Étiquette : Notre-Dame de Fatima
20.11.2024 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-COEUR DE MONTMARTRE
20.11.2024 – MESSE À LOURDES
20.11.2024 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME
Audience générale: «Le charisme est le don fait pour le bien commun»
Poursuivant son cycle de catéchèses ce mercredi 20 novembre place Saint-Pierre, le Pape François a mis en lumière les divers dons de l’Esprit Saint, ou charismes, en tant qu’outils vitaux pour l’unité et le service dans l’Église, en soulignant leur finalité pour le bien commun et leur enracinement dans l’amour.
Augustine Asta – Cité du Vatican
Le Pape François a ouvert sa réflexion lors de l’audience générale de ce mercredi 20 novembre en invitant les fidèles à réfléchir sur les charismes qui sont pour lui des dons divers et uniques de l’Esprit. «Les charismes sont les “joyaux”, ou ornements, que l’Esprit Saint distribue pour embellir l’Épouse du Christ», a souligné l’évêque de Rome, avant de marquer un temps d’arrêt pour revenir sur les trois dernières catéchèses, au cours desquelles il a «parlé de l’œuvre sanctifiante de l’Esprit Saint, qui se réalise dans les sacrements, dans la prière et en suivant l’exemple de la Mère de Dieu». En revanche pour ce nouveau volet, «le moment est donc venu de parler aussi de cette deuxième forme d’action de l’Esprit Saint dans l’Église, qui est l’action charismatique», a-t-il dit. «Deux éléments permettent de définir ce qu’est le charisme», précise-t-il. «Tout d’abord, le charisme est le don fait “pour le bien commun”».
Le bien commun, élément caractéristique du charisme
Deuxièmement, le Successeur de Pierre s’est référé à la lecture du jour, tirée des paroles de saint Paul aux Corinthiens, pour expliquer que l’Esprit offre des dons différents à chaque personne. «Le charisme est le don fait “à un”, ou “à quelques-uns” en particulier, et non à tous de la même manière, et c’est ce qui le distingue de la grâce sanctifiante, des vertus théologales et des sacrements, qui sont au contraire identiques et communs à tous», a-t-il déclaré. Ces dons ne sont pas des privilèges personnels mais des trésors destinés à enrichir l’Église dans son ensemble.
La redécouverte des charismes pour promouvoir le rôle des femmes
Poursuivant sa réflexion sur l’importance des charismes, le Pape François a souligné que leur redécouverte permet de faire en sorte que la promotion des laïcs et, en particulier des femmes, soit comprise «non seulement comme un fait institutionnel et sociologique, mais aussi dans sa dimension biblique et spirituelle». En effet poursuit-il, «les laïcs ne sont pas une sorte de collaborateurs externes ou de troupes auxiliaires du clergé, mais ils ont leurs propres charismes et dons avec lesquels ils contribuent à la mission de l’Église», a-t-il affirmé.

Audience générale du 20 novembre 2024.
«La charité multiplie les charismes»
Pour terminer sa catéchèse du jour, le Pape François a exprimé son désir de «dissiper un malentendu». Puisque dit-il, «de nombreux chrétiens, en entendant parler de charismes, éprouvent tristesse et désillusion, car ils sont convaincus qu’ils n’en possèdent pas et se sentent exclus ou chrétiens de seconde zone». Le Souverain pontife a surtout tenu à rappeler qu’une réelle «interprétation du charisme est importante», car ce sont des «dons ordinaires qui acquièrent une valeur extraordinaire lorsqu’ils sont inspirés par l’Esprit Saint et qu’ils s’incarnent avec amour dans les situations de la vie». S’inspirant de saint Augustin, l’évêque de Rome a défini la charité «comme “le chemin par excellence”», qui permet de partager tous les charismes dans l’unité de l’Église. La charité, «elle me fait aimer l’Église, ou la communauté dans laquelle je vis et, dans l’unité, tous les charismes, et pas seulement quelques-uns, sont “miens”, de même que “mes” charismes, même s’ils semblent moindres, sont ceux de tous et pour le bien de tous», a-t-il déclaré. «La charité multiplie les charismes; elle fait du charisme de l’un le charisme de tous», a-t-il conclu.
Source : VATICANNEWS, le 20 novembre 2024
20.11.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Sainte Édith Stein : « La féminité trouve son image la plus parfaite dans la Vierge très pure » (I)

Sainte Édith Stein : « La féminité trouve son image la plus parfaite dans la Vierge très pure » (I)
Tous les débats sur les différences entre les hommes et les femmes et sur leurs rôles dans la société semblent particulièrement tendus de nos jours. Alors que le rôle de l’épouse et de la mère continue d’être soutenu et célébré par l’Église, il est souvent minimisé dans une culture de plus en plus sécularisée.
En même temps, les catholiques d’aujourd’hui sont aux prises avec le rôle des femmes dans le monde du travail ainsi qu’avec le rôle de la femme célibataire par choix ou par circonstances. Édith Stein, également connue sous le nom de Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, a défié à la fois les féministes de son temps et ceux qui voulaient reléguer une femme uniquement au rôle d’épouse et de mère.
« Seule une illusion subjective peut nier que les femmes sont capables d’exercer d’autres vocations que celles d’épouse et de mère ». Citant l’expérience de nombreuses époques de l’histoire, elle écrit « en cas de besoin, toute femme normale et en bonne santé est capable d’occuper un poste. Et il n’y a pas de profession qui ne puisse être exercée par une femme ».
Dans un large éventail de professions, affirme-t-elle , « l’attitude spirituelle dont l’épouse et la mère ont besoin est fondamentalement la même, sauf qu’elle s’étend à un cercle de travail plus large ».
Se référant à l’exemple de la Vierge Marie lors des noces de Cana, Édith Stein dit que les femmes sur le lieu de travail peuvent l’imiter en étant « conscientes de ce qui manque et de ce qui a besoin d’aide, en intervenant et en régulant autant que possible dans la mesure de son pouvoir et de manière discrète. Alors, comme un bon esprit, elle répandra partout la bénédiction ».
Idéalement, écrit-elle, l’âme d’une femme est « façonnée pour être un abri dans lequel d’autres âmes peuvent s’épanouir. La proximité spirituelle et la maternité ne se limitent pas aux relations physiques de l’épouse et de la mère, mais s’étendent à toutes les personnes avec lesquelles la femme entre en contact ».
Lauretta Brow, 11 septembre 2024
Extrait de : www.osvnews.com
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
20.11.2024 – SAINT DU JOUR

St Edmond le Martyr
ROI D’EST-ANGLIE († 870)
Saint Edmond
Roi d’Est-Anglie et martyr
(841-870)
Edmond était le roi d’Est-Anglie, un petit royaume de l’est de l’Angleterre. Il fut capturé lors d’une bataille dans le Suffolk qu’il livra contre les Danois qui ne cessaient d’envahir son pays. Ceux-ci lui proposèrent la liberté et la vie contre un pacte dont les conditions étaient contraires au bien-être et à la religion chrétienne de son pays. Il refusa.
Les Danois l’attachèrent alors à un arbre et le criblèrent de flèches avant de lui trancher la tête et de la jeter dans un fossé. Elle fut retrouvée intacte, entre les pattes d’un loup qui l’avait défendue contre les rapaces. De nombreuses églises anglaises sont dédiées à ce jeune martyr.
Saint Edmond priez pour nous !

20.11.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,11-28.
En ce temps-là, comme on l’écoutait, Jésus ajouta une parabole : il était près de Jérusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester à l’instant même.
Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royauté et revenir ensuite.
Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.”
Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.”
Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté.
Le premier se présenta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a été multipliée par dix.”
Le roi lui déclara : “Très bien, bon serviteur ! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l’autorité sur dix villes.”
Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a été multipliée par cinq.”
À celui-là encore, le roi dit : “Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.”
Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ; je l’ai gardée enveloppée dans un linge.
En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.”
Le roi lui déclara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt, que je moissonne ce que je n’ai pas semé ;
alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?

À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.”
Et le roi dit à ceux qui étaient là : “Retirez-lui cette somme et donnez-la à celui qui a dix fois plus.”
On lui dit : “Seigneur, il a dix fois plus !
– Je vous le déclare : on donnera à celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.
Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et égorgez-les devant moi.” »
Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Jean-Paul II (1920-2005)
pape
Encyclique « Laborem exercens », 26 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)
« Faites-les fructifier »
L’évangile du travail se trouve dans la vie du Christ et dans ses paraboles, dans « ce que Jésus a fait et enseigné » (Ac 1,1). A cette lumière émanant de la Source même, l’Église a toujours proclamé ce dont nous trouvons l’expression contemporaine dans l’enseignement du Concile Vatican II : « De même qu’elle procède de l’homme, l’activité humaine lui est ordonnée. De fait, par son action, l’homme ne transforme pas seulement les choses et la société, il se parfait lui-même. Il apprend bien des choses, il développe ses facultés, il sort de lui-même et se dépasse. Cet essor, bien conduit, est d’un tout autre prix que l’accumulation possible de richesses extérieures… Voici donc la règle de l’activité humaine : qu’elle soit conforme au bien authentique de l’humanité, selon le dessein et la volonté de Dieu, et qu’elle permette à l’homme, considéré comme individu ou comme membre de la société, de s’épanouir selon la plénitude de sa vocation » (GS 35). Dans une telle vision des valeurs du travail humain, c’est-à-dire dans une telle spiritualité du travail, on s’explique pleinement ce qu’on peut lire au même endroit sur la juste signification du progrès : « L’homme vaut plus par ce qu’il est que par ce qu’il a. De même, tout ce que font les hommes pour faire régner plus de justice, une fraternité plus étendue, un ordre plus humain dans les rapports sociaux, dépasse en valeur les progrès techniques. Car ceux-ci peuvent bien fournir la base matérielle de la promotion humaine, mais ils sont tout à fait impuissants, par eux seuls, à la réaliser ». Cette doctrine sur le problème du progrès et du développement –- thème si dominant dans la mentalité contemporaine –- peut être comprise seulement comme fruit d’une spiritualité du travail éprouvée, et c’est seulement sur la base d’une telle spiritualité qu’elle peut être réalisée et mise en pratique.

LECTURES :
Livre de l’Apocalypse 4,1-11.
Moi, Jean, après cela, j’ai vu : et voici qu’il y avait une porte ouverte dans le ciel. Et la voix que j’avais entendue, pareille au son d’une trompette, me parlait en disant : « Monte jusqu’ici, et je te ferai voir ce qui doit ensuite advenir. »
Aussitôt je fus saisi en esprit. Voici qu’un trône était là dans le ciel, et sur le Trône siégeait quelqu’un.
Celui qui siège a l’aspect d’une pierre de jaspe ou de cornaline ; il y a, tout autour du Trône, un halo de lumière, avec des reflets d’émeraude.
Tout autour de ce Trône, vingt-quatre trônes, où siègent vingt-quatre Anciens portant des vêtements blancs et, sur leurs têtes, des couronnes d’or.
Et du Trône sortent des éclairs, des fracas, des coups de tonnerre, et sept torches enflammées brûlent devant le Trône : ce sont les sept esprits de Dieu.
Devant le Trône, il y a comme une mer, aussi transparente que du cristal. Au milieu, autour du Trône, quatre Vivants, ayant des yeux innombrables en avant et en arrière.
Le premier Vivant ressemble à un lion, le deuxième Vivant ressemble à un jeune taureau, le troisième Vivant a comme un visage d’homme, le quatrième Vivant ressemble à un aigle en plein vol.
Les quatre Vivants ont chacun six ailes, avec des yeux innombrables tout autour et au-dedans. Jour et nuit, ils ne cessent de dire : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur Dieu, le Souverain de l’univers, Celui qui était, qui est et qui vient. »
Lorsque les Vivants rendent gloire, honneur et action de grâce à celui qui siège sur le Trône, lui qui vit pour les siècles des siècles,
les vingt-quatre Anciens se jettent devant Celui qui siège sur le Trône, ils se prosternent face à celui qui vit pour les siècles des siècles ; ils lancent leur couronne devant le Trône en disant :
« Tu es digne, Seigneur notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance. C’est toi qui créas l’univers ; tu as voulu qu’il soit : il fut créé. »

Psaume 150(149),1-2.3-4.5-6.
R/ Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu, le Souverain de l’univers ! (Ap 4, 8)
Louez Dieu dans son temple saint,
louez-le au ciel de sa puissance ;
louez-le pour ses actions éclatantes,
louez-le selon sa grandeur !
Louez-le en sonnant du cor,
louez-le sur la harpe et la cithare ;
louez-le par les cordes et les flûtes,
louez-le par la danse et le tambour !
Louez-le par les cymbales sonores,
louez-le par les cymbales triomphantes !
Et que tout être vivant
chante louange au Seigneur !

Dieu aura le dernier mot sur la guerre en Ukraine, écrit le Pape

Le Pape écrit au nonce apostolique en Ukraine à l’occasion du millième jour de l’invasion russe. (AFP or licensors)
Dieu aura le dernier mot sur la guerre en Ukraine, écrit le Pape
Plus qu’une lettre au nonce apostolique à Kiev, c’est une invocation à Dieu que le Pape François adresse ce 19 novembre, 1000e jour de guerre en Ukraine, afin qu’Il convertisse les cœurs et les rende capables de dialoguer et de se réconcilier, dans la concorde. Dans ce texte, le Saint-Père s’unit au cri vers le Ciel des victimes du conflit.
Xavier Sartre – Cité du Vatican
«Je sais bien qu’aucune parole humaine est en mesure de protéger les vies [des Ukrainiens] des bombardements quotidiens, ni de consoler qui pleure les morts, ni de soigner les blessés, ni de rapatrier les enfants, ni de libérer les prisonniers ni d’adoucir les effets cruels de l’hiver, ni de ramener la justice et la paix»: le Pape François écrit à Mgr Visvaldas Kulbokas, nonce apostolique en Ukraine, «resté aux côtés des fils et des filles de cette nation tout le long de ces mille jours de souffrance».
À l’occasion de ce marqueur temporel qui évoque à lui seul toute l’âpreté de la guerre dans cette «Ukraine aimée et martyrisée», le Saint-Père veut étreindre «tous ses citoyens, où qu’ils soient», alors qu’ils subissent une «agression militaire de grande ampleur». Il voudrait aussi, et surtout, que le mot «paix», «malheureusement oublié par tout le monde aujourd’hui», résonne «dans les familles, les maisons et les places de la chère Ukraine».
Dans cette lettre, François ne veut pas écrire de «simples mots», même s’ils sont pleins de «solidarité», mais bien une «invocation à Dieu», comme il le fait depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, «pour qu’Il convertisse les cœurs et les rende capables de s’engager sur la voie du dialogue, de la réconciliation et de la concorde».
L’évêque de Rome évoque la minute de silence nationale qui a lieu tous les matins à 9h, lors de laquelle les Ukrainiens se souviennent «avec douleur» de leurs nombreuses victimes, enfants comme adultes, civils comme militaires, sans oublier les prisonniers «qui se trouvent souvent dans de déplorables conditions». Il s’unit à eux pour que «soit plus fort le cri qui se lève vers le Ciel, duquel vient l’aide».
Avant de donner sa bénédiction à tout le peuple ukrainien, à ses évêques et ses prêtres, le Souverain pontife formule le vœu que «le Seigneur console nos cœurs et renforce notre espérance». «Il reste avec nous même lorsque les efforts humains semblent infructueux et les actions insuffisantes» poursuit-il. «Ce sera Dieu qui prononcera le dernier mot sur cette terrible tragédie», conclut-il.
Source : VATICANNEWS, le 19 novembre 2024
Les martyrs Luigi Palić et Gjon Gazulli, béatifiés

Les pères albanais Gjon Gazulli et Louis Palić.
Les martyrs Luigi Palić et Gjon Gazulli, béatifiés
Le cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère des Causes des saints, représentant le Pape François a présidé le 16 novembre, la messe de béatification des martyrs Luigi Palić et Gjon Gazulli. Tous deux ont été calomniés et condamnés à mort sur la base de fausses accusations en 1913 et 1926 respectivement, à Shkodra en Albanie.
Lorena Leonardi – Cité du Vatican
À l’ère de la post-vérité, où la désinformation et les mensonges qui «ruinent la vie des autres et d’un peuple passent sur le web», au point de rendre «extrêmement problématique la séparation entre le vrai et le faux», sommes-nous encore intéressés par la «vérité?».C’est la question que s’est posée le cardinal Marcello Semeraro, dans l’homélie qu’il a prononcée le 16 novembre, à Shkodër, en Albanie, où il a présidé, au nom du Pape François, la messe de béatification des martyrs Luigi Palić et Gjon Gazulli.
Au cours de la prière de l’Angélus du dimanche 17 novembre, le Saint-Père a d’ailleurs «émis le vœu que l’exemple de ces martyrs réconforte de nombreux chrétiens qui, à notre époque, sont discriminés en raison de leur foi».

Messe de béatification des martyrs Luigi Palić et Gjon Gazulli
Qui étaient Luigi Palić et Gjon Gazulli?
Le préfet du dicastère des Causes des saints, a retracé la vie des deux nouveaux bienheureux. Le premier, Louis Palić, prêtre des Frères mineurs, né en 1877 à Janievo, au Kosovo. Conscient des dangers qu’il courait pendant la première guerre des Balkans, dans une phase de répression politique contre la population d’origine albanaise, il est resté à son poste, continuant à exercer son ministère par fidélité à sa mission et, avant d’être tué en 1913, il a confirmé sa pleine volonté de mourir pour le Christ et pour l’Église.
L’autre, Gjon Gazulli, prêtre diocésain né en 1893 à Dajc, en Albanie. Alors que de nombreux prêtres ont quitté le pays, soumis au régime instauré par le président de la République Ahmet Zogu, il est resté parmi les siens et a été arrêté, soumis à un simulacre de procès et condamné en 1926 sur la base de fausses accusations.
Être maudit, c’est devenir bienheureux
Le cardinal a puisé sa réflexion dans les Béatitudes de l’Évangile, en particulier dans les dernières, qui font référence «aux histoires de douleur subies par tant de chrétiens, depuis les origines jusqu’à nos jours», ainsi qu’aux événements des pères Palić et Gazulli. «Nos deux bienheureux, a-t-il expliqué, ont fait le bien et ont été calomniés et, par le mensonge, ils ont été condamnés. Pour eux deux, la parole de Jésus s’est donc réalisée: ‘’Ils vous insulteront, ils vous persécuteront et, en mentant, ils diront toute sorte de mal contre vous à cause de moi!’’».
C’est ici, a-t-il souligné en citant le commentaire de saint Jérôme, que se trouve la raison de la bénédiction: «Car il y en a beaucoup qui sont persécutés et mis à mort, mais ils ne sont pas bienheureux; en revanche, ceux qui sont “maudits”, c’est-à-dire calomniés, opprimés et mis à mort à cause de Jésus, le sont». Il conclut en disant que: «lorsque le Christ est impliqué, la malédiction devient une bénédiction».
Le mensonge divise, la vérité unit
Même François, a rappelé le cardinal Semeraro, «dans le contexte de l’appel universel à la sainteté, a laissé un commentaire sur les Béatitudes de l’Évangile» et actualise cette «présence du mensonge dans la persécution», en écrivant que «parfois il s’agit aussi de “railleries qui essaient de défigurer notre foi et de nous rendre ridicules”».
Ce que le Pape veut nous dire a-t-il souligné, «c’est que la parole de la béatitude évangélique est actuelle même là où il n’y a pas de persécution, mais de l’indifférence ou des moqueries», à tel point qu’il conclut qu’«accepter le chemin de l’Évangile tous les jours, même si cela nous pose des problèmes, c’est cela la sainteté».
Le cardinal a ainsi mis l’accent sur l’importance et la pertinence du thème de la fausseté, de la tromperie et du mensonge, qui «divise» et «éloigne non seulement du Christ, mais aussi de nos frères et sœurs, des autres, parce que le mensonge divise, crée des inimitiés, des querelles, la mort»; alors que la vérité «non seulement nous unit entre nous, mais nous unit au Seigneur Jésus, qui est la Vérité et la Vie».
Source : VATICANNEWS, le 18 novembre 2024