« Nous savons combien il est nécessaire de redécouvrir la beauté du Rosaire dans les familles et dans les foyers. Cette prière aide à construire la paix et il est important de la proposer aux jeunes pour qu’ils ne la perçoivent pas comme répétitive et monotone, mais comme un acte d’amour qui ne se lasse pas d’être épanché.
Le Rosaire est aussi une source de consolation pour les malades et les souffrants, une “douce chaîne qui nous lie à Dieu”, mais aussi une chaîne d’amour qui devient une étreinte pour les plus petits et les marginaux, comme l’étaient tout particulièrement, aux yeux de Bartolo Longo, les orphelins et les enfants de prisonniers. Je vous encourage donc à poursuivre avec un engagement renouvelé, à travers les nombreuses initiatives du Sanctuaire, la grande histoire de la charité qu’il a commencée : c’est le plus bel héritage spirituel que le Bienheureux Fondateur nous a légué.
Que le Seigneur parle encore aujourd’hui à l’humanité qui a besoin de redécouvrir le chemin de la concorde et de la fraternité, à travers le message de Notre-Dame de Pompéi. Je souhaite que ses nombreux fidèles, dispersés dans le monde entier, adhèrent toujours plus fidèlement au Seigneur, en témoignant de leur foi auprès de leurs frères et sœurs, en particulier ceux qui sont le plus dans le besoin ».
Pape François
Message du 7 octobre 2024, 150ème anniversaire du sanctuaire de Notre Dame de Pompéi
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Saint Sébastien de Botticelli, 1473, Gemäldegalerie de Berlin
St Sébastien
MARTYR († 288)
Saint Sébastien Martyr († 288)
Sébastien, né à Narbonne, a reçu le glorieux titre de Défenseur de l’Église romaine. On pense que, renonçant à une brillante carrière dans sa patrie, il entra dans l’armée afin de pouvoir plus facilement servir ses frères dans la foi.
Ses grandes qualités le firent bientôt connaître à la cour; il s’y distingua et devint en peu de temps un des favoris de Dioclétien qui le nomma capitaine de la première compagnie de ses gardes. Cette position favorisa ses desseins. Bon nombre de chrétiens lui durent de ne pas faiblir devant les supplices. Il fut pour les païens l’occasion d’une foule de conversions : la grâce de Dieu était en lui, et le Ciel confirmait son zèle par les miracles.
Un apostat le trahit enfin, et il fut traduit comme chrétien devant l’empereur. Sébastien parut sans frayeur en face du tyran, et se proclama disciple de Jésus-Christ : « Quoi! lui dit Dioclétien, je t’ai comblé de mes faveurs, tu habites mon palais, et tu es l’ennemi de l’empereur et des dieux? “J’ai toujours invoqué Jésus-Christ pour votre salut et la conservation de l’empire, reprit Sébastien, et j’ai toujours adoré le Dieu du Ciel. ”»
L’empereur, écumant de rage, le livra à une troupe d’archers pour être percé de flèches. Tout couvert de blessures, on le laissa pour mort, baigné dans son sang. Mais, recueilli par une dame chrétienne, il fut bientôt providentiellement guéri. Il alla lui-même se présenter devant Dioclétien, qui, stupéfait de le voir, lui dit : « Quoi! Tu es Sébastien, que j’avais ordonné de faire mourir à coups de flèches? “Le Seigneur, dit Sébastien, m’a guéri, afin de protester, en présence de tout le peuple, contre l’injuste persécution dont vous accablez les chrétiens, qui sont les meilleurs et les plus fidèles citoyens de l’empire.”
L’empereur le fit traîner dans le cirque, pour y être assommé à coups de bâton. Ce fut le 20 janvier 288 qu’il acheva son sacrifice. On l’invoque avec succès contre la peste et les maladies contagieuses.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2,18-22.
En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit.
Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Bienheureux Jan van Ruusbroec (1293-1381)
chanoine régulier
Les Noces spirituelles, prologue (in Écrits. II; coll. Spiritualité occidentale, n° 3; trad. Dom A. Louf, Éd. de Bellefontaine, 1993, p. 30 rev.; et cf Orval fiche G23, Œuvres de Ruysbroeck l’admirable, III; trad. Bénédictins de Saint-Paul de Wisques, Éd. Vromant & C° 1928, rev.)
« Voici l’Époux qui vient ; sortez à sa rencontre » (Mt 25,6)
Lorsque pour Dieu le temps semblait venu de prendre en pitié la souffrance de l’humanité, sa bien-aimée, il a envoyé son Fils unique sur terre dans ce palais somptueux et ce temple glorieux qu’était le sein de la Vierge Marie. C’est là qu’il a épousé notre nature et l’a unie à sa personne, à partir du sang très pur de la noble Vierge. Le prêtre célébrant les noces a été l’Esprit Saint, l’ange Gabriel en a publié les bans, et la glorieuse Vierge a donné son consentement. Voilà de quelle façon le Christ, notre époux fidèle, s’est uni à notre nature, nous a visités dans une terre étrangère et nous a enseignés d’une manière céleste et avec une fidélité parfaite. Il a peiné et combattu contre notre ennemi comme un champion valeureux ; il a détruit la prison et remporté la victoire. Par sa mort, il a détruit notre mort ; il nous a rachetés par son sang ; il nous a libérés, dans le baptême, par l’eau de son côté (Jn 19,34). Par ses sacrements et ses dons, il a fait de nous des riches, afin que parés de toutes sortes de vertus, nous sortions, comme il le dit dans l’Évangile (Mt 25,6), et que nous le rencontrions dans le palais de sa gloire, pour y jouir de lui sans fin, pour l’éternité.
LECTURES :
Lettre aux Hébreux 5,1-10.
Tout grand prêtre est pris parmi les hommes ; il est établi pour intervenir en faveur des hommes dans leurs relations avec Dieu ; il doit offrir des dons et des sacrifices pour les péchés. Il est capable de compréhension envers ceux qui commettent des fautes par ignorance ou par égarement, car il est, lui aussi, rempli de faiblesse ; et, à cause de cette faiblesse, il doit offrir des sacrifices pour ses propres péchés comme pour ceux du peuple. On ne s’attribue pas cet honneur à soi-même, on est appelé par Dieu, comme Aaron. Il en est bien ainsi pour le Christ : il ne s’est pas donné à lui-même la gloire de devenir grand prêtre ; il l’a reçue de Dieu, qui lui a dit : ‘Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré,’ car il lui dit aussi dans un autre psaume : ‘Tu es prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité.’ Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect. Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel. car Dieu l’a proclamé grand prêtre de l’ordre de Melkisédek.
Psaume 110(109),1.2.3.4.
R/ Tu es prêtre à jamais, selon l’ordre de Melkisédek (Ps 109, 4)
Oracle du Seigneur à mon seigneur : « Siège à ma droite, et je ferai de tes ennemis le marchepied de ton trône. »
De Sion, le Seigneur te présente le sceptre de ta force : « Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »
Le jour où paraît ta puissance, tu es prince, éblouissant de sainteté : « Comme la rosée qui naît de l’aurore, je t’ai engendré. »
Le Seigneur l’a juré dans un serment irrévocable : « Tu es prêtre à jamais selon l’ordre du roi Melkisédek. »
Angélus: le Seigneur vient aussi aujourd’hui pour faire la fête avec nous
Aux carences de l’homme, Dieu répond toujours par la surabondance de son amour. Tel a été le nœud du message du Pape aux pèlerins rassemblés sur la place Saint-Pierre pour l’Angélus. Le Saint-Père a demandé aux fidèles rassemblés de se souvenir que «le Seigneur vient aussi aujourd’hui pour faire la fête avec nous».
Fabrice Bagendekere, SJ – Cité du Vatican.
Dimanche 19 janvier, deuxième dimanche de l’année liturgique C, le Pape a bel et bien été au rendez-vous avec les milliers de pèlerins venus prier avec lui la prière mariale de l’Angélus. C’est une foule immense, doublée – triplée depuis l’ouverture de l’année jubilaire. Elle attend de voir apparaître à la fenêtre du palais apostolique le successeur de saint Pierre, qui n’a pas fait attendre les traditionnels tintons de midi. «Chers frères et sœurs, bon dimanche!», salue un Pape qui nous veut «tous frères» et dont le salut recueille le silence d’une assemblée, oreille et cœur grands ouverts pour écouter le vicaire du Christ. « J’écoute, que dira le Seigneur Dieu?» (Ps. 84)
Jésus, l’Époux qui est venu apporter le ‘‘bon vin’’ de son amour
C’est sur la péricope des noces de Cana que le Pape François a basé sa méditation, évangile proposé par la liturgie du jour. Ce texte de Jean 2, 1-11 «raconte le premier signe de Jésus quand il transforma l’eau en vin lors des noces de Cana en Galilée». Selon le Saint-Père, ce récit «anticipe et synthétise toute la mission de Jésus: le jour de la venue du Messie», conformément à la parole des prophètes: «le Seigneur préparera ‘‘un festin de vins capiteux’’ (voir Is 25,6) et ‘‘les montagnes laisseront couler le vin nouveau’’(voir Am 9,13)».
Le manque et la surabondance
Dans cet Évangile, a dit le Pape, nous pouvons trouver deux choses: «le manque et la surabondance». «D’une part, le vin manque et Marie dit à son Fils: “ils n’ont pas de vin” (v. 3); d’autre part, Jésus intervient en faisant remplir six grandes amphores et, à la fin, le vin est si abondant et exquis que le maître du banquet demande à l’époux pourquoi l’avoir gardé jusqu’à la fin (v. 10)», a-t-il expliqué, pour conclure, «notre signe est tojours le manque, mais tourjours le signe de Dieu est la surabondance , ‘’la surabondance de Cana en est le signe »», se référant ici à son prédécesseur, le feu Pape Benoît XVI, dans Jésus de Nazareth. (Voir Benoît XVI, Jésus de Nareth, vol. I, 294). «Aux carences de l’homme, comment Dieu répond-t-il? Par la surabondance», a affirmé le Saint-Père. (voir Rm 5,20). «Dieu n’est pas avare! Quand il donne, il donne beaucoup. Il ne vous donne pas un petit morceau, il vous donne beaucoup», a-t-il insisté.
Le Seigneur nous donne son amour avec surabondance
François a évoqué les situations de la vie où chacun pourrait à son tour dire que «le vin manque» «dans le banquet de notre vie», «qu’il nous manque la force et tant de choses». «Cela arrive lorsque les soucis qui nous affligent, les peurs qui nous assaillent ou les forces perturbatrices du mal nous privent du goût de la vie, de l’ivresse de la joie et de la saveur de l’espérance», a expliqué celui qui ne cesse de nous inviter à «La joie de l’Évangile». «Face à ce manque, quand le le Seigneur donne, il donne la surabondance. Ça semble être une contradiction: plus il ya en nous de manque, plus il y a la surabondance du Seigneur», a affirmé le Pape. Pourquoi? «Parce que le Seigneur veut faire la fête avec nous, une fête qui n’aura pas de fin», a déclaré François, avant d’invoquer l’intercession de la Vierge Marie, «femme du vin nouveau» (voir don Antonio BELLO, Marie, femme de nos jours) pour qu’elle «nous aide à redécouvrir la joie de la rencontre avec le Seigneur Jésus».
Marie, notre alliée la plus importante dans le combat contre Satan
L’italien Giovani Ziberna est le directeur de « Libérez-nous : La bataille des exorcistes », le seul documentaire approuvé par l’Association internationale des exorcistes. Après sa conversion il y a quelques années, Ziberna a réalisé que les catholiques devaient prendre conscience de l’existence du diable. Il ne s’agit pas d’en faire une obsession, mais d’acquérir une bonne connaissance afin de se préparer.
C’est l’origine de ce documentaire. Le film, auquel collaborent plusieurs exorcistes et qui, contrairement à ce que l’on voit à Hollywood, offre une vision réaliste de l’action du diable dans le monde est sans sensationnalisme et avec une lueur d’espoir inattendue pour les catholiques. Extraits de l’entrevue avec Giovani Ziberna :
« L’idée de ce projet est née de notre expérience personnelle et de notre conversion. Après mon baptême, un exorciste m’a demandé de l’aider en tant qu’assistant lors de plusieurs cas de possession. Cela nous a permis de découvrir le sujet et de voir que les exorcismes sont très différents de ce que le cinéma nous a fait croire, et surtout nous avons vu l’amour du Seigneur pour chacun d’entre nous et sa grande puissance.
Nous avons estimé qu’il était important de partager la victoire chrétienne sur le mal et le ministère de l’exorcisme à travers un documentaire-catéchèse, en inaugurant le projet par une interview du père Gabriele Amorth, le célèbre exorciste, et dans les années suivantes avec plusieurs exorcistes de l’Association internationale des exorcistes. »
Q- À la fin du documentaire, plusieurs minutes sont consacrées à la Vierge Marie et à son action contre le diable. Pourquoi avez-vous pensé qu’il était important de consacrer autant de temps à Sainte Marie ?
– « Il nous a semblé important de consacrer du temps à la Vierge Marie, car son intercession est fondamentale dans la lutte contre le démon, et son action et la consécration à son Cœur Immaculé sont des éléments clés de la victoire chrétienne sur le mal. Nous avons surtout compris que le combat le plus dangereux contre le démon est le combat ordinaire, dans lequel l' »ennemi » reste caché et agit pour nous faire tomber dans le péché, et que Marie est notre alliée la plus importante dans ce combat. »
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Marius était un notable persan qui s’était converti avec son épouse Marthe et ses deux enfants Audifax et Abacum, au christianisme.
Venus avec sa femme et leurs deux fils en pèlerinage à Rome sous le règne de Claude-le-Gothique (268-270), ils se dévouèrent à soulager les victimes de la persécution, à visiter les prisonniers et à ensevelir dignement les chrétiens exécutés.
Quand ils furent reconnus comme chrétiens, ils furent arrêtés et, refusant toute proposition d’idolâtrie, condamnés : les trois hommes furent décapités et Marthe périt noyée.
Saints Marius, Marthe, Audifax et Abacum priez pour nous !