un certain temps, j’ose vous dire aussi : regardons la Sainte Vierge Marie, la Maman…

Père Marie-Joseph

Dans Être la joie de Dieu, un apôtre franciscain au XXe siècle, Editions Parole et Silence, page 385
 

(1) Le père Marie-Joseph (1907-1993) est un prêtre capucin français dont la cause de béatification est ouverte depuis 2017

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

09.09.2024 – SAINT DU JOUR

St Pierre Claver

St Pierre Claver

PRÊTRE S.J. († 1654)

Fête Le 9 Septembre


Apôtre des esclaves d’Amérique 
(1581-1654)

Pierre (Pedro) Claver Corberó naît à Verdú (Catalogne) le 25 juin 1581; sa naissance fut le fruit des prières de ses parents. À vingt ans, il entra au noviciat des jésuites. Il se lia avec le saint vieillard Alphonse Rodriguez, jésuite comme lui, et qui fut canonisé le même jour que lui, le 8 janvier 1888. Alphonse avait compris, d’après une vision, que Pierre Claver devait être un apôtre de l’Amérique ; il lui en souffla au cœur le désir, et le jeune religieux obtint, en effet, de ses supérieurs, de s’embarquer pour les missions du nouveau monde.

À son arrivée en Amérique, en 1610, il baisa la terre qu’il allait arroser de ses sueurs. Il se dévoua corps et âme au salut des esclaves, pénétra dans les magasins où on les entassait, les accueillit avec tendresse, pansa leurs plaies, leur rendit les plus dégoûtants services et s’imposa tous les sacrifices pour alléger les chaînes de leur captivité. Il en convertit, par ces moyens héroïques, une multitude incalculable. Quand fut venu le moment de ses vœux, Pierre Claver obtint d’y ajouter celui de servir les esclaves jusqu’à sa mort ; il signa ainsi sa formule de profession : « Pierre, esclave des nègres pour toujours ». Il fut ordonné prêtre en 1616.

Les milliers d’esclaves de Carthagène étaient tous ses enfants ; il passait ses jours à les édifier, à les confesser, à les soigner. Il ne vivait que pour eux. Aux hommes qui lui demandaient à se confesser, il disait : « Vous trouverez des confesseurs dans la ville ; moi, je suis le confesseur des esclaves. » Il disait aux dames : « Mon confessionnal est trop étroit pour vos grandes robes ; c’est le confessionnal des pauvres négresses. » 

Le soir, épuisé de fatigues, asphyxié par les odeurs fétides, il ne pouvait plus se soutenir ; cependant un morceau de pain et quelques pommes de terre grillées faisaient son souper; la visite au Saint-Sacrement, la prière, les disciplines sanglantes, occupaient une grande partie de ses nuits. Que de pécheurs il a convertis en leur disant, par exemple : « Dieu compte tes péchés ; le premier que tu commettras sera peut-être le dernier ! »

Pierre Claver multipliait les miracles avec ses actes sublimes de charité. En quarante-quatre ans d’apostolat, il avait baptisé plus de trois cent mille esclaves. 

À l’âge de 73 ans, le 8 septembre 1654, c’est pour lui l’heure de la Rencontre avec Celui auquel il a donné toute sa vie !

Pierre Claver a été béatifié le 16 juillet 1850 par le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) et canonisé, le 15 janvier 1888, par Léon XIII (Gioacchino Pecci, 1878-1903) qui, en 1896, l’a déclaré patron des missions.

St Pierre Claver priez pour nous !

09.09.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,6-11. 

Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée.
Les scribes et les pharisiens observaient Jésus pour voir s’il ferait une guérison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour l’accuser.
Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit à l’homme qui avait la main desséchée : « Lève-toi, et tiens-toi debout, là au milieu. » L’homme se dressa et se tint debout.
Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? »

Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale.
Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu’ils feraient à Jésus.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167)

moine cistercien

Le Miroir de la charité, III, 3-6 (trad. Bellefontaine 1992, p. 193)

Entrer dans la vraie paix du sabbat

Lorsque l’homme, s’arrachant au brouhaha extérieur, s’est recueilli au secret de son cœur, qu’il a fermé sa porte à la foule bruyante des vanités…, quand il n’y a plus rien en lui d’agité ni de désordonné, rien qui le tiraille, rien qui le tenaille…, c’est la joyeuse célébration d’un premier sabbat. Mais on peut quitter cette chambre intime pour l’auberge de son cœur…, pour entrer dans le repos joyeux et paisible de la douceur de l’amour fraternel. C’est un deuxième sabbat, celui de la charité fraternelle… Une fois purifiée dans ces deux formes d’amour [de soi-même et de son prochain], l’âme aspire d’autant plus ardemment aux joies de l’étreinte divine qu’elle est plus assurée. Brûlant d’un désir extrême, elle passe au-delà du voile de la chair et, entrant dans le sanctuaire (He 10,20), où le Christ Jésus est esprit devant sa face, elle est totalement absorbée par une lumière indicible et une douceur inhabituelle. Le silence s’étant fait par rapport à tout ce qui est corporel, sensible, changeant, elle fixe d’un regard pénétrant Ce qui Est, Ce qui est toujours tel, identique à soi-même, Ce qui est Un. Libre pour voir que le Seigneur lui-même est Dieu (Ps 45,11), elle célèbre sans aucun doute le sabbat des sabbats dans les douces étreintes de la Charité elle-même.

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,1-8. 

Frères, on entend dire partout qu’il y a chez vous un cas d’inconduite, une inconduite telle qu’on n’en voit même pas chez les païens : il s’agit d’un homme qui vit avec la femme de son père.
Et, malgré cela, vous êtes gonflés d’orgueil au lieu d’en pleurer et de chasser de votre communauté celui qui commet cet acte.
Quant à moi, qui suis absent de corps mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, l’homme qui agit de la sorte :
au nom du Seigneur Jésus, lors d’une réunion où je serai spirituellement avec vous, dans la puissance de notre Seigneur Jésus,
il faut livrer cet individu au pouvoir de Satan, pour la perdition de son être de chair ; ainsi, son esprit pourra être sauvé au jour du Seigneur.
Vraiment, vous n’avez pas de quoi être fiers : ne savez-vous pas qu’un peu de levain suffit pour que fermente toute la pâte ?
Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pâte nouvelle, vous qui êtes le pain de la Pâque, celui qui n’a pas fermenté. Car notre agneau pascal a été immolé : c’est le Christ.
Ainsi, célébrons la Fête, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversité et du vice, mais avec du pain non fermenté, celui de la droiture et de la vérité.

Psaume 5,5-6ab.6c-7.12. 

Tu n’es pas un Dieu ami du mal, 
chez toi, le méchant n’est pas reçu.
Non, l’insensé ne tient pas
devant ton regard.

Tu détestes tous les malfaisants,
tu extermines les menteurs ; 
l’homme de ruse et de sang, 
le Seigneur le hait.

Allégresse pour qui s’abrite en toi, 
joie éternelle ! 
Tu les protèges, pour toi ils exultent, 
ceux qui aiment ton nom.

09.09.2024 – Rencontre avec les jeunes au stade Sir John Guise à Port Moresby – Papouasie-Nouvelle-Guinée

Aux jeunes de Papouasie, François demande d’adopter le langage de l’amour

De retour au John Guise Stadium où il avait célébré la messe dimanche matin, le Pape François a réservé son dernier rendez-vous en Papouasie-Nouvelle-Guinée aux jeunes, pour les entendre témoigner de leurs difficultés, de leurs espoirs aussi, et pour les encourager à s’unir dans le langage de l’amour.

Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican

«Je ne voulais pas repartir d’ici sans vous rencontrer car vous êtes l’espérance pour l’avenir». Dès ses premiers mots, le Pape donne tout son relief à cette rencontre avec quelques 10 000 jeunes de Papouasie-Nouvelle-Guinée qui l’accueillent au son des chants et des danses traditionnelles.

François leur parle de langage, soulignant l’unicité de ce pays aux plus de 800 langues et dialectes dont chacune révèle l’appartenance à une ethnie particulière, avant d’enchainer sur le passage biblique de la Tour de Babel, qui voit s’affronter «deux modèles, deux manières opposées de vivre et de construire la société: l’une conduit à la diffusion et la dispersion et à l’harmonie et la rencontre avec Dieu».

À partir de là, le Souverain pontife pose sur ses genoux les pages de son discours et entame un dialogue avec les jeunes. Lui s’exprime en italien, Mgr Christopher Washington traduit en anglais les propos, et les jeunes répondent. L’acrobatie linguistique concrétise les paroles du Pape qui s’ensuivront. François demande aux jeunes quel choix devraient-ils faire entre «la confusion et l’harmonie». Évidemment «harmonie» répondent les jeunes en chœur.

Les jeunes lors de la rencontre avec François à Port Moresby

Les jeunes lors de la rencontre avec François à Port Moresby

Le langage de la proximité et de l’amour

Cette harmonie, explique le Saint-Père, se construit en parlant un même langage «le langage du cœur, le langage de la proximité, le langage de l’amour». Parler un langage commun permet de s’ouvrir aux autres. «Soyez des “wantok” de l’amour», lance l’évêque de Rome en utilisant un terme en langue Tok pisin qui signifie solidarité, personne qui parle la même langue, ou une personne proche.

Ainsi François, dans son jeu de questions-réponses à travers lequel il engage lui-même un dialogue direct avec les 10 000 jeunes présents, parfois s’exprimant en anglais, parfois en italien, interroge l’assemblée sur les comportements justes à adopter vis-à-vis de leur prochain. «Que devons-nous faire lorsqu’une personne tombe?», «devons-nous la laisser à terre, lui donner un coup pied et passer notre chemin ou rire de sa situation?», «devons-nous au contraire l’aider à se relever?». Les jeunes, à chaque question, répondent, et lorsque la réponse n’arrive pas assez forte à l’oreille du Pape, celui-ci demande aux jeunes de répéter. «Tout le monde peut chuter», dit Françoisavant d’ajouter: «même une vieille personne comme moi. Mais cela nous offre une certitude: c’est que nous pouvons nous corriger». S’il reste important d’éviter la chute, il est, pour le Successeur de Pierre, plus important encore de ne laisser personne à terre ou sur le bord de la route. Ce message, François le répète plusieurs fois aux cours de la rencontre, même après la bénédiction finale, pour s’assurer qu’il soit bien compris.

La solidarité pour relever les défis

Avant de prendre la parole, le Saint-Père a pu écouter les témoignages des jeunes. Trois d’entre eux, Ryan, Vulum et Bernadette, sont venus lui présenter les questions qu’ils se posent. «Comment lutter contre les mauvais traitements et les abus au sein de la cellule familiale? Comment lutter contre la pauvreté, qui malgré la richesse des ressources que possède le pays, continue de progresser? Comment trouver une personne à qui se confier lorsque la famille se brise? comment contraster les influences négatives de la société, des industries, des médias sociaux?».

À autant de questions, François répond par la solidarité et l’attention aux autres. Prendre soin des autres «doit être votre préoccupation», dit-il. Et «le seul moment dans la vie où on a le droit de regarder une personne du haut vers le bas, c’est quand on l’aide à se relever», car «le Seigneur nous a créés pour entretenir des bonnes relations avec les autres», pour que les hommes et les femmes parlent «une langue qui favorise l’amitié, qui abat les murs de la division, et qui nous ouvre la voie à une accolade fraternelle»

Source : VATICANNEWS, le 9 septembre 2024

08.09.2024-RENCONTRE AVEC UN GROUPE DE MISSIONNAIRE DANS LE DIOCÈSE DE VANIMO PAPOUASIE-NOUVELLE GUINÉE

Le christianisme, une histoire de visages

François à Vanimo a couronné le rêve d’embrasser l’extrême périphérie du monde.

Andrea Tornielli*

Le christianisme n’est pas une philosophie, une idée, un manuel de règles morales. Le christianisme est un événement tissé d’émerveillements et de visages. À Vanimo, puis dans le village reculé de Baro, par un dimanche après-midi étouffant, nous en avons eu la preuve une fois de plus. Il y avait de l’étonnement et de la gratitude sur les visages de Miguel De la Calle, Martín Prado et Tomás Ravaioli, les missionnaires argentins du Verbe Incarné qui passent joyeusement leur vie à proclamer l’Évangile à la périphérie du monde, dans cette belle terre dont les couleurs rappellent des tableaux de Paul Gauguin. L’étonnement et la gratitude se lisaient sur le visage de François qui, à presque 88 ans, assis dans un fauteuil roulant, est monté à bord d’un Hercules C130 de l’armée de l’air australienne, chargé de colis d’aide et de cadeaux, pour couronner un rêve cultivé depuis une décennie: celui d’être ici, avec eux, et d’embrasser du regard et des mains d’un vieux père jésuite devenu pasteur universel ces hommes heureux, vêtus de blanc comme lui, et surtout leur peuple. Ce peuple qui a appris à connaître la Mère de Jésus sur le visage de «Mama Luján», la patronne de l’Argentine.

Il fallait voir le pape François, assis dans la petite salle de la maison en bois couverte de moustiquaires où résident les missionnaires, sirotant un maté à côté d’eux, après un bain de foule au milieu d’hommes, de femmes et d’enfants aux vêtements colorés, couverts de quelques plumes ou de paille, aux corps multicolores. Depuis des années, le Successeur de Pierre est en contact avec ses compatriotes qui témoignent de l’amour inconditionnel du Dieu de Jésus-Christ auprès de ce peuple. En particulier avec l’un d’entre eux, le père Martín. Le jeune missionnaire n’avait pas de mots pour remercier son ami qui avait défié tout et tout le monde pour être là ne serait-ce que quelques heures et voir de ses propres yeux le spectacle d’une église naissante et de ses mille défis vécus dans la joie.

François à Vanimo

François à Vanimo

Les problèmes ne manquent pas à Vanimo et à Baro. Les gens vivent dans la précarité, sans eau courante ni électricité. Il y a peu de médicaments. La violence, le tribalisme et l’exploitation des énormes richesses minières et forestières par les multinationales sont une réalité. Les missionnaires du Verbe Incarné, sur cette côte de l’océan Pacifique coincée entre la jungle et le récif corallien, ont donné naissance en 2018 à un orchestre à cordes composé d’enfants et de jeunes. Dans la tonne de colis transportés par le Pape dans l’avion militaire, il y avait aussi des violons et des violoncelles. François, heureux comme un enfant, a pu écouter quelques morceaux. En voyant cette scène, on ne peut s’empêcher de penser au miracle des reducciones, ces villages indigènes du Paraguay organisés par les Jésuites, avec leurs écoles de chant, dont les échos subsistent dans les livres d’histoire et les scènes du film “Mission”. De minuscules pousses de l’Évangile qui germent discrètement parmi les cultures ancestrales et font résonner la tendresse, la proximité, la compassion, l’amour inconditionnel pour les derniers et les oubliés. Des vies données par amour jusqu’à la dernière goutte. La joie se lit sur les visages des personnes âgées et des nombreux enfants souriants. De la joie sur les visages couverts de soleil et de sueur des missionnaires qui ont revêtu ce dimanche leur soutane blanche pour accueillir leur ami l’évêque de Rome. La joie aussi sur le visage de François, qui monte dans l’Airbus C130 de l’armée, mais qui aurait tant aimé rester ici.

Source : VATICANNEWS, le 9 septembre 2024

08.09.2024 – RENCONTRE DU PAPE FRANÇOIS AVEC LES FIDÈLES DU DIOCÈSE DE VANIMO PAPOUASIE-NOUVELLE GUINÉE

Le Pape appelle les fidèles de Vanimo à répandre l’amour pour guérir le monde

Après la célébration d’une grande messe à Port Moresby ce dimanche 8 septembre, le Pape François a fait escale au port de Vanimo, sur la côte nord de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, afin de rencontrer les 20 000 fidèles du diocèse portuaire réunis sur l’esplanade de la cathédrale Sainte-Croix. Le Souverain pontife a exhorté la jeune et dynamique Église de ce pays d’Océanie à répandre l’amour pour surmonter les divisions. 

Alexandra Sirgant – Cité du Vatican

Coiffé d’un chapeau traditionnel offert par des catéchistes du diocèse de Vanimo, le Pape François a fait l’éloge de la beauté des paysages entourant les Papouans-Néo-Guinéens, confiée par le Seigneur comme instrument d’harmonie. Sur l’esplanade de la cathédrale de cette ville portuaire, située à plus de 900 km de Port Moresby, le Successeur de Pierre a encouragé les 20 000 fidèles du diocèse à «embellir toujours plus cette heureuse terre» avec leur présence «d’Église qui aime».

Une Église jeune et missionnaire

Après le discours de bienvenue de l’évêque de Vanimo, Mgr Francis Meli, et une série de témoignages, entrecoupés pas des danses traditionnelles, le Pape François a pris la parole, pour remercier l’ensemble du clergé local. «Je suis heureux de vous rencontrer sur cette terre merveilleuse, jeune et missionnaire !» a entonné le Saint-Père dans un sourire. «Comme nous l’avons entendu, depuis le début du XIXe siècle, la mission ici ne s’est jamais interrompue», a poursuivi l’évêque de Rome, «des religieuses, des religieux, des catéchistes et des missionnaires laïcs n’ont cessé de prêcher la Parole de Dieu et d’offrir de l’aide à leurs frères, dans le soin pastoral, dans l’éducation, la santé et dans bien d’autres domaines, en affrontant de nombreuses difficultés, afin d’être un instrument “de paix et d’amour” pour tous, comme l’a dit Sœur Jaisha Joseph».

Un chapeau traditionnel a été remis au Pape François par les fidèles du diocèse de Vanimo.

Un chapeau traditionnel a été remis au Pape François par les fidèles du diocèse de Vanimo.

Le Saint-Père a qualifié les habitants de Vanimo «d’experts en beauté», vivant «sur une terre magnifique riche d’une grande variété de plantes et d’oiseaux, devant laquelle on reste bouche bée devant les couleurs, les sons, les parfums, le spectacle grandiose d’une nature débordante de vie évoquant l’image de l’Eden !». Une beauté qui doit s’accompagner du respect «de la maison commune», mais qui n’est pas comparable, a expliqué François, à la beauté du spectacle qui réside en chacun: «celui de ce qui grandit en nous lorsque nous nous aimons les uns les autres (…). Et notre mission est précisément celle-ci: répandre partout, par l’amour de Dieu et de nos frères, la beauté de l’Évangile du Christ!» (cf. Evangelii gaudium, n. 120). Et les parcours des fidèles ayant entrepris de long voyages pour être réunis ce dimanche 8 septembre à Vanimo témoignent de la beauté de «l’annonce missionnaire» a souligné le Pape, en précisant que celle-ci peut et doit aussi être promue localement «à la maison, à l’école, sur le lieu de travail, afin que partout, dans les forêts, dans les villages et dans les villes, à la beauté du paysage corresponde celle d’une communauté où l’on s’aime, comme Jésus nous l’a enseigné».

L’amour face à l’adversité

«Nous formerons ainsi, a poursuivi François, un grand orchestre (…) capable, avec ses notes, de recomposer les rivalités, de surmonter les divisions -personnelles, familiales ou tribales-; de chasser la peur, la superstition et la magie du cœur des gens; de mettre fin aux comportements destructeurs tels que la violence, l’infidélité, l’exploitation, la consommation d’alcool et de drogues: des maux qui, ici aussi, emprisonnent et rendent malheureux tant de frères et de sœurs».

«L’amour est plus fort que tout cela et (…) sa beauté peut guérir le monde» a souligné le Pape argentin, exhortant les fidèles à le répandre et à le défendre, à l’image du Bienheureux Peter To Rot, laïc originaire de Papouasie-Nouvelle-Guinée martyrisé pour sa foi dans un camp de convention japonais à la fin de Seconde Guerre Mondiale.

Le Souverain pontife a conclu en soulignant que, malgré la beauté paradisiaque des paysages, le plus grand trésor de ce pays d’Océanie se trouvent dans «vos cœurs et se manifeste dans la charité avec laquelle vous vous aimez».

Source : VATICANNEWS, le 8 septembre 2024