Dix statues de la Vierge pèlerine relient Fatima au monde

Dix statues de la Vierge pèlerine relient Fatima au monde

À la fin de l’année, 10 des 13 statues de la Vierge pèlerine marquent et renouvellent des relations de plusieurs décennies avec les paroisses et les diocèses, en Europe et en Amérique du Sud.

 

L’année jubilaire, et d’autres contextes particuliers et éphémérides marquent les voyages de la Vierge pèlerine de Fatima en 2025. Les déplacements s’intensifient en mai, lorsque la plupart des visites dans les paroisses et les diocèses sont en cours.

Cette année, l’image est présente en Europe et en Amérique du Sud, pour marquer les anniversaires significatifs des confréries, des paroisses et des diocèses. En Europe, le Portugal, l’Espagne et l’Italie sont les trois pays les plus visités. En Amérique du Sud, le Brésil est le pays avec le plus de visites, concentrées à São Paulo et Rio de Janeiro.


Portugal

Au Portugal, la Vierge Pèlerine de Fatima se trouve dans le diocèse de Porto, à Felgueiras, au Sanctuaire de Santa Quitéria, à l’initiative de la Confrérie du Cœur Immaculé de Marie et de Santa Quitéria. Il s’agit de la huitième image, qui a déjà fait le pèlerinage à travers les paroisses de l’Unité Pastorale du Mondego : Arzila, Pereira do Campo, Ribeira de Frades, Santo Varão, Taveiro et Ameal. Toujours dans le diocèse de Porto, la deuxième sculpture de la Vierge pèlerine de Fatima participe au 40eºe anniversaire du pèlerinage à Fatima de la paroisse de São Pedro de Castelões et de la paroisse de São João Batista de Cepelos.

Sur le territoire national se trouve également la dixième image de la Vierge pèlerine de Fatima, dans un voyage de pèlerinage qu’elle accomplit par plusieurs paroisses du diocèse de Santarém, dans le cadre de la célébration du cinquantième anniversaire de la création du diocèse. Dans les paroisses de São Miguel de Alcainça et de Nossa Senhora da Conceição de Igreja Nova, de la Vigararia de Mafra, Patriarcat de Lisbonne, la 11e sculpture de la Vierge pèlerine de Fatima visite les institutions et les habitants de la paroisse ce mois de mai, dédié à Marie.

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Photographie © Diocèse de Santarém. La dixième sculpture de la Vierge pèlerine de Notre-Dame de Fatima, à Tomar, dans le cadre du pèlerinage en cours, qui apporte l’Image Pèlerin de Fatima à plusieurs paroisses.



Espagne

En Espagne, se trouve la cinquième sculpture de la Vierge pèlerine de Fatima, pour les célébrations des 75 ans de la première visite de l’Image au diocèse de Badajoz et des 55 ans de pèlerinage à Fatima. Dans le pays ibérique, à Séville, l’image n.º2 à la paroisse de Nuestra Senõra de La Consolación, à El Pedroso, a marqué, avant mai, les 70 ans de la première visite d’une Image Peregrina sur le site. Ces deux visites en Espagne en 2025 marquent des éphémérides significatives de premières visites de l’Image Peregrina.


Italie

La troisième Image Peregrina visite l’unité pastorale de Poncarale et Borgo, à Brescia, en Italie, pour participer aux fêtes en l’honneur de la Vierge Marie. L’année jubilaire motive la présence de l’Image pèlerine de Fatima en Lombardie et en Vénétie, en Italie, dans une initiative promue par l’Apostolat mondial de Fatima, où se trouvera la sculpture n.º4. Dans le pays transalpin, il y aura également la 12.ª sculpture, pour une visite au diocèse de Sabina-Poggio Mirteto et au diocèse de Lanciano-Ortona, où se déroulent les célébrations mariales, en cette année jubilaire. La 13eª Image se rend au diocèse de Brescia, à l’occasion de la constitution de la nouvelle Unité Pastorale « Rédemptrice » et étend ses visites à d’autres diocèses d’Italie, à l’initiative du Mouvement Ecclesiale Famiglia del Cuore Immacolato di Maria, dénommé « Peregrinatio Marie e Missioni al Popolo ».


Brésil et Venezuela

Sur le continent américain, la Vierge pèlerine de Fatima est, au mois de mai, en pèlerinage au Brésil. Dans la paroisse de Notre-Dame de Fatima, à Sumaré, dans l’État de São Paulo, se trouve la troisième sculpture. Au Brésil, il y a aussi l’image n.º 6 de la Vierge pèlerine de Fatima, pour marquer les 50 ans de la Confrérie de Notre-Dame de Fatima, basée dans la ville de Guarujá, dans la paroisse Notre-Dame de Fatima et Santo Amaro, en visite à la cathédrale de Santos. À Rio de Janeiro, le diocèse de Campos dos Goytacazes reçoit la visite de la neuvième sculpture de la Vierge pèlerine de Fatima, dans le cadre des célébrations des 25 ans de la Communauté Marianne Alliance Éternelle, à travers une représentation locale de l’Apostolat Mondial de Fatima et de l’Administration Apostolique de Saint Jean-Marie Vianney. Sur le même continent, la 11e image de la Vierge Pèlerine de Fatima, actuellement à Mafra, visitera, plus tard cette année, la paroisse de Nuestra Senõra de Las Mercedes, diocèse de San Filipe, dans la municipalité d’Arístides Bastidas, dans l’État vénézuélien de Yaracuy, dans le nord-ouest du Venezuela.
 

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La première image pèlerine

La première image pèlerine de Notre-de-Patima a été conçue selon les indications de Sœur Lucie, voyante de Fatima. Il a été offert au sanctuaire par l’évêque de Leiria D. José Alves Correia da Silva, et couronnée solennellement par l’archevêque d’Évora, le 13 mai 1947. À partir de cette date, l’Image a parcouru le monde entier à plusieurs reprises, portant avec elle un message de paix et d’amour. En raison des nombreuses demandes adressées à Cova da Iria, plusieurs répliques de la première Image Pèlerine de Fatima ont été faites, qui sont actuellement au nombre de 13. La première image a été intronisée dans la basilique Notre-Dame du Rosaire de Fatima, ayant été placée sur une colonne à côté du maître-autel.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 21 mai 2025

Le pape Léon XIV a fait aujourd’hui la première référence à Fatima

Le pape Léon XIV a fait aujourd’hui la première référence à Fatima

Le moment s’est produit lors de la première audience publique du Saint-Père au Vatican.

 

Le pape Léon XIV a fait la première référence à Fatima lors de son pontificat, lors de sa première audience générale, qui a eu lieu mercredi matin au Vatican.

« Chers fidèles de langue portugaise, soyez les bienvenus ! Un salut spécial aux pèlerins venus du Portugal et du Brésil. En ce mois marial, je tiens à réitérer l’appel de la Vierge de Fatima : « Priez le Rosaire tous les jours pour la paix ». Avec Marie, demandons aux hommes de ne pas fermer leur cœur à ce don de Dieu et de désarmer leur cœur. Que le Seigneur vous bénisse », a déclaré le Saint-Père, en saluant les pèlerins de langue portugaise présents sur la place Saint-Pierre.

C’est la première référence publique que le Souverain Pontife fait au Message de Fatima depuis son élection, le 8 mai dernier.

En 2019, en tant qu’évêque et administrateur apostolique du diocèse de Chiclayo, au Pérou, l’actuel pape Léon XIV a prié au pied de la statue de la Vierge pèlerine de Fatima, lors de la présence de cette statue sur ce territoire. En tant qu’évêque, D. Robert Francis Prevost a consacré le Pérou au Sacré-Cœur de Jésus et au Sacré-Cœur de Marie, avec la Vierge pèlerine de Fatima comme icône mariale.

La paix a été une préoccupation exprimée par le Pape dès le premier instant. Il y a 12 jours, dans les mots qu’il a adressés aux fidèles après son élection, depuis le balcon central de la basilique Saint-Pierre, le pape Léon XIV a appelé à la paix, à l’unité et à un effort de l’Église pour assumer sa mission d’être un pont de dialogue et d’amour dans le monde.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 21 mai 2025

Conseils du Cardinal Verdier à ses prêtres en fin de retraite pastorale :

Conseils du Cardinal Verdier à ses prêtres en fin de retraite pastorale :

Vous allez demain rentrer chez vous. Je vous demande à tous de faire un geste et une prière.

Quand vous ouvrirez, en arrivant, la porte de votre église, arrêtez-vous un instant. Dites à Marie : « O ma Mère, entrez la première. Je veux désormais dans cette demeure qui est la vôtre et la mienne, y prier avec vous, y prêcher, y confesser avec vous : je veux vivre tout mon sacerdoce avec vous. »

Puis vous irez au presbytère. Après en avoir ouvert la porte, arrêtez-vous encore un instant, invitez Marie à passer devant vous, et dites-lui : « O ma Mère, entrez la première. Je veux vivre avec vous dans ce foyer, et tout près de vous, je veux y vivre dans la mortification, dans la patience, dans la pureté, dans la charité. »

Enfin quand vous ouvrirez la porte de votre chambre, arrêtez-vous encore une fois, invitez votre Mère à passer devant vous, et dites-lui : « Ici surtout, ô ma Mère, ne me quittez plus. Je veux ici prier, étudier, dormir, mourir sous votre regard, tout près de votre cœur. »

Cardinal Verdier

Souvenir de mes retraites pastorales

Cité dans : Maria – études sur la Vierge Marie – sous la direction d’Hubert du Manoir, s. j. – Tome III, 1954, p. 677

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

23.05.2025 – SAINT DU JOUR

St Jean-Baptiste de Rossi

Saint Jean-Baptiste de Rossi
Confesseur († 1764)

Giovanni Battista de Rossi naît dans la petite ville de Voltaggio, au diocèse de Gênes, le 22 février 1698. Son père, Charles, était de condition modeste, mais d’une foi profonde qui le fit veiller de près, tant qu’il vécut, à l’éducation religieuse de ses quatre enfants. Deux nobles génois, Jean Scorza et Maria Cambiasi, sa femme, qui villégiaturaient à Voltaggio, furent charmés de ses qualités et le demandèrent à son père en qualité de page.

Trois ans après il les quittait, appelé à Rome par un cousin, don Laurent de Rossi, chanoine de la basilique de Sainte-Marie in Cosmedin. Celui-ci, avec une générosité et une affection qui ne se démentirent jamais, le fit instruire au Collège romain. Jean-Baptiste y suivit les cours avec un tel succès, que, tous les ans, il obtenait le titre de dictateur, réservé à l’élève le plus brillant de chaque classe.
En 1721, avec une dispense de près d’un an, il était ordonné prêtre, et il commençait l’admirable vie d’apostolat des pécheurs et des pauvres qui l’ont fait comparer à saint Philippe de Néri et à saint Vincent de Paul. 
Il évangélisa d’abord les pauvres bergers de la campagne romaine qui apportaient à la ville leurs denrées. Il venait dès le lever de l’aurore, au coucher du soleil, les trouver sur les places où ils s’assemblaient, leur parlait avec affection, s’intéressait à leurs petites affaires, à leur commerce, gagnait leur confiance ; peu à peu il s’insinuait dans ces âmes frustes et grossières, peu soucieuses des choses éternelles; enfin il les touchait, les tournait vers Dieu, éveillait en elles le désir du salut ; triomphant, il les guidait vers un confesseur, car lui-même ne se croyait pas assez instruit pour s’asseoir au tribunal de la pénitence. 

Bientôt ce travail ingrat et dur ne lui suffit pas. Les vagabonds, puis les prisonniers, les gens d’armes des tribunaux, – voire le bourreau lui-même, – attirèrent ses soins et profitèrent de son dévouement. Son œuvre préférée fut pendant longtemps l’hospice de Santa-Galla, où un bon prêtre, don Vaselli, réunissait déjà des pauvres abandonnés qui avaient besoin d’instruction religieuse. Jean-Baptiste s’était attaché à cette maison dès le temps où il fréquentait le Collège romain. Prêtre, il s’y donna plus encore, jusqu’à ce qu’enfin il succéda à don Vaselli dans la direction, moins imposée par une règle positive que bénévolement acceptée, des prêtres qui se consacraient à ce ministère. 
Et puis il eut le désir de donner aux pauvres filles qui erraient sans domicile dans les rues de Rome un asile au moins pour la nuit. Il fonda pour elles l’hospice Saint-Louis-de-Gonzague, dirigé par une prieure et une sous-prieure. 

Ce n’est qu’en 1739 que, triomphant des hésitations de son humilité, le vénérable Tenderini, évêque d’Orte, l’orienta vers la direction des âmes. Il s’y révéla immédiatement maître, et maître merveilleux. Dorénavant sa grande et constante occupation fut d’entendre les confessions ; il y acquit une réputation que l’on peut dire mondiale, puisque, comme un siècle plus tard pour le saint curé d’Ars, on vit des pénitents lui venir de Portugal, d’Espagne ou même d’Allemagne, attirés par la réputation de sa sainteté et de sa miséricorde.

Sa santé devenait de plus en plus précaire; les crises de sa maladie, plus fréquentes, secouaient son pauvre corps au point de le laisser pendant plusieurs jours dans une véritable agonie ; il ne se soutenait qu’avec peine sur ses jambes affaiblies, presque hors d’usage ; son estomac refusait à peu près toute nourriture ; il ne pouvait ni lire ni écrire. Malgré tout il allait, et soit pour confesser, soit pour prêcher, soit pour consoler et encourager, il avait toujours des forces. 

C’est qu’il les puisait dans un amour de Jésus-Eucharistie qui s’épanouissait en un oubli absolu de lui-même. Détaché de toute grandeur humaine et de toute richesse, il avait fallu un ordre exprès de son confesseur pour lui faire accepter la succession de son cousin, don Laurent, à sa prébende de chanoine et à sa fortune. Celle-là, il la garda, comme de force, jusqu’à ce que ses fonctions de confesseur lui eussent rendu impossible l’assistance au chœur. Mais celle-ci, il ne tarda pas à la disperser tout entière aux mains des pauvres. Et quand il meurt, le 23 mai 1764, non pas dans la belle maison dont il avait hérité, mais dans une humble chambre de l’hôpital de la Trinité des pèlerins, il ne possédait plus que trois ou quatre meubles, un pauvre bréviaire qu’il donna à des amis, et son lit, qu’il légua à une pauvresse, en réservant toutefois quelques planches pour son cercueil. 

Pour un approfondissement biographique :
>>> Saint Jean-Baptiste de Rossi
 

Saint Jean-Baptiste de Rossi priez pour nous !

23.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,12-17. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.


Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.


Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean Cassien (v. 360-435)

fondateur de monastère à Marseille

De la perfection, chap. XII ; SC 54 (Conférences VIII-XVII ; trad. E. Pichery, éd. du Cerf, 1958 ; p. 114)

Le Seigneur nous appelle à monter vers le sommet de la charité

C’est une gloire de servir Dieu, et il est dit : « Servez le Seigneur dans la crainte » (Ps 2,11) ; « Il est glorieux pour toi d’être appelé serviteur » (Is 49,6) ; « Heureux le serviteur que son Maître, à son retour, trouvera agissant de la sorte. » (Mt 24,46) Toutefois, il est dit aux apôtres : « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître » et de nouveau : « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. » (Jn 15,14-15) Vous le voyez donc, la perfection comporte différents degrés. D’un sommet, le Seigneur nous appelle à monter vers un sommet plus élevé. Celui qui s’est rendu bienheureux et parfait dans la crainte de Dieu, marchera, comme il est écrit, « de vertu en vertu » (Ps 83,8 LXX), et de perfection en perfection, c’est-à-dire qu’il s’élèvera, dans l’ardente promptitude de son âme, de la crainte à l’espérance ; puis, il entendra de nouveau l’appel divin l’inviter à un état plus saint encore, qui est la charité. Celui qui se sera montré « serviteur fidèle et prudent » (Mt 24,45), passera au commerce intime de l’amitié et à l’adoption des fils. C’est dans ce sens qu’il faut prendre mes paroles. Je n’entends pas dire que la considération des peines éternelles ou de la bienheureuse rétribution promise aux saints, ne soit de nulle valeur. Elle est utile, au contraire, puisqu’elle introduit ceux qui s’y donnent dans les premiers degré de la béatitude. Mais la charité rayonne d’une confiance plus pleine et déjà de la joie sans fin.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 15,22-31. 

En ces jours-là, les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l’Église de choisir parmi eux des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C’étaient des hommes qui avaient de l’autorité parmi les frères : Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.
Voici ce qu’ils écrivirent de leur main : « Les Apôtres et les Anciens, vos frères, aux frères issus des nations, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut !
Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris, sont allés, sans aucun mandat de notre part, tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,
nous avons pris la décision, à l’unanimité, de choisir des hommes que nous envoyons chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,
eux qui ont fait don de leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.
Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent :
vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! »
On laissa donc partir les délégués, et ceux-ci descendirent alors à Antioche. Ayant réuni la multitude des disciples, ils remirent la lettre.
À sa lecture, tous se réjouirent du réconfort qu’elle apportait.

Psaume 57(56),8-9.10-12. 

R/ Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur. (Ps 56, 10a)

Mon cœur est prêt, mon Dieu, 
mon cœur est prêt ! 
Je veux chanter, jouer des hymnes !
Éveille-toi, ma gloire ! 
Éveillez-vous, harpe, cithare, 
que j’éveille l’aurore !

Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur, 
et jouerai mes hymnes en tous pays.
Ton amour est plus grand que les cieux, 
ta vérité, plus haute que les nues.
Dieu, lève-toi sur les cieux : 
que ta gloire domine la terre !

25.05.2025 – HOMÉLIE DU 6ÈME DIMANCHE DE PÂQUES – JEAN 14,23-29

Aimer Dieu

Homélie par le Fr. Laurent Mathelot

Évangile selon saint Jean 14, 23-29

En filigrane de ce texte, il y a tout le mécanisme de la vie spirituelle chrétienne. L’Évangile d’aujourd’hui est un véritable traité de spiritualité. Je vous propose de faire une lecture fil à fil, d’en décoder verset par verset le sens spirituel et d’en tirer une méthode pour notre spiritualité.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. »

« Si quelqu’un m’aime » : il s’agit avant tout d’aimer le Christ, de l’aimer plus que tout. C’est explicitement dit dans l’Évangile selon Matthieu (10, 37) : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. » C’est une exigence forte, qui peut même nous troubler. C’est pourtant une exigence nécessaire : Dieu est la source de tout amour. Lui seul donne à nos sentiments changeants, qui parfois se troublent ou s’emballent, une perspective d’éternité. Il ne s’agit pas de choisir entre Dieu et nos proches ; il s’agit de pleinement les aimer tous, Dieu en premier, d’un amour qui transcende la mort. Ainsi un premier ressort spirituel apparaît : nous devons consciemment travailler à la croissance de notre amour pour le Christ. Comment faire ?

« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole. » Il y a deux sens à l’expression « garder ma parole » D’abord, celui de se pencher régulièrement sur l’Écriture et les enseignements qui en ont été tirés, littéralement celui de se nourrir du texte biblique et de ses commentaires. D’autre part, on peut comprendre « garder ma parole » dans le sens d’observer ses commandements. « Garder » couvre ainsi tout le registre qui va de l’inspiration par la parole divine à la vie concrète selon ses préceptes. Spirituellement, nous comprenons qu’une conséquence immédiate de notre amour pour le Christ, à mesure de cet amour, est de chercher à s’inspirer de ce qui est dit de lui et d’en voir apparaître les conséquences pratiques dans notre vie. Il ne s’agit pas tant de se forcer à obéir à Dieu que de découvrir que notre obéissance à ses commandements découle naturellement de l’amour que nous avons pour son Fils. Toute la morale que propose l’Église – qui est une morale exigeante – devient facile, naturelle à mesure de notre amour pour lui.

Alors, poursuit l’Évangile, « mon Père l’aimera. » Le fruit de cette croissance d’amour pour le Christ est l’amour du Père que nous pouvons mieux recevoir. Spirituellement, travailler chaque jour à mieux connaître et aimer le Christ, nous procure en retour la plénitude de l’amour divin.

« … mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. ». Autre conséquence de l’amour pour le Christ, cet amour divin qui vient du Père par le Fils demeurera en nous. Ce que les versets suivants, dans un développement trinitaire, évoquent comme la plénitude de l’Esprit Saint. Il y a derrière la notion de « demeurer » celle de « s’établir, de rester ». Et c’est ainsi que l’on comprend le verset suivant : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. » A mesure que croît notre amour pour le Christ, croît aussi en nous la paix. Pas une paix « à la manière du monde » – un état de conflit suspendu – non ! Une paix divinement profonde qui fait que notre cœur n’est plus jamais bouleversé ni effrayé. Qu’est-ce qui encore nous bouleverse ? Qu’est-ce qui encore nous effraye ? Voilà nos lieux spirituels qui doivent encore être rejoints par l’amour de Dieu, nos blessures qui doivent encore être touchées par le Christ.

« Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie » L’ultime conséquence de notre amour pour le Christ, c’est la joie – « puisque je pars vers le Père » et, sous-entendu, que je vous y emmène. Le Christ est notre chemin vers Dieu. Ainsi, on voit dessinée la mécanique complète de la spiritualité chrétienne : aimer le Christ a pour conséquence de nous emporter vers Dieu, de mieux recevoir en retour son Amour, de voir nos peurs apaisées, d’en éprouver une grande sérénité intérieure et donc de la joie, et de pouvoir ainsi mieux aimer encore.

« Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. ». La foi chrétienne n’est pas un postulat intellectuel, une belle pensée à laquelle on choisirait d’adhérer. La foi est la conséquence de l’amour éprouvé de Dieu. C’est à mesure que nous aimons personnellement le Christ, que nous recevrons en retour l’amour du Père, sa paix et sa joie, que nous croirons intimement qu’il nous ressuscite et nous sauve. La foi chrétienne n’est pas une vague espérance, elle est une espérance soutenue par l’amour de Dieu et vivifiée par notre réponse amoureuse en retour. Notre foi n’est pas un simple pari, elle est une espérance ancrée dans l’expérience amoureuse qui touche au divin.

Avez-vous déjà été amoureux ? Éprouvez-vous pour quelqu’un – un parent, un conjoint, un enfant, un ami – un amour si véritable qui vous procure paix et joie ? Vous savez dès lors de quel amour vous êtes capables pour Dieu.

Fr. Laurent Mathelot

Source : RÉSURGENCE.BE, le 21 mai 2025