19.04.2025 – HOMÉLIE DE LA VEILLÉE PASCALE – LUC 24,1-12

Veillée pascale 2025

“Il est vivant”

Textes bibliques de la veillée pascale : lire

Toutes ces lectures bibliques qui nous sont proposées pour cette veillée pascale nous montrent que Dieu n’a jamais cessé d’être présent à son peuple.

Il est celui qui crée le monde avec amour et par amour. Il est encore celui qui a vu la misère de son peuple et qui veut le sauver. Tout au long des siècles, le monde a beaucoup changé. Mais Dieu n’a pas changé. Malgré les infidélités de son peuple, Dieu reste fidèle à son alliance. Et il envoie des prophètes pour le lui dire. Au cours des périodes sombres, ces derniers sont intervenus pour appeler le peuple à la conversion : « Revenez à moi de tout votre cœur… »

C’est très important pour nous aujourd’hui. Notre monde aussi a beaucoup changé. Mais Dieu reste le même. Il est le Dieu de l’alliance, celui qui continue à aimer son peuple d’un amour passionné. L’important ce n’est pas d’adapter notre religion à ce monde mais de nous ajuster à Dieu qui nous appelle à revenir vers lui. Avec lui, le mal et la mort ne peuvent avoir le dernier mot.

C’est cette bonne nouvelle qui nous est rapportée dans l’Évangile de saint Luc. Il nous parle des femmes qui sont venues au tombeau de grand matin. Ce sont les mêmes qui avaient suivi Jésus jusqu’au pied de la croix. Elles ont été plus courageuses que les hommes. Ces derniers se sont cachés car ils avaient peur d’être recherchés et poursuivis par les juifs. Elles ont suivi leur Maître jusqu’au pied de la croix. En venant au tombeau en ce matin de Pâques, elles croyaient embaumer son corps.

Mais rien ne se passe comme elles l’avaient prévu. Quand elles arrivent, elles trouvent un tombeau vide. Deux messagers du Seigneur interviennent. Si elles veulent trouver Jésus, ce n’est pas dans un cimetière qu’il faut le chercher. Il est sorti de son tombeau ; il est vivant. Cette bonne nouvelle, il faut l’annoncer à tous, et en premier aux disciples. Ces derniers ont eu du mal à y croire. Pour eux, c’était impensable. Mais la victoire du Christ ressuscité a été plus forte que leurs réticences.

Voilà cette bonne nouvelle qui a été transmise de génération en génération. C’est à nous maintenant de prendre le relai pour qu’elle continue à être annoncée. Dans certains pays, les chrétiens le font au péril de leur vie. Mais rien ne peut empêcher la progression de la Parole de Dieu. Nous-mêmes, nous sommes envoyés dans le monde d’aujourd’hui pour être témoins et messagers de Jésus ressuscité. Notre mission c’est de dire et de témoigner. Mais le principal travail, c’est Dieu qui le fait dans le cœur de ceux et celles qu’il met sur notre route. L’Évangile restera toujours une force communicative pour les hommes d’aujourd’hui.

Cette mission qui nous est confiée, nous la portons dans notre prière. C’est important pour nous. La parole que nous avons à proclamer ce n’est pas la nôtre mais celle de Jésus. C’est pour cela que nous avons sans cesse à nous ajuster à lui. C’est avec lui que notre vie pourra devenir un authentique témoignage.

Ce soir, nous pouvons faire nôtre ce chant d’envoi : « Allez-vous-en sur les places et sur les parvis ! Allez-vous-en sur les places y chercher mes amis. »

Source : PUISER À LA SOURCE, le 4 avril 2026

19.04.2024 – HOMÉLIE DE LA VEILLÉE PASCALE – LUC 24, 1-12

Du tombeau à la lumière

Évangile selon saint Luc 24, 1-12

Nous avons médité, jeudi passé, à l’occasion du Lavement des pieds et de la dernière Cène, sur l’angoisse qui devait tirailler Jésus alors qu’il voyait la mort s’approcher inexorablement ; sur les larmes qui devaient lui monter aux yeux, alors qu’il partageait un dernier repas avec Judas : « Pourquoi me fais-tu ça ? Pourquoi ce rejet, cette violence, cette crucifixion ? 

Pourtant le Christ ne fait aucun reproche à Judas. A sa trahison, il répond par un amour toujours plus humble, s’abaissant pour lui laver les pieds, prendre soin de sa liberté d’aller, partager encore un repas avec lui. Plutôt que se laisser envahir par la peur de ce qui va arriver, le Christ se laisser submerger par l’amour. Ce faisant, il désarme son agresseur : au lieu de se laisser prendre, il se donne. L’antidote aux forces qui broient de l’humain, c’est l’amour.

Nous ne supportons pas le vide que crée en nous la douleur. La souffrance fait que nous ne sommes plus à nous-mêmes. Viennent alors les pensées sombres et les réflexes de vengeance, contre autrui ou contre nous-même. On se fabrique des boucs émissaires : faire mal à quelqu’un exactement là où nous-même avons mal, pour compenser ce vide que crée en nous toute souffrance.

C’est le vrai danger des maux et des souffrances qui nous atteignent : ils instillent en nous le poison du désespoir et l’esprit de vengeance – contre soi, contre les autres, contre la vie voire contre Dieu. Très vite l’amertume nous envahit l’âme et, après elle, le ressentiment et la haine – de soi, des autres, de la vie voire de Dieu. Et c’est alors l’Enfer. Notre peur de souffrir encore nous enferme dans le rejet de soi, des autres, de la vie voire de Dieu.

Ainsi, toute la spiritualité chrétienne consiste à ne pas se laisser enfermer dans la peur, le ressentiment voire la haine qui surgissent de la violence que nous subissons. Ceux qui ont eu a subir de lourds traumatismes savent à quel point la peur, l’anxiété, l’angoisse de souffrir encore peut rendre la vie infernale et vide.

Notre monde aujourd’hui est perclus de peurs, de souffrances et d’anxiété. Notre planète agonise et les peuples partout se confrontent. La santé mentale des populations est inquiétante. Partout le désespoir gagne et l’avenir s’obscurcit. Il y a quelque chose de l’angoisse apocalyptique qui nous étreint. Certains imaginent déjà la fin des temps.

Alors que nous voyons chaque jour l’amour et la fraternité humaine se dissoudre dans la peur du lendemain, allons-nous être de ces disciples qui abandonnent et trahissent le bel idéal chrétien dans un grand élan de sauve-qui-peut ? Allons-nous laisser l’angoisse de l’avenir nous ronger nous aussi et nous désespérer ?

Pourtant, surmonter l’angoisse et la peur est humainement possible. C’est ce que le Christ nous montre à Pâques. Si le Christ-Humain effectivement meurt et ressuscite, le Christ-Dieu, lui, reste éternel. Face à l’humanité qui s’effondre, l’amour divin reste intact. Il est possible, confrontés à la souffrance et même à la mort, de ne pas chercher de revanche. Au contraire, comme le montre Jésus, il est possible de trouver dans l’abaissement une manière toujours plus humble d’aimer.

L’antidote à l’enferment dans la douleur c’est le surcroît d’amour. Si nous pensons que notre monde court à sa perte, c’est alors qu’il faut nous abaisser pour l’aimer d’avantage.

Bien sûr, on peut toujours espérer un miracle, mais surmonter les drames de la vie par l’amour est quelque chose qui s’apprend et requiert de l’entraînement. Même si, comme le bon larron, on peut espérer le surgissement du salut à la toute fin d’une vie désordonnée, il est préférable de se former à transcender nos anxiétés et nos peurs par l’amour, par une vie spirituelle régulière, par une amitié habituelle avec Dieu. Ce qui nous libère des angoisses à venir, c’est notre proximité actuelle avec Dieu.

Notre monde est en crise, comme l’est à Pâques la communauté des disciples de Jésus. Tous, comme nous aujourd’hui, font face à l’effondrement de leur bel idéal. Serons-nous de ceux qui laisseront la peur du lendemain nous envahir ou serons-nous de ceux qui restent en compagnie du Christ jusqu’au pied de la croix ? De notre croix …

Aujourd’hui les temps sont anxiogènes et le risque est grand de se laisser égarer. Déposons nos peurs et nos angoisses au pied de cet autel et demandons à Dieu de les convertir en amour, que de nos tombeaux vides, il fasse surgit la lumière.

Seigneur, même si demain nous inquiète et que l’avenir semble incertain, fais que nous soyons des témoins de ta Résurrection.

Fr. Laurent Mathelot OP

Source : RÉSURGENCE.BE, le 16 avril 2025

Qu’est devenu Simon de Cyrène après la crucifixion ?

Renata Sedmakova / Shutterstock

On sait peu de choses sur ce qui est arrivé à Simon de Cyrène après avoir aidé Jésus à porter la croix jusqu’au lieu de la crucifixion.

Il n’existe qu’un seul homme dans l’histoire qui ait littéralement aidé Jésus à porter sa croix. Son nom apparaît dans les Évangiles, mais on sait très peu de choses sur cet homme mystérieux et sur ce qui s’est passé après la crucifixion de Jésus. L’Évangile de Matthieu rapporte simplement : « En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. » (Mt 27,32) Et Marc ajoute quelques précisions : « […] ils réquisitionnent, pour porter sa croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs. » (Mc 15,21)

On apprend ainsi que Simon était originaire de Cyrène, une région d’Afrique du Nord (actuelle Libye), autrefois colonie grecque puis romaine, qui comptait une importante population juive. Le texte lui-même semble dire que Simon a été forcé de porter la croix de Jésus, ce qui laisse penser qu’il ne voulait pas volontairement être associé à celui que l’on considérait comme un criminel.

La vision de la bienheureuse Anne Catherine Emmerich

La bienheureuse Anne Catherine Emmerich, une mystique allemande du XIXe siècle, affirme dans sa Douloureuse Passion de Jésus Christque Simon de Cyrène était un païen :

« Ils virent à peu de distance un païen, nommé Simon de Cyrène, accompagné de ses trois enfants, et portant sous le bras un paquet de menues branches, car il était jardinier et venait de travailler dans les jardins situés près du mur oriental de la ville. […] Il se trouvait au milieu de la foule dont il ne pouvait se dégager, et quand les soldats reconnurent à son habit que c’était un païen et un ouvrier de la classe inférieure, ils s’emparèrent de lui et lui dirent d’aider le Galiléen à porter sa croix. Il s’en défendit d’abord, mais il fallut céder à la force. Ses enfants criaient et pleuraient, et quelques femmes qui le connaissaient les prirent avec elles. Simon ressentait beaucoup de dégoût et de répugnance à cause du triste état où se trouvait Jésus et de ses habits tout souillés de boue ». [Chapitre 33]

Anne Catherine Emmerich ajoute ensuite que Jésus pleurait et regardait Simon si profondément qu’il ne porta pas longtemps la croix derrière Jésus sans se sentir profondément touché. Cet évènement aurait profondément marqué les deux aînés, Rufus et Alexandre, qui seraient devenus chrétiens et auraient rejoint ensuite les disciples. Le troisième, plus jeune, elle le vit, encore enfant, auprès de saint Étienne.

Certains historiens bibliques pensent que si Marc cite les noms d’Alexandre et de Rufus c’est probablement parce qu’ils étaient bien connus des premières communautés chrétiennes. D’ailleurs, saint Paul lui-même mentionne un certain Rufus dans sa lettre aux Romains : « Saluez Rufus, choisi par le Seigneur, et sa mère qui est aussi la mienne ». (Rm 16,13).

Si les Évangiles ne disent rien sur ce qui est arrivé à Simon après avoir porté la croix de Jésus, il est difficile de croire qu’une telle proximité avec Jésus ne l’ait pas profondément transformé. Certaines traditions chrétiennes le vénèrent comme un saint et le fêtent le 1er décembre. À sa suite, les croyants peuvent demander la grâce de porter leur propre croix et de laisser Jésus transformer leur vie.

Source : ALETEIA, le 29 avril 2025

18.04.2025 – « La croix, l’expression ultime de l’amour de Dieu pour nous »

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« La croix, l’expression ultime de l’amour de Dieu pour nous »

Dans la célébration de la Passion du Seigneur, la contemplation de la croix est une invitation à la conversion des attitudes, des options et des comportements.

 

En ce Vendredi saint, jour où la Passion de Jésus est célébrée, « toute l’attention se tourne vers la croix, expression maximale de l’amour de Dieu pour nous », a déclaré le recteur du Sanctuaire de Fatima qui a présidé la célébration de cet après-midi, dans la Basilique de la Sainte Trinité.

S’adressant aux nombreux pèlerins présents, le père Carlos Cabecinhas a souligné que contempler la croix ne peut être un acte inconséquent : « c’est un défi de répondre avec amour à l’immense amour de Dieu ». Plus qu’une comitation, la contemplation de la croix doit faire appel à « la conversion du cœur, qui se manifeste par la conversion des attitudes, des options et des comportements ».

« Nous nous représentons dans les différents acteurs du processus qui conduit Jésus à la mort », a déclaré le prêtre, citant les exemples de l’Évangile de la Passion : l’indifférence des soldats face à la souffrance de Jésus, la trahison de Judas, les dénis de Pierre, la lâcheté de Pilate ou l’inconstance des foules, qui acclament Jésus, parfois crient qu’il doit être crucifié.

« J’aimerais que notre attitude soit celle de Marie qui est restée près de la croix de son fils, Jésus, ou celle du disciple préféré, qui l’accompagnait », a déclaré le père Carlos Cabecinhas, soulignant que le récit évangélique de la Passion révèle « la fragilité et la médiocrité de notre réponse à cet amour de Dieu pour nous ».

Le président de la célébration a également souligné que l’amour de Dieu est compris quand on ne reste pas indifférent « face à la souffrance des autres, face à la souffrance de toutes les victimes de la guerre, que ce soit en Ukraine, en Palestine et en Israël ou dans tant d’autres endroits du monde ».

« Contempler la croix nous engage à servir les autres et à soulager leurs souffrances », a-t-il conclu.

La célébration de la Passion du Seigneur a commencé en silence. Le président et les deux prêtres qui l’accompagnaient se prosternaient face contre terre devant l’autel.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 18 avril 2025

18.04.2025 – Chemin de Croix au Colisée: Jésus porte les blessures de notre histoire

Chemin de Croix au Colisée: Jésus porte les blessures de notre histoire

Environ 20 000 fidèles ont vécu dans la soirée du vendredi 18 avril, ce moment intense et spirituel qui commémore la Passion du Christ, méditant sur les principales étapes des souffrances du Seigneur qui ont conduit à sa crucifixion. Le Pape François convalescent et ayant préparé les méditations des quatorze stations, a suivi depuis sa résidence Sainte-Marthe, cette traditionnelle célébration, en communion avec l’ensemble des fidèles chrétiens rassemblés dans l’amphithéâtre romain. 

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

«Le chemin du Calvaire passe par nos chemins de tous les jours. Seigneur, nous allons généralement dans la direction opposée à la tienne. Il est possible de nous retourner, de te regarder, de te suivre». L’introduction du Chemin de Croix débuté à 21h00 au Colisée, rappelle l’importance «de nous engager sur la route de Jésus» qui connaît les cœurs; et «de nous rendre compte qu’il vaut mieux changer de direction».

Un message adressé à l’ensemble de ces fidèles chrétiens et pèlerins qui, chaque année, participent au Chemin de Croix qui se tient à l’amphithéâtre romain, l’un des monuments les plus emblématiques, et lieu de martyr pour des milliers de chrétiens dans les premiers siècles après Jésus-Christ. Le Pape François, absent en raison de son état de convalescence et dont la santé connait des améliorations, a préparé les méditations pour ce Chemin de Croix, présidé dans la soirée de ce Vendredi Saint, par le vicaire général du Pape pour le diocèse de Rome, le cardinal Baldassare Reina.

Le cardinal Reina portant la croix
Le cardinal Reina portant la croix   (VATICAN MEDIA Divisione Foto)

Au coeur de la Passion du Christ 

«La Via Crucis est la prière de ceux qui bougent. Elle interrompt nos chemins habituels afin que nous passions de la lassitude à la joie». Dans la nuit éclairée par une myriade de bougies, environ 20 000 fidèles se sont massés près du Colisée, priant et méditant les quatorze stations qui retracent la Passion et la mort du Christ sur la croix, preuve de son amour pour l’humanité. Étaient également présents des cardinaux, des évêques, des prêtres, ainsi que des religieuses et religieux.

Intentions de prières 

La Via Crucis s’est ouverte par une prière. Dans l’arène du Colisée, la croix en bois a été tout d’abord portée par le cardinal Reina, puis à tour de rôle le long du parcours, par des représentants des jeunes, de la Caritas, des migrants, des agents de santé, des personnes handicapées, des volontaires pour le Jubilé, ainsi que par des éducateurs et confesseurs. Au cours de ces moments intenses de prière, l’assemblée s’est tournée vers le Seigneur qui s’est donné en sacrifice sur la croix à Golgotha, lui présentant au fil des différentes stations: «conflits, tristesses, larmes, injustices, blessures et fragilités». Les malades, les prisonniers, les pauvres, les croyants et non croyants, ont été portés en prière. 

Une petite fille portant un cierge
Une petite fille portant un cierge   (VATICAN MEDIA Divisione Foto)

L’espérance en Jésus

Le Chemin de Croix du Christ, «n’a pas seulement été une montée, il a été une descente vers ceux que tu as aimés, vers le monde que Dieu aime», souligne la méditation du Pape à la deuxième station. Les jeunes aussi peinent et se fatiguent, les adultes trébuchent et tombent, «mais ceux qui espèrent en toi reprennent des forces, ils se donnent des ailes comme les aigles, ils courent sans se lasser, ils marchent sans se fatiguer».

En effet sur le chemin de la Croix, Marie était présente partageant la douleur de son Fils: «Ô Mère, tu es l’une des rares à t’en souvenir. Maintenant, c’est le Fils qui a besoin de toi. Il sent que tu ne désespères pas». À la quatrième station qui évoque la rencontre de Jésus et de Marie, l’intercession de la Vierge attentive qui oriente et console les cœurs, a été demandée.

Les regards fixés sur la Croix, les fidèles dans le silence, plongés dans la méditation des stations qui se suivaient, ont prié pour la paix et l’unité au sein de l’Église: «Si l’Église t’apparait aujourd’hui comme un vêtement déchiré, apprends-nous à retisser notre fraternité, fondée sur ton don. Nous sommes ton Corps, ta tunique indivisible, ton Épouse. Nous le sommes ensemble…».

«Apprend nous à aimer»

La Croix de Jésus fait tomber les murs, elle efface les dettes et annule les jugements, établit la réconciliation, précise la méditation de la 11ème station: «Tu es le véritable Jubilé. Convertis-nous à toi, Jésus qui, cloué, peux tout». L’amour a été mise en évidence à cette étape, les fidèles et pèlerins demandant à Jésus Amour de leur «apprendre à aimer», car en effet «nos ténèbres cherchent la lumière».

Des fidèles en prière
Des fidèles en prière   (ANSA)

La mort de Jésus sur la Croix 

«Le soleil s’était caché. Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu. Alors, Jésus poussa un grand cri: Père, entre tes mains je remets mon esprit. Et après avoir dit cela, il expira.» Luc (23, 45-49). À la 12èmestation, une autre prière est adressée, implorant: «Jésus, de nous accorder, nous qui te regardons encore souvent à distance, de vivre dans ton souvenir, pour qu’un jour, lorsque tu viendras, la mort même nous trouve vivants».

Par le Chemin de Croix parcouru au Colisée en cette année 2025 du Jubilé, «nous nous sommes tournés vers l’amour dont rien ne peut nous séparer. Maintenant, alors que le Roi dort et qu’un grand silence descend sur toute la terre, faisant nôtres les paroles de saint François, invoquons le don de la conversion du cœur». Concluant la Via Crucis, le cardinal Baldassare Reina a prié pour que «le Seigneur éclaire les ténèbres des cœurs, accorde une foi droite, une espérance certaine, une charité parfaite», mais aussi «la sagesse et le discernement» pour faire la volonté du Seigneur. 

Source : VATICANNEWS, le 18 avril 2025