03.11.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: le cœur, source et racine 

Commentant l’Evangile du jour, qui raconte une discussion de Jésus dans le temple de Jérusalem, François lors de l’Angélus du dimanche 3 novembre est revenu sur l’essence du «plus important» des commandements, «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu» et «Tu aimeras ton prochain» (v. 30-31). 

Vatican News

La première exhortation dominicale de novembre du Souverain pontife incite à revenir au cœur de la foi chrétienne, l’amour.

Sur une place Saint-Pierre baignée de soleil, François est revenu sur la question du scribe posée à Jésus, «quel est le premier de tous les commandements ?», une question «essentielle» pour tous les croyants a-t-il commenté, «Car nous aussi, nous nous sentons parfois dispersés dans tant de choses et nous nous demandons : mais, en fin de compte, quelle est la chose la plus importante de toutes ? Où puis-je trouver le centre à partir duquel tout le reste rayonne ?»

Le cœur, source et racine

Pour trouver une boussole, il faut revenir au cœur, a continué le Pape, citant la dernière encyclique Dilexit nos, le cœur est «la source et la racine de toutes les autres forces, convictions, passions et choix».

La disposition du cœur avec laquelle chacun s’ouvre à Dieu est ce qui compte sur le chemin, a ajouté François, «Souvenons-nous de ceci: quand le Seigneur viendra, il nous demandera d’abord de rendre compte de l’amour que nous avons pu offrir et de l’amour que nous n’avons pas donné.» 

Examen de conscience

Ainsi, le Souverain pontife a invité la foule à «fixer» dans son cœur le commandement le plus important «aimer le Seigneur ton Dieu et aimer ton prochain comme toi-même» .

Seconde invitation du successeur de Pierre, procéder à un examen de conscience quotidien et de se demander, «l’amour de Dieu et du prochain est-il au centre de ma vie? Ma prière à Dieu me pousse-t-elle à aller vers mes frères et sœurs et à les aimer gratuitement ? Est-ce que je reconnais la présence du Seigneur dans le visage des autres ?».  

Source : VATICANNEWS, le 3 novembre 2024

Le Venezuela, un pays profondément marial

Église néo-gothique à Caracas, Venezuela.
© Shutterstock/Seventov
Église néo-gothique à Caracas, Venezuela. © Shutterstock/Seventov

Le Venezuela, un pays profondément marial

Parce que la conquête espagnole du Venezuela n’a pas été indemne d’ambiguïté, les indigènes ont parfois confondu la résistance à la domination des conquistadores avec le refus de l’Évangile des missionnaires. C’est dans ce contexte historique que rayonne le sanctuaire de Coromoto (Guanare) où la Vierge Marie elle-même invita les indigènes à recevoir le don de la foi. Coromoto est devenu le sanctuaire national du pays.

De nombreuses villes se placèrent sous le patronage de la Vierge Marie. Par exemple, en l’an 1570, la ville de Trujillo élut pour patronne Notre Dame de la Paix. Et la capitale, Caracas, fut appelée en l’an 1766 « la ville de Marie », avec l’inscription gravée : « Salue Marie très sainte, conçue sans péché au premier instant de son existence naturelle. »

Le nom de Marie fut surtout inscrit dans les cœurs : c’est sa sollicitude protectrice que l’on expérimente en 1638, quand un insecte menace de détruire les riches plantations de cacao ; puis en 1766 lorsque les victimes d’un tremblement de terre sortent indemnes des décombres de Caracas, et en 1813-1815 pendant la guerre d’indépendance contre les Espagnols. Les libertadores, Simón Bolívar et Antonio José de Sucre, placèrent leurs troupes sous la protection de la Vierge Marie et vinrent  la remercier ensuite.

D’un point de vue marial, la période récente est marquée par la consécration votive de la nation à Marie, le 27 janvier 1985 à Caracas, et par les apparitions déjà officiellement reconnues, qui ont eu lieu à Betania (état de Miranda), dans les années 1976 à 2001. L’apparition a d’abord concerné Maria Esperanza, stigmatisée, avant d’être vue par de très nombreux témoins. La Vierge Marie y est apparue sous le titre de « Notre Dame Réconciliatrice des Peuples ».

Encyclopédie Mariale

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

03.11.2024 – SAINT DU JOUR

St Martin de Porres

St Martin de Porres

RELIGIEUX († 1639)

Saint Martin de Porres
Religieux du Tiers-Ordre de saint Dominique
(1579-1639)

 

Martin naît à Lima, dans l’Amérique du Sud, le 9 décembre 1579. Son père, Don Juan de Porres, était un conquérant espagnol, et sa mère, Anna Velasquez, une esclave noire devenue libre. Comme Martin ressemblait beaucoup à sa mère par sa couleur, son père l’abandonna à son sort. Sa pureté de mœurs, sa modestie, son humilité et sa charité pour les pauvres furent les vertus caractéristiques de son enfance et de toute sa vie.

À quinze ans, Martin de Porres entra dans le Tiers-Ordre de saint Dominique. Il déploya son dévouement dans l’office d’infirmier dont il fut chargé.

Dieu se plut à honorer l’éminente charité de son serviteur en le gratifiant de faveurs extraordinaires. Tout comme saint Padre Pio, saint Martin de Porres connaissait les secrets des cœurs, prédisait l’avenir, dévoilait les ruses des démons et repoussait leurs assauts avec autorité. Pendant une épidémie qui sévit au couvent du Rosaire, on garda toutes les portes closes. Les malades furent ébahis de constater la présence subite du saint près de leur lit. On a vu et entendu saint Martin de Porres en Europe, en Chine, en Algérie, au Japon, alors qu’il n’a jamais quitté l’Amérique.

Quoiqu’il n’eût point fait d’études religieuses, l’humble infirmier résolvait les plus graves questions de la théologie avec tant de sûreté que les hommes les plus doctes proclamaient avec émerveillement que sa science ne pouvait lui venir que du ciel.

Il meurt à Lima, à l’âge de soixante ans,  le 3 novembre 1639


Béatifié le 19 mars 1836, par le pape Grégoire XVI (Bartolomeo Cappellari, 1836-1846), Martin de Porres a été canonisé le 6 mai 1962 par saint Jean XXIII (Angelo Giuseppe Roncalli, 1958-1963).

Pour un approfondissement biographique, lire :

>>> Saint Martin de Porrès 

Saint Martin de Porres priez pour nous

03.11.3024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,28b-34. 

En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements  ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : ‘Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.’
Et voici le second : ‘Tu aimeras ton prochain comme toi-même.’ Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »


Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai : Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Basile (v. 330-379)

moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l’Église

Grandes Règles, Quest. 2 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche J41 ; trad. Orval ; © 1971 Abbaye d’Orval)

Développer en nous le germe de l’amour

L’amour de Dieu ne s’enseigne pas. Personne ne nous a appris à jouir de la lumière ni à tenir à la vie par-dessus tout ; personne non plus ne nous a enseigné à aimer ceux qui nous ont mis au monde ou nous ont élevés. De la même façon, ou plutôt à plus forte raison, ce n’est pas un enseignement extérieur qui nous apprend à aimer Dieu. Dans la nature même de l’être vivant – je veux dire de l’homme – se trouve inséré comme un germe qui contient en lui le principe de cette aptitude à aimer. C’est à l’école des commandements de Dieu qu’il appartient de recueillir ce germe, de le cultiver diligemment, de le nourrir avec soin, et de le porter à son épanouissement moyennant la grâce divine. Autant que le Saint-Esprit nous en donnera le pouvoir, nous nous efforcerons, avec l’aide de Dieu et de vos prières, d’exciter l’étincelle de l’amour divin caché en vous. (…) C’est en usant loyalement et convenablement de ces forces que nous vivons saintement dans la vertu ; en les détournant de leur fin, que nous sommes au contraire emportés vers le mal. Telle est, en effet, la définition du vice : l’usage abusif, et contraire aux commandements du Seigneur, des facultés que Dieu nous a données pour le bien, et telle, par conséquent, la définition de la vertu que Dieu exige de nous : l’usage consciencieux de ces facultés selon l’ordre du Seigneur. Cela étant, nous dirons la même chose de la charité. En recevant de Dieu le commandement de l’amour, nous avons aussitôt, dès notre origine, possédé la faculté naturelle d’aimer.

LECTURES :

Livre du Deutéronome 6,2-6. 

Tu craindras le Seigneur ton Dieu. Tous les jours de ta vie, toi, ainsi que ton fils et le fils de ton fils, tu observeras tous ses décrets et ses commandements, que je te prescris aujourd’hui, et tu auras longue vie.
Israël, tu écouteras, tu veilleras à mettre en pratique ce qui t’apportera bonheur et fécondité, dans un pays ruisselant de lait et de miel, comme te l’a dit le Seigneur, le Dieu de tes pères.
Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’Unique.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.
Ces paroles que je te donne aujourd’hui resteront dans ton cœur.

Psaume 119(118),97.99.101-106. 

De quel amour j’aime ta loi : tout le jour je la médite !
Je surpasse en sagesse tous mes maîtres, car je médite tes exigences.
Des chemins du mal, je détourne mes pas, afin d’observer ta parole.
De tes décisions, je ne veux pas m’écarter, 

car c’est toi qui m’enseignes.
Qu’elle est douce à mon palais ta promesse : 
le miel a moins de saveur dans ma bouche !
Tes préceptes m’ont donné l’intelligence : je hais tout chemin de mensonge.

Ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route.
Je l’ai juré, je tiendrai mon serment, j’observerai tes justes décisions.

Lettre aux Hébreux 7,23-28. 

Jusque-là, un grand nombre de prêtres se sont succédé parce que la mort les empêchait de rester en fonction.
Jésus, lui, parce qu’il demeure pour l’éternité, possède un sacerdoce qui ne passe pas.
C’est pourquoi il est capable de sauver d’une manière définitive ceux qui par lui s’avancent vers Dieu, car il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur.
C’est bien le grand prêtre qu’il nous fallait : saint, innocent, immaculé ; séparé maintenant des pécheurs, il est désormais plus haut que les cieux.
Il n’a pas besoin, comme les autres grands prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses péchés personnels, puis pour ceux du peuple ; cela, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même.
La loi de Moïse établit comme grands prêtres des hommes remplis de faiblesse ; mais la parole du serment divin, qui vient après la Loi, établit comme grand prêtre le Fils, conduit pour l’éternité à sa perfection.