À Medjugorje, le pape François décrit le disciple authentique

© Shutterstock/Daniel Malinowski
© Shutterstock/Daniel Malinowski

À Medjugorje, le pape François décrit le disciple authentique

Le vendredi 2 août 2024, le pape François a envoyé un message aux participants du 35e Festival de la jeunesse de Medjugorje, qui s’est déroulé du 1er au 6 août.

Il a expliqué que « par ce qu’il dit à Marthe, la sœur de Lazare, et à Marie, Jésus nous rappelle que la démarche d’un disciple authentique est d’écouter la Parole du Seigneur. Marie se rend compte que le Seigneur est entré dans sa maison, mais il veut aussi entrer dans son cœur. En effet, elle s’est assise à ses pieds pour l’écouter, choisissant ainsi la meilleure part qui “ne lui sera pas enlevée” ».

Une autre disciple authentique, a poursuivi le pape, est Marie de Nazareth. Dieu est entré dans sa maison et lui a parlé. Elle a accueilli la Parole de Dieu dans son cœur, a participé à son plan et s’est entièrement offerte lorsque Dieu a envoyé son Fils. Elle était présente à la croix lorsque Jésus a racheté le monde et a suivi les apôtres à la Pentecôte lorsque l’Église est née. En accueillant la Parole de Dieu, la Vierge Marie a fidèlement rempli sa mission, en choisissant la meilleure part : le Seigneur Jésus.

« De la même manière, chers amis, vous êtes appelés à devenir d’authentiques disciples du Christ », a déclaré le pape. Il a invité les jeunes présents à rester en présence du Maître pour méditer la Parole de Dieu, en leur demandant de la laisser illuminer leur esprit et leur cœur pour découvrir et collaborer au projet que le Père a pour chacun d’entre eux. « C’est pourquoi je vous encourage à établir une relation étroite avec l’Évangile et à le garder avec vous, afin qu’il vous serve de boussole indiquant le chemin à suivre ».

Le pape a poursuivi en expliquant qu’ « un authentique disciple, devenu sage et fort dans l’Esprit, transmet nécessairement le Royaume de Dieu aux autres, car l’annonce de sa Parole n’est pas une obligation seulement pour les prêtres et les religieux, mais aussi pour vous, chers jeunes ». Il a encouragé chaque jeune présent à avoir le courage de parler du Christ dans sa famille, dans son milieu scolaire et professionnel, et dans son temps libre. « Annoncez-le surtout par votre vie, en manifestant la présence visible du Christ dans votre existence, dans votre engagement quotidien, et en cohérence avec l’Évangile dans chaque décision concrète ».

Enfin, le Pape François a confié chaque jeune présent à Mère Marie, Mère de l’Église, « afin qu’elle intercède pour que vous ayez la force et la sagesse de parler avec Dieu et de parler de Dieu ».

Francesca Merlo, 2 août 2024

Traduit et adapté de : www.vaticannews.va

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source: une minute avec Marie

29.11.2024 – SAINT DU JOUR

St François Antoine Fasani

O.F.M. CONV. († 1742)

St François-Antoine (Francesco Antonio) Fasani

Prêtre o.f.m. 

‘Il Padre Maestro’ (le Père Maître)

Furançois-Antoine (Francesco Antonio) Fasani naît le 6 août 1681 à Lucera, dans les Pouilles (sud-est de l’Italie). Ses parents sont d’humble condition mais riches de foi. Chaque soir, on récite le chapelet devant une image de Marie Immaculée, ce qui déterminera certains aspects de son apostolat plus tard. 

L’enfant est confié pour son éducation aux frères mineurs conventuels. Et c’est dans cet ordre franciscain, au couvent du mont Saint-Ange (Monte Gargano), qu’il entre comme novice à l’âge de quatorze ans, en 1695. L’année suivante, il fait ses vœux sous le nom de François-Antoine. 

Ordonné prêtre le 11 septembre 1705, il achève ses études de philosophie à Assise, puis, il obtient le grade de Maître en théologie. Désormais on l’appellera : ‘Il Padre Maestro’ (le Père Maître) et de nos jours encore, c’est le titre qu’on lui donne dans la région où s’est exercée son influence.

Il commence à prêcher lors du Carême de 1707. Contrairement au style fleuri et pompeux de l’époque, il parle avec simplicité en employant des exemples tirés de l’Écriture. Il émeut ses auditeurs et les invite sans ambages à la conversion. En ce siècle des Lumières, rationaliste et orgueilleux, il rencontre parfois de vives oppositions, surtout qu’il ne cache jamais la vérité et n’hésite pas à fustiger les vices ou les injustices sociales, mais souvent les gens réfléchissent après coup, et aboutissent à son confessionnal. 

À ce ministère du pardon, il consacre de nombreuses heures, toujours accueillant et souriant. Il a un ministère très actif qui s’étend sur la région des Pouilles et de la Molise. Il inculque sa dévotion à l’Immaculée, distribuant à ses auditeurs, spécialement aux enfants, des images de la Vierge au dos de laquelle est inscrite telle ou telle phrase. (Ces images font souvent des miracles !) « Si la Mère de Dieu est immaculée, dit-il, c’est pour être le refuge des pécheurs. » Il répand l’habitude de mettre en valeur la fête de l’Immaculée-Conception par une neuvaine préparatoire.

Pendant 35 ans son ministère s’exerce partout où on l’appelle. Dans son couvent, il est successivement professeur de philosophie puis de théologie, maître des novices et ‘gardien’ (c’est-à-dire supérieur). En tant que supérieur religieux, « il est un vrai ‘ministre’ au sens franciscain du terme, a dit saint Jean Paul II, c’est-à-dire le serviteur de tous ses frères : charitable et compréhensif, mais saintement exigeant quant à l’observance de la Règle, particulièrement en ce qui concerne la pratique de la pauvreté, donnant lui-même un exemple irréprochable d’observance régulière et d’austérité de vie. » 

En 1721, Clément XI (Giovanni Francesco Albani, 1700-1721) lui confie l’administration de la province franciscaine de Saint-Ange. « À une époque caractérisée par une si grande insensibilité des puissants à l’égard des problèmes sociaux, notre saint se dépense avec une charité inépuisable pour l’élévation spirituelle et matérielle de son peuple. Ses préférences vont aux couches sociales les plus méprisées et les plus exploitées, surtout les humbles travailleurs des champs, les malades, les prisonniers. Il fait preuve d’initiatives géniales, sollicitant la coopération des classes plus aisées, réalisant ainsi des formes d’assistance concrète et capillaire, qui ont paru anticiper et annoncer les formes modernes d’assistance sociale ». En effet, il crée une banque de crédit dont le but est de protéger les pauvres contre la spéculation des usuriers.

Il fait des miracles. Un jour, il est amené à défendre la vertu d’une jeune fille contre les visées d’un noble. Cela lui vaut la vindicte du gentilhomme qui le dénonce à Rome. Convoqué en présence du Pape, il ne dit mot pour se défendre, mais tandis que, selon la coutume, il baise les pieds du Pontife, celui-ci, qui souffre de la goutte, se sent immédiatement guéri ! 

Il meurt à Lucera le 29 novembre 1742.

Toute la ville participe à l’enterrement et crie : « Notre saint Père Maître est mort ! »

François-Antoine (Francesco Antonio) Fasani a été béatifié à Rome, le 15 avril 1951, par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisé, toujours à Rome, le 13 avril 1986, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005). 

St François Antoine Fasani priez pour nous !

29.11.2024 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 21,29-33. 

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : 
« Voyez le figuier et tous les autres arbres.
Regardez-les : dès qu’ils bourgeonnent, vous savez que l’été est tout proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche.


Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive.
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint John Henry Newman (1801-1890)

cardinal, théologien, fondateur de l’Oratoire en Angleterre

« The Invisible World » PPS, t. 4, n°13 (trad. AELF rev.)

« Voyez le figuier »

            La terre que nous voyons ne nous satisfait pas. Ce n’est qu’un commencement ; ce n’est qu’une promesse d’un au-delà ; même dans sa plus grande joie, quand elle se couvre de toutes ses fleurs, et qu’elle montre tous ses trésors cachés de la manière la plus attirante, même alors, cela ne nous suffit pas. Nous savons qu’il y a en elle beaucoup plus de choses que nous n’en voyons. Un monde de saints et d’anges, un monde glorieux, le palais de Dieu, la montagne du Seigneur Sabaoth, la Jérusalem céleste, le trône de Dieu et du Christ : toutes ces merveilles éternelles, très précieuses, mystérieuses et incompréhensibles, se cachent derrière ce que nous voyons. Ce que nous voyons n’est que l’écorce extérieure d’un royaume éternel, et c’est sur ce royaume que nous fixons les yeux de notre foi.             Montre-toi, Seigneur, comme au temps de ta Nativité, où les anges ont visité les bergers ; que ta gloire s’épanouisse comme les fleurs et le feuillage s’épanouissent sur les arbres. Par ta grande puissance, transforme le monde visible en ce monde plus divin que nous ne voyons pas encore. Que ce que nous voyons soit transformé en ce que nous croyons. Si brillants que soient le soleil, le ciel, et les nuages, si verdoyants que soient les feuilles et les champs, si doux que soit le chant des oiseaux, nous savons que tout n’est pas là, et que nous ne voulons pas prendre la partie pour le tout. Ces choses procèdent d’un centre d’amour et de bonté qui est Dieu lui-même, mais elles ne sont pas sa plénitude. Elles parlent du ciel, mais elles ne sont pas le ciel. Elles ne sont en quelque sorte que des rayons égarés, un faible reflet de son image ; elles ne sont que des miettes qui tombent de la table.

LECTURES :

Livre de l’Apocalypse 20,1-4.11-15.21,1-2. 

Moi, Jean, j’ai vu un ange qui descendait du ciel ; il tenait à la main la clé de l’abîme et une énorme chaîne.
Il s’empara du Dragon, le serpent des origines, qui est le Diable, le Satan, et il l’enchaîna pour une durée de mille ans.
Il le précipita dans l’abîme, qu’il referma sur lui ; puis il mit les scellés pour que le Dragon n’égare plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans arrivent à leur terme. Après cela, il faut qu’il soit relâché pour un peu de temps.
Puis j’ai vu des trônes : à ceux qui vinrent y siéger fut donné le pouvoir de juger. Et j’ai vu les âmes de ceux qui ont été décapités à cause du témoignage pour Jésus, et à cause de la parole de Dieu, eux qui ne se sont pas prosternés devant la Bête et son image, et qui n’ont pas reçu sa marque sur le front ou sur la main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec le Christ pendant mille ans.
Puis j’ai vu un grand trône blanc et celui qui siégeait sur ce trône. Devant sa face, le ciel et la terre s’enfuirent : nulle place pour eux !
J’ai vu aussi les morts, les grands et les petits, debout devant le Trône. On ouvrit des livres, puis un autre encore : le livre de la vie. D’après ce qui était écrit dans les livres, les morts furent jugés selon leurs actes.
La mer rendit les morts qu’elle retenait ; la Mort et le séjour des morts rendirent aussi ceux qu’ils retenaient, et ils furent jugés, chacun selon ses actes.
Puis la Mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu – l’étang de feu, c’est la seconde mort.
Et si quelqu’un ne se trouvait pas inscrit dans le livre de la vie, il était précipité dans l’étang de feu.
Alors j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés et, de mer, il n’y en a plus.
Et la Ville sainte, la Jérusalem nouvelle, je l’ai vue qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, prête pour les noces, comme une épouse parée pour son mari.

Psaume 84(83),3.4.5-6a.8a. 

R/ Voici la demeure de Dieu avec les hommes. (Ap 21, 3b)

Mon âme s’épuise à désirer 
les parvis du Seigneur ; 
mon cœur et ma chair sont un cri 
vers le Dieu vivant !

L’oiseau lui-même s’est trouvé une maison, 
et l’hirondelle, un nid pour abriter sa couvée : 
tes autels, Seigneur de l’univers, 
mon Roi et mon Dieu !

Heureux les habitants de ta maison : 
ils pourront te chanter encore !
Heureux les hommes dont tu es la force :
Ils vont de hauteur en hauteur.