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21.11.2024 – MESSE À LOURDES
Sainte Édith Stein : « La féminité trouve son image la plus parfaite dans la Vierge très pure » (II)

Sainte Édith Stein : « La féminité trouve son image la plus parfaite dans la Vierge très pure » (II)
Grâce à sa compréhension étendue des nombreuses façons dont les femmes peuvent mettre leur féminité au service de leurs situations particulières dans la vie, sainte Édith Stein considère la Vierge Marie comme le modèle idéal.
La féminité, disait-elle, « trouve son image la plus parfaite dans la Vierge très pure qui est l’épouse de Dieu et la mère de toute l’humanité. À côté d’elle se trouvent les vierges consacrées qui portent le titre honorifique de Sponsa Christi (épouse du Christ) et sont appelées à participer à Son œuvre rédemptrice. Mais l’image de la féminité est également perpétuée par la femme qui se tient à côté d’un homme qui est l’image du Christ, et qui aide à construire son corps, qui est l’Église, par le biais d’une maternité physique et spirituelle. »
Évaluant la situation de nombreuses femmes à son époque, Édith Stein écrivait que « beaucoup de femmes parmi les meilleures sont accablées par le double devoir de la famille et de la vie professionnelle » et qu’il y a aussi des femmes qui sont entrées dans une profession qu’elles aimaient, mais dont les espoirs de bonheur n’ont pas été comblés parce qu’elles « n’ont ni cherché ni trouvé les moyens de faire fructifier leur nature féminine dans la vie professionnelle ».
Elle constatait également la situation des « religieuses peu conscientes de la pleine signification de leurs vœux ou incapables de maintenir le sacrifice total qu’exige leur vocation après que l’ardeur de leur première jeunesse a décliné ».
Son remède à ce triste état de fait ? « La vie d’une femme doit être une vie eucharistique », affirmait-t-elle, si elle veut porter du fruit. Elle était convaincue que « chaque femme qui vit à la lumière de l’éternité peut accomplir sa vocation ».
Elle soulignait que « ce n’est que dans une relation quotidienne et intime avec le Seigneur dans le tabernacle que l’on peut s’oublier soi-même, se libérer de ses propres désirs et prétentions, et avoir un cœur ouvert à tous les besoins et désirs des autres ».
Lauretta Brow, 11 septembre 2024
Extrait de : www.osvnews.com
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
21.11.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
21.11.2024 – SAINTE DU JOUR
Bse Marie de Jésus Bon Pasteur
V. ET FOND. († 1902)
Bse Marie de Jésus Bon Pasteur
Vierge, fondatrice :
« Sœurs de la Sainte Famille de Nazareth »
Françoise de Siedliska naît dans une famille de la noblesse polonaise, dans le château de Roszkowa Wola, près de Varsovie, le 12 novembre 1842.
Elle grandit dans une atmosphère affectueuse. Ses parents étaient plus préoccupés de sa formation culturelle que de son éducation religieuse. Dans une ambiance imbue d’indifférence religieuse, propre à la philosophie de l’époque, Françoise commença à connaître Dieu grâce à une préceptrice courageuse et cultivée qui lui enseigna aussi à prier. Sa mort cependant la priva de soutien spirituel.
Une de ses tantes la prépara à sa première confession, puis sa mère tomba gravement malade. Françoise eut la force d’implorer Dieu et sa mère fut guérie peu de temps après. Alors qu’elle s’occupait de sa mère hospitalisée à Varsovie, Françoise demeura chez son grand-père. Elle fit la connaissance d’un capucin lithuanien, le Père Léandre Lendzian, avec qui elle eut des entretiens. Puis elle fit sa première communion en mai 1855.
En 1860, elle vécut un carême douloureux. Son père voulait la marier, mais elle prenait alors conscience de sa vocation religieuse…
Elle suivit ses parents en villégiature qui décidèrent de parcourir les endroits d’Europe où se retrouvait la grande aristocratie européenne. Ils se rendirent en Suisse, dans le Tyrol, en Allemagne dans les villes d’eaux, et à Cannes. Mais brusquement la santé de Françoise déclina. Avait-elle la tuberculose ? C’était la grande crainte de cette époque.
Sa mère l’accompagna en cure à Merano, en Suisse puis à Cannes. Son père les y retrouva, fuyant l’insurrection polonaise. Il semble que son père, Adolphe Siedliski, soit alors revenu à des sentiments chrétiens. La famille retourna en Pologne en 1865, où son père allait mourir en 1870.
Le 12 avril 1873 – elle avait 31 ans – le Père Léandre lui fit comprendre que la volonté de Dieu était qu’elle se consacrât à lui. Il lui révéla aussi qu’elle pouvait fonder une nouvelle famille religieuse. Elle était déjà tertiaire franciscaine.
Surprise, Françoise n’opposa pas de résistance et se mit aussitôt à l’œuvre. Sa mère, revenue à Dieu, et deux tertiaires franciscaines appartenant à une communauté éteinte de Lublin se joignirent à elle. Elle voulut que la nouvelle communauté s’unît à Marie, spécialement à Nazareth, et fût tournée vers l’adoration du Saint-Sacrement.
Parce qu’on ne pouvait alors fonder de nouvelles congrégations catholiques dans l’Empire russe, Françoise partit pour Rome afin, si possible, de rencontrer le bienheureux Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878).
Elle fut reçue par le Souverain Pontife le 1er octobre 1873. Celui-ci approuva l’idée d’une fondation des Sœurs de la Sainte Famille de Nazareth. Elle se rendit en pèlerinage à Lourdes afin de trouver un endroit pour sa maison-mère.
En 1874, sur les conseils du Supérieur Général des Résurrectionnistes, le Père Pierre Semenko, elle acquit une petite maison à Rome, Via Merulana, puis s’installa plus tard Via Machiavelli. Les trois premières novices polonaises arrivèrent à l’automne 1875. En 1881, elle ouvrit une maison à Cracovie. La spiritualité du nouvel institut était d’imiter la vie cachée de la Sainte Famille à Nazareth.
En 1884, elle fit, ainsi que ses compagnes, sa profession religieuse. Elle prit le nom de Marie de Jésus-Bon-Pasteur.
Elle voulut étendre l’influence de sa nouvelle congrégation au sein de l’émigration polonaise, émigration économique de familles démunies. Elle partit donc pour de longs voyages aux États-Unis, en 1885, 1889 et 1896. Elle ouvrit trois maisons à Chicago. Elle en ouvrit une autre à Paris en 1892 et à Londres en 1895.
Mère Marie de Jésus-Bon-Pasteur préparait aussi des documents spécifiant que les Sœurs devaient instruire les enfants pour le catéchisme et les préparer à la première communion, ainsi que des adultes venus d’autres religions, afin de leur faire connaître la vérité de Jésus.
Les Constitutions de la Congrégation seront approuvées par Rome en 1923.
Mère Marie fit de nombreux voyages en France, en Angleterre et en Pologne pour conforter ses filles et soigner celles qui étaient malades.
Le 16 octobre 1902, épuisée, on lui conseilla de se reposer chez les Bénédictines de Subiaco à Rome. Le 15 novembre, elle eut une péritonite aiguë et elle mourut le 21 novembre 1902 à soixante ans, entourée de ses filles.
Mère Marie de Jésus-Bon-Pasteur a été béatifiée à Rome, le 23 avril 1989, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).
La congrégation, qui a réformé ses constitutions en 1993 d’après les orientations du dernier Concile, compte aujourd’hui près de 1800 membres dans 150 maisons. Elles sont 22 sœurs en France. La Congrégation s’est ouverte à l’assistance médicale et sociale, en plus de son charisme propre de soutien de la famille.
Bse Marie de Jésus Bon Pasteur priez pour nous !

21.11.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,41-44.

En ce temps-là, lorsque Jésus fut près de Jérusalem, voyant la ville, il pleura sur elle, en disant :
« Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux.
Oui, viendront pour toi des jours où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi, t’encercleront et te presseront de tous côtés ;
ils t’anéantiront, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)
pape et docteur de l’Église
Livre XII, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974 ; p. 211-213)
« Si tu avais reconnu ce qui donne la paix ! » (Lc 19,42)
« Il a les oreilles pleines de bruits terrifiants et en pleine paix il soupçonne des pièges. » (Jb 15-21 Vg) Rien au contraire n’est plus heureux qu’un cœur simple parce que, en ne se manifestant à autrui que par l’innocence, il n’a rien à redouter d’autrui. Il est en effet dans sa simplicité comme dans une puissante citadelle. Et il ne s’inquiète pas d’avoir à souffrir des autres ce qu’il n’a pas souvenance d’avoir fait lui-même. De là cette sage parole de Salomon : « La crainte du Seigneur donne une ferme assurance. » (Pr 14,26) Il dit encore : « Une âme en sécurité est comme un banquet continuel. » (Pr 15,15) Telle une nourriture qui se renouvelle sans cesse, telle est, en effet, la paix de la sécurité. Un esprit dévié, au contraire, est toujours en travail : ou bien il machine de mauvais coups contre les autres, ou bien il redoute pour lui-même ceux des autres. Et tout ce qu’il imagine contre son prochain, il a peur que son prochain ne l’imagine contre lui. De tous côtés des soupçons, de tous côtés des alarmes. Se souvient-il d’une personne, c’est quelqu’un, il en est sûr, qui lui veut du mal. Manquer de la paix de la sécurité, c’est donc bien avoir des oreilles pleines de bruits terrifiant. Et puis, regardez un homme de ce genre, celui qu’il vous plaira : il arrive souvent que son prochain lui parle avec simplicité, sans arrière-pensée hostile. Mais lui, en pleine paix, il soupçonne un piège, car celui qui n’agit jamais qu’avec ruse ne conçoit pas qu’on puisse agir à son égard avec simplicité. (…) « Il ne croit pas pouvoir revenir des ténèbres à la lumière, lui qui de tous côtés ne voit autour de lui que l’épée. » (Jb 15,22 Vg) Il croit être entouré de pièges qui vont le frapper et il perd l’espérance de son salut.

LECTURES :
Livre de l’Apocalypse 5,1-10.
Moi, Jean, j’ai vu, dans la main droite de celui qui siège sur le Trône, un livre en forme de rouleau, écrit au-dedans et à l’extérieur, scellé de sept sceaux.
Puis j’ai vu un ange plein de force, qui proclamait d’une voix puissante : « Qui donc est digne d’ouvrir le Livre et d’en briser les sceaux ? »
Mais personne, au ciel, sur terre ou sous la terre, ne pouvait ouvrir le Livre et regarder.
Je pleurais beaucoup, parce que personne n’avait été trouvé digne d’ouvrir le Livre et de regarder.
Mais l’un des Anciens me dit : « Ne pleure pas. Voilà qu’il a remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David : il ouvrira le Livre aux sept sceaux. »
Et j’ai vu, entre le Trône, les quatre Vivants et les Anciens, un Agneau debout, comme égorgé ; ses cornes étaient au nombre de sept, ainsi que ses yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés sur toute la terre.
Il s’avança et prit le Livre dans la main droite de celui qui siégeait sur le Trône.
Quand l’Agneau eut pris le Livre, les quatre Vivants et les vingt-quatre Anciens se jetèrent à ses pieds. Ils tenaient chacun une cithare et des coupes d’or pleines de parfums qui sont les prières des saints.
Ils chantaient ce cantique nouveau : « Tu es digne, de prendre le Livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu fus immolé, rachetant pour Dieu, par ton sang, des gens de toute tribu, langue, peuple et nation.
Pour notre Dieu, tu en as fait un royaume et des prêtres : ils régneront sur la terre. »

Psaume 149(148),1-2.3-4.5-6a.9b.
R/ Peuple de prêtres, peuple de rois, chante ton Seigneur ! (Ap 5, 10)
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l’assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !
Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !
Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l’éclat de la victoire.
Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l’heure du triomphe.
Qu’ils proclament les éloges de Dieu,
c’est la fierté de ses fidèles.

20.11.2024 – MESSE À SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
Pour le Pape, la guerre en Ukraine est «une catastrophe honteuse»

Pour le Pape, la guerre en Ukraine est «une catastrophe honteuse»
«Mille jours de souffrance, mille jours d’amour». Le Pape François est revenu lors de l’audience générale ce mercredi matin place Saint-Pierre sur la guerre en Ukraine. Dénonçant «une catastrophe honteuse pour toute l’humanité», il a renouvelé son appel à la paix et à demeurer aux côtés du «peuple ukrainien martyrisé». Il a lu aux fidèles la lettre d’un jeune Ukrainien l’implorant de parler de sa foi et de son amour qui donnent un sens à ses blessures.
Xavier Sartre – Cité du Vatican
Après sa lettre au nonce apostolique à Kiev, dans laquelle il écrivait vouloir étreindre tous les Ukrainiens où qu’ils soient, le Pape François a évoqué longuement cette guerre à l’occasion des mille jours de «l’invasion de l’Ukraine», «un anniversaire tragique pour les victimes et pour les destructions causées». Le Saint-Père l’a décrite comme «une catastrophe honteuse pour l’humanité entière» «qui ne doit pas nous dissuader de demeurer aux côtés du peuple ukrainien martyrisé, d’implorer la paix et d’œuvrer pour que les armes cèdent la place au dialogue et l’affrontement à la rencontre».
Le Souverain pontife a ensuite lu la lettre reçue deux jours auparavant d’un étudiant ukrainien qui le prie, à l’occasion de ce «millième jour de cette terrible guerre», de ne pas parler seulement des souffrances des Ukrainiens, mais d’être le témoin de leur foi. «Même imparfaite, écrit ce jeune, sa valeur ne diminue pas, elle peint avec des traits douloureux le tableau du Christ Ressuscité».

«Ces jours derniers, poursuit la lettre, il y a eu trop de morts dans ma vie. Vivre dans une ville où un missile tue et blesse des dizaines de civils, être témoin de tant larmes est difficile. J’aurais voulu fuir, j’aurais voulu redevenir un enfant étreint par sa maman, j’aurais voulu honnêtement être silencieux et plein d’amour mais je remercie Dieu parce qu’à travers cette douleur, j’apprends à aimer davantage.»
La douleur, signe d’amour
Le Pape a poursuivi sa lecture: «La douleur n’est pas seulement un chemin vers la colère et le désespoir; si elle se fonde sur la foi, c’est un bon maître d’amour». «Mon père, interpelle l’étudiant, si la douleur qui fait mal signifie que tu aimes, alors quand vous parlerez de notre douleur, quand vous rappellerez ces mille jours de souffrance, souvenez-vous aussi les mille jours d’amour parce que c’est seulement l’amour, la foi et l’espérance qui donnent un vrai sens aux blessures».
Les fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre ont accueilli par un profond silence ces mots venus directement d’Ukraine, touchés par cette lecture faite en présence d’Olena Zelenska, l’épouse du président ukrainien, qui a été reçue auparavant par le Pape, avant de rendre visite dans la journée à l’hôpital pédiatrique du Bambino Gesù, à Rome.
Source : VATICANNEWS, le 20 novembre 2024
Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassati seront canonisés lors du Jubilé

Le Pape François et les enfants présents à l’audience du 20 novembre 2024 (VATICAN MEDIA Divisione Foto)
Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassati seront canonisés lors du Jubilé
Ce mercredi matin lors de l’audience générale, le Pape a annoncé la canonisation durant le Jubilé 2025 de deux jeunes laïcs italiens, deux modèles pour la jeunesse d’aujourd’hui, Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassati.
Marie Duhamel – Cité du Vatican
En cette Journée internationale des droits des enfants, le Pape François, entourés d’une centaine de jeunes rassemblés par la communauté de Sant ’Egidio, venait d’annoncer la tenue le 3 février prochain d’une première rencontre dédiée aux droits de l’enfant au Vatican. Personne ne s’attendait à ce qu’il ne révèle de surcroit ce mercredi les dates de canonisation des deux bienheureux italiens.
«Je voudrais dire que l’année prochaine lors de la Journée des enfants et des adolescents je canoniserai le bienheureux Carlo Acutis et, lors de la Journée des jeunes, toujours l’an prochain, je canoniserai le bienheureux Pier Giorgio Frassati», a lancé François à l’improviste, provoquant la joie et les applaudissements des fidèles se trouvant place Saint-Pierre pour entendre sa catéchèse du mercredi.
Intense dévotion pour le «geek de Jésus»
Le Pape ayant approuvé la canonisation de Carlo Acutis par décret, le 23 mai dernier, ne manquait plus qu’une date. Elle était attendue avec impatience par tous ceux qui prient le jeune italien, qui fut un témoin lumineux de l’Évangile durant ses quinze ans d’existence (1991-2006). Malgré la pandémie et des mesures sanitaires strictes, des pèlerins étaient venus de toutes parts pour assister à sa messe de béatification le 10 octobre 2020 à Assise, où le jeune garçon décédé en 2006 des suites d’une leucémie foudroyante, repose selon sa volonté. Depuis, des dizaines de milliers de jeunes viennent dans la ville de saint François pour se recueillir auprès de sa dépouille, 120 000 en 2023. Plusieurs de ses reliques sont offertes à la vénération des fidèles, notamment en Corée du Sud, à Séoul, où se tiendront les prochaines Journées mondiales de la jeunesse.
Surnommé le «geek de Jésus», Carlo Acutis a très jeune ouvert la voie d’une évangélisation sur internet. Il y avait mis sa créativité à l’œuvre avec son exposition sur les miracles eucharistiques. Il sera le premier millénial à être canonisé, une canonisation possible après un miracle. En juillet 2022, une femme originaire du Costa Rica prie pour son intercession à Assise, sa fille est en train de mourir des suites d’un accident, le jour-même la jeune femme recommence à respirer, une guérison fulgurante.
Le témoin d’une ardente charité
Pier Giorgio Frassati continue lui aussi d’inspirer des milliers de jeunes chrétiens. Déclaré patron des JMJ de Lisbonne (2023), le Pape François présidera sa messe de canonisation un siècle après sa mort.
Né en 1901, le jeune étudiant turinois, membre du Tiers ordre dominicain, des Vincentiens et de l’Action catholique, Pier Giorgio Frassati est au contraire l’un des bienheureux les plus connus des nouvelles générations de catholiques en Italie où il est considéré comme l’un des saints «sociaux» du pays.
Issu d’une famille aisée d’intellectuels, «sa vocation de laïc chrétien se réalisait à travers ses multiples engagements associatifs et politiques, dans une société en pleine fermentation, indifférente, voire hostile à l’Église», affirma saint Jean-Paul II lors de sa béatification en mai 1990. L’adhésion à l’Évangile du jeune homme se traduit en une ardente charité, une attention aimante envers les pauvres et les nécessiteux. C’est d’ailleurs lors de l’une de ses visites aux pauvres, qu’il contracte la poliomyélite dont il mourra en juillet 1925.
Les deux jeunes bienheureux seront donc canonisés lors du Jubilé de l’Espérance, une espérance que Carlo Acutis et Pier Giorgio Frassati ont prêchée, non pas avec des mots mais avec leur vie.
Source : VATICANNEWS, le 20 novembre 2024