Le 8 décembre 2024, l’Église reconnaît un 71e miracle à Lourdes

© Shutterstock/True Touch Lifestyle

Le 8 décembre 2024, l’Église reconnaît un 71e miracle à Lourdes

Un 71e miracle à Lourdes a été reconnu le dimanche 8 décembre 2024 par l’Église catholique, quasiment sept ans après le dernier miracle reconnu en février 2018.

L’Église reconnaît ce jour-là qu’un soldat britannique, John Traynor, blessé pendant la Première guerre mondiale, a guéri en 1923 après son passage dans le sanctuaire de Lourdes.

Né en 1883 à Liverpool, John Traynor s’est engagé dans la Royal Navy au début de la première guerre mondiale. Il est touché une première fois en 1914 à Anvers puis une seconde fois en 1915, frappé par des tirs de mitrailleuse. Les séquelles sont importantes : il perd l’usage de son bras droit et souffre de crises d’épilepsie.

Dans le sanctuaire de Lourdes en 1923, John Traynor est immergé dans les  piscines du sanctuaire et participe à la procession eucharistique et à la bénédiction des malades. Il quitte Lourdes le lendemain et entre à l’hospice des incurables le 24 juillet. Le 25 juillet 1923, il est guéri !

John Traynor revient à Lourdes en 1926 et passe au bureau des constatations médicales pour déclarer sa guérison. Le miracle est proclamé aujourd’hui, un siècle plus tard.

www.francetvinfo.fr/societe/religion/catholicisme/

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

18.02.2025 – SAINTE DU JOUR

Sainte Bernadette Soubirous
Vierge  (1844-1879)

C’est un 18 février que la Vierge Marie lui dit :  « Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l’autre. » : cette date a été retenue pour la commémoration en France.

Par contre, le Martyrologe Romainet d’autres pays la commémorent le 16 avril (dies natalis).

Bernadette avait quatorze ans lorsqu’elle vit pour la première fois la Vierge.

Fille aînée d’une famille de meuniers que l’arrivée des moulins à vapeur jettera dans une extrême pauvreté, Bernadette Soubirous est accueillie en janvier 1858 à l’Hospice de Lourdes dirigé par les Sœurs de la Charité de Nevers, pour y apprendre à lire et à écrire afin de préparer sa première communion.

En février 1858, alors qu’elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes. 

Dix-huit apparitions auront ainsi lieu entre février et juillet 1858. Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire, Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains.

En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées.

Elle meurt le 16 avril 1879 à trente-cinq ans. 

Elle est béatifiée le 14 juin 1925 puis canonisée le 8 décembre 1933, par le Pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939). Son corps retrouvé intact, repose depuis 1925, dans une châsse en verre dans la chapelle. Chaque année, venant du monde entier, des milliers de pèlerins et de visiteurs, se rendent à Nevers pour accueillir le message de Bernadette.

 Pour un approfondissement :
>>> Bernadette Soubirous / Lourdes

Sainte Bernadette Soubirous priez pour nous !

18.02.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 8,14-21. 

En ce temps-là, les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque.
Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! »
Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains.
Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ?
Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ?
Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze.
– Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. »
Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean de la Croix (1542-1591)

carme, docteur de l’Église

La Montée du Carmel, II, 3 (trad. OC, Cerf 1990, p. 637 rev.)

« Vous ne voyez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? »

La foi, disent les théologiens, est une habitude de l’âme, certaine et obscure à la fois. Elle est obscure parce qu’elle nous propose des vérités révélées de Dieu même, qui surpassent toute lumière naturelle, qui excèdent… toute compréhension humaine quelle qu’elle soit. De là vient que cette lumière excessive fournie par la foi devient pour l’âme de profondes ténèbres. Une force supérieure, on le sait, surmonte et fait défaillir une force moindre. Ainsi le soleil éclipse toutes les autres lumières, au point que lorsque celui-là resplendit, celles-ci ne semblent plus, à proprement parler, des lumières. En outre, son éclat dépasse totalement notre puissance visuelle quand il est dans sa force, en sorte qu’au lieu de la faire voir, il l’aveugle, parce qu’il est excessif et hors de proportion avec notre vue. De même la lumière de la foi, par son excès prodigieux, accable et fait défaillir la lumière de notre intelligence… Je prends un autre exemple… : supposez une personne née aveugle, et qui par conséquent n’a jamais vu les couleurs. Si vous cherchez à lui faire comprendre ce que c’est que le blanc et le jaune, vous aurez beau accumuler les explications, elle n’en retirera aucune connaissance directe, parce qu’elle n’a jamais vu ces couleurs… ; il ne lui en restera dans l’esprit que le nom, qu’elle a reçu par l’ouïe… Il en est de même de la foi à l’égard de l’âme. Elle nous dit des choses que nous n’avons jamais vues ni connues… ; nous n’avons à leur égard aucun rayon de connaissance naturelle… Mais nous les savons par l’ouïe, en croyant ce qui nous est enseigné…, en aveuglant en nous la lumière naturelle. En effet, comme dit saint Paul : « La foi naît de ce qu’on entend » (Rm 10,17). Comme s’il disait : La foi n’est pas une science qui entre en nous par les sens, c’est un assentiment de l’âme à ce qui entre par l’ouïe… Il est donc évident que la foi est pour l’âme une nuit profonde ; mais c’est par son obscurité même qu’elle l’éclaire et plus elle la plonge dans les ténèbres, plus elle l’illumine de ses rayons. En effet, c’est en aveuglant qu’elle éclaire, selon la parole d’Isaïe : « Si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas » (cf 7,9).

LECTURES :

Livre de la Genèse 6,5-8.7,1-5.10. 

Le Seigneur vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toutes les pensées de son cœur se portaient uniquement vers le mal à longueur de journée.
Le Seigneur se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre ; il s’irrita en son cœur et il dit :
« Je vais effacer de la surface du sol les hommes que j’ai créés – et non seulement les hommes mais aussi les bestiaux, les bestioles et les oiseaux du ciel – car je me repens de les avoir faits. »
Mais Noé trouva grâce aux yeux du Seigneur.
Le Seigneur dit à Noé : « Entre dans l’arche, toi et toute ta famille, car j’ai vu qu’au sein de cette génération, devant moi, tu es juste.
De tous les animaux purs, tu prendras sept mâles et sept femelles ; des animaux qui ne sont pas purs, tu en prendras deux, un mâle et une femelle ;
et de même des oiseaux du ciel, sept mâles et sept femelles, pour que leur race continue à vivre à la surface de la terre.
Encore sept jours, en effet, et je vais faire tomber la pluie sur la terre, pendant quarante jours et quarante nuits ; j’effacerai de la surface du sol tous les êtres que j’ai faits. »
Noé fit tout ce que le Seigneur lui avait ordonné.
Sept jours plus tard, les eaux du déluge étaient sur la terre.

Psaume 29(28),1-2.3ac-4.3b.9c-10. 

R/ Le Seigneur bénit son peuple en lui donnant la paix (Ps 28, 11b)

Rendez au Seigneur, vous, les dieux, 
rendez au Seigneur gloire et puissance.
Rendez au Seigneur la gloire de son nom, 
adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté.

La voix du Seigneur domine les eaux,
le Seigneur domine la masse des eaux.
Voix du Seigneur dans sa force, 
voix du Seigneur qui éblouit.

Le Dieu de la gloire déchaîne le tonnerre,
et tous dans son temple s’écrient : « Gloire ! »
Au déluge le Seigneur a siégé ; 
il siège, le Seigneur, il est roi pour toujours !