21.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,13-21. 

En ce temps-là, du milieu de la foule, quelqu’un demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »
Jésus lui répondit : « Homme, qui donc m’a établi pour être votre juge ou l’arbitre de vos partages ? »
Puis, s’adressant à tous : « Gardez-vous bien de toute avidité, car la vie de quelqu’un, même dans l’abondance, ne dépend pas de ce qu’il possède. »


Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont le domaine avait bien rapporté.
Il se demandait : “Que vais-je faire ? Car je n’ai pas de place pour mettre ma récolte.”
Puis il se dit : “Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands et j’y mettrai tout mon blé et tous mes biens.
Alors je me dirai à moi-même : Te voilà donc avec de nombreux biens à ta disposition, pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l’existence.”
Mais Dieu lui dit : “Tu es fou : cette nuit même, on va te redemander ta vie. Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?”


Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d’être riche en vue de Dieu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XII, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974 ; p. 207-209)

Cette nuit même, on peut te redemander ta vie !

« L’impie est orgueilleux tous les jours de sa vie. » (Jb 15,20 Vg) Les élus eux-mêmes ne sont pas à l’abri de l’orgueil en certaines de leurs pensées et même de leurs actions. Mais comme ils sont les élus, ils ne sauraient faire les superbes chaque jour puisque, avant de terminer leur vie, ils transforment leur cœur, qui de la démesure passe à la crainte dans l’humilité. L’impie, lui, ne passe pas un seul de ses jours sans superbe, puisqu’il termine sa vie sans se retirer un instant de sa démesure. De tous côtés son regard cherche ce qui fleurit dans le temps et il dédaigne de considérer où il est conduit pour l’éternité. C’est dans la vie de la chair qu’il met sa confiance et il attribue longue durée à ce qu’il tient dans l’instant. Son cœur s’affermit dans la démesure et tout son prochain est plongé dans le mépris. La soudaineté de la mort qui sourdement chemine, jamais il ne l’envisage ; l’incertitude de la félicité, jamais il n’y réfléchit. Un regard sur l’incertitude d’une vie fugitive, et il ne confondrait guère certain et incertain. De là encore cette sage parole : « Et le nombre des années de sa tyrannie est incertain. » (Jb 15,20 Vg) (…) Puisque la vie présente est toujours incertaine, la mort qui sourdement chemine doit être crainte sans cesse, elle qui ne peut jamais être prévue. (…) D’autre part, si notre créateur a voulu que le jour de notre fin nous soit caché, c’est pour que, dans l’incertitude du moment de notre mort, nous nous trouvions toujours préparés à mourir.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,1-10. 

Frères, vous étiez des morts, par suite des fautes et des péchés
qui marquaient autrefois votre conduite, soumise aux forces mauvaises de ce monde, au prince du mal qui s’interpose entre le ciel et nous, et dont le souffle est maintenant à l’œuvre en ceux qui désobéissent à Dieu.
Et nous aussi, nous étions tous de ceux-là, quand nous vivions suivant les convoitises de notre chair, cédant aux caprices de la chair et des pensées, nous qui étions, de par nous-mêmes, voués à la colère comme tous les autres.
Mais Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés,
nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.
Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus.
Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs, la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.
C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.
C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés dans le Christ Jésus, en vue de la réalisation d’œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions.

Psaume 100(99),1-2.3.4.5. 

R/ Dieu nous a faits, et nous sommes à lui. (Ps 99, 3b)

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse, 
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui, 
nous, son peuple, son troupeau.

Venez dans sa maison lui rendre grâce, 
dans sa demeure chanter ses louanges ; 
rendez-lui grâce et bénissez son nom !

Oui, le Seigneur est bon, 
éternel est son amour, 
sa fidélité demeure d’âge en âge.

20.10.2024 – MESSE DE CANONISATION DE 14 NOUVEAUX SAINTS À ROME

Messe de canonisation: «le service est le mode de vie chrétien»

Au cours de la messe de canonisation de 14 nouveaux saints ce dimanche 20 octobre sur la place Saint-Pierre de Rome, le Pape François a insisté sur la nécessité d’apprendre le service «selon le style de Jésus». Ainsi, «chaque geste d’attention et de soin, chaque expression de tendresse, chaque œuvre de miséricorde devient un reflet de l’amour de Dieu», a-t-il assuré. 

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

Après la formule de canonisation prononcée pour les onze martyrs de Damas et des trois fondateurs de communautés religieuses et missionnaires (Joseph Allamano, Elena Guerra, Marie-Léonie Paradis), ce dimanche 20 octobre, le Pape François a médité sur leurs vie des «serviteurs fidèles» qui ont suivi «le style de Jésus».

L’Évangile de ce dimanche, rapporté par l’évangéliste Marc, raconte l’épisode au cours duquel Jean et Jacques, deux disciples du Christ, lui demandent de siéger à sa droite et à sa gauche. Dans son homélie, prononcée depuis la place Saint-Pierre, le Saint-Père s’est arrêté sur les deux questions que Jésus pose dans cet Évangile: «Que veux-tu que je fasse pour toi?» et «Peux-tu boire la coupe que je vais boire?».

«Que veux-tu que je fasse pour toi?»

«Jésus pose des questions et, ainsi, nous aide à discerner, parce que les questions nous font découvrir ce qui est en nous, elles éclairent ce que nous portons dans notre cœur», a assuré François, proposant une réflexion sur ces deux questions. Ainsi en est-il de ces deux disciples, Jacques et Jean, qui «expriment le désir d’être proches de lui, mais seulement pour occuper une place d’honneur», a souligné le Pape. Or Jésus va plus loin que la question formulée par les disciples, et «essaie de faire ressortir le désir qui se cache derrière ces demandes».

C’est ainsi qu’avec cette question, «Que veux-tu que je fasse pour toi?», le Christ dévoile ce que Jacques et Jean désirent vraiment, a ajouté le Pape, «un Messie puissant et victorieux qui leur donnera une place d’honneur».

«Peux-tu boire la coupe que je vais boire?»

Par cette deuxième question, le Pape François a expliqué que Jésus «leur révèle ainsi qu’il n’est pas le Messie qu’ils croient, mais le Dieu de l’amour, qui s’abaisse pour rejoindre les humbles, qui se fait faible pour relever les faibles, qui œuvre pour la paix et non pour la guerre, qui est venu pour servir et non pour être servi». La coupe représente en effet «l’offrande de sa vie, donnée pour nous par amour, jusqu’à la mort et la mort sur une croix».

Jésus meurt sur la croix, non entouré de gloire mais escorté par deux voleurs, signe pour le Pape que «ce n’est pas celui qui domine qui gagne, mais celui qui sert par amour». Mais avant sa mort et sa résurrection, Jésus fait comprendre dans cet Évangile à ses disciples que «ceux qui suivent le Christ, s’ils veulent être grands, doivent servir, en apprenant de Lui».

Le service comme style de Dieu

Le Christ propose une inversion des valeurs: loin de la gloire et du pouvoir, que Jacques et Jean espèrent, il propose «le style de Dieu, qui se fait dernier pour que les derniers soient élevés et deviennent les premiers». Ces questions de Jésus, «aussi incompréhensibles pour nous qu’elles l’étaient pour les disciples» selon François, permet de marcher dans ses pas, d’accepter le don de son Amour et «d’apprendre le style de Dieu: le service».

Plutôt que la recherche de la gloire, il faut se mettre au service, selon le Saint-Père car «le service est le mode de vie chrétien». Mais le Pape met en garde contre «une réflexion de salarié» qui voit le service comme une «liste de choses à faire».

“Le service naît de l’amour et l’amour ne connaît pas de frontières, il ne fait pas de calculs, il dépense et donne. Il ne se contente pas de produire pour obtenir des résultats, ce n’est pas une performance occasionnelle, c’est quelque chose qui naît du cœur, un cœur renouvelé par l’amour et dans l’amour.”

14 nouveaux saints: «des serviteurs fidèles»

Le Pape François a terminé son homélie en évoquant les 14 nouveaux saints, canonisés au début de la messe, des «serviteurs fidèles» qui ont vécu le style de Jésus. Les onze martyrs de Damas et les trois fondateurs de communautés «n’ont pas nourri en eux des désirs mondains et des envies de pouvoir mais, au contraire, ils se sont faits servants de leurs frères et sœurs, créatifs dans le bien, fermes dans les difficultés, généreux jusqu’au bout», a conclu le Saint-Père.

Sources : VATICANNEWS, le 20 octobre 2024

Le Pape invoque le don de la paix pour les peuples martyrisés par les conflits 

Lors de l’Angélus, à la fin de la messe de canonisation de dimanche 20 octobre, François a relancé l’appel à la paix dans les pays en guerre et a souligné l’importance de la figure de saint Joseph Allamano dans la prise en charge des populations «fragiles et vulnérables»: il a exhorté à lutter contre toute forme d’exploitation «de leur dignité et de leurs territoires».

Edoardo Giribaldi – Cité du Vatican

«Continuons à prier pour les peuples qui souffrent à cause de la guerre -la Palestine martyrisée, Israël, le Liban, l’Ukraine martyrisée, le Soudan, la Birmanie et tous les autres- et invoquons pour tous le don de la paix».

Lors de la prière de l’Angélus, le Pape François a renouvelé l’appel à la prière pour les pays en guerre et a adressé ses salutations aux fidèles venus «rendre hommage» aux saints nouvellement canonisés. En particulier les fidèles maronites et les «missionnaires de la Consolata», l’institution fondée par saint Joseph Allamano au début du XXe siècle. François a rappelé la présence du Président de la République italienne, Sergio Mattarella, ainsi que celle d’une «importante» délégation ougandaise venue pour le 60ème anniversaire de la canonisation des martyrs de l’Ouganda.

L’appel à la protection des populations « fragiles

La figure du nouveau saint Joseph Allamano «nous rappelle l’attention nécessaire aux populations les plus fragiles et vulnérables», a déclaré François, faisant directement référence au peuple Yanomami, originaire de la forêt amazonienne. C’est parmi eux, a souligné le Saint-Père, que s’est produit «le miracle lié à la canonisation d’aujourd’hui». En effet, en pleine forête amazonienne, Sorino Yanomami, attaqué et gravement blessé par un jaguar le 7 février 1996, recouvra complètement la santé grâce à l’intercession de Joseph Allamano.

“Je lance un appel aux autorités politiques et civiles pour qu’elles assurent la protection de ces peuples et de leurs droits fondamentaux et contre toute forme d’exploitation de leur dignité et de leurs territoires.”

La mission évangélique de chaque chrétien

Le Souverain pontife a également évoqué la Journée mondiale des missions en ce dimanche 20 octobre, dont le thème est «Allez et invitez tout le monde au banquet», en soulignant la nature de l’annonce, porteuse d’une «rencontre festive avec le Seigneur qui nous aime». Comme l’enseignent les nouveaux saints, a assuré François, «chaque chrétienest appelé à participer à cette mission universelle par son propre témoignage évangélique dans tous les milieux».

“Soutenons, par nos prières et notre aide, tous les missionnaires qui, souvent au prix de grands sacrifices, portent l’annonce lumineuse de l’Évangile dans toutes les parties du monde.”

À la fin de la prière, le Pape a traversé la place Saint-Pierre à bord de la papamobile, saluant les 35 000 fidèles présents.

Source : VATICANNEWS, le 20 octobre 2024

Les Catholiques adorent-ils Marie ?

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Les Catholiques adorent-ils Marie ?

Selon l’enseignement catholique, il est interdit d’adorer toute créature, et Marie a été créée par Dieu –  » Car aucune créature ne pourra jamais être considérée comme égale au Verbe incarné et Rédempteur  » (Lumen Gentium, n° 62). 

Le deuxième concile de Nicée, en 787, a établi une distinction claire entre le culte dû à Dieu seul et la vénération ou l’honneur (souvent appelé dulia) qui peut être rendu à Marie, aux anges, aux saints et aux images sacrées. 

Comme Marie est la « Reine des saints » et la « Reine des anges« , on peut lui accorder une grande vénération (hyperdulia). Cependant, Marie ne peut jamais recevoir l’adoration due à Dieu seul.

Robert Fastiggi, 7 mai 2024

Extraits de www.catholicreview.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

20.10.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Marie-Bertille Boscardin

Ste Marie-Bertille Boscardin

VIERGE († 1922)

Sainte Marie-Bertille Boscardin
Religieuse de la Congrégation des 
« Sœurs maîtresses de Sainte Dorothée » 

Maria Bertilla (au baptême : Anna Francesca) Boscardin naît le 6 octobre 1888 à Brendola, en Vénétie, de Angelo et Maria Teresa Benetti, dans un milieu modeste et chrétien. 

L’enfant est considérée par son entourage comme peu douée intellectuellement, toutefois, elle a une grande ferveur religieuse, et apprend à lire dans le petit livre de catéchisme que lui a donné le curé du village.

Anna Francesca souhaitait entrer au couvent, mais sa réputation de fille peu intelligente l’en empêche. Elle finit toutefois, en 1905, par entrer chez les Sœurs de Sainte-Dorothée de Vicenza où elle prit les noms de Maria Bertilla. Elle est affectée immédiatement à l’hôpital de Trévise où on lui confie les plus basses besognes.

Maria Bertilla, contre toute attente, réussit à passer brillamment les examens demandés pour devenir infirmière. Là elle fait merveille, sachant se concilier l’affection et la vénération de ses malades; les gens hostiles eux-mêmes sont obligés de reconnaître qu’une « présence l’habite et dirige ses actes ». Malgré un mal secret qui ronge sa forte santé, elle donne toute sa mesure au moment de la Grande Guerre.

Elle rend son âme simple et pure à Dieu, des suites d’une opération, le 20 octobre 1922 : elle n’a que 34 ans. Sur elle on retrouvera, tout usé, le catéchisme qui n’avait pas cessé de l’accompagner depuis son enfance.

Maria Bertilla Boscardin a été proclamée bienheureuse le 8 juin 1952, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958), et canonisée le 11 mai 1961, par saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963).

Sainte Marie-Bertille Boscardin priez pour nous !

20.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,35-45. 

Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. »
Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »
Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. »
Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? »
Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.
Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. »


Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur.
Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous :
car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)

prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l’Église

Homélie contre les Anoméens, 8, 6 ; PG 48, 776 (trad. Delhougne, Les Pères commentent,  p. 299)

« Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie »

En convoitant les premières places, les plus hautes charges et les honneurs les plus élevés, les deux frères Jacques et Jean voulaient, à mon avis, avoir autorité sur les autres. C’est pourquoi Jésus s’oppose à leur prétention. Il met à nu leurs pensées secrètes en leur disant : « Celui qui veut être le premier sera le serviteur de tous ». Autrement dit : « Si vous ambitionnez le premier rang et les plus grands honneurs, recherchez le dernier rang, appliquez-vous à devenir les plus simples, les plus humbles et les plus petits de tous. Mettez-vous après les autres. Telle est la vertu qui vous procurera l’honneur auquel vous aspirez. Vous en avez près de vous un exemple éclatant, ‘puisque le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude’ (Mc 10,45). Voilà comment vous obtiendrez gloire et célébrité. Voyez ce qui m’arrive : je ne recherche ni honneur ni gloire, et pourtant le bien que je réalise ainsi est infini ». Nous le savons : avant l’incarnation du Christ et son abaissement, tout était perdu, tout était corrompu ; mais, après qu’il se soit humilié, il a tout relevé. Il a aboli la malédiction, détruit la mort, ouvert le paradis, mis à mort le péché, déverrouillé les portes du ciel pour y ramener les prémices de notre humanité. Il a propagé la foi partout dans le monde. Il a chassé l’erreur et rétabli la vérité. Il a fait monter sur un trône royal les prémices de notre nature. Le Christ est l’auteur de biens infiniment nombreux, que ni ma parole, ni aucune parole humaine ne saurait décrire. Avant son abaissement, il n’était connu que des anges, mais, depuis qu’il s’est humilié, la race humaine tout entière l’a reconnu.

LECTURES :

Livre d’Isaïe 53,10-11. 

Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.
Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes.

Psaume 33(32),4-5.18-19.20.22. 

R/ Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi ! (Ps 32, 22)

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; 
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ; 
la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent, 
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort, 
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur : 
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous 
comme notre espoir est en toi !

Lettre aux Hébreux 4,14-16. 

Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a traversé les cieux ; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.
En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché.
Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.