Aujourd’hui Ville-Marie est un arrondissement central de la ville de Montréal, au Québec. Jérôme Le Royer fut l’un de ses fondateurs au XVIIe siècle.
Né à La Flèche en 1597, il est le fondateur de la congrégation des religieuses hospitalières de Saint-Joseph de La Flèche en 1636 et participa à la fondation de Ville-Marie, la future Montréal.
D’une famille bretonne, il est admis au Collège royal de La Flèche, tenu par les Jésuites en 1608. C’est là qu’il découvre la Nouvelle France.
Le 2 février 1630, après la messe de la Purification et alors qu’il prie devant la statue de Notre Dame, Jérôme Le Royer de La Dauversière se sent appelé à fonder une congrégation religieuse hospitalière au service des pauvres et des malades et à établir un Hôtel-Dieu sur l’île de Montréal, en Nouvelle-France.
Avec l’abbé Jean-Jacques Olier, il crée la Société Notre-Dame de Montréal. La Société fait l’acquisition de l’île de Montréal, qui appartient alors à l’intendant du Dauphiné et conseiller d’état Jean de Lauzon. Le 27 février 1642, à Notre-Dame de Paris, les Associés choisissent de nommer la future colonie de l’île de Montréal « Ville-Marie », en l’honneur de la Sainte Vierge.
Progressivement, ce sont 248 hommes, 45 femmes et enfants qui partent de France. Les voyageurs atteindront l’île de Montréal le 17 mai 1642, date officielle de la fondation de Ville-Marie. Les conditions matérielles des débuts sont très rudes. La vie s’organise dans la prière et la charité.
Jérôme Le Royer de La Dauversière rentre à La Flèche, où il meurt le 6 novembre 1659. Sa cause de béatification est ouverte à Rome et Benoît XVI l’a proclamé vénérable.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Saint Léonard de Noblat (ou Noblac) Ermite, Patron des Prisonniers († 559)
Parmi les jeunes seigneurs de la cour de Clovis qui abjurèrent le paganisme après la bataille de Tolbiac, il y avait un brillant officier nommé Léonard. Pour des hommes de cette trempe, la vertu commune ne suffit pas : il se fit moine.
À l’école de saint Rémi, près duquel il se fixa, il fit de rapides progrès dans la vertu. « Il était affable dans ses entretiens, fidèle à ses promesses, prodigue par ses aumônes, modeste en ses paroles, humble et simple en tout. »
Clovis, informé par la voix publique de sa sainteté et des merveilles que Dieu opérait par ses mains, voulut le faire évêque ; mais Léonard refusa : « Eh bien ! lui dit le roi, demandez-moi quelque grâce, je vous l’accorderai. – Ô prince ! dit Léonard, accordez-moi le pouvoir de visiter les prisons et de délivrer les prisonniers que je jugerai dignes de cette faveur. »
Clovis fut heureux d’y consentir.
Le saint moine passa quelques temps à Orléans, près de saint Mesmin, abbé de Mici, pour se former aux règles de la vie monastique, puis il traversa le Berry, où il prêcha la foi à des populations encore païennes et obtint un succès immense par sa parole et par ses nombreux miracles.
De là il se rendit en Aquitaine et chercha un lieu solitaire pour se livrer à la prière et à la contemplation des choses célestes. Il trouva cette retraite dans une forêt, près de Limoges, et y mena, pendant vingt ans, une vie plus angélique qu’humaine, dont Dieu seul a le secret.
À sa parole, une source d’eau vive sortit de terre pour alimenter son ermitage. La solitude de ces lieux autrefois sauvages fut bientôt envahie. Une infinité de malades se faisaient transporter auprès du saint et obtenaient leur guérison ; d’autres venaient entendre sa parole et recevoir ses avis. Mais surtout les prisonniers échappés de leur cachot par l’effet de ses prières venaient lui présenter leurs fers en hommage, et recevoir de lui les leçons de la pénitence et de la vie chrétienne.
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !” Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. » Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Nersès Snorhali (1102-1173)
patriarche arménien
Deuxième partie, § 581-586 ; SC 203 (Jésus Fils Unique du Père, trad. I. Kéchichian, éd. du Cerf, 1973; p. 154-155)
Seigneur, je me suis éloigné !
Je me suis éloigné, à l’exemple de la brebis, De ton troupeau pensant ; J’ai diminué le nombre de la centaine Que Tu as laissée dans le désert d’en-haut. Tu es venu par amour à la recherche de l’unique ; Une fois retrouvée, Tu l’as portée sur tes épaules au ciel ; Tu as complété le nombre de la troupe qui avait chuté, Pour faire la joie des Anges. Tu m’as porté moi aussi, Seigneur, avec la multitude ; Tu m’as lavé de la boue et de la fange du péché ; En elles de nouveau à présent je me vautre, À l’exemple de l’ami stupide des ordures. Lave-moi de nouveau au moyen des larmes ; Veuille les accorder à mon âme impénitente Comme un ruisseau abondant et bouillonnant, À l’exemple de la fontaine débordante. Et moi qui me suis encore égaré volontairement, Fais-moi revenir à ta volonté divine ; La volonté de mon libre arbitre princier Ôte-la pour ce en quoi elle ne T’obéit pas.
LECTURES :
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 14,7-12.
En effet, aucun d’entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même : si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur. Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants. Alors toi, pourquoi juger ton frère ? Toi, pourquoi mépriser ton frère ? Tous, en effet, nous comparaîtrons devant le tribunal de Dieu. Car il est écrit : Aussi vrai que je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, et toute langue proclamera la louange de Dieu. Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même.
Psaume 27(26),1.4.13-14.
R/ J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. (Ps 26, 13)
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?
J’ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour admirer le Seigneur dans sa beauté et m’attacher à son temple.
Mais, j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »
Messe du Pape à la basilique Saint-Jean-de-Latran pour la fête de la Dédicace
Dimanche 9 novembre, Léon XIV célébrera la messe à Saint-Jean-de-Latran, en souvenir de la consécration effectuée en 324 par le Pape Sylvestre et dédiée au Très Saint Sauveur.
Vatican News
Léon XIV présidera une célébration eucharistique dimanche matin, à partir de 9h30, en la basilique Saint-Jean-de-Latran, siège de la chaire de l’évêque de Rome, à l’occasion de la fête de la Dédicace. Le 9 novembre 324, le Pape Sylvestre consacra la basilique, en la dédiant au Christ Sauveur. Elle est considérée comme «la Mère de toutes les églises de la ville et du monde», Omnium Urbis et Orbis Ecclesiarum Mater et Caput: c’est la première, voulue par l’empereur Constantin, au lendemain de la victoire du pont Milvius en 313. C’est précisément dans cette basilique, que les chrétiens purent cesser de se cacher et professer librement leur foi pour la première fois, rappelle un communiqué du diocèse de Rome.
Au IXe siècle, le Pape Serge III ajouta la dédicace à saint Jean-Baptiste et au XIIe siècle, le Pape Lucius II inclut également saint Jean l’Évangéliste. Le nom complet de la basilique est donc aujourd’hui celui d’«Archibasilique papale du Saint-Sauveur et des Saints Jean-Baptiste et Évangéliste au Latran». Du IVe siècle jusqu’à la fin de la période avignonnaise (XIVe siècle), le Latran fut le seul siège de la papauté.
La célébration de dimanche sera animée par la chorale du diocèse de Rome et la chorale de la Chapelle Sixtine. Le diocèse de Rome invite les prêtres qui célèbrent leur jubilé, leur dixième, cinquantième et soixantième anniversaire d’ordination, à concélébrer.
Audience générale: «L’espérance pascale ne déçoit pas»
Le Pape a poursuivi ce mercredi 5 novembre le cycle de catéchèses sur «Jésus-Christ, notre espérance». Devant des milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre, Léon XIV a proposé une réflexion sur la résurrection du Christ et les défis du monde actuel. En méditant sur le mystère de la Résurrection, «nous trouvons la réponse à notre soif de sens», a-t-il dit. Le mystère pascal constitue «le pivot de la vie chrétienne», a estimé le Saint-Père.
Augustine Asta – Cité du Vatican
Après un bain de foule en papamobile, Léon XIV a offert une méditation sur la résurrection du Christ. La Pâque de Jésus n’est pas «un événement appartenant à un passé lointain, désormais ancré dans la tradition comme tant d’autres épisodes de l’histoire humaine», a-t-il lancé, ajoutant que l’Église «nous enseigne à actualiser la mémoire de la Résurrection chaque année, le dimanche de Pâques, et chaque jour, lors de la célébration eucharistique, au cours de laquelle s’accomplit pleinement la promesse du Seigneur ressuscité.» C’est pourquoi, a continué le Saint-Père, le mystère pascal constitue «le pivot de la vie chrétienne, autour duquel gravitent tous les autres événements». L’évêque de Rome a alors estimé que «chaque jour est Pâques». À travers chaque situation, – douleur, souffrance, tristesse, mêlées de joie, d’émerveillement, de sérénité – le cœur humain «aspire à la plénitude, à un bonheur profond», a fait remarquer le Pape.
“Pâques n’élimine pas la croix, mais la vainc dans le duel prodigieux qui a changé l’histoire humaine.”
La Résurrection donne espérance à la vie quotidienne
«Notre époque également, marquée par tant de croix, invoque l’aube de l’espérance pascale», a également révélé Léon XIV, qui a affirmé dans le même temps que cette Résurrection du Christ «n’est pas une idée, une théorie, mais l’Événement qui est à la base de la foi». Dans la foulée, le Souverain pontife a indiqué que «Lui, le Ressuscité, par l’Esprit Saint, continue de nous le rappeler, afin que nous puissions être ses témoins même là où l’histoire humaine ne voit pas la lumière à l’horizon». Car, a-t-il dit, «l’espérance pascale ne déçoit pas». «Croire vraiment en la Pâques à travers le cheminement quotidien signifie» pour le Pape «révolutionner notre vie, être transformés pour transformer le monde avec la force douce et courageuse de l’espérance chrétienne».
La Résurrection, victoire de l’amour sur le péché et de la vie sur la mort
L’annonce pascale, a expliqué le Saint-Père, est «la nouvelle la plus belle, la plus joyeuse et la plus bouleversante qui ait jamais résonné au cours de l’histoire, elle estl’“Évangile” par excellence» qui«atteste la victoire de l’amour sur le péché et de la vie sur la mort». Et face à «notre fragile humanité», a-t-il insisté, l’annonce pascale devient «soin et guérison». Elle «nourrit l’espérance face aux défis effrayants que la vie nous pose chaque jour, tant au niveau personnel que planétaire».
L’occasion pour le Souverain pontife de rappelerquedans la perspective de Pâques, «laVia Crucis – le Chemin de Croix se transforme en Chemin de Lumière – Via Lucis». C’est la raison pour laquelle «nous avons besoin de savourer et de méditer la joie après la douleur» mais aussi «de revivre dans une lumière nouvelle toutes les étapes qui ont précédé la Résurrection». «Nous tendons vers l’infini et l’éternel», et cela contraste avec «l’expérience de la mort, anticipée par les souffrances, les pertes, les échecs», a noté le Saint-Père, qui pour illustrer son propos, a mentionné le Cantique de frère Soleil, de saint François d’Assise: «De la mort, nul homme vivant ne peut échapper».
Reprenant le passage narré dans l’évangile de Matthieu, le Pape a indiqué qu’en effet, «tout change grâce à ce matin où les femmes, venues au tombeau pour oindre le corps du Seigneur, l’ont trouvé vide». Depuis ce «matin-là jusqu’à aujourd’hui, chaque jour, Jésus portera également ce titre: le Vivant, comme il se présente lui-même dans l’Apocalypse», a détaillé le Successeur de Pierre. Et en Lui, a-t-il ajouté, «nous avons la certitude de pouvoir toujours trouver l’étoile polaire vers laquelle orienter notre vie apparemment chaotique, marquée par des événements qui nous semblent souvent confus, inacceptables, incompréhensibles: le mal, sous ses multiples facettes, la souffrance, la mort, des événements qui concernent tout le monde et chacun d’entre nous», a-t-il déclaré.Voilà pourquoi, en méditant sur le mystère de la Résurrection, «nous trouvons la réponse à notre soif de sens», a-t-il conclu.