La dévotion à Marie « nous lie les uns aux autres »
Le 3 mai 2025, les quelque 600 à 700 participants au 22e pèlerinage marial annuel des catholiques d’Asie et des îles du Pacifique, à la basilique du sanctuaire national de l’Immaculée Conception (Washington D.C.) avaient beau venir de plusieurs États américains et avoir des racines familiales dans de nombreux pays, ils étaient cependant tous unis par une même foi et un même objectif.
En effet, selon Patrick Realiza, l’un des animateurs, « La dévotion à Marie nous unit ».
Tandis que l’assemblée chantait l’hymne processionnel « Here I Am, Lord », des groupes de Catholiques d’Asie et des îles du Pacifique ont avancé dans la nef principale du sanctuaire national, conduits par des pèlerins portant des arcs de fleurs en papier crépon coloré.
Ils étaient suivis par des hommes et des femmes de différents États portant des bannières, des images et des statues de Marie liés aux pays d’origine de leurs familles, notamment Notre Dame d’Antipolo pour la communauté catholique philippine, Notre Dame de Vailankanni pour la communauté catholique indienne, Notre Dame de La Vang pour la communauté catholique vietnamienne et Notre Dame de Lourdes pour la communauté catholique du Myanmar.
La procession comprenait également des marcheurs exprimant leur dévotion à Notre Dame de Chine, Notre Dame de Corée, Notre Dame d’Indonésie et Notre Dame du Laos. Les pèlerins venaient de Washington et des régions environnantes du Maryland et de la Virginie, ainsi que de Caroline du Nord, du New Jersey, de New York et de Pennsylvanie.
Avant la messe, les prêtres ont entendu des confessions dans cinq langues différentes. La messe du pèlerinage a été célébrée par l’évêque auxiliaire de Philadelphie, Efren V. Esmilla, originaire des Philippines. Mgr Evelio Menjivar, évêque auxiliaire à Washington, a également concélébré.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Sainte Claire d’Assise Vierge et fondatrice des Clarisses (1193-1253)
Claire, naît en 1193 en Assise (Italie), dans la noble famille de Favarone di Offreduccio, de Bernardino et de Ortolana. Dès son enfance, on put admirer en elle un vif attrait pour la retraite, l’oraison, le mépris du monde, l’amour des pauvres et de la souffrance ; sous ses habits précieux, elle portait un cilice.
À l’âge de seize ans, fortement émue de la vie si sainte de François d’Assise, elle va lui confier son désir de se donner toute à Dieu. Le Saint la pénètre des flammes du divin amour, accepte de diriger sa vie, mais il exige des actes : Claire devra, revêtue d’un sac, parcourir la ville en mendiant son pain de porte en porte. Elle accomplit de grand cœur cet acte humiliant, et, peu de jours après, quitte les livrées du siècle, reçoit de François une rude tunique avec une corde pour lui ceindre les reins, et un voile grossier sur sa tête dépouillée de ses beaux cheveux.
Elle triomphe de la résistance de sa famille. Quelques jours après, sa sœur Agnès la supplie de l’agréer en sa compagnie, ce que Claire accepte avec joie, en rendant grâce au Ciel. « Morte ou vive, qu’on me ramène Agnès ! » s’écria le père, furieux à cette nouvelle ; mais Dieu fut le plus fort, et Agnès meurtrie, épuisée, put demeurer avec sa sœur. Leur mère, après la mort de son mari, et une de leurs sœurs, vint les rejoindre.
La communauté fut bientôt nombreuse et florissante ; on y vit pratiquer, sous la direction de Claire, devenue, quoique jeune, une parfaite maîtresse de vie spirituelle, une pauvreté admirable, un détachement absolu, une obéissance sublime : l’amour de Dieu était l’âme de toutes ses vertus.
Claire dépassait toutes ses sœurs par sa mortification ; sa tunique était la plus rude, son cilice le plus terrible à la chair; des herbes sèches assaisonnées de cendre formaient sa nourriture ; pendant le Carême, elle ne prenait que du pain et de l’eau, trois fois la semaine seulement. Longtemps elle coucha sur la terre nue, ayant un morceau de bois pour oreiller.
Claire, supérieure, se regardait comme la dernière du couvent, éveillait ses sœurs, sonnait matines, allumait les lampes, balayait le monastère. Elle voulait qu’on vécût dans le couvent au jour le jour, sans fonds de terre, sans pensions et dans une clôture perpétuelle.
Elle est célèbre par l’expulsion des Sarrasins, qui, après avoir pillé la ville, voulaient piller le couvent. Elle pria Dieu, et une voix du Ciel cria : « Je vous ai gardées et je vous garderai toujours. » ; malade, se fit transporter à la porte du monastère, et, le ciboire en main, mit en fuite les ennemis.
Claire, le 11 août 1253, quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.
Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI : >>> Claire d’Assise
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,22-27.
En ce temps-là, comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes ; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés. Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent la redevance des deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n’est-ce pas ? » Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils les taxes ou l’impôt ? De leurs fils, ou des autres personnes ? » Pierre lui répondit : « Des autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres. Mais, pour ne pas scandaliser les gens, va donc jusqu’à la mer, jette l’hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour moi et pour toi. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Ambroise (v. 340-397)
évêque de Milan et docteur de l’Église
Lettre 35, à Orontien, 6, 13 ; PL 16, 1078 (trad. bréviaire 5e merc.)
« Les fils sont libres »
L’apôtre Paul dit que la création elle-même attend la révélation des enfants de Dieu (Rm 8,19). Cette création est maintenant livrée malgré elle au pouvoir du néant ; mais elle est dans l’espérance. Car elle espère que le Christ l’aidera par sa grâce à se libérer de l’esclavage de la dégradation inévitable, et à recevoir la liberté glorieuse des enfants de Dieu. Ainsi il y aura une seule liberté, pour la création et pour les enfants de Dieu, lorsque la gloire de ceux-ci se révélera. Mais maintenant, tant que cette révélation se fait désirer, toute la création gémit en attendant de partager la gloire de notre adoption et de notre rédemption (v. 22)… Il est clair que les créatures qui gémissent en attendant l’adoption des fils ont en elles les premiers dons de l’Esprit (v. 9s). Cette adoption des fils, c’est la rédemption du corps tout entier, lorsque celui-ci, en qualité de fils adoptif de Dieu, verra face à face ce bien éternel et divin. Il y a déjà adoption filiale dans l’Église du Seigneur lorsque l’Esprit en nous s’écrie : « Abba, Père » (v. 15). Mais cette adoption sera parfaite lorsque ceux qui seront admis à voir la face de Dieu ressusciteront tous dans l’immortalité, l’honneur et la gloire. Alors la condition humaine s’estimera vraiment rachetée. C’est pourquoi l’apôtre Paul ose dire : « Nous avons été sauvés en espérance » (v. 24). En effet, l’espérance sauve, comme la foi, dont il est dit : « Ta foi t’a sauvé » (Mc 5,34).
LECTURES :
Livre du Deutéronome 10,12-22.
Moïse disait au peuple : « Maintenant, sais-tu, Israël, ce que le Seigneur ton Dieu te demande ? Craindre le Seigneur ton Dieu, suivre tous ses chemins, aimer le Seigneur ton Dieu, le servir de tout ton cœur et de toute ton âme, garder les commandements et les décrets du Seigneur que je te donne aujourd’hui pour ton bien. C’est au Seigneur ton Dieu qu’appartiennent les cieux et les hauteurs des cieux, la terre et tout ce qu’elle renferme. Et pourtant, c’est uniquement à tes pères que le Seigneur ton Dieu s’est attaché par amour. Après eux, entre tous les peuples, c’est leur descendance qu’il a choisie, ce qu’il fait encore aujourd’hui avec vous. Pratiquez la circoncision du cœur, n’ayez plus la nuque raide, car le Seigneur votre Dieu est le Dieu des dieux et le Seigneur des seigneurs, le Dieu grand, vaillant et redoutable, qui est impartial et ne se laisse pas acheter. C’est lui qui rend justice à l’orphelin et à la veuve, qui aime l’immigré, et qui lui donne nourriture et vêtement. Aimez donc l’immigré, car au pays d’Égypte vous étiez des immigrés. Tu craindras le Seigneur ton Dieu, tu le serviras, c’est à lui que tu resteras attaché, c’est par son nom que tu prêteras serment. Il est ton Dieu, c’est lui que tu dois louer : il a fait pour toi ces choses grandes et redoutables que tu as vues de tes yeux. Quand tes pères sont arrivés en Égypte, ils n’étaient que soixante-dix ; mais à présent le Seigneur votre Dieu vous a rendus aussi nombreux que les étoiles du ciel. »
Psaume 147,12-13.14-15.19-20.
R/ Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! Célèbre ton Dieu, ô Sion ! (Ps 147, 12)
Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! Célèbre ton Dieu, ô Sion ! Il a consolidé les barres de tes portes, dans tes murs il a béni tes enfants.
Il fait régner la paix à tes frontières, et d’un pain de froment te rassasie. Il envoie sa parole sur la terre : rapide, son verbe la parcourt.
Il révèle sa parole à Jacob, ses volontés et ses lois à Israël. Pas un peuple qu’il ait ainsi traité ; nul autre n’a connu ses volontés.
Une maison qui ouvre les portes à la vie des saints petits bergers
Il y a un endroit, à environ 500 mètres à pied du sanctuaire de Fatima, où l’on peut voir de près les reliques des saints François et Jacinta Marto et quelques objets qui appartenaient aux deux voyants de Fatima.
Le nom du noyau muséologique – Casa das Candeias -maisons des bougies-, qui appartient à la Fondation Francisco et Jacinta Marto, s’est inspiré des paroles de Jean-Paul II, il y a un quart de siècle, dans la béatification des deux frères, lorsqu’il a dit que François et Jacinta étaient « deux bougies que Dieu a allumées pour éclairer l’humanité dans ses heures sombres et agitées ».
La métaphore, également inscrite sur la tombe des voyants, dans la Basilique de Notre-Dame du Rosaire de Fatima, sert à éclairer l’histoire de la vie des voyants, sur un chemin fait à la lumière des histoires qui révèlent les vertus de sainteté de François et Jacinta Marto.
Esquisser la vie intime en Dieu
Nous avons visité la Casa das Candeias dans les derniers jours du printemps. Le doux début d’après-midi invite le passage à des vols aller-retour entre le rebord de la maison et les cèdres qui vivent dans le jardin, de l’autre côté de la route.
Au rez-de-chaussée du bâtiment, qui sert de base à la Fondation Francisco et Jacinta Marto, s’ouvrent les portes de la Casa das Candeias. Le nom est inscrit sur le mur de métal oxydé qui flance l’entrée du noyau muséal, doublé d’un verre sombre qui reflète l’image du visiteur. Au-dessus de la porte, deux candeias vous invitent à entrer dans une demeure qui nous mettra au défi de prier la vie à partir de la sainteté des deux vies qui y vivent.
La réception projette, en esquisse, l’existence de François et de Jacinta, à travers ceux qui les ont introduits dans la vie en Dieu : l’Ange de Fatima et Notre-Dame. Les portes ouvertes donnant sur la rue laissent résonner les sons de la nature, qui aident le visiteur à s’immerger dans la vie intime de Dieu.
Nichés entre les contours de la cime d’un arbre, sont exposés une esquisse pour le portrait officiel de la béatification des saints Bergerinhos et deux sculptures : une étude en plâtre de l’Ange de Loca do Cabeço et une réplique de l’image de Notre-Dame du monument à l’apparition d’août, à Valinhos. Avec cette image, le visiteur est invité à expérimenter la même proximité spatiale que les Bergers avaient avec Notre-Dame, dans les apparitions, projetant la Mère de Dieu dans une relation qui la présente, dès le départ, comme une intercesseuse et un chemin vers le Fils.
Dans le portrait incomplet des voyants qui conclut ce premier noyau, le récit expositif souligne, juste là, l’idée que la sainteté est un chemin accompli étape par étape, qui présuppose l’ouverture et la disponibilité pour Dieu. Un pas en avant, nous entrons dans la salle principale de l’exposition, qui nous racontera la vie des petits bergers à la lumière de l’événement de Fatima.
Face à face, jour à jour
Dans le deuxième noyau, qui s’étend sur le côté gauche de la pièce en quatre petites niches qui reproduisent des espaces de la maison des voyants, sont montrés des objets personnels et des ustensiles utilisés par les petits bergers au quotidien et qui parlent d’une spiritualité profonde.
Une tasse qui nous prouve le pouvoir de la conversion, un banc rustique qui nous fait asseoir en prière, un foulard qui nous couvre de joie en Dieu ou un sac de farnel qui offre le sacrifice comme nourriture de l’âme sont les artefacts qui ravivent les épisodes de la vie quotidienne de ces deux enfants et qui dévoilent les traces de sainteté.
Sur le mur suivant, le troisième noyau de l’exposition présente les visages spirituels de François et de Jacinthe, soulignant les profondes transformations que l’expérience des apparitions de Fatima a exercées sur chacun d’eux. Le segment commence et se termine avec les visages de Francisco et Jacinta, respectivement, et est interpolé par des peintures à l’huile sur toile des apparitions de l’Ange et de Notre-Dame et une projection qui présente des images de l’histoire de Fatima.
Les visages, reproduits à partir de l’illustration d’un bulletin, sont présentés dans un panneau segmenté, où les blocs, lorsqu’ils sont tournés, révèlent des photographies du corps entier des voyants et deux petits objets de chacun : une perle du chapelet, dans le tableau de Francisco, et un fragment de ligature utilisé lors des traitements médicaux, dans le tableau de Jacinta. Entre les deux panneaux, une projection montre des photographies de moments importants de l’histoire de Fatima.
Des hôtes qui connaissent bien les propriétaires de la maison
La Casa das Candeias s’ouvre progressivement dans des plans qui montrent la vie des saints Bergers et dans de petits épisodes qui ouvrent des frevass à la spiritualité de François et Jacinta. Sur le sol, chaque segment est marqué de son titre et de l’image de deux lamelles, qui se complètent au fur et à mesure que nous avançons.
Ceux qui accueillent les visiteurs dans le noyau d’exposition sont les sœurs de l’Alliance de Sainte Marie (ASM), une congrégation religieuse qui, dans son charisme de coopération à la Nouvelle Évangélisation à travers le Cœur Immaculé de Marie, s’inspire du message de Fatima.
L’ASM collabore étroitement avec la Fondation Francisco et Jacinta Marto dans la dynamisation de la Casa das Candeias et la gentillesse, la joie et la connaissance profonde du message de Fatima de ceux qui nous reçoivent sont des facteurs déterminants pour une expérience qui incite à la réflexion.
Les petites histoires de la vie des petits bergers qui encadrent ce musée sont racontées avec la tendresse et l’enthousiasme de ceux qui ont pour guide la sainteté de François et Jacinta, dans un accueil qui projette le visiteur dans l’essence de l’histoire qui y est racontée.
Un chemin de sainteté
La visite poursuit le quatrième segment du noyau muséologique, où le profil de sainteté de François et Jacinta Marto est présenté depuis son baptême jusqu’à sa béatification, le 13 mai 2000, par le pape Jean-Paul II.
Le chapitre commence par la robe baptismale qui a été portée par les deux frères et les registres respectifs de baptême et de décès et continue de souligner la figure du Successeur de Pierre dans le message de Fatima et dans l’histoire des petits bergers.
Le décret de béatification des deux voyants, imprimé sur un panneau, anticipe une partie consacrée à Jean-Paul II, souligné par l’importance qu’elle avait dans la reconnaissance de la sainteté des petits bergers. Là, le visiteur peut voir de près une relique du saint Pontife et divers objets qu’il a utilisés : une croix pectorale, un chapelet, un scutellaire, une paire de chaussures, un foulard ou un branche d’olivier qu’il a tenu le dimanche des Rameaux, il y a 20 ans.
Enfin, une édition en langue arabe du livre des Mémoires de Sœur Lucie, dédicacée par Jean-Paul II, est présentée à côté du document par lequel l’Église a attesté la sainteté des deux petits bergers : le décret de canonisation de François et Jacinta Marto, proclamé par le pape François en 2017.
« Des caneaux pour illuminer l’humanité »
La visite approche de la fin et l’éclat des deux candées qui illuminent ce noyau muséologique est maintenant évoqué dans la marque qui sert d’icône à cette maison : deux reliquaires, en forme de candée, abritent un fragment d’os de la côte de Saint-François et un fragment de cheveux de Sainte Jacinthe.
Au-dessus du tableau des gardes, on trouve une lune et un soleil, des étoiles auxquelles les petits bergers ont eu recours pour faire référence à Notre-Dame et à Jésus. À côté, le portrait officiel de la béatification des deux frères, qui complète le squisso présenté au début du parcours.
Le mur qui marque ce dernier segment fait ressortir de l’obscurité d’innombrables points lumineux, qui transportent le visiteur dans une nuit de procession des bougies, dans l’enceinte de prière, dans un panneau où l’on lit de courtes évocations aux saints bergers, qui projette à la lumière dont parle le message de Fatima.
Tout au long du parcours, le visiteur est invité à faire le tour de la pièce qui, à la fin, nous dirige vers le milieu du grand espace, où un sol en verre montre la terre aride de Fatima. Tout autour, quatre colonnes de bois sont reliées au plafond, où les traits laissent percevoir la figuration d’un arbre, dans une structure qui a servi d’abri tout au long de la visite et qui démontre que même de la terre la plus aride, Dieu fait germer des branches, qui s’étendent pour l’avenir.
Nous sommes retournés à l’entrée. La lumière du soleil se projette à travers la porte et s’étend comme un tapis qui invite à sortir dans le monde. À l’extérieur, les oiseaux continuent de voler vers les branches des arbres, en face de la Casa das Candeias, dans un tourneau vivant qui met au défi de participer au printemps.
MAISON DES CANDEIAS
Emplacement : Rua de São Pedro, 9 – Fátima
Horaires : Tous les jours, de 9h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h00
Une formidable école pour accorder le cœur à la raison
Intégrer la Vierge dans sa piété ne consiste pas à abdiquer dans l’effort d’intelligence de la foi. La dévotion mariale nous fournit au contraire des lumières décisives sur les mystères conjoints du Christ et de son Épouse, l’Église.
L’Église est sanctifiante : de même Marie est notre mère. L’Église est sanctifiée : Marie est la première rachetée (Immaculée Conception). L’Église est Ecclesia Mater : Marie est Mère de l’Église. On pourrait continuer avec l’Église comme Jérusalem descendue à la fin des temps du ciel, d’auprès de Dieu (Ap 21, 10), mystère qu’anticipe la Vierge en son Assomption.
La piété mariale, loin de remplacer l’intelligence de la foi par le sentiment, la sensiblerie, reste au contraire une formidable école pour accorder le cœur à la raison (…) et intégrer dans un tout harmonieux les différents mystères de la foi, pour en saisir la connexion savoureuse.
Jean-Michel Castaing Essayiste, il vient de faire paraître 48 Objections à la foi chrétienne et 48 réponses qui les réfutent (Salvator)
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.