30.09.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,46-50. 

En ce temps-là, une discussion survint entre les disciples pour savoir qui, parmi eux, était le plus grand.
Mais Jésus, sachant quelle discussion occupait leur cœur, prit un enfant, le plaça à côté de lui
et leur dit : « Celui qui accueille en mon nom cet enfant, il m’accueille, moi. Et celui qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. En effet, le plus petit d’entre vous tous, c’est celui-là qui est grand. »


Jean, l’un des Douze, dit à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser des démons en ton nom ;

nous l’en avons empêché, car il ne marche pas à ta suite avec nous. »
Jésus lui répondit : « Ne l’en empêchez pas : qui n’est pas contre vous est pour vous. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XIV, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974 ; p. 365-367)

L’Église se maintient humblement dans la vérité

« Oui, même si je suis dans l’ignorance, mon ignorance sera avec moi. » (Jb 19,4 Vg) Le propre des hérétiques est de s’enfler de la vaine arrogance de leur science, de railler souvent la simplicité d’une foi droite et de juger sans mérite la vie des humbles. La sainte Église, au contraire, devant toute vérité qu’atteint sa sagesse véritable, abaisse humblement sa pensée, fuyant la suffisance de la science, la fatuité de la recherche sur les mystères, la présomption de sonder des problèmes qui sont au-delà de ses forces. Il lui est plus utile, en effet, de s’appliquer à ignorer ce qu’elle ne peut pas sonder qu’à définir effrontément ce qu’elle ignore. D’autre part on dit qu’est avec nous ce qui est pour nous, inversement que n’est pas avec nous ce qui est contre nous. Puisque donc le cœur de l’hérétique s’enfle de sa science et que les fidèles s’humilient dans le sentiment de leur ignorance, le bienheureux Job peut dire en son nom, mais aussi en accord avec l’Église universelle : « Même si j’ai ignoré, mon ignorance sera avec moi. » C’est dire en clair aux hérétiques : Toute votre science n’est pas avec vous, parce qu’elle est contre vous, puisqu’elle vous dresse dans un fol orgueil. Mais mon ignorance est avec moi, parce qu’elle est pour moi, puisque, loin d’avoir l’orgueilleuse audace de faire une enquête sur Dieu, je me maintiens humblement dans la vérité.

LECTURES :

Livre de Job 1,6-22. 

Le jour où les fils de Dieu se rendaient à l’audience du Seigneur, le Satan, l’Adversaire, lui aussi, vint parmi eux.
Le Seigneur lui dit : « D’où viens-tu ? » L’Adversaire répondit : « De parcourir la terre et d’y rôder. »
Le Seigneur reprit : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’a pas son pareil sur la terre : c’est un homme intègre et droit, qui craint Dieu et s’écarte du mal. »
L’Adversaire riposta : « Est-ce pour rien que Job craint Dieu ?
N’as-tu pas élevé une clôture pour le protéger, lui, sa maison et tout ce qu’il possède ? Tu as béni son travail, et ses troupeaux se multiplient dans le pays.
Mais étends seulement la main, et touche à tout ce qu’il possède : je parie qu’il te maudira en face ! »
Le Seigneur dit à l’Adversaire : « Soit ! Tu as pouvoir sur tout ce qu’il possède, mais tu ne porteras pas la main sur lui. » Et l’Adversaire se retira.
Le jour où les fils et les filles de Job étaient en train de festoyer et de boire du vin dans la maison de leur frère aîné,
un messager arriva auprès de Job et lui dit : « Les bœufs étaient en train de labourer et les ânesses étaient au pâturage non loin de là.
Les Bédouins se sont jetés sur eux et les ont enlevés, et ils ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. »
Il parlait encore quand un autre survint et lui dit : « Le feu du ciel est tombé, il a brûlé troupeaux et serviteurs, et les a dévorés. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. »
Il parlait encore quand un troisième survint et lui dit : « Trois bandes de Chaldéens se sont emparées des chameaux, ils les ont enlevés et ils ont passé les serviteurs au fil de l’épée. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. »
Il parlait encore quand un quatrième survint et lui dit : « Tes fils et tes filles étaient en train de festoyer et de boire du vin dans la maison de leur frère aîné,
lorsqu’un ouragan s’est levé du fond du désert et s’est rué contre la maison. Ébranlée aux quatre coins, elle s’est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts. Moi seul, j’ai pu m’échapper pour te l’annoncer. »
Alors Job se leva, il déchira son manteau et se rasa la tête, il se jeta à terre et se prosterna.
Puis il dit : « Nu je suis sorti du ventre de ma mère, nu j’y retournerai. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni ! »
En tout cela, Job ne commit pas de péché. Il n’adressa à Dieu aucune parole déplacée.

Psaume 17(16),1.3.4b-5.7. 

Seigneur, écoute la justice ! 
Entends ma plainte, accueille ma prière :
mes lèvres ne mentent pas.

Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit, 
tu m’éprouves, sans rien trouver ; 
mes pensées n’ont pas franchi mes lèvres.

J’ai gardé le chemin prescrit ;
J’ai tenu mes pas sur tes traces,
jamais mon pied n’a trébuché.

Montre les merveilles de ta grâce, 
toi qui libères de l’agresseur 
ceux qui se réfugient sous ta droite.

Le Pape sur les bombes au Liban: une défense disproportionnée est immorale


Conférence de presse du Pape François dans le vol entre Bruxelles et Rome  (VATICAN MEDIA Divisione Foto)

Le Pape sur les bombes au Liban: une défense disproportionnée est immorale

François répond aux journalistes sur le vol de retour de Belgique: il revient sur l’attentat qui a tué le chef du Hezbollah et fait des centaines de victimes, en soulignant une disproportion; il réitère sa condamnation de l’avortement en qualifiant les médecins qui le pratiquent d’«assassins» et exalte le témoignage chrétien du roi Baudouin qui a démissionné pour ne pas avoir signé la loi sur l’IVG.

Vatican News

Le directeur de la Salle de Presse, Matteo Bruni ouvre le temps d’échange entre le Pape et les journalistes du vol papal: «Bonsoir à tous, merci Votre Sainteté pour ce temps que vous voulez nous consacrer à la fin de ce voyage court mais très intense. Peut-être voudriez-vous nous dire un mot avant de commencer à répondre aux questions?»

Pape François

Bonjour, je suis à votre disposition pour répondre à vos questions.

Michael Merten, Luxemburger Wort: Saint-Père, le Luxembourg a été le premier pays et beaucoup de gens se souviennent de votre visite au bar pour un café. Je voudrais vous demander: quelles sont vos impressions sur le Luxembourg et auriez-vous été surpris par quelque chose?

Merci, le bar est une plaisanterie. La prochaine fois ce sera la pizzeria. Le Luxembourg m’a vraiment impressionné en tant que société équilibrée, avec des lois équilibrées et aussi une autre culture. Cela m’a beaucoup impressionné, parce que je ne connaissais pas le pays. La Belgique, en revanche, je la connaissais parce que je m’y suis rendu plusieurs fois. Mais le Luxembourg a été une surprise, parce que l’équilibre, l’accueil, c’est quelque chose qui m’a surpris. Je pense que le message que le Luxembourg peut donner à l’Europe, c’est peut-être ça.

Valérie Dupont, RTBF: Saint-Père, merci pour votre disponibilité. Excusez ma voix mais la pluie m’a un peu touchée. Vos propos sur la tombe du roi Baudouin ont suscité un peu d’étonnement en Belgique….

Mais vous savez que l’étonnement est le début de la philosophie et c’est très bien…

Peut-être… Certains y ont également vu une ingérence politique dans la vie démocratique de la Belgique. Le processus de béatification du roi est lié à ses fonctions. Et comment concilier le droit à la vie, la défense de la vie, et aussi le droit des femmes à avoir une vie sans souffrance?

Toutes ces vies… Le roi a été courageux parce que face à une loi de mort, il n’a pas signé et a démissionné. Il faut du courage, non? Il faut un homme politique «avec un pantalon» pour faire cela. Il faut du courage. Lui aussi a fait passer un message en agissant de la sorte et il l’a fait parce que c’était un saint. Il n’est pas encore saint, mais le processus de béatification va avancer, car nous en avons eu la preuve.

Les femmes. Les femmes ont droit à la vie: à leur vie, à la vie de leurs enfants. N’oublions pas de dire ceci: un avortement est un homicide. La science nous dit que lors du premier mois de grossesse, tous les organes sont déjà là… Vous tuez un être humain. Et les médecins qui s’y prêtent sont -permettez-moi le mot- des tueurs à gages. Ce sont des tueurs à gages. Et sur ce point on ne peut pas discuter. On tue une vie humaine. Et les femmes ont le droit de protéger la vie. Les méthodes anti-contraceptives sont autre chose. Il ne faut pas confondre. Je ne parle maintenant que de l’avortement. Et cela ne peut pas être débattu. Pardonnez-moi, mais c’est la vérité.

Andrea Vreede, télévision belge flamande et néerlandaise: Votre Sainteté, au cours de ce voyage en Belgique, vous avez également eu une longue réunion avec un groupe de victimes d’abus sexuels. Dans leurs récits, on entend souvent des cris de désespoir concernant le manque de transparence des procédures, les portes fermées, le silence à leur égard, la lenteur des mesures disciplinaires, les dissimulations dont vous avez parlé aujourd’hui, les problèmes liés à l’indemnisation des dommages subis. En fin de compte, les choses ne semblent changer que lorsqu’elles peuvent vous parler, en personne. À Bruxelles, les victimes ont également formulé une série de demandes. Comment comptez-vous donner suite à ces demandes? Ne serait-il pas préférable, peut-être, de créer un département spécial au Vatican, un organisme indépendant peut-être, comme le demandent certains évêques, pour mieux traiter ce fléau dans l’Église et restaurer la confiance des fidèles?

Je vous remercie. Sur ce dernier point… Il y a déjà un département au Vatican. Il y a une structure, dont le président est un évêque colombien, pour les cas d’abus. Il y a une commission mise sur pied par le cardinal O’Malley. Cela fonctionne! On reçoit tous les dossiers au Vatican et on en discute. Moi aussi, j’ai reçu des victimes d’abus au Vatican et j’insiste avec force que les choses avancent. C’est le premier point. Deuxièmement, j’ai écouté les victimes. Je crois que c’est un devoir. Certains disent: les statistiques disent que 40-42-46% des abus sont commis dans la famille et le voisinage, et seulement 3% dans l’Église. Tout ça m’importe peu, je m’occupe des victimes dans l’Église! Nous avons la responsabilité d’aider les victimes d’abus et de prendre soin d’elles. Certaines ont besoin d’un traitement psychologique, nous devons les aider. On parle aussi d’indemnisation, parce qu’en droit civil, il y en a une. En droit civil, je pense que le montant est de 50 000 euros en Belgique, ce qui est trop faible. Je crois que c’est le chiffre, mais je n’en suis pas certain. Ce n’est pas quelque chose d’utile. Mais nous devons nous occuper des personnes maltraitées et punir les agresseurs, car la maltraitance n’est pas un péché d’aujourd’hui qui n’existera peut-être plus demain… C’est une tendance, une maladie psychiatrique et c’est pourquoi nous devons les placer sous traitement et les contrôler de cette manière. On ne peut pas laisser un abuseur libre vivre une vie normale, avec des responsabilités dans les paroisses et les écoles. Après leur procès et la condamnation, certains évêques ont donné à des prêtres ayant commis de tels abus une activité, par exemple, dans une bibliothèque, mais sans contact avec les enfants dans les écoles et les paroisses. Nous devons poursuivre dans cette voie. J’ai dit aux évêques belges de ne pas avoir peur et de continuer, d’avancer. La honte, c’est de couvrir. C’est ça la honte.

Courtney Walsh, pool TV américain: Merci beaucoup pour votre temps. Nous avons lu ce matin que des bombes de 900 kg ont été utilisées pour l’assassinat ciblé de Hassan Nasrallah. Il y a plus d’un millier de personnes déplacées et de nombreux morts. Pensez-vous qu’Israël soit allé au-delà du Liban et de Gaza? Et comment cette situation peut-elle être résolue? Y a-t-il un message à adresser à ces personnes?

Je téléphone tous les jours à la paroisse de Gaza. À l’intérieur de la paroisse et du collège, il y a plus de 600 personnes. Ils me racontent ce qu’il se passe, et même les cruautés qui se produisent là-bas. Ce que vous me dites -je ne sais pas tout à fait comment les choses se sont passées-, mais la défense doit toujours être proportionnelle à l’attaque. Quand quelque chose est disproportionné, cela montre une tendance dominante qui va au-delà de la moralité. Un pays qui, avec ses forces, fait ces choses -je parle de n’importe quel pays- d’une manière si «superlative» – mène des actions immorales. Même en temps de guerre, il y a une morale à respecter. La guerre est immorale, mais les règles de la guerre impliquent une certaine moralité. Mais lorsque ce n’est pas le cas, on assiste -comme on dit en Argentine- à du «mauvais sang».

Annachiara Valle, Famiglia Cristiana: Merci, Votre Sainteté. Hier, après la réunion à l’Université catholique de Louvain, un communiqué a été publié dans lequel, je lis, «l’Université déplore les positions conservatrices exprimées par le Pape François sur le rôle des femmes dans la société». Ils disent qu’il est un peu restrictif de ne parler des femmes que pour la maternité, la fécondité, les soins; qu’en fait, c’est un peu discriminatoire parce que c’est un rôle qui appartient aussi aux hommes. Dans le même ordre d’idées, les deux universités ont soulevé la question des ministères ordonnés dans l’Église.

Tout d’abord, cette déclaration a été faite au moment où j’ai pris la parole. Elle a été faite à l’avance et ce n’est pas moral. Je parle toujours de la dignité des femmes et j’ai dit quelque chose que je ne peux pas dire au sujet des hommes: l’Église est «femme», elle est l’épouse de Jésus. Masculiniser l’Église, masculiniser les femmes, ce n’est pas humain, ce n’est pas chrétien. Le féminin a sa propre force. En effet, les femmes -je le dis toujours- sont plus importantes que les hommes, parce que l’Église est femme, l’Église est l’épouse de Jésus. Si cela semble conservateur à ces dames, alors je suis Carlo Gardell (célèbre chanteur de tango argentin, ndlr)., parce que… je ne comprends pas… Je remarque qu’il y a un esprit obtus qui ne veut pas entendre parler de cela. La femme est l’égale de l’homme, et même, dans la vie de l’Église, la femme est supérieure, parce que l’Église est femme. En ce qui concerne le ministère, la mystique de la femme est plus grande que le ministère. Un grand théologien a fait des études à ce sujet: lequel est le plus grand, le ministère pétrinien ou le ministère marial? Le ministère marial est plus grand parce que c’est un ministère d’unité, engageant, tandis que l’autre est un ministère de guide. La maternité de l’Église est une maternité de femmes. Le ministère est un ministère très mineur, donné pour accompagner les fidèles, toujours dans le cadre de la maternité. Plusieurs théologiens ont étudié cette question et disent que c’est une réalité, je ne dis pas moderne, mais réelle. Ce n’est pas dépassé. Un féminisme exagéré qui veut que les femmes soient machistes ne fonctionne pas. Il y a d’un côté un machisme qui ne va pas, et de l’autre un féminisme qui ne va pas non plus. Ce qui fonctionne, c’est l’Église «femme», qui est supérieure au ministère sacerdotal. Et parfois, on n’y pense pas.

Mais je vous remercie pour cette question. Et merci à vous tous pour ce voyage, pour le travail que vous avez accompli. Je regrette que le temps soit compté. Mais merci, merci beaucoup. Je prie pour vous, vous priez pour moi. Priez pour moi!

(La tragédie des cinquante personnes perdues en mer au large des îles Canaries est rappelée au Pape)

Ces personnes disparues aux Canaries me font de la peine. Aujourd’hui, de très nombreux migrants en quête de liberté disparaissent en mer ou au bord des côtes. Pensons à Crotone… À 100 mètres… Pensons à ce lieu. Il y a de quoi pleurer.

Source : VATICANNEWS, le 29 septembre 2024

Par le Rosaire, Marie nous éduque à contempler le Seigneur

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© Unsplash/Thérèse Westby

Par le Rosaire, Marie nous éduque à contempler le Seigneur

Il existe un chemin tout simple pour mener à bien cette grande œuvre de notre vie qu’est la prière, c’est le Rosaire. Le Rosaire peut devenir notre école d’oraison à condition d’accepter de redevenir simples, comme les petits enfants qui ne crânent pas et ne se montent pas la tête !

Le Rosaire est une école mariale. Nous laissons la Vierge Marie nous éduquer à contempler le Seigneur, à garder la Parole au fond de notre cœur, à nous refaire un cœur semblable au sien.

Le Rosaire consiste en la répétition par dizaines successives, coupées de doxologies, de la Salutation angélique méditée. Méditée, dis-je, non en elle-même et dans sa littéralité, mais dans tous les mystères qu’elle évoque, parce que la vie de Jésus entière, avec tous ses enseignements, se trouve contenue dans le fait suggéré avec tant de délicate grandeur par cette perle incomparable : l’Ave Maria.

Père Sertillange.

La Prière, Paris, Librairie de l’art catholique, 1917

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

29.09.2024 – Messe présidée par le pape François en Belgique au stade Roi Baudouin et Angélus

Le dimanche 29 septembre 2024, dernier jour de son voyage au Luxembourg et en Belgique, le pape François préside la messe au stade Roi Baudouin de Bruxelles. La célébration est suivie de la prière de l’Angélus. C’est l’ultime étape du Saint-Père en Belgique avant son retour à Rome.

François condamne fortement les abus: juger les auteurs et ne rien dissimuler

Au cours de son homélie clôturant son voyage au Luxembourg et en Belgique, le Pape François est revenu sur la douloureuse question des abus sexuels et a estimé que «dans l’Église, il y a de la place pour tout le monde, mais que tout le monde sera jugé». Il a également élevé comme modèle de «sainteté féminine» le mode de vie de la nouvelle bienheureuse sœur Anne de Jésus. 

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

À la fin de son voyage de trois jours en Belgique, le Pape François a présidé la messe dominicale dans le stade Roi Baudouin à Bruxelles ce dimanche 29 septembre. Après diverses rencontres notamment consacrées aux jeunes, à l’écologie et aux abus dans l’Église, François est revenu dans son homélie sur «le danger de scandaliser, c’est-à-dire d’entraver le chemin des “petits”». Évoquant sa rencontre avec 17 victimes d’abus sexuels, François a répété que «dans l’Église, il y a de la place pour tout le monde», maia que «tout le monde sera jugé».

Il a poursuivi en condamnant les abus mais également la dissimulation des faits: «Je le demande à tous: ne couvrez pas les abus. Je demande aux évêques: ne couvrez pas les abus. Condamnez les abuseurs et aidez-les à se remettre de cette maladie qu’est l’abus», a-t-il imploré. Pour le Saint-Père, les abus ne doivent pas être cachés «et l’abuseur doit être jugé: qu’il soit laïc, prêtre ou évêque, qu’il soit jugé!». La foule présente a salué ses paroles par des applaudissements nourris. 

Devant environ 40 000 personnes et des représentants de toutes les religions venus de Belgique, le Saint-Père a proposé de s’arrêter sur cet «avertissement fort et sévère» à travers trois mots: ouverture, communion et témoignage.

Imiter l’ouverture de Dieu

Dans la première lecture, deux hommes reçoivent le don de l’Esprit Saint et se mettent à prophétiser. Alors que les proches de Moïse veulent les en empêcher, Moïse au contraire s’en réjouit: «Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes!». Cette parole d’ouverture de Moïse est d’ailleurs reprise dans l’Évangile de saint Marc, lorsque Jésus recommande à ses disciples de ne pas entraver ceux qui agissent en son nom. Pour François, Jésus invite ses disciples «à aller au-delà de leurs schémas, à ne pas se laisser “scandaliser” par la liberté de Dieu».

Dressant un parallèle entre les deux scènes, le Saint-Père insiste sur le fait que la vie chrétienne donne une mission dans l’Église. Mais «il s’agit d’un don et non d’un titre dont on se vante», précise-t-il encore.

“La Communauté des croyants n’est pas un cercle de privilégiés, elle est une famille de sauvés, et nous ne sommes pas envoyés pour porter l’Évangile au monde par nos propres mérites, mais par la grâce de Dieu, par sa miséricorde et par la confiance que, au-delà de toutes nos limites et de nos péchés, Il continue à mettre en nous avec un amour de Père, voyant en nous ce que nous-mêmes ne parvenons pas à percevoir.”

Ainsi, poursuit le Successeur de Pierre, loin d’être dans la jalousie et la rancœur, «si nous voulons coopérer à la libre action de l’Esprit sans être un scandale (…) nous devons accomplir notre mission avec humilité, gratitude et joie».

Le Pape François lors de la messe dans le stade de Bruxelles.

Le Pape François lors de la messe dans le stade de Bruxelles.

La communion entre frères, au cœur de l’Évangile

L’espérance «que nous nous retrouvions tous un jour réunis dans les bras du Père» doit faire comprendre que l’unique chemin de vie est celui du don et du partage, a souligné le Pape, s’opposant à l’égoïsme. «L’égoïsme, comme tout ce qui empêche la charité, est “scandaleux” parce qu’il écrase les petits, en humiliant la dignité des personnes et en étouffant le cri des pauvres», a-t-il continué.

Face à un monde qui privilégie «les seuls principes de l’intérêt personnel et de la logique du marché (…), il n’y a plus de place pour ceux qui sont en difficulté, ni de miséricorde pour ceux qui se trompent, ni de compassion pour ceux qui souffrent et n’arrivent pas à s’en sortir». Ainsi en est-il des migrants, «qui rêvent d’un monde meilleur et (…) et finissent par être victimes d’exploitation», a insisté François en cette Journée mondiale du Migrant et du Réfugié.

“Écoutons ce que dit Jésus dans l’Évangile: loin de nous l’œil scandaleux qui voit l’indigent et se détourne! Loin de nous la main scandaleuse, qui ferme le poing pour cacher ses trésors et se retire avidement dans ses poches! Loin de nous le pied scandaleux, qui court vite non pas pour se faire proche de ceux qui souffrent, mais pour “passer outre” et se tenir à distance! Rejetons tout cela loin de nous!”

François a ensuite rappelé l’importance de mettre l’Évangile à la base des différents choix de vie. «Sans amour, rien ne dure, tout s’évanouit, se délite et nous laisse prisonniers d’une vie éphémère, vide et dépourvue de sens, d’un monde inconsistant qui, au-delà des façades, a perdu toute crédibilité, parce qu’il a scandalisé les petits», a rappelé le Pape.

Un modèle de «sainteté féminine»

Citant les différents saints belges comme sainte Gudule, patronne du pays (v. 650-v. 712) ou saint Guidon d’Anderlecht, le pèlerin ami des pauvres (+1012), François a salué l’élan missionnaire des nombreux missionnaires belges à travers les siècles, qui «ont annoncé l’Évangile dans diverses parties du monde, parfois jusqu’au sacrifice de leur vie».

Le Souverain pontife a ensuite évoqué la moniale carmélite Anne de Jésus dont il a prononcé la formule de béatification au début de la célébration. À la suite d’une «géante de l’esprit», sainte Thérèse d’Avila, et dans des temps bouleversés par la Réforme protestante, sœur Anne de Jésus et ses compagnes «ont su ramener beaucoup de personnes à la foi, au point que quelqu’un a désigné leur fondation dans cette ville comme un “aimant spirituel”».

«Par son mode de vie, elle a contribué à relever l’Église à une époque de grandes difficultés», a estimé François, avant d’encourager les fidèles présents à accueillir ce «modèle de “sainteté féminine“», qui stimule pour marcher sur les traces du Seigneur.

En fin de messe, le Pape a renouvelé son appel à voir dans «chaque visage de nos frères et sœurs migrants, le visage du Christ qui s’est fait pèlerin au milieu de nous». Il a enfin annoncé qu’il ouvrira, dès son retour à Rome, le procès de béatification du roi Baudouin, souverain belge de 1951 à 1993, qui avait refusé de contresigner une loi légalisant l’avortement. 

Source : VATICANNEWS, le 28 septembre 2024

Belgique: le Pape va ouvrir le procès en béatification du roi Baudouin 

À l’issue de la messe au stade Roi Baudouin à Bruxelles, le Pape François a annoncé ouvrir le procès en béatification du souverain belge, qui avait notamment refusé de ratifier une loi sur l’avortement en 1992. Il a aussi fait part de son inquiétude pour l’extension du conflit au Liban et a appelé toutes les parties à un cessez-le-feu immédiat.

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

«Dès que je rentrerai à Rome, j’ouvrirai le procès en béatification du roi Baudouin: que son exemple d’homme de foi éclaire les gouvernants», a déclaré le Pape François, à la fin de la messe de clôture de son voyage en Belgique, dans le stade qui porte le nom du souverain belge. L’annonce a été suivie des chaleureux applaudissements des fidèles ayant participé à la messe présidée par le Pape.

La veille, samedi 28 septembre, le Pape François s’était recueilli sur la tombe du roi Baudouin dans la crypte royale de l’église Notre-Dame de Laeken en présence du roi et de la reine des Belges. Il avait alors «salué le courage» de Baudouin, lorsqu’il choisit de «quitter son poste de roi pour ne pas signer une loi homicide». En effet, en 1992, le souverain belge avait abdiqué pendant 36 heures afin de ne pas signer la loi sur la légalisation de l’avortement.

Né en 1930, le monarque belge est souvent cité comme un modèle de gouvernant chrétien. «Je demande aux évêques belges de s’engager et de mener à bien cette cause», a encouragé le Souverain pontife. Le dernier monarque européen béatifié par l’Église est le dernier empereur d’Autriche-Hongrie, Charles Ier (1916-1918), décédé en 1922 et béatifié par Jean-Paul II en 2004. 

Le Pape salue le roi et la reine des Belges. L'actuel roi Philippe est le neveu du roi Baudouin.
Le Pape salue le roi et la reine des Belges. L’actuel roi Philippe est le neveu du roi Baudouin. 

Un appel pour la paix au Liban

«Je continue à suivre avec douleur et beaucoup d’inquiétude l’élargissement et l’intensification du conflit au Liban», a assuré le Souverain pontife depuis la Belgique.

Alors que les tensions s’exacerbent entre Israël et le Hezbollah, qui a confirmé hier le décès dans une frappe de son leader Hassan Nasrallah, le Pape François a déploré que «beaucoup trop de gens continuent à mourir jour après jour au Proche Orient». Il a appelé «toutes les parties à cesser le feu immédiatement au Liban, à Gaza, dans le reste de la Palestine, en Israël», ainsi qu’à la libération des otages et au libre-accès de l’aide humanitaire. «Prions pour les victimes, pour leurs familles, prions pour la paix», a-t-il demandé aux 40 000 personnes présentes dans le stade.

De plus, le Souverain pontife a imploré de ne pas oublier «l’Ukraine meurtrie, la Palestine et Israël, le Soudan du sud, la Birmanie et tous les pays déchirés par la guerre».

La Journée mondiale du migrant et du réfugié

En ce dimanche 29 septembre, Journée mondiale du migrant et du réfugié sur le thème «Dieu marche avec son peuple», le Pape a rappelé que «la Belgique a été et est encore une destination pour de nombreux migrants». Il a aussi demandé à l’Europe et à la communauté internationale de considérer le phénomène migratoire comme «une opportunité de grandir ensemble dans la fraternité, et j’invite tout le monde à voir dans chaque frère et sœur migrant le visage de Jésus qui s’est fait hôte et pèlerin parmi nous».

Source : VATICANNEWS, le 28 septembre 2024

29.09.2024 – SAINTS DU JOUR

Sts Michel

GABRIEL ET RAPHAËL, ARCHANGES

Saints Michel, Gabriel et Raphaël
Archanges
(Fête)

Avec saint Michel, l’Église, en ce jour, honore tous les bons anges, dont il a été le chef et le modèle au jour de la révolte de Lucifer et des mauvais anges. D’après nos Saints Livres, ils sont divisés en neuf chœurs et en trois hiérarchies : les anges, les archanges et les vertus ; les puissances, les principautés et les dominations ; enfin, plus haut encore, les trônes, les chérubins et les séraphins. Leur occupation est de contempler Dieu, de L’aimer, de Le louer et d’exécuter ses volontés pour la conduite de l’univers et pour le salut des hommes. Aussi les voyons-nous chargés de différentes missions sur la terre, auprès des personnes, des familles, des paroisses, des diocèses, des royaumes, de l’Église entière.

Ceux dont l’écriture fait une mention particulière sont, outre saint Michel, l’archange Gabriel, à qui semble avoir été confié le soin de tout ce qui regarde le mystère de l’Incarnation, et l’archange Raphaël, qui conduisit et ramena si merveilleusement le jeune Tobie. 

Saint Michel a été fait non seulement prince des anges, mais aussi prince des âmes qui doivent remplir les places demeurées vides par la chute des démons. Son nom marque son humilité, car il signifie : « Qui est semblable à Dieu ? »

Les saints lui attribuent la plupart des apparitions mentionnées dans l’Ancien Testament. C’est lui, disent-ils, qui retint la main d’Abraham prêt à immoler son fils Isaac ; c’est lui qui apparut à Josué et le rendit maître de Jéricho par la chute de ses tours et de ses murailles ; c’est lui qui dirigea l’arche de Noé par-dessus les eaux du déluge ; c’est lui qui lutta contre Jacob et le bénit ; c’est lui qui donna la loi à Moïse sur la montagne du Sinaï ; qui rendit David victorieux de Goliath et le préserva de la persécution de Saül, etc. Il a été le protecteur de la synagogue ; il est le protecteur de l’Église.

L’histoire nous rapporte tant de merveilles de cet ange sublime, qu’on ne peut douter qu’il ne soit, dans les desseins de Dieu, l’un des principaux instruments de sa puissance et de sa bonté. L’assistance que la France a souvent reçue de lui le fait regarder comme le protecteur spécial de ce pays.

Saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël priez pour nous !

29.09.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,38-43.45.47-48. 

En ce temps-là, Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »
Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;
celui qui n’est pas contre nous est pour nous. »
Et celui qui vous donnera un verre d’eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.
« Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer.


Et si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux mains, là où le feu ne s’éteint pas.


Si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer estropié dans la vie éternelle que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux pieds.
Si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu que de t’en aller dans la géhenne avec tes deux yeux,
là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Julienne de Norwich (1342-après 1416)

recluse anglaise

Révélations de l’amour divin, ch. 35-36 (trad. Cerf 1992, p. 124s rev.) 

Face à la miséricorde de Dieu, reconnaître pleinement notre péché

Dieu lui-même est justice par excellence. Toutes ses œuvres sont justes, ordonnées qu’elles sont de toute éternité par sa haute puissance, sa haute sagesse, sa haute bonté. De même qu’il a tout réglé pour le mieux, de même il œuvre sans cesse et conduit chaque chose à sa fin… La miséricorde est l’œuvre de la bonté de Dieu ; elle continuera à œuvrer aussi longtemps qu’il sera permis au péché de tourmenter les âmes justes. Lorsque cette permission sera retirée…tout sera établi dans la justice, pour y demeurer éternellement. Dieu permet que nous tombions. Mais par sa puissance et sa sagesse, il nous garde. Par sa miséricorde et sa grâce, il nous élève à une joie infiniment plus grande. Ainsi veut-il être connu et aimé dans la justice et dans la miséricorde, maintenant et à jamais… Moi, je ne ferai rien d’autre que pécher. Mais mon péché n’empêchera pas Dieu d’opérer. La contemplation de son œuvre est joie céleste pour l’âme qui est pénétrée de crainte et qui désire toujours plus amoureusement accomplir la volonté de Dieu avec l’aide de la grâce. Cette œuvre commencera ici-bas. Elle sera glorieuse pour Dieu et d’un énorme avantage pour tous ceux qui l’aiment sur terre. À notre arrivée au ciel, nous en serons témoins dans une joie merveilleuse. Cette œuvre se poursuivra jusqu’au dernier jour. La gloire et la béatitude qui en découleront subsisteront au ciel, devant Dieu et tous ses saints, à tout jamais… Là sera la plus haute joie : voir que Dieu lui-même en est l’auteur. L’homme, lui, n’est autre que pécheur. Il me semblait que notre bon Seigneur me disait : « Vois donc ! N’y a-t-il pas là matière à humilité ? N’y a-t-il pas là matière à aimer ? N’y a-t-il pas là matière à te connaître toi-même ? N’y a-t-il pas là matière à te réjouir en moi ? Alors, par amour pour moi, réjouis-toi en moi. Rien ne peut me plaire davantage ».

LECTURES :

Livre des Nombres 11,25-29. 

En ces jours-là, le Seigneur descendit dans la nuée pour parler avec Moïse. Il prit une part de l’esprit qui reposait sur celui-ci, et le mit sur les soixante-dix anciens. Dès que l’esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser, mais cela ne dura pas.
Or, deux hommes étaient restés dans le camp ; l’un s’appelait Eldad, et l’autre Médad. L’esprit reposa sur eux ; eux aussi avaient été choisis, mais ils ne s’étaient pas rendus à la Tente, et c’est dans le camp qu’ils se mirent à prophétiser.
Un jeune homme courut annoncer à Moïse : « Eldad et Médad prophétisent dans le camp ! »
Josué, fils de Noun, auxiliaire de Moïse depuis sa jeunesse, prit la parole : « Moïse, mon maître, arrête-les ! »
Mais Moïse lui dit : « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux ! »

Psaume 19(18),8.10.12-13.14. 

La loi du Seigneur est parfaite, 
qui redonne vie ; 
la charte du Seigneur est sûre, 
qui rend sages les simples.

La crainte qu’il inspire est pure, 
elle est là pour toujours ; 
les décisions du Seigneur sont justes 
et vraiment équitables :

Aussi ton serviteur en est illuminé ; 
à les garder, il trouve son profit.
Qui peut discerner ses erreurs ? 
Purifie-moi de celles qui m’échappent.

Préserve aussi ton serviteur de l’orgueil : 
qu’il n’ait sur moi aucune emprise. 
Alors je serai sans reproche, 
pur d’un grand péché.

Lettre de saint Jacques 5,1-6. 

Vous autres, maintenant, les riches ! Pleurez, lamentez-vous sur les malheurs qui vous attendent.
Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés des mites,
votre or et votre argent sont rouillés. Cette rouille sera un témoignage contre vous, elle dévorera votre chair comme un feu. Vous avez amassé des richesses, alors que nous sommes dans les derniers jours !
Le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont moissonné vos champs, le voici qui crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du Seigneur de l’univers.
Vous avez mené sur terre une vie de luxe et de délices, et vous vous êtes rassasiés au jour du massacre.
Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué, sans qu’il vous oppose de résistance.