Étiquette : Notre-Dame de Fatima
20.09.2024 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
20.09.2024 – MESSE À LOURDES
La splendeur éblouissante de la Vierge d’Itati

La splendeur éblouissante de la Vierge d’Itati
En 1615, deux missionnaires espagnols (Frère Alonso de Buenaventura et Louis de Bolanos) arrivèrent à Itatí, petit village sur la rive du grand fleuve Parana où ils fondèrent une mission ; ils avaient avec eux, semble-t-il, une statue de la Sainte Vierge pour laquelle ils construisirent un petit oratoire avec les galets du fleuve. Mais, à quelques temps de là, l’oratoire fut saccagé par les Indiens et l’effigie de Marie disparut.
Deux jours plus tard, deux enfants indiens Guarani – rapporte la tradition – aperçurent la statue de Marie, beaucoup plus belle qu’avant, environnée d’une lumière rayonnante et posée sur une pierre de la rive en un endroit désert, alors qu’ils descendaient le fleuve en pirogue. Ils prévinrent la mission ; tout le village vint en procession recueillir la Vierge miraculeusement retrouvée. On construisit un véritable sanctuaire à Notre Dame d’Itati et bientôt un prodige, répété plusieurs fois, entoura l’effigie de Notre Dame : les transformations de son visage.
La première transformation se réalisa le Samedi saint 1624. Le père Gamarra qui officiait ce jour-là en témoigne : le visage de la Vierge devint d’une splendeur jamais vue jusqu’à ce jour, tandis que le prêtre entonnait l’antienne du « Regina Coeli ». Le père appela alors les Indiens du village et tous eurent le même éblouissement : cela dura jusqu’au jeudi après Pâques, puis le visage reprit son état normal. Il y eut au moins 60 autres témoignages de ces transformations éblouissantes du visage de la Vierge d’Itati, attestés par des témoins et consignés dans les annales du sanctuaire.
La Vierge d’Itati fut couronnée le 16 juillet 1900, par faveur obtenue du pape Léon XIII. Et en 1910, Notre Dame d’Itati devint la sainte Patronne du nouveau diocèse créé, le diocèse toujours actuel de Corrientes. Aujourd’hui un magnifique sanctuaire s’élève à Itati, dans cette région pauvre où affluent les pèlerins venus souvent à pied, de loin, pauvres eux-mêmes mais filialement et simplement attachés à la Maman du ciel. La fête de Notre Dame d’Itati est célébrée le 9 juillet.
Source : Encyclopédie Mariale
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
20.09.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
20.09.2024 – SAINT DU JOUR

Sts André Kim
PAUL CHONG ET 101 COMP., MARTYRS († 1867)
Saints André Kim
et ses compagnons
Martyrs de Corée
(1839-1867)
Durant les quatre vagues de persécutions qui se succédèrent en Corée de 1839 à 1867, saint André Kim fut le premier prêtre coréen martyrisé pour sa foi.
Né en 1821, il mourut en Corée en 1846, à l’âge de 25 ans, après d’horribles tortures à l’exemple de son père, saint Ignace Kim, qui l’avait précédé dans le martyre, décapité lui aussi, neuf ans plus tôt.
Durant les années qui suivirent, 10.000 chrétiens allaient donner leur vie en témoignage.
En 1984, à Séoul, saint Jean-Paul II a canonisé André Kim, avec 102 prêtres et laïcs morts lors de ces persécutions de 1839-1846 et 1866-1867. Parmi eux, des enfants, 3 évêques et 7 prêtres français des Missions étrangères de Paris (rue du Bac).
Le groupe des martyrs est composé de :
– Trois évêques français :
Laurent IMBERT,
Siméon BERNEUX,
Antoine DAVELUY ;
– Sept prêtres missionnaires français :
Pierre MAUBANT,
Jacques CHASTAN,
Just Ranfer de BRETENNIERES,
Pierre Henri DORIE,
Louis BEAULIEU,
Martin Luc HUIN,
Pierre AUMAITRE ;
– André KIM TAEGON, premier prêtre coréen ;
– 92 laïcs, dont Paul CHONG HASANG, un des chefs de la communauté chrétienne.
Ils furent tous martyrisés en 1839, 1846 ou 1866.
Ils ont été béatifiés ainsi :
79 béatifiés le 5.7.1925 par Pie XI : 70 martyrs de 1839-1841 et 9 martyrs de 1846.
24 béatifiés le 6.10.1968 par Paul VI : martyrs en 1866.
24.05.1839 : Agathe Yi So-sa.
24.05.1839 : Anne Pak A-gi.
24.05.1839 : Augustin Yi Kwang-hon.
24.05.1839 : Barbara Han A-gi.
24.05.1839 : Damien Nam Myong-hyog.
24.05.1839 : Lucie Pak Hui-sun.
24.05.1839 : Madeleine Kim O-bi.
24.05.1839 : Pierre Kwon Tu-gin.
26.05.1839 : Joseph Chang Song-jib.
27.05.1839 : Barbara Kim.
27.05.1839 : Barbara Yi.
01.07.1839 : Sébastien Nam I-gwan.
Saints André Kim et compagnons priez pour nous

20.09.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,1-3.

En ce temps-là, il arriva que Jésus, passant à travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient,
ainsi que des femmes qui avaient été guéries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelée Madeleine, de laquelle étaient sortis sept démons,
Jeanne, femme de Kouza, intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Jean-Paul II (1920-2005)
pape
Lettre apostolique « Mulieris dignitatum » § 16 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)
« Les Douze étaient avec lui, ainsi que des femmes »
En ce qui concerne la mission, le fait d’être homme ou femme n’entraîne aucune restriction, de même que l’action salvifique et sanctifiante de l’Esprit chez l’homme n’est aucunement limitée par le fait qu’il soit Juif ou Grec, esclave ou libre, suivant les paroles bien connues de l’apôtre Paul : « Car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus » (Ga 3,28). Cette unité ne supprime pas les différences. L’Esprit Saint, qui opère cette unité dans l’ordre surnaturel de la grâce sanctifiante, contribue dans la même mesure au fait que « vos fils et vos filles prophétiseront » (Jl 3,1). Prophétiser, cela veut dire exprimer par la parole et par la vie « les merveilles de Dieu » (Ac 2,11), en sauvegardant la vérité et l’originalité de chaque personne, homme ou femme. L’égalité évangélique, la parité de la femme et de l’homme vis-à-vis des merveilles de Dieu, telle qu’elle s’est manifestée d’une manière si claire dans les œuvres et les paroles de Jésus de Nazareth, constitue le fondement le plus évident de la dignité et de la vocation de la femme dans l’Eglise et dans le monde. Toute vocation a un sens profondément personnel et prophétique. Dans la vocation ainsi comprise, la personnalité de la femme trouve une dimension nouvelle : c’est la dimension des « merveilles de Dieu » dont la femme devient le vivant sujet et le témoin irremplaçable.

LECTURES :
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,12-20.
Frères, nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ; alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?
S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité.
Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre proclamation est sans contenu, votre foi aussi est sans contenu ;
et nous faisons figure de faux témoins de Dieu, pour avoir affirmé, en témoignant au sujet de Dieu, qu’il a ressuscité le Christ, alors qu’il ne l’a pas ressuscité si vraiment les morts ne ressuscitent pas.
Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité.

Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés ;
et donc, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.

Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.
Mais non ! le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis.

Psaume 17(16),1.6-7.8.15.
Seigneur, écoute la justice !
Entends ma plainte, accueille ma prière :
mes lèvres ne mentent pas.
Je t’appelle, toi, le Dieu qui répond :
écoute-moi, entends ce que je dis.
Montre les merveilles de ta grâce,
toi qui libères de l’agresseur
ceux qui se réfugient sous ta droite.
Garde-moi comme la prunelle de l’œil ;
à l’ombre de tes ailes, cache-moi,
Et moi, par ta justice, je verrai ta face :
au réveil, je me rassasierai de ton visage.

19.09.2024 – MESSE À SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
19.09.2024 – CHAPELET À LOURDES
22.09.2024 – HOMÉLIE DU 25ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MARC 9,30-37

Grandeur et abaissement
Par le Fr. Laurent Mathelot
L’Évangile, aujourd’hui, oppose emprise et domination à serviabilité et simplicité de cœur. A la question des disciples « Qui est le plus grand ? », Jésus leur propose de s’abaisser pour accueillir un enfant. C’est un discours que nous avons mille fois entendu : « les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers » (Matthieu 20, 16) ; « quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé » (Luc 14, 11) ; « Heureux les doux et les humbles de cœur » (Matthieu 5, 1-12). C’est un discours qu’il faut redire et méditer encore, notamment au vu de ce que nous découvrons de la vie de l’abbé Pierre.
Le souci des pauvres, la belle éloquence, le zèle missionnaire peuvent se révéler de jolis paravents qui dissimulent de scandaleux vices, un parfait camouflage pour de terribles péchés. Méfiez-vous de ceux qui mettent en avant leur personne, leur intelligence ou leur charité. C’est déjà une attitude prédatrice de louanges.
Fasse à nos erreurs, nos fautes, nos péchés voire nos vices, deux attitudes sont possibles : les affronter ou chercher à les dissimuler. D’abord aux autres, et puis à soi-même en se gonflant d’orgueil, pensant ainsi les dissimuler à Dieu. L’attitude noble face à nos erreurs, c’est d’avoir l’humilité de les reconnaître et de faire face à Dieu. L’attitude scélérate, c’est l’enfouissement, le déni et les apparences hypocrites de grandeur que l’on voudra se donner. Et l’Église a, à cet égard, un lourd passif ; elle qui a trop longtemps joué la bonne réputation au détriment de l’accueil des victimes.
Si je dissimule en moi mes fautes, je crée un vide – un petit Enfer – que Dieu ne pourra pas venir combler et que je chercherai à combler moi-même en me nourrissant de compliments, de louanges et d’admiration. Et comme cette attitude est vaine puisque mon péché reste intact, je vais me transformer en prédateur de gratifications et de plaisirs, jusqu’à devenir, faute de trouver-là la consolation de Dieu, prédateur de celles et ceux qui me les procurent. C’est le vide abyssal que laissent nos péchés enfouis et que couvrent nos dissimulations, qui est le moteur de la soif de reconnaissance et de sa dynamique prédatrice. A mesure qu’il y a en soi des failles que l’on ne veut pas voir, que l’on ne veut que ni Dieu ni les autres voient, surgira le besoin viscéral de s’emparer d’innocence, de pureté, de générosité et d’amour pour les combler. Ce faisant, il n’y a qu’un pas pour désirer s’emparer de corps innocents et de vie fraîche pour s’en repaître. On n’a alors rien fait d’autre que tuer l’innocence et la vie, rien fait d’autre finalement que crucifier en soi le Christ. C’est alors qu’on voit ceux qui se sont laissés révérer comme des saints vivants apparaître comme des bourreaux.
Je vais être sévère, mais la gravité de tels assauts m’oblige. Il est toujours suspect, pour un chrétien, de se faire admirer et acclamer. « Ô Père, comme vous avez bien prêché … » « Regarde celui-là comme il est proche des pauvres gens ». Si devant tel prêtre, telle personne religieuse, telle autre engagée envers les pauvres, vous ne voyez pas Dieu – et d’abord Dieu – alors cette personne a failli à sa mission de témoin. Je ne suis pas ici pour me faire admirer, acclamer ou encenser – d’ailleurs, à mon sens, il n’y a pas lieu –, je suis ici pour vous transmettre ce que Dieu m’a donné et, j’espère, rien d’autre. En tous cas rien de ce qui, en moi, n’a pas encore été guéri par lui. Voilà la seule chose admirable : le don de Dieu. Ce n’est qu’ensuite que je peux me réjouir qu’il passe à travers moi. Mais ce que je souhaite, c’est que vous admiriez le don de Dieu et pas d’abord le porteur du message.
L’adulation, le cléricalisme, même l’admiration trop naïve sont des cancers de la spiritualité, en fait de l’idolâtrie. Aucun prêtre, aucun chrétien engagé n’est saint, ni suffisamment proche de Dieu pour recevoir des louanges. Il nous faut au contraire nous méfier de ceux qui exhibent leur charité, qui se laissent volontiers féliciter voire apprécient les couvertures médiatiques élogieuses. Ce sont trop souvent des travestis de la sainteté drapés de fausse humilité, des prédateurs du sentiment de reconnaissance qui ne pourront qu’aller au-delà. N’est-on pas aussi prédateur des pauvres quand on se sert d’eux pour mieux dissimuler ses ténèbres intérieures ? Toujours, il s’agit de s’emparer du malheur des uns pour briller aux yeux des autres dans un échange odieux.
Le témoignage chrétien, pour rester authentique, demande une véritable transparence intérieure et donc l’humilité personnelle de faire en soi cette clarté. Aucun chrétien ne brille par lui-même. Nous ne rayonnons que de l’authentique amour, de l’authentique présence de Dieu. C’est pour cela qu’il faut que, devant lui, humblement, nous abaissions notre orgueil : pour qu’ainsi, à travers nous, il puisse surgir mieux.
Nos péchés ne se dissolvent pas dans la reconnaissance mondaine, au contraire, elle en amplifie le paradoxe et nous le constatons encore dramatiquement aujourd’hui. Dieu seul est admirable en nous. Nous ne sommes grands que de sa grandeur et donc de notre humilité personnelle. Voilà la sainteté.

Source : RÉSURGENCE. BE, le septembre 2024