Étiquette : Notre-Dame de Fatima
25.11.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
La conversion de Roy H. Schoeman

La conversion de Roy H. Schoeman
C’est au cours d’une longue promenade dans la nature que je reçus la grâce la plus exceptionnelle de ma vie. Je marchais seul, écoutant les oiseaux chanter lorsque je suis « tombé au ciel ». C’est-à-dire que je me suis retrouvé consciemment et matériellement en présence de Dieu.
Je vis ma vie jusqu’à ce jour étalée devant moi. Je sus en un instant que le but de ma vie était d’aimer et de servir mon Seigneur et mon Dieu ; je vis de quelle manière son amour m’enveloppait et me soutenait à chaque instant de mon existence ; je vis comment chacune de mes actions possédait un contenu moral, pour le bien ou pour le mal ; je vis comment tout ce qui était arrivé dans ma vie était ce qui pouvait m’arriver de mieux, la chose la plus parfaite arrangée pour mon bien par un Dieu très bon et très aimant, surtout les événements qui me causaient le plus de souffrance !
Je vis chaque heure que j’avais gaspillée à ne rien faire qui eût de valeur aux yeux de Dieu, quand à tout moment de mon existence je baignais dans la mer de l’immense amour inimaginable de Dieu.
La réponse aux questions que je me posais intérieurement m’était instantanément présentée, à une exception près, capitale : le nom de ce Dieu qui se révélait à moi ! Je priais pour connaître son nom, pour savoir quelle religion me permettrait de le servir et de le vénérer : « Faites-moi connaître votre nom – cela m’est égal si vous êtes Bouddha, Appolon ou Krishna pourvu que vous ne soyez pas le Christ et que je ne doive pas devenir Chrétien ! ». Et en conséquence, bien que Dieu eût entendu ma prière, je ne reçus aucune réponse à ce moment-là.
Un an et un jour après cette grâce, je reçus en rêve la seconde plus grande grâce de ma vie. Pourtant, quand je me suis couché, je ne savais pas grand-chose du Christianisme et je n’avais pas de sympathie pour lui ! Mais quand je me suis réveillé, j’étais devenu éperdument amoureux de la bienheureuse Vierge Marie et ne désirais rien d’autre que de devenir aussi totalement chrétien qu’il me serait possible.
Le « rêve » se déroulait comme suit : on m’avait conduit dans une salle où il me fut accordé une audience avec la plus belle jeune femme que je pouvais imaginer et je compris qu’il s’agissait de la Vierge Marie. Elle était prête à répondre à toutes mes questions ; je me revois debout, considérant nombre de questions possibles, et lui en adressant quatre ou cinq. Elle y répondit, puis me parla pendant plusieurs minutes puis l’audience prit fin. Je me rappelle tous les détails, y compris, bien sûr, les questions et les réponses ; mais tout cela pâlit devant l’extase d’avoir été simplement en présence de la Vierge, dans la pureté et l’intensité de son amour.
Extrait du livre Le salut vient des juifs traduit de l’américain par Judith Cabaud
de Roy H. Schoeman (éditions – FX de Guibert 2005)
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
25.11.2024 – SAINT DU JOUR

BBx Louis et Marie Beltrame Quattrocchi
ÉPOUX EXEMPLAIRES
BBx Luigi Beltrame Quattrocchi
et Maria Corsini, son épouse
Mémoire commune le 25 novembre: anniversaire de leur mariage.
Mémoire individuelle, selon le Martyrologe Romain (‘dies natalis’) :
>>> Luigi Beltrame Quattrocchi : 9 novembre
>>> Maria Corsini : 26 août
Luigi Beltrame Quattrocchi naît le 12 janvier 1880 à Catane en Sicile, Luigi est le fils de Carlo Beltrame et de Francesca Vita. Il portera aussi le nom de Quattrocchi à la suite de la demande d’un beau-frère de Carlo qui, n’ayant pas d’enfants, tenait à ce que son neveu porte le sien.
Maria Corsini naît le 24 juin 1884 à Florence. Son père Angelo Corsini était capitaine de grenadiers, sa mère était Giulia Salvi.
La vie commune de Luigi Beltrame Quattrocchi et Maria Corsini
S’étant rencontrés en 1900 ils se fiancèrent en mars 1905, et se marièrent le 25 novembre de la même année à la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Leur vie était très pieuse, et très équilibrée. Tous les jours, ils assistaient à la Messe et y communiaient.
Maria expliquait : « La journée commençait ainsi: messe et communion ensemble. Sortis de l’église, il me disait bonjour comme si la journée ne commençait que maintenant. On achetait le journal, puis on montait à la maison. Lui à son travail, moi à mes occupations, mais chacun pensant sans cesse à l’autre. Nous nous retrouvions à l’heure des repas. Avec quelle joie j’attendais, puis je l’entendais mettre la clé dans la serrure, chaque fois bénissant le Seigneur de toute mon âme. Nous avions alors des conversations sereines qui se faisaient joyeuses et espiègles, la main dans la main. Nous parlions un peu de tout. Ses remarques étaient toujours perspicaces. Il était toujours bienveillant. ».
Ils élevaient tous les deux leurs enfants dans la piété mais aussi la joie et la détente, discutant ensemble très souvent, partageant à la fois des moments de prière et de loisirs. Tous les soirs, tous récitaient le chapelet. Tous les mois, ils faisaient une retraite ensemble à la Basilique Saint-Paul-hors-les-murs en compagnie d’Alfredo Schuster, proclamé bienheureux en 1996.
Mais ils faisaient aussi de longues promenades, et ouvraient l’esprit de leurs enfants par de fréquentes conversations artistiques et culturelles.
Leur maison était ouverte à tous, ils étaient toujours prêts à aider et à accueillir quiconque ayant besoin de leur sourire et de leur foi.
Maria faisait le catéchisme et participait à de nombreux mouvements d’action catholique.
Pendant la Guerre, elle s’était engagée volontairement comme infirmière de la Croix-Rouge pour porter secours aux blessés. Plus tard, elle servira pendant la Guerre d’Éthiopie, s’étant spécialisée dans les maladies tropicales.
Luigi, par son attitude, témoignait discrètement de sa foi dans son milieu professionnel. Il accompagnait sa femme dans son action au sein des mouvements catholiques et soutint le mouvement scout quand il se répandit en Italie.
Leur premier fils, Filippo, est né en 1906. Il deviendra prêtre à Rome sous le nom de Don Tarcisio.
Leur second enfant, Stefania, est née en 1908. Elle sera moniale bénédictine à Milan sous le nom de sœur Cécile, longtemps supérieure de son couvent, elle mourra en 1993.
Le troisième enfant, Cesare, est né en 1909, il deviendra moine, d’abord chez les Bénédictins, puis chez les Trappistes, sous le nom de Père Paolino.
La quatrième enfant du couple, Enrichetta, est née après une grossesse difficile. Luigi et Maria refusèrent l’avortement préconisé par le corps médical qui craignait pour la vie de la mère et de l’enfant. La petite fille naquit en bonne santé en avril 1914 et devint à son tour laïque consacrée.
Luigi Beltrame Quattrocchi meurt d’un infarctus le 9 novembre 1951.
Maria Corsini meurt le 26 août 1965 à Serravalle di Bibbiena dans une maison construite pour elle par son époux.
Maria Corsini et Luigi Beltrame Quattrocchi ont été béatifies ensemble (une première dans l’histoire de l’Église) le 21 octobre 2001, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).
BBx Luigi Beltrame Quattrocchi
et Maria Corsini priez pour nous !

25.11.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,1-4.

En ce temps-là, comme Jésus enseignait dans le Temple, levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le Trésor.
Il vit aussi une veuve misérable y mettre deux petites pièces de monnaie.
Alors il déclara : « En vérité, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres.
Car tous ceux-là, pour faire leur offrande, ont pris sur leur superflu mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Charles de Foucauld (1858-1916)
ermite et missionnaire au Sahara
Méditations sur l’Évangile au sujet des principales vertus (1896)
« Elle a tout donné »
« Mon Père, je remets mon esprit entre vos mains » (Lc 23,46). C’est la dernière prière de notre Maître, de notre Bien-aimé. Puisse-t-elle être la nôtre. Et qu’elle soit non seulement celle de notre dernier instant, mais celle de tous nos instants : « Mon Père, je me remets entre vos mains ; mon Père, je me confie à vous ; mon Père, je m’abandonne à vous. Mon Père, faites de moi ce qu’il vous plaira ; quoi que vous fassiez de moi, je vous remercie ; merci de tout. Je suis prêt à tout, j’accepte tout, je vous remercie de tout, pourvu que votre volonté se fasse en moi, mon Dieu, pourvu que votre volonté se fasse en toutes vos créatures, en tous vos enfants, en tous ceux que votre cœur aime ; je ne désire rien d’autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre vos mains, je vous la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je vous aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre en vos mains sans mesure. Je me remets entre vos mains avec une infinie confiance, car vous être mon Père. »

LECTURES :
Livre de l’Apocalypse 14,1-3.4b-5.
Moi, Jean, j’ai vu : et voici que l’Agneau se tenait debout sur la montagne de Sion, et avec lui les cent quarante-quatre mille qui portent, inscrits sur leur front, le nom de l’Agneau et celui de son Père.
Et j’ai entendu une voix venant du ciel comme la voix des grandes eaux ou celle d’un fort coup de tonnerre ; mais cette voix que j’entendais était aussi comme celle des joueurs de cithare qui chantent et s’accompagnent sur leur cithare.
Ils chantent un cantique nouveau devant le Trône, et devant les quatre Vivants et les Anciens. Personne ne pouvait apprendre ce cantique sinon les cent quarante-quatre mille, ceux qui ont été rachetés et retirés de la terre.
Ceux-là ne se sont pas souillés avec des femmes ; ils sont vierges, en effet. Ceux-là suivent l’Agneau partout où il va ; ils ont été pris d’entre les hommes, achetés comme prémices pour Dieu et pour l’Agneau.
Dans leur bouche, on n’a pas trouvé de mensonge ; ils sont sans tache.

Psaume 24(23),1-2.3-4ab.5-6.
R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (Ps 23, 6)
Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.
Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.
Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

24.11.2024 – MESSE À SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
24.11.2024 – CHAPELET À LOURDES
24.11.2024 – ANGÉLUS À ROME
Angélus: le pouvoir royal de Jésus réside dans sa parole vraie et efficace
Lors de la prière mariale de l’Angélus place Saint-Pierre dimanche 24 novembre, le Pape François s’est arrêté sur la signification de «roi» et «monde», deux mots avec lesquels il a résumé l’épisode de Jésus en face de Pilate. «Jésus est roi en ce qu’il est témoin de la vérité», a expliqué François, mais sa royauté n’est pas de ce monde. «Le monde de Jésus, en effet, est le monde nouveau, le monde éternel, que Dieu prépare pour tous en donnant sa vie pour notre salut».
Christian Losambe, SJ – Cité du Vatican
En ce trente-quatrième dimanche de l’année liturgique où l’Église célèbre la solennité du Christ-Roi, le Pape François s’est appuyé sur l’épisode du dialogue entre Jésus et Pilate, proposé par la liturgie du jour (Jn 18, 33-37). Au terme de la célébration eucharistique qu’il a présidée dans la matinée de ce dimanche dans la basilique Saint-Pierre, également en la célébration de la 39e Journée mondiale de la Jeunesse, l’évêque de Rome a invité les fidèles et pèlerins rassemblés place Saint-Pierre pour la traditionnelle prière mariale de l’Angélus, «à écouter la voix du Roi de l’Univers, qui s’est fait le serviteur de tous».
Jésus est roi, mais pas à la manière du monde
Au début de son exhortation, le Pape François s’est focalisé sur le bref dialogue entre Jésus et Pilate. À travers les questions du procurateur romain et les réponses du Seigneur, le Souverain pontife a invité les fidèles à réfléchir particulièrement sur deux mots, «qui se transforment et acquièrent une nouvelle signification: roi et monde».
S’arrêtant sur le premier, le Saint-Père a repris la demande de Pilate à Jésus: «Es-tu le roi des Juifs?». Raisonnant en fonctionnaire de l’empire, «il veut comprendre si l’homme qui se trouve devant lui constitue une menace, et un roi est pour lui l’autorité qui règne sur tous ses sujets», a-t-il expliqué. En réponse, Jésus affirme être roi, «oui, mais d’une manière très différente!», a souligné François, en ajoutant que «Jésus est roi en ce qu’il est témoin: il est celui qui dit la vérité». «Le pouvoir royal de Jésus, le Verbe incarné, réside dans sa parole vraie et efficace, qui transforme le monde», a-t-il renchéri.
Le monde de Jésus rachète la création ruinée par le mal
Ensuite, l’évêque de Rome a enchaîné avec le deuxième moment de sa catéchèse: le monde, en comparant celui de Pilate à celui du Christ. «Le “monde“ de Ponce Pilate est celui où les forts triomphent des faibles, les riches des pauvres, les violents des doux. Un monde que malheureusement nous connaissons bien», a-t-il décrit.
Jésus est roi, a affirmé le Pape, «mais sa royauté n’est pas de ce monde». «Le monde de Jésus, en effet, est le monde nouveau, le monde éternel, que Dieu prépare pour tous en donnant sa vie pour notre salut», a-t-il expliqué, soulignant qu’il s’agit du «royaume des cieux, que le Christ apporte sur terre en répandant la grâce et la vérité (cf. Jn 1,17)». Le monde, dont Jésus est le roi, «rachète la création ruinée par le mal avec la force de l’amour divin qui libère et pardonne, qui donne la paix et la justice», a poursuivi le Saint-Père.
Écouter la voix du Roi de l’Univers
«Jésus parle à Pilate de très près, mais il reste distant de lui, parce qu’il habite un autre monde». C’est ainsi que François a justifié le fait que «ce dialogue n’aboutit pas sur une entente». En effet, «Pilate ne s’ouvre pas à la vérité, bien qu’il l’ait sous les yeux». La preuve en est que Pilate, en crucifiant Jésus, «ordonne d’écrire sur la croi: “roi des Juifs” (Jn 19,19), mais sans comprendre le sens de ces mots». Pourtant, a affirmé le Saint-Père, «le Christ est venu dans le monde, ce monde qui est le nôtre: quiconque appartient à la vérité écoute sa voix. C’est la voix du Roi de l’univers, qui s’est fait le serviteur de tous».
Au terme de son exhortation, le Pape François a encouragé les fidèles et pèlerins rassemblés place Saint-Pierre à «écouter le Seigneur, qui éclaire notre cœur et notre vie». Ainsi, il a invité l’assemblée à se poser cette quadruple question: «puis-je dire que Jésus est mon “roi”? Dans quel sens? Sa Parole est-elle mon guide, ma certitude? Est-ce que je vois en Lui le visage miséricordieux de Dieu envers moi et envers chaque frère et sœur?». L’évêque de Rome a également confié les fidèles à l’intercession de la Vierge Marie, servante du Seigneur, «pendant que nous attendons dans l’espérance le Royaume de Dieu».
Source : VATICANNEWS, le 24 novembre 2024
24.11.2024 – MESSE À LOURDES
Solennité du Christ-Roi: «notre existence trouve lumière et sens dans l’amour»
Le Pape François au cours de la célébration eucharistique qu’il a présidée dimanche 24 novembre 2024, dans la basilique Saint-Pierre, en la solennité du Christ-Roi de l’Univers. (Vatican Media)
Solennité du Christ-Roi: «notre existence trouve lumière et sens dans l’amour»
«Le Christ est venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité». Le Saint-Père l’a rappelé ce dimanche, en la solennité du Christ-Roi de l’Univers, au cours de la messe présidée dans la basilique Saint-Pierre. S’adressant aux fidèles, et particulièrement aux jeunes, le Pape les a invités «à garder les yeux fixés sur Jésus, sur sa Croix et sur Marie, afin de trouver, même dans les difficultés, la force d’aller de l’avant sans craindre les condamnations du monde».
Christian Losambe, SJ – Cité du Vatican
L’Église célèbre dimanche 24 novembre 2024 la solennité du Christ-Roi de l’Univers, marquant ainsi la fin de l’année liturgique B, et date à laquelle se célèbre la 39eJournée mondiale de la jeunesse. Cette fête liturgique «nous invite à nous tourner vers lui, le Seigneur, origine et accomplissement de toutes choses (cf. Col 1, 16-17), “dont la royauté ne sera pas détruite“» (Dn 7, 14), a expliqué le Pape François au début de son homélie aux quelques milliers de fidèles et pèlerins réunis dans la basilique Saint-Pierre. «C’est une contemplation qui élève et enthousiasme», a-t-il ajouté, faisant remarquer cependant que, si nous regardons autour de nous, ce que nous voyons semble différent, et des questions inquiétantes peuvent surgir en nous.
Dans un contexte mondial marqué, en effet, par des guerres, des violences et des désastres écologiques, sans oublier les défis que «vous aussi, chers jeunes, devez affronter en regardant l’avenir: la précarité du travail, l’incertitude économique et autres, les divisions et les disparités qui polarisent la société», l’on peut se poser la question de savoir pourquoi tout cela se produit, ou encore ce qu’il faudrait faire pour ne pas être écrasés par cela. «Des questions difficiles, mais importantes», a souligné François.
C’est pourquoi aujourd’hui, alors que se célèbre la Journée mondiale de la jeunesse dans toutes les Églises, sous le thème «Ceux qui espèrent dans le Seigneur marchent sans se fatiguer», le Saint-Père a voulu proposer, tout particulièrement aux jeunes, de réfléchir, à la lumière de la Parole de Dieu, sur trois aspects qui peuvent nous aider à poursuivre courageusement notre chemin, à travers les défis que nous rencontrons. «Ces aspects sont les accusations, les consensus et la vérité».
Continuer à aimer malgré les «condamnations» du monde
Premièrement les accusations. Poursuivant son homélie, François a souligné que l’Évangile d’aujourd’hui nous présente Jésus dans la peau de l’accusé (cf. Jn18, 33-37). «Il est –comme on dit– “à la barre”, au tribunal. Il est interrogé par Pilate, le représentant de l’Empire romain, a-t-il expliqué, dans lequel nous pouvons voir tous les pouvoirs qui dans l’histoire oppriment les peuples par la force des armes».
L’évêque de Rome s’est arrêté principalement sur cette image de Pilate qui ne s’intéresse pas à Jésus, et fait donc plaisir aux puissants ennemis de ce prophète sans défense: «il lui fait un procès et menace de le condamner à mort». Toutefois, a poursuivi le Pape, «le Christ qui n’a jamais prêché que la justice, la miséricorde et le pardon, n’a pas peur, ne se laisse pas intimider, ne se rebelle pas: il reste fidèle à la vérité qu’il a proclamée, jusqu’au sacrifice de sa vie».
S’adressant particulièrement aux milliers de jeunes réunis dans la basilique Saint-Pierre qui, à cause du Christ, ont été peut-être déjà «accusés» ou se sont sentis mal à l’école, entre amis, dans les milieux qu’ils fréquentent, parce qu’ils sont fidèles à l’Évangile et à ses valeurs, le Successeur de Pierre les a invités à adopter l’attitude de Jésus face à la mort. «Vous, cependant, n’ayez pas peur des “condamnations”, ne vous inquiétez pas: tôt ou tard les critiques et les fausses accusations tombent et les valeurs superficielles qui les soutiennent se révèlent pour ce qu’elles sont, des illusions», a-t-il rassuré. En effet, a-t-il renchéri, «ce qui reste, comme nous l’enseigne le Christ, c’est autre chose: ce sont les œuvres de l’amour. C’est cela qui reste et qui rend la vie belle! Le reste ne compte pas. C’est pourquoi je le répète: n’ayez pas peur des “condamnations” du monde. Continuez à aimer!», a insisté l’évêque de Rome en invitant les jeunes à être concrets, «car la réalité est concrète et l’amour se concrétise dans les oeuvres».
La gratuité de l’amour sauve le monde, et non le consensus
Ensuite, le Pape s’est focalisé sur cette phrase de Jésus à Pilate: «Ma royauté n’est pas de ce monde» (Jn 18, 36). Réfléchissant sur la signification de cette déclaration du Christ qui ne fait rien pour garantir son succès, François a expliqué qu’en réalité, «Jésus se comporte ainsi parce qu’il rejette toute logique de pouvoir (cf. Mc 10, 42-45). Il est libre de tout cela!». Une invitation lancée aux fidèles à suivre son exemple «en ne vous laissant pas contaminer par le désir –si répandu aujourd’hui – d’être vu, approuvé et loué». Ceux qui se laissent prendre, en effet, par ces fixations finissent par vivre dans la détresse, a-t-il poursuivi, précisant «qu’ils en sont réduits à “courir”, à rivaliser, à faire semblant, à faire des compromis, à solder leurs idéaux pour obtenir un peu d’approbation et de visibilité».
Mais Dieu nous aime tels que nous sommes, a rassuré le Souverain pontife: «devant Lui, vos rêves purs valent plus que le succès et la gloire, et la sincérité de vos intentions vaut plus que l’approbation». Ainsi, a-t-il exhorté les fidèles réunis dans la basilique Saint-Pierre, à ne pas se laisser tromper par ceux qui, «en vous séduisant par de vaines promesses, ne veulent en réalité que vous instrumentaliser, vous conditionner et vous utiliser pour leurs propres intérêts».
Plutôt que de se contenter d’être des “stars d’un jour”, sur les réseaux sociaux ou dans tout autre contexte, le Saint-Père a invité les jeunes à se laisser séduire par le ciel de Dieu, «dans lequel l’amour infini du Père se reflète dans nos innombrables petites lumières: dans l’affection fidèle des époux, dans la joie innocente des enfants, dans l’enthousiasme des jeunes, dans le soin des personnes âgées, dans la générosité des personnes consacrées, dans la charité envers les pauvres, dans l’honnêteté du travail». En effet, a-t-il expliqué, «ce n’est pas le consensus qui sauve le monde, ni qui rend heureux, mais la gratuité de l’amour». François a ainsi invité les fidèles «à être libres en harmonie avec votre dignité», plutôt que de se laisser instrumentaliser.
Témoigner de la vérité dans la charité à l’instar du Christ
Poursuivant son homélie en la solennité du Christ-Roi de l’Univers, l’évêque de Rome a fait savoir que le Christ est venu dans le monde «pour rendre témoignage à la vérité (Jn 18, 37), et il l’a fait en nous apprenant à aimer Dieu et nos frères (cf. Mt 22, 34-40; 1 Jn 4, 6-7)». C’est seulement là, dans l’amour, a-t-il ajouté, «que notre existence trouve lumière et sens (cf. 1 Jn 2, 9-11)».
En outre, le Christ, qui est le chemin, la vérité et la vie (cf. Jn 14, 6), en se dépouillant de tout et en mourant nu sur la croix pour notre salut, «nous enseigne que ce n’est que dans l’amour que nous pouvons également vivre, grandir et nous épanouir dans notre pleine dignité (cf. Ep 4, 15-16)». Le Pape a donc invité «à nous efforcer de témoigner de la vérité dans la charité, en nous aimant les uns les autres comme Jésus nous a aimés (cf. Jn 15, 12), si nous voulons vivre et non survivre, et à nous méfier de cette maladie du « moi » replié sur lui-même».
Face aux multiples maux qui nous affligent aujourd’hui, et qui peuvent laisser penser qu’ils ont “échappé” à la main de Dieu, le Saint-Père a affirmé que «tout est finalement soumis au jugement du Christ, le Roi juste et miséricordieux (cf. Mt 25, 31-46)». Il nous laisse libres, mais il ne nous laisse pas seuls: «tout en nous corrigeant lorsque nous tombons, il ne cesse de nous aimer et, si nous le voulons, de nous relever, afin que nous puissions reprendre joyeusement notre route». Le Souverain pontife a conclu son homélie en invitant les fidèles à garder les yeux fixés sur Jésus, sur sa Croix et sur Marie. «Ainsi, même dans les difficultés, nous trouverons la force d’aller de l’avant, sans craindre les accusations, sans avoir besoin de consensus, avec notre propre dignité, avec notre propre sécurité d’être sauvés et d’être accompagnés par notre mère, Marie, sans faie de compromis, sans maquillage spirituel, satisfaits d’être pour tous, dans l’amour, des témoins de la vérité».
Remise des symboles des Journées mondiales de la jeunesse
À la fin de la célébration eucharistique, les jeunes Portugais ont confié aux jeunes Coréens les symboles des Journées mondiales de la Jeunesse: la Croix et l’Icône de Marie Salus Popoli Romani. Cela est un signe, a fait comprendre le Pape. «Une invitation, pour nous tous, à vivre et à porter l’Évangile dans toutes les parties de la terre, sans nous arrêter et sans nous décourager, en nous relevant après chaque chute et en ne cessant jamais d’espérer, comme le dit le message de cette journée: “Ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur marchent sans se fatiguer” (cf. Is 40, 31)».
Saluant les jeunes Coréens présents à cette Eucharistie, le Saint-Père leur a confié cette noble mission de porter la Croix en Asie, qui accueillera la prochaine édition des JMJ en 2027 à Séoul, et d’annoncer l’amour du Christ à tous. «Ayez du courage! Ayez le courage de témoigner de l’espérance dont nous avons plus que jamais besoin aujourd’hui. Là où passeront ces symboles, que grandisse la certitude de l’amour invincible de Dieu et de la fraternité entre les peuples », a exhorté François, qui prie pour que la Croix du Seigneur et l’icône de la Vierge Marie soient un soutien et une consolation pour tous les jeunes victimes des conflits et des guerres.
Source : VATICANNEWS, le 24 novembre 2024