23.10.2024 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: l’Esprit Saint, ferment de joie et d’amour du couple

Devant les fidèles réunis place Saint-Pierre, le Pape a souligné combien l’action de l’Esprit Saint, rappelée par les Pères de l’Église, était déterminante dans le sacrement du mariage et source de joie entre les époux. 

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

C’est sur l’action de l’Esprit Saint dans les familles et le sacrement du mariage que le Pape s’est arrêté ce mercredi matin au cours de sa catéchèse. Une audience générale prononcée sous un ciel pluvieux au cours de laquelle le Souverain pontife a rappelé que la doctrine sur l’Esprit développée dans la tradition latine était principalement l’héritage de Saint-Augustin. «Il part de la révélation que « Dieu est amour » (1 Jn 4,8). Or l’amour suppose quelqu’un qui aime, quelqu’un qui est aimé, et l’amour lui-même qui les unit» a expliqué François.

Dans la Trinité, le Dieu des chrétiens se révèlent comme «unité de communion et d’amour». «Certains, a poursuivi l’évêque de Rome, ont proposé d’appeler l’Esprit Saint, non pas la “troisième personne” singulière de la Trinité, mais plutôt la “première personne du pluriel”. En d’autres termes, il est le Nous divin du Père et du Fils, le lien d’unité entre les différentes personnes[1], le principe même de l’unité de l’Église, qui est précisément un “seul corps”, issu de plusieurs personnes».

Le couple comme un «nous»

Qu’est-ce que l’Esprit Saint a à dire à la famille? s’est interrogé François. «Beaucoup, peut-être l’essentiel» a-t-il répondu. Créé homme et femme à l’image de Dieu, le couple humain «est la première et la plus élémentaire réalisation de la communion d’amour qu’est la Trinité». «Les époux devraient également former une première personne du pluriel, un “nous”. Se tenir l’un devant l’autre comme un «je» et un «tu», et se tenir devant le reste du monde, y compris les enfants, comme un “nous” » a encore souligné le Pape.

Pour correspondre à cette vocation d’unité, le couple a besoin «de Celui qui est le Don, ou plutôt le don de soi par excellence. Là où l’Esprit Saint entre, la capacité de se donner renaît».

Le Pape a aussi rappelé que pour certains Pères de l’Églises comme Hillaire de Poitiers ou Augustin ont défini l’Esprit Saint comme la raison de la joie qui règne entre l’homme et la femme dans le couple.

La source de la joie

«Personne ne dit qu’une telle unité est un objectif facile à atteindre, surtout dans le monde d’aujourd’hui, a poursuivi François, mais «c’est la vérité des choses telles que le Créateur les a conçues et c’est donc dans leur nature».

Le Pape a invité à se souvenir de l’épisode des noces de Cana (Jn 2,3) où Marie dit à Jésus : « Ils n’ont pas de vin« . «Mais c’est l’Esprit Saint qui continue à accomplir, sur le plan spirituel, le miracle que Jésus a réalisé à cette occasion, à savoir transformer l’eau de l’habitude en une nouvelle joie d’être ensemble» a-t-il précisé. Ce n’est pas une «illusion pieuse» mais bien ce qu’il se produit dans de nombreux couples qui ont décidé d’invoquer l’Esprit.

François a ainsi appelé de ses vœux que dans la préparation spirituelle des fiancés au mariage, l’action de l’Esprit Saint soit approfondie. «Entre le mari et la femme, ne mets pas ton doigt, dit un proverbe italien. Au contraire, il y a un “doigt” à mettre entre le mari et la femme, et c’est précisément le “doigt de Dieu”: l’Esprit Saint ! » a-t-il conclu.

Source : VATICANNEWS, le 23 octobre 2024

Servez-vous de votre rosaire pour étrangler le malin !

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© Shutterstock/artin1

Servez-vous de votre rosaire pour étrangler le malin !

Mère Adela Galindo, originaire du Nicaragua et fondatrice des Serviteurs des Cœurs transpercés de Jésus et de Marie, a prononcé le discours de clôture du 10e Congrès eucharistique national le 21 juillet 2024.

Avec une grande ardeur apostolique et le désir d’enflammer le monde avec l’amour des Cœurs transpercés et de construire une nouvelle civilisation d’amour, de vie, de vérité et de solidarité, Mère Adela a consacré sa vie à la tâche ardue de former les cœurs (par la prédication et de nombreux écrits) des religieux, des prêtres, des frères, des hommes, des femmes, des enfants et des jeunes, à être des témoins cohérents de la puissance et de la fécondité de l’amour et de la splendeur et de la fécondité du Magistère et des Trésors de l’Église.

Abordant la dure réalité du mal dans le monde, Mère Galindo a délivré un message qui a trouvé un écho profond auprès de son auditoire : « Je vais vous donner un conseil sur la façon de le ligoter : utilisez votre chapelet – étranglez-le ! Notre Seigneur est le Maître de l’histoire », a-t-elle déclaré, soulignant la profonde efficacité des outils spirituels dans la lutte contre les ténèbres.

Dans ses remarques finales, Mère Galindo a présenté la conclusion du Congrès comme le début d’un nouveau chapitre de la vie de l’Église et de la vie de ses membres. Elle a exhorté chacun à assumer son rôle de missionnaire marial de l’Eucharistie, en s’inspirant de l’ouverture de Marie à la parole de Dieu.

« Jésus est la lumière du monde et il ne nous laissera pas dans les ténèbres. La Vierge, par qui Dieu a fait entrer l’homme dans l’histoire, chante son Magnificat, le chant des grandes choses que Dieu a faites pour elle, pour son histoire personnelle, mais aussi pour l’histoire de son peuple pour toutes les générations ».

Visiblement émue dans son discours de clôture, Mère Adela a encouragé les participants à retourner dans leurs paroisses comme « des chevaliers et des dames de l’Immaculée », engagés dans leur mission de porteurs de l’Eucharistie.

Migi Fabara, 1er août 2024

Adapté de : www.churchpop.com

Et de : www.piercddhearts.org

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

23.10.2024 – SAINT DU JOUR

St Jean de Capistran

St Jean de Capistran

PRÊTRE O.F.M. († 1456)

Saint Jean de Capistran
Prêtre o.f.m. 
Patron des aumôniers militaires 

Jean, né  à Capestrano, dans les Abruzzes (région de l’Italie centrale), le 24 juin 1386, était fils d’un gentilhomme français qui avait suivi à Naples le duc d’Anjou, devenu roi de ce pays. Après ses humanités, il fut envoyé à Pérouse pour y étudier le droit canonique et civil. On le pourvut d’une place de judicature, et un homme riche et noble, charmé de ses qualités éminentes, lui donna sa fille en mariage. Tout lui souriait dans le monde, quand tout à coup s’évanouirent ces flatteuses espérances.

Dans une guerre contre le roi de Naples, la ville de Pérouse le soupçonna de prendre le parti de ce prince ; on le fit arrêter. Malgré son innocence et son éloquence à se défendre, il fut jeté en prison. Sur ces entrefaites sa femme étant morte, il résolut de ne plus servir que Dieu. 

Il vendit tous ses biens, paya sa rançon, distribua le reste aux pauvres, et se réfugia chez les franciscains, au monastère du Mont, près de Pérouse. Le gardien, craignant que cette vocation ne fût l’effet d’un dépit passager plutôt que d’un mouvement de la grâce, voulut l’éprouver. Il lui ordonna de faire le tour de la ville de Pérouse dont il avait été gouverneur, monté à rebours sur un âne, couvert d’un mauvais habit et la tête coiffée d’un bonnet de carton où étaient écrits divers péchés. Après une telle épreuve, les humiliations du noviciat ne lui coûtèrent plus. 

On lui donna pour maître un simple frère convers, à la direction duquel Jean se soumit avec la simplicité d’un enfant. Il fut traité par lui avec dureté : « Je rends grâces au Seigneur, disait-il plus tard, de m’avoir donné un tel guide ; s’il n’eût usé envers moi de pareilles rigueurs, jamais je n’aurais pu acquérir l’humilité et la patience. »

Jean fut renvoyé par deux fois du noviciat comme incapable de remplir jamais aucun emploi dans la religion. Il resta jour et nuit à la porte du couvent, souffrant avec joie l’indifférence des religieux, les railleries des passants et les mépris des pauvres qui venaient demander l’aumône. Une persévérance si héroïque désarma la sévérité des supérieurs et dissipa leurs craintes. Jean, reçu de nouveau, fut enfin admis à la profession. 

Dès lors sa vie fut admirable, il vivait uniquement de Jésus sur la Croix. Embrasé d’amour pour Dieu, il faisait de sa vie une oraison continuelle : le Crucifix, le Tabernacle, l’image de Marie, le jetaient dans l’extase : « Dieu, disait-il, m’a donné le nom de Jean, pour me faire le fils de Marie et l’ami de Jésus. »

Ordonné prêtre, Jean fut appliqué au ministère de la parole. Ses paroles produisaient partout des conversions nombreuses. Une secte de prétendus moines, les Fraticelli, dont les erreurs et les mœurs scandalisaient l’Église, fut anéantie par son zèle et sa charité. Le pape Eugène IV, frappé des prodigieux succès de ses discours, l’envoya comme nonce en Sicile ; puis le chargea de travailler, au concile de Florence, à la réunion des Latins et des Grecs. Enfin il le députa vers le roi de France, Charles VII.

Ami de saint Bernardin de Sienne, il le défendit, devant la cour de Rome, contre les calomnies que lui attirait son ardeur pour la réforme de son Ordre ; il l’aida grandement dans cette entreprise, et il alla lui-même visiter les maisons établies en Orient. 

Nicolas V l’envoya, en qualité de commissaire apostolique, dans la Hongrie, l’Allemagne, la Bohème et la Pologne. Toutes sortes de bénédictions accompagnèrent ses pas. Il ramena au bercail de l’Église un grand nombre de personnes, et convertit une quantité prodigieuse de juifs et de musulmans.

À cette époque, Mahomet II menaçait l’Occident d’une complète invasion, tenait Belgrade assiégée, il se promettait d’arborer le croissant dans l’enceinte même de Rome. Le pape Calixte III chargea saint Jean de Capistran de prêcher une croisade : à la voix puissante de cet ami de Dieu, une armée de 40 000 hommes se leva ; il lui trouva pour chef Huniade, un héros, et il la conduisit à la victoire.

Étant à trois journées de marche des Turcs, tandis qu’il célébrait la Messe en plein air dans les grandes plaines du Danube, les témoins ont rapporté qu’une flèche partie d’en haut vint, pendant le Saint Sacrifice, se placer sur le corporal. Après la Messe, Jean lut ces mots écrits en lettres d’or sur le bois de la flèche : « Par le secours de Jésus, Jean de Capistran remportera la victoire. » Au fort de la mêlée, il tenait en main l’étendard de la Croix et criait : “Victoire, Jésus, victoire !” Belgrade fut sauvée. C’était le 23 octobre 1456. 

Trois mois après, Jean de Capistran, ayant prononcé ces paroles du Nunc dimittis : « C’est maintenant, Seigneur, que vous laisserez mourir en paix votre serviteur » expira en disant une dernière fois : « Jésus ». Il avait soixante et onze ans.

Jean de Capistran a été canonisé le 16 octobre 1690 par le pape Alexandre VIII (Pietro Vito Ottoboni, 1689-1691).

Saint Jean de Capistran priez pour nous !

23.10.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,39-48. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »
Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? »
Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.
Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer,
alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles.
Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups.
Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Fulgence de Ruspe (467-532)

évêque en Afrique du Nord

Sermon I, 2-3 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche R9; trad. Orval; © 1971 Abbaye d’Orval)

Heureux l’intendant fidèle qui distribue la mesure de blé

Si nous nous demandons quelle est cette mesure de blé, saint Paul nous l’indique : « C’est la mesure de foi que Dieu vous a départie » (Rm 12,3). Ce que le Christ appelle mesure de blé, Paul le nomme mesure de foi pour nous apprendre qu’il n’y a pas d’autre blé spirituel que le vénérable mystère de la foi chrétienne. Cette mesure de blé, nous vous la donnons au nom du Seigneur chaque fois que, éclairés par le dons spirituel de la grâce, nous vous parlons selon la règle de la vraie foi. Cette mesure, vous la recevez par les intendants du Seigneur chaque jour où vous entendez de la bouche des serviteurs de Dieu la parole de vérité. Qu’elle soit notre nourriture, cette mesure de blé que Dieu nous donne en partage. Tirons-en l’aliment de notre bonne conduite afin de parvenir à la récompense de la vie éternelle. Croyons en celui qui se donne lui-même à nous comme nourriture pour que nous ne défaillons pas en chemin, et qui se réserve comme notre récompense pour que nous trouvions la joie dans la patrie. Croyons et espérons en lui ; aimons-le par-dessus tout et en tout. Car le Christ est notre aliment et il sera notre récompense. Le Christ est la nourriture et le réconfort des voyageurs en marche ; il est l’assouvissement et l’exultation des bienheureux en leur repos.

LECTURES ;

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3,2-12. 

Frères, vous avez appris, je pense, en quoi consiste la grâce que Dieu m’a donnée pour vous :
par révélation, il m’a fait connaître le mystère, comme je vous l’ai déjà écrit brièvement.
En me lisant, vous pouvez vous rendre compte de l’intelligence que j’ai du mystère du Christ.
Ce mystère n’avait pas été porté à la connaissance des hommes des générations passées, comme il a été révélé maintenant à ses saints Apôtres et aux prophètes, dans l’Esprit.
Ce mystère, c’est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile.
De cet Évangile je suis devenu ministre par le don de la grâce que Dieu m’a accordée par l’énergie de sa puissance.
À moi qui suis vraiment le plus petit de tous les fidèles, la grâce a été donnée d’annoncer aux nations l’insondable richesse du Christ,
et de mettre en lumière pour tous le contenu du mystère qui était caché depuis toujours en Dieu, le créateur de toutes choses ;
ainsi, désormais, les Puissances célestes elles-mêmes connaissent, grâce à l’Église, les multiples aspects de la Sagesse de Dieu.
C’est le projet éternel que Dieu a réalisé dans le Christ Jésus notre Seigneur.
Et notre foi au Christ nous donne l’assurance nécessaire pour accéder auprès de Dieu en toute confiance.

Livre d’Isaïe 12,2.4bcd-5a.5bc-6. 

R/ Exultant de joie, vous puiserez les eaux aux sources du salut ! (Is 12, 3)

Voici le Dieu qui me sauve : 
j’ai confiance, je n’ai plus de crainte. 
Ma force et mon chant, c’est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.

« Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! »
Jouez pour le Seigneur !

Il montre sa magnificence,
et toute la terre le sait.
Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, 
car il est grand au milieu de toi, 
le Saint d’Israël !