Étiquette : Notre-Dame de Fatima
27.08.2026 – MESSE À LOURDES
27.08.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
27.08.2026 – SAINTE DU JOUR
Sainte Monique d’Hippone
Mère de saint Augustin
(332-388)
À l’heure où sont trop oubliés les devoirs de la jeune fille, de l’épouse et de la mère chrétienne, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme. Ce que nous en savons nous vient de la meilleure des sources, son fils Augustin.
Monique naît à Tagaste, en Afrique, l’an 332. Grâce aux soins de parents chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse, sous la surveillance sévère d’une vieille et dévouée servante. Encore toute petite, elle aimait aller à l’église pour y prier, elle cherchait la solitude et le recueillement; parfois elle se levait même la nuit et récitait des prières. Son cœur s’ouvrait à l’amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait et leur portait les restes de la table de famille ; elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs. Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix. À toutes ces grâces et à toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que Dieu la réservait à de grandes choses.
Dieu, qui a ses vues mystérieuses, permit cependant qu’elle fût donnée en mariage, à l’âge de vingt-deux ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin, presque deux fois plus âgé qu’elle, et dont elle eut beaucoup à souffrir, ainsi que de sa belle-mère. Dans cette situation difficile, Monique fut un modèle de patience et de douceur; sans se plaindre jamais, elle versait en secret les larmes amères où se trempait sa vertu. C’est par ces beaux exemples qu’elle conquit le cœur de Patrice, son époux, et lui obtint une mort chrétienne, c’est ainsi qu’elle mérita aussi de devenir la mère du grand saint Augustin.
Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu. Vingt ans elle pria sur les débordements d’Augustin, sans perdre courage et espoir. Un évêque d’Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit : « Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse ! » Dieu, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d’Augustin, par un miracle de grâce, l’une des plus grandes lumières de l’Église et l’un de ses plus grands Saints.
Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tombe malade à Ostie, au moment de s’embarquer pour l’Afrique, et meurt à l’âge de cinquante-six ans. Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme.
Le corps de sainte Monique a été transporté à Rome dans l’église de Saint-Augustin, en 1430. Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères chrétiennes.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.
Sainte Monique priez pour nous !

27.08.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 24,42-51.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.
Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.
Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.
Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”,
et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes,
alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas,
il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, v. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe
Lettre 67 à messire André Cavalcabo, n°211 (trad. Cartier, Téqui, 1976, tome 1, p. 490.492 ; rev.)
Heureux le serviteur trouvé entrain de veiller !
Très cher Frère dans le Christ, le doux Jésus, moi, Catherine, la servante et l’esclave des serviteurs de Jésus-Christ, je vous écris dans son précieux sang, avec le désir de vous voir un seigneur juste dans l’exercice de la puissance qui vous est confiée. (…) Il faut être juste, et garder avec justice la cité de notre âme, en vivant dans la vraie et sainte crainte de Dieu ; il faut aimer la vertu, et détester le vice. De cette manière, nous goûterons le sang de Jésus crucifié ; la vraie et sainte justice brillera en vous, vous serez un maître juste et bon pour votre âme et votre prochain, mais pas autrement. C’est pourquoi je vous ai dit que je désirais vous voir un maître juste, afin que vivant avec justice, vous mainteniez le droit et la justice dans la charge que vous avez. Mon très cher Frère, ne dormez plus ; mais secouez avec zèle votre sommeil. Revenons à nous, et n’attendons pas le temps, car le temps n’attend pas ; le temps est plus rapide que nous ne nous l’imaginons. Je voudrais que nous sortions de notre position, et que nous rompions les liens qui nous lient ; car celui qui est lié ne peut avancer, et il faut que nous avancions dans la voie de la vertu en suivant la doctrine de Jésus crucifié, qui est la voie, la vérité, la vie ; et celui qui le suit ne va pas dans les ténèbres, mais dans la lumière. Il faut donc marcher dans cette voie douce et droite.
LECTURES :
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,1-9.
Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être apôtre du Christ Jésus, et Sosthène notre frère,
à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre.
À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
Je ne cesse de rendre grâce à Dieu à votre sujet, pour la grâce qu’il vous a donnée dans le Christ Jésus ;
en lui vous avez reçu toutes les richesses, toutes celles de la parole et de la connaissance de Dieu.
Car le témoignage rendu au Christ s’est établi fermement parmi vous.
Ainsi, aucun don de grâce ne vous manque, à vous qui attendez de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ.
C’est lui qui vous fera tenir fermement jusqu’au bout, et vous serez sans reproche au jour de notre Seigneur Jésus Christ.
Car Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur.

Psaume 145(144),2-3.4-5.6-7.
Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
à sa grandeur, il n’est pas de limite.
D’âge en âge, on vantera tes œuvres,
on proclamera tes exploits.
Je redirai le récit de tes merveilles,
ton éclat, ta gloire et ta splendeur.
On dira ta force redoutable ;
je raconterai ta grandeur.
On rappellera tes immenses bontés ;
tous acclameront ta justice.
