09.11.2024 – SAINT DU JOUR

Bx Louis Beltrame Quattrocchi

Bx Louis Beltrame Quattrocchi

LAÏC EXEMPLAIRE († 1951)

Bx Luigi Beltrame Quattrocchi
Père de famille exemplaire

Luigi Beltrame Quattrocchi naît le 12 janvier 1880 à Catane en Sicile, Luigi est le fils de Carlo Beltrame et de Francesca Vita. Il portera aussi le nom de Quattrocchi à la suite de la demande d’un beau-frère de Carlo qui, n’ayant pas d’enfants, tenait à ce que son neveu porte le sien.

La famille s’installa à Rome en 1892, et Luigi s’inscrivit à la faculté de jurisprudence, la Sapienza où, en 1902 il soutint une thèse sur le thème l’erreur de fait dans le droit pénal.
Il réussit ensuite un concours national lui ouvrant le chemin de la profession d’avocat et épouse Maria Corsini le 25 novembre 1905.
Outre son travail et sa vie de famille, Luigi s’implique dans un apostolat actif et prend part à la vie associative catholique. 

En 1916 il travaille avec l’association scoute naissante l’ASCI, devenant en 1917 président du secteur Roma V et en 1918 membre du Commissariato Centrale. 
En 1919 il fonde le groupe scout « Reparto Scout Roma XX », qu’il dirige jusqu’en 1923. 
En 1921, il devient Conseiller général de l’ASCI jusqu’en 1927.

Au moment du Fascisme en Italie, comme il avait refusé de prendre sa carte du parti, son avancement professionnel fut stoppé.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il cacha des Juifs, et d’autres personnes poursuivies par le régime en place. À la fin de la guerre, en 1946, il fut nommé vice-avocat général de l’État Italien.
Luigi mourut le 9 novembre 1951, d’un infarctus, sa veuve lui survivra 14 ans.

Maria Corsini naît le 24 juin 1884 à Florence. Son père Angelo Corsini était capitaine de grenadiers, sa mère était Giulia Salvi. 
Mariée le 25 novembre 1905 à Luigi Beltrame Quattrocchi, elle se consacra à l’éducation de ses enfants, aux soins de ses parents âgés, tout en ayant une vie spirituelle intense. 
Elle meurt le 26 août 1965 à Serravalle di Bibbiena dans une maison construite pour elle par son époux. Elle écrivit son dernier livre à l’âge de 71 ans.

La vie commune de Luigi Beltrame Quattrocchi et Maria Corsini

S’étant rencontrés en 1900 ils se fiancèrent en mars 1905, et se marièrent le 25 novembre de la même année à la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Leur vie était très pieuse, et très équilibrée. Tous les jours, ils assistaient à la Messe et y communiaient. 
Maria expliquait : « La journée commençait ainsi: messe et communion ensemble. Sortis de l’église, il me disait bonjour comme si la journée ne commençait que maintenant. On achetait le journal, puis on montait à la maison. Lui à son travail, moi à mes occupations, mais chacun pensant sans cesse à l’autre. Nous nous retrouvions à l’heure des repas. Avec quelle joie j’attendais, puis je l’entendais mettre la clé dans la serrure, chaque fois bénissant le Seigneur de toute mon âme. Nous avions alors des conversations sereines qui se faisaient joyeuses et espiègles, la main dans la main. Nous parlions un peu de tout. Ses remarques étaient toujours perspicaces. Il était toujours bienveillant. ».

Ils élevaient tous les deux leurs enfants dans la piété mais aussi la joie et la détente, discutant ensemble très souvent, partageant à la fois des moments de prière et de loisirs. Tous les soirs, tous récitaient le chapelet. Tous les mois, ils faisaient une retraite ensemble à la Basilique Saint-Paul-hors-les-murs en compagnie d’Alfredo Ildefonso Schuster, proclamé bienheureux en 1996.
Mais ils faisaient aussi de longues promenades, et ouvraient l’esprit de leurs enfants par de fréquentes conversations artistiques et culturelles.
Leur maison était ouverte à tous, ils étaient toujours prêts à aider et à accueillir quiconque ayant besoin de leur sourire et de leur foi.
Maria faisait le catéchisme et participait à de nombreux mouvements d’action catholique. Pendant la Guerre, elle s’était engagée volontairement comme infirmière de la Croix-Rouge pour porter secours aux blessés. Plus tard, elle servira pendant la Guerre d’Éthiopie, s’étant spécialisée dans les maladies tropicales.
Luigi, par son attitude, témoignait discrètement de sa foi dans son milieu professionnel. Il accompagnait sa femme dans son action au sein des mouvements catholiques et soutint le mouvement scout quand il se répandit en Italie.

Leur premier fils, Filippo, est né en 1906. Il deviendra prêtre à Rome sous le nom de Don Tarcisio.
Leur second enfant, Stefania, est née en 1908. Elle sera moniale bénédictine à Milan sous le nom de sœur Cécile, longtemps supérieure de son couvent, elle mourra en 1993.
Le troisième enfant, Cesare, est né en 1909, il deviendra moine, d’abord chez les Bénédictins, puis chez les Trappistes, sous le nom de Père Paolino.
La quatrième enfant du couple, Enrichetta, est née après une grossesse difficile. Luigi et Maria refusèrent l’avortement préconisé par le corps médical qui craignait pour la vie de la mère et de l’enfant. La petite fille naquit en bonne santé en avril 1914 et devint à son tour laïque consacrée.

Maria Corsini et Luigi Beltrame Quattrocchi ont été béatifies ensemble (une première dans l’histoire de l’Église) le 21 octobre 2001, à Rome, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005).

La mémoire individuelle, selon le M.R., correspond au dies natalis de chacun : aujourd’hui pour Luigi Beltrame Quattrocchi et le 26 août pour Maria Corsini. 
Fête commune : 25 novembre (Anniversaire de leur mariage).

Bx Luigi Beltrame priez pour nous !

09.11.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 2,13-22. 

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem.
Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. »
Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : ‘L’amour de ta maison fera mon tourment.’
Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »
Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.


Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Origène (v. 185-253)

prêtre et théologien

Homélies sur le livre de Josué, n°9, 1-2; PG 12, 871-872 (trad. Orval; cf SC 71, p. 245 et bréviaire commun dédicace)

Être une pierre vivante

           Nous tous qui croyons dans le Christ Jésus, nous sommes appelés « pierres vivantes » selon les paroles de l’Écriture : « Mais vous, vous êtes des pierres vivantes, édifiées en maison spirituelle pour un sacerdoce saint afin d’offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus Christ » (1P 2,5).          Or, quand il s’agit de pierres matérielles, nous savons qu’on veille à placer en premier dans les fondations les pierres les plus solides et les plus résistantes pour qu’on puisse placer par-dessus avec confiance le poids de l’édifice entier. Les pierres suivantes, de qualité un peu inférieure, on les range tout près des pierres de fondation, et ainsi de suite selon la résistance des pierres (…), jusqu’au toit. Il faut comprendre que cela s’applique également aux pierres vivantes, dont certaines sont aux fondations de notre édifice spirituel. Or quelles sont ces pierres placées dans les fondations ? « Les apôtres et les prophètes » ; c’est l’enseignement de Paul : « Édifiés, dit-il, sur les apôtres et les prophètes comme fondations, la pierre angulaire étant le Christ Jésus lui-même » (Ep 2,20).            Pour te préparer plus activement, toi qui m’écoutes, à la construction de cet édifice, pour être une des pierres voisines du fondement, tu dois savoir que c’est le Christ lui-même qui est le fondement de cet édifice que nous décrivons. Ainsi l’affirme l’apôtre Paul : « Nul ne peut poser d’autre fondement que celui qui s’y trouve, à savoir Jésus Christ » (1Co 3,11). Bienheureux donc ceux qui ont bâti des édifices religieux et saints sur un fondement aussi noble !

LECTURES :

Livre d’Ézéchiel 47,1-2.8-9.12. 

En ces jours-là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel.
L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit.
Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux.
En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.
Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »

Psaume 46(45),2-3.5-6.8-9a.10a. 

R/ Il est avec nous, le Dieu de l’univers ; citadelle pour nous, le Dieu de Jacob ! (Ps 45, 8)

Dieu est pour nous refuge et force, 
secours dans la détresse, toujours offert.
Nous serons sans crainte si la terre est secouée, 
si les montagnes s’effondrent au creux de la mer.

Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
Dieu s’y tient : elle est inébranlable ; 
quand renaît le matin, Dieu la secourt.

Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ; 
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Venez et voyez les actes du Seigneur,
il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.

Pourquoi ces fêtes royales du Christ-Roi et de Marie Reine ?

Le couronnement de Marie, basilique de Fatima, Portugal.
© Shutterstock/godongphoto
Le couronnement de Marie, basilique de Fatima, Portugal. © Shutterstock/godongphoto

Pourquoi ces fêtes royales du Christ-Roi et de Marie Reine ?

Ces fêtes ne sont-elles pas un peu… dépassées ?

Non, car tout d’abord, elles nous rappellent que nous ne sommes pas seulement des citoyens de la cité terrestre. Le gouvernement humain est réel et mérite même notre respect : « Que chacun soit soumis aux autorités supérieures, car il n’y a d’autorité que de Dieu… » (Romains 13:1). Si Jésus parle des « choses de Dieu » et des « choses de César », cela ne signifie pas que César ait obtenu ses « choses » autrement que de Dieu. Et même lorsque Pilate tente d’imposer son autorité (« Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et que j’ai le pouvoir de te crucifier ? » Jean 19:10), Jésus le remet en place : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi s’il ne t’avait été donné d’en haut » (v. 11).

Donc, oui, le pouvoir terrestre est réel, mais il est limité. Il est subordonné à une autorité supérieure. Comme nous.

Cette autorité supérieure n’est pas fondée « sur la volonté du peuple ». Elle est fondée sur Dieu, et Dieu n’est pas élu par l’homme. Elle est établie par Dieu sur la vérité et le bien, parce que Dieu est la Vérité (Jean 14:6) et le Bien suprême, et que ni l’un ni l’autre ne sont définis par l’homme ou constitués par son « choix ». Ceux qui entrent dans le Royaume des Cieux le font parce que leur volonté est bonne, mais même ceux qui sont en enfer ne sont pas libres de renverser le royaume de Dieu et d’instaurer un autre régime. Ils aimeraient bien le faire – « mieux vaut régner en enfer que servir au ciel », écrivait Milton (!) – mais même le « royaume » corrompu de Satan existe parce que Dieu, dans sa Vérité, ne peut pas laisser le mal se faire passer pour le « bien ».

La Résurrection a montré clairement que c’est Dieu, et non le diable ou l’homme pécheur, qui aura le dernier mot dans l’histoire. La résurrection a montré que le bien, et non le mal, finit par triompher. Le Royaume des Cieux témoigne donc de cette vérité ultime sur la réalité de l’histoire humaine, de l’univers et de tout être.

Nous, les êtres humains, sommes invités à entrer dans ce Royaume, et notre réponse relève de notre libre arbitre. Mais que nous choisissions d’être pour ou contre Dieu ne change rien au fait que Dieu est Dieu, que nous ne le sommes pas et que nous ne pouvons pas redéfinir la vérité et la bonté en fonction de nos préférences.
 

Marie nous montre ce que signifie être un sujet de ce Royaume. Sa réponse à l’Annonciation – au plan de Dieu pour sa vie – n’a pas été : « Je reviens vers vous à ce sujet ». C’était une reconnaissance, dans une confiance aimante, de qui est Dieu et de qui elle est, une reconnaissance qui a culminé dans la simple réponse : « Fiat ! ». « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole » (Luc 1:38).

John Grondelski, 24 août 2024

Adapté et traduit de www.ncregister.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

08.11.2024 – SAINT DU JOUR

St Geoffroy

ÉVÊQUE D’AMIENS († 1115)

Saint Geoffroy
Évêque d’Amiens 
(*1066 † 1115)

Son monastère dépérissait avec six moines quand ceux-ci le choisirent comme abbé. En peu d’années, le monastère de Nogent dans la Marne devient l’un des plus florissants. En réponse à l’insistance de l’évêque de Reims, il accepte de devenir évêque d’Amiens ce qui lui causa bien des soucis. La plupart des membres du clergé étaient à la solde des grands seigneurs qui eux-mêmes menaient une vie impossible aux marchands et aux braves gens de la « Commune d’Amiens ».

St Geoffroy, privé d’amis pour le soutenir, gagne la Grande Chartreuse pour vivre en paix. Mais forcé de revenir, il reprend ses fonctions un an après et il meurt au bout de quelques mois à l’abbaye de Saint Crépin de Soissons. Aucun membre du clergé d’Amiens ne se dérangera pour venir rechercher son corps.

Saint Geoffroy priez pour nous !

08.11.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16,1-8. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.”
Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte.
Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.”


Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?”
Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.”
Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.”
Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897)

carmélite, docteur de l’Église

Lettre 142

La banque de l’amour

      « Mes pensées ne sont pas vos pensées », dit le Seigneur (Is 55,8). Le mérite ne consiste pas à faire ni à donner beaucoup, mais plutôt à recevoir, à aimer beaucoup. Il est dit que c’est bien plus doux de donner que de recevoir (Ac 20,35), et c’est vrai, mais alors, quand Jésus veut prendre pour lui la douceur de donner, ce ne serait pas gracieux de refuser. Laissons-le prendre et donner tout ce qu’il voudra. La perfection consiste à faire sa volonté, et l’âme qui se livre entièrement à lui est appelée par Jésus lui-même « sa mère, sa sœur » et toute sa famille (Mt 12,50). Et ailleurs : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, c’est-à-dire il fera ma volonté et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure » (Jn 14,23). Oh, comme c’est facile de plaire à Jésus, de ravir son cœur, il n’y a qu’à l’aimer sans se regarder soi-même, sans trop examiner ses défauts.           Ta Thérèse ne se trouve pas dans les hauteurs en ce moment, mais Jésus lui apprend à tirer profit de tout, du bien et du mal qu’elle trouve en soi. Il lui apprend à jouer à la banque de l’amour, ou plutôt non, il joue pour elle sans lui dire comment il s’y prend car cela est son affaire et non pas celle de Thérèse ; ce qui la regarde c’est de s’abandonner, de se livrer sans rien réserver, pas même la jouissance de savoir combien la banque lui rapporte…       En effet les directeurs [spirituels] font avancer dans la perfection en faisant faire un grand nombre d’actes de vertus et ils ont raison, mais mon directeur qui est Jésus ne m’apprend pas à compter mes actes ; il m’enseigne à faire tout par amour, à ne lui rien refuser, à être contente quand il me donne une occasion de lui prouver que je l’aime, mais cela se fait dans la paix, dans l’abandon, c’est Jésus qui fait tout et moi je ne fais rien.

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 3,17-21.4,1. 

Frères, ensemble imitez-moi, et regardez bien ceux qui se conduisent selon l’exemple que nous vous donnons.
Car je vous l’ai souvent dit, et maintenant je le redis en pleurant : beaucoup de gens se conduisent en ennemis de la croix du Christ.
Ils vont à leur perte. Leur dieu, c’est leur ventre, et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne pensent qu’aux choses de la terre.
Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux, d’où nous attendons comme sauveur le Seigneur Jésus Christ,
lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance active qui le rend même capable de tout mettre sous son pouvoir.
Ainsi, mes frères bien-aimés pour qui j’ai tant d’affection, vous, ma joie et ma couronne, tenez bon dans le Seigneur, mes bien-aimés.

Psaume 122(121),1-2.3-4ab.4cd-5. 

R/ Dans la joie, nous irons à la maison du Seigneur. (Ps 121, 1)

Quelle joie quand on m’a dit : 
« Nous irons à la maison du Seigneur ! »
Maintenant notre marche prend fin 
devant tes portes, Jérusalem !

Jérusalem, te voici dans tes murs : 
ville où tout ensemble ne fait qu’un !
C’est là que montent les tribus,
les tribus du Seigneur.

C’est là qu’Israël doit rendre grâce
au nom du Seigneur.
C’est là le siège du droit, 
le siège de la maison de David.