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Saint John Henry Newman : Marie, cause de notre salut (II)

Saint John Henry Newman : Marie, cause de notre salut (II)
Maintenant que nous avons vu les racines bibliques de la participation active de Marie à l’acte de rédemption du Christ (1), nous pouvons mieux comprendre pourquoi les premiers Chrétiens avaient tant à dire sur qui elle était. Trois des premiers écrivains chrétiens présentent Marie comme la seconde Ève : Tertullien, saint Justin Martyr et Irénée. Tout comme Ève a joué un rôle actif en incitant Adam à manger le fruit défendu, Marie a également joué un rôle actif dans l’œuvre de rédemption de Jésus.
John Henry Newman note que ces trois Pères de l’Église « ne parlent pas de la Sainte Vierge simplement comme de l’instrument physique de l’incarnation de notre Seigneur, mais comme d’une cause intelligente et responsable de celle-ci » (Difficulties Felt by Anglicans, vol. 2, 35). Concernant Irénée, Newman écrit qu’il « représente saint Jean [l’apôtre], car [Irénée] avait été formé par le martyr saint Polycarpe, qui était un proche collaborateur de saint Jean, ainsi que d’autres apôtres ». Pour Irénée, Ève était « la cause de la mort tant pour elle-même que pour toute la race humaine », tandis que Marie était « la cause du salut ».
Analysons ce que Newman entendait par cette phrase. Il écrit : « Aussi généreuse que [Marie] soit envers ses amis, elle ne considérerait pas comme un ami, mais comme un traître, celui qui la préférerait à [son fils Jésus] ». Marie est comme l’étoile du matin, qui ne brille pas pour elle-même, ni à partir d’elle-même, mais qui est le reflet de son Rédempteur et du nôtre, et qui le glorifie.
Newman ne veut pas non plus dire que Marie est l’égale de Jésus. Pour lui , Jésus est Dieu ; il existe donc un fossé infini entre lui et Marie. Cependant, Jésus aime tellement sa mère qu’il veut que nous l’aimions et l’honorions aussi. C’est pourquoi Jésus est si réceptif à ses prières et à son intercession. Marie mérite tous les honneurs que l’Église catholique lui a accordés, car cela convient à celle qui est véritablement la Mère de Dieu.
La Bible aurait pu dire que Dieu écraserait le diable par le seul intermédiaire de son fils unique. Mais elle ne dit pas cela. Au contraire, du début à la fin, la mission de Jésus et sa victoire sur Satan ont inclus la participation active de Marie.
Diacre Paul Maxey, 29 octobre 2025
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
14.01.2026 – CHAPELET À LOURDES
14.01.2026 – OFFICE DU MILIEU DU JOUR AU MONASTÈRE DE L’ANNONCIADE À THIAIS
14.01.2026 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME
14.01.2026 – MESSE À LOURDES EN LIVE
14.01.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
14.01.2026 – SAINTE DU JOUR

Sainte Ninon
Jeune chrétienne emmenée en captivité en Géorgie (Caucase) vers 337, elle commença la conversion du pays.
Les Églises d’Orient la fête aujourd’hui. L’Église en Occident en fait mémoire aujourd’hui également et la célèbre le 15 décembre. Nous connaissons sa vie par l’écrivain ecclésiastique Rufin qui donna quelques détails sur la conversion de l’Ibérie, région intérieure de l’actuelle Géorgie.
Une jeune captive chrétienne, dont on ignore le pays d’origine, devenue esclave à la cour royale de Mzekhéta, non loin de Tbilissi, garde toute sa foi auprès du roi Mirian. Plus que sa grande beauté, c’est son inlassable charité qui la fait aimer et respecter. Ayant obtenu par ses prières la guérison d’un enfant, elle est appelée auprès de la reine Nana qui se meurt. Elle lui rend la santé. Quand le roi veut la récompenser, elle lui dit préférer sa conversion. Le roi en laisse d’abord le soin à sa femme. À quelque temps de là, il demandera à l’archevêque de Constantinople de lui envoyer un évêque pour évangéliser le royaume.
Sainte Ninon se retire dans la région de Bobdé où, dès le 4e siècle, fut construite une cathédrale. À Mzekhéta un petit oratoire rappelle aujourd’hui encore ce baptême de la Géorgie.
Sainte Ninon priez pour nous !

14.01.2027 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,29-39.

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.
Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Jean Tauler (v. 1300-1361)
dominicain à Strasbourg
Sermon 15, pour la veille des Rameaux (trad. Cerf 1991, p. 110 rev.)
« Jésus alla dans un endroit désert, et là il priait »
Quand le Fils de Dieu « leva les yeux au ciel et dit : ‘ Père, glorifie ton Fils ‘ » (Jn 17,1), il nous a appris par cette action que nous devons élever bien haut tous nos sens, nos mains, nos facultés, notre âme, et prier en lui, avec lui et par lui. Voilà l’œuvre la plus aimable et la plus sainte que le Fils de Dieu ait faite ici-bas : adorer son Père bien-aimé. Mais ceci dépasse de beaucoup tout raisonnement, et nous ne pouvons en aucune façon y atteindre et le comprendre, si ce n’est dans le Saint Esprit. Saint Augustin et saint Anselme nous disent de la prière qu’elle est « une élévation de l’âme vers Dieu »… Moi je ne te dis que ceci : dégage-toi, en vérité, de toi-même et de toutes choses créées, et élève pleinement ton âme à Dieu au-dessus de toutes les créatures, dans l’abîme profond. Là, plonge ton esprit dans l’esprit de Dieu, dans un véritable abandon…, dans une véritable union avec Dieu… Là, demande à Dieu tout ce qu’il veut qu’on lui demande, ce que tu désires et ce que les hommes désirent de toi. Et tiens ceci pour certain : ce qu’une pauvre petite pièce de monnaie est vis-à-vis de cent mille pièces d’or, voilà ce qu’est toute prière extérieure vis-à-vis de cette prière qui est véritable union avec Dieu, cet écoulement et cette fusion de l’esprit créé dans l’esprit incréé de Dieu… Si l’on t’a demandé une prière, il est bon que tu la fasses de façon extérieure comme tu en as été prié et comme tu l’as promis. Mais, ce faisant, entraîne ton âme vers les hauteurs et dans le désert intérieur, pousse là tout ton troupeau comme Moïse (Ex 3,1)… « Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jn 4,23). En cette prière intérieure s’achèvent toutes les pratiques, toutes les formules et toutes les sortes de prière qui depuis Adam jusqu’ici ont été offertes et qui seront encore offertes jusqu’au dernier jour. On mène tout cela à sa perfection en un instant, dans ce recueillement véritable et essentiel.

LECTURES :
Premier livre de Samuel 3,1-10.19-20.

En ces jours-là, le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Éli. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue.
Un jour, Éli était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir.
La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu.
Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! »
Il courut vers le prêtre Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher.
De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Éli répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. »
Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée.
De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Éli, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant,
et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle.
Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »

Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et il ne laissa aucune de ses paroles sans effet.
Tout Israël, depuis Dane jusqu’à Bershéba, reconnut que Samuel était vraiment un prophète du Seigneur.

Psaume 40(39),2ab.5ab.7-8a.8b-9.10.
R/ Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. (Ps 39, 8a.9a)
D’un grand espoir
j’espérais le Seigneur :
Heureux est l’homme
qui met sa foi dans le Seigneur.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.
« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilà ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »
J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lèvres,
Seigneur, tu le sais.
