Étiquette : Notre-Dame de Fatima
13.02.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Comment un incrédule, devant ces faits, pourrait-il persévérer de bonne foi dans son incrédulité ?

Comment un incrédule, devant ces faits, pourrait-il persévérer de bonne foi dans son incrédulité ?
Un groupe de théologiens luthériens de l’Allemagne de l’Est a publié en 1971 un manifeste qui contient des lignes d’une émouvante loyauté :
« A Lourdes, à Fatima et en d’autres sanctuaires marials, la critique impartiale se trouve en présence de faits surnaturels qui ont une relation intime avec la Vierge Marie, soit à cause des Apparitions, soit à cause des grâces miraculeuses demandées et obtenues par son intercession. Ce sont des faits qui défient toute explication naturelle. Jusqu’à présent, 1.200 guérisons opérées à Lourdes ont été reconnues par les médecins scientifiquement inexplicables. Mais l’Église catholique n’en a déclaré miraculeuses que 44. Durant 30 ans, 11.000 médecins, sans distinction de religion ou d’opinions scientifiques, ont eu libre accès au Bureau des Constatations Médicales. Une guérison déclarée miraculeuse possède donc la plus grande garantie possible. Quel est le sens profond de ces faits miraculeux dans le plan de Dieu ? Il semble qu’à travers ces faits, Dieu veuille répondre d’une manière radicale à l’incrédulité moderne. Comment un incrédule, devant ces faits, pourrait-il persévérer de bonne foi dans son incrédulité ? … Ces faits ne devraient-ils pas nous porter à ramener la Mère de Dieu dans l’Église évangélique ? Ne sont-ils pas une preuve irrécusable du rôle que Marie est appelée à jouer aujourd’hui pour notre salut ? … Aujourd’hui, en tel ou tel pays, l’existence du christianisme est en jeu. Ce serait le comble de l’inconscience que d’ignorer la voix de Dieu qui, par l’intermédiaire de Marie, parle au monde, et de lui tourner le dos uniquement parce qu’il fait entendre sa voix dans l’Église catholique … D’autant plus que la Mère de Dieu n’a pas été écartée de l’Église Réformée, mais qu’elle a été chassée seulement après la Guerre de Trente ans et à l’époque des philosophes libres-penseurs du XVIIIeme siècle. En étouffant dans les cœurs évangéliques le culte de la Madone, ils ont détruit les sentiments les plus délicats de la piété chrétienne.»
Voyage et Mission n°113 par FJE Rapporté dans le Recueil marial 1991 du Frère Albert Pfleger.
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
13.02.2026 – SAINT DU JOUR

Bx Jourdain de Saxe
Premier successeur de saint Dominique
Jourdain de Saxe a donné à l’Ordre une impulsion décisive. C’est l’un des témoins les plus prestigieux de la ferveur que suscita l’Ordre au XIIIe siècle.
Il était né vers 1190, en Saxe, dans la famille des comtes d’Eberstein. Dès sa jeunesse – et il continua quand il fut étudiant – il avait pris l’habitude de donner chaque jour une aumône au premier pauvre qu’il rencontrerait. Envoyé à Paris pour y prendre ses grades, il y mena une vie pieuse : chaque nuit il allait à Notre-Dame pour l’office de matines.
En 1219 il est sous-diacre et bachelier en théologie. Les frères viennent de s’installer à Saint Jacques et sont dans un dénuement extrême. Saint Dominique les visite et les réconforte à son retour d’Espagne. Sa parole suscite l’enthousiasme dans le monde universitaire. Emporté par le courant, Jourdain vient l’entendre, se confesse à lui et lui confie son âme. Cependant il n’entre pas de suite dans l’Ordre. C’est au bienheureux Réginald qui, à son tour en 1220, bouleverse l’Université de Paris, que revient la joie de donner l’habit à Jourdain. Il ne le reçoit pas seul : son ami frère Henri de Cologne, et frère Léon, entrent avec lui au couvent de Saint Jacques, le mercredi des Cendres, au moment où les frères chantent Immutemur habitu… (Changeons de conduite).
Deux mois plus tard, saint Dominique réunit à Bologne le premier Chapitre général de l’Ordre. Jourdain est l’un des quatre frères de Saint Jacques désigné pour y prendre part. Quand il revint à Paris, ce fut pour enseigner l’Écriture Sainte.
En 1221, saint Dominique le nomme premier provincial de Lombardie et, quelques mois plus tard, il est élu par les frères pour succéder au Père qui vient de mourir. Il va gouverner l’Ordre seize ans pendant lesquels il attira à la suite de saint Dominique une multitude de vocations, étudiants et maîtres, séduits par sa parole. Tel jour, à Saint Jacques, il donne l’habit à vingt novices. Une autre fois, à Verceil, en quelques jours, il attire « treize clercs renommés et savants » ; c’est là que Maître Walter, régent ès arts, disait à ses collègues et à ses élèves « Prenez garde d’aller à ses sermons : comme une courtisane il polit ses discours de manière à séduire les hommes ! » – mais lui-même s’y rendit et fut pris dans les filets… Au Chapitre général on reprocha même à Jourdain de Saxe d’aller un peu vite en besogne et de recevoir de trop jeunes frères : Laissez ces enfants, répondit-il. Vous verrez qu’ils étendront leur action sur des hommes plus instruits.
Pendant son généralat, quatre nouvelles provinces furent établies, 240 nouveaux couvents de frères ou de sœurs furent créés. On sait la part importante qu’il prit dans la mise au point des Constitutions de l’Ordre ; comment il institua à Bologne le chant du Salve Regina après les Complies, coutume qui se répandit rapidement en Lombardie, puis dans tout l’Ordre ; comment il procéda à la translation du corps de saint Dominique en 1233, puis présida aux fêtes de la canonisation en 1234.
C’est alors qu’il rédigea le Libellus de principiis Ordinis Praedicatorum (texte qui est à la fois un récit documenté de la vie de Dominique de Guzmán et des débuts de l’ordre des Prêcheurs).
Dans la lutte entre le sacerdoce et l’empire, Jourdain joua un rôle de premier plan. Pacifique par tempérament, il fut intrépide quand il le fallut, n’hésitant pas à aller au camp de Frédéric II pour lui reprocher sa conduite et l’adjurer de mettre fin au scandale que provoquait son opposition.
Pauvre à l’extrême, il aimait la compagnie des pauvres. Doux pour les frères, compatissant à leurs infirmités, il les aidait de tout son pouvoir. Mais il était ferme aussi, parfois avec humour. Un procureur lui ayant demandé d’être relevé de sa charge, il lui répondit : Mon fils, cette charge a quatre annexes : la négligence, l’impatience, le travail et le mérite ; je vous décharge des deux premières et je vous laisse les deux autres.
En 1236, il alla en Terre Sainte pour visiter les couvents de l’Ordre qui y étaient établis. Au retour, le navire fut englouti par une furieuse tempête à proximité des côtes de Syrie. La mer rejeta son corps, qui fut enseveli au couvent de Ptolémaïs. C’était le 13 février 1237, il n’avait pas 50 ans. Raymond de Peñafort (canonisé le 29 avril 1601) prend sa suite comme maître général des Dominicains.
On a attendu jusqu’au XIXe siècle sa béatification qui a eu lieu en 1825 par le Pape Léon XII (Annibale Sermattei Della Genga, 1823-1829).
Jourdain de Saxe est aujourd’hui vénéré comme le patron des vocations dominicaines.
Source principale : dominicains.ca/Histoire/Figures/jourdain.htm (« Rév. x gpm »).

13.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 7,31-37.

En ce temps-là, Jésus quitta le territoire de Tyr ; passant par Sidon, il prit la direction de la mer de Galilée et alla en plein territoire de la Décapole.
Des gens lui amènent un sourd qui avait aussi de la difficulté à parler et supplient Jésus de poser la main sur lui.
Jésus l’emmena à l’écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, avec sa salive, lui toucha la langue.
Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : « Effata ! », c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! »

Ses oreilles s’ouvrirent ; sa langue se délia, et il parlait correctement.
Alors Jésus leur ordonna de n’en rien dire à personne ; mais plus il leur donnait cet ordre, plus ceux-ci le proclamaient.
Extrêmement frappés, ils disaient : « Il a bien fait toutes choses : il fait entendre les sourds et parler les muets. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :

Jean Tauler (v. 1300-1361)
dominicain à Strasbourg
Sermon 49, 1er pour le 12e dimanche après la Trinité (trad. Cerf 1991, p. 399 rev.)
« Tout ce qu’il fait est admirable : il fait entendre les sourds et parler les muets »
Il nous faut examiner de près ce qui rend l’homme sourd. Pour avoir prêté l’oreille aux insinuations de l’Ennemi, pour avoir entendu ses paroles, le premier couple de nos ancêtres sont devenus sourds les premiers. Et nous aussi après eux, en sorte que nous ne pouvons plus ni entendre ni comprendre les inspirations aimables du Verbe éternel. Pourtant nous savons bien que le Verbe éternel est au fond de notre être, si ineffablement près de nous et en nous que notre être même, notre propre nature, nos pensées, tout ce que nous pouvons nommer, dire ou comprendre, tout cela n’est pas si près de nous et ne nous est pas si intimement présent que ne l’est le Verbe éternel. Et ce Verbe parle sans cesse en l’homme. Mais l’homme n’entend pas tout cela à cause de la grande surdité dont il est atteint… Du même coup, il a été tellement atteint dans ses autres facultés qu’il en est aussi devenu muet, et qu’il ne se connaît pas lui-même. S’il voulait parler de son intérieur, il ne pourrait pas le faire, ne sachant pas où il en est et ne connaissant pas sa propre manière d’être… Qu’est-ce donc que ce chuchotement nuisible de l’Ennemi ? C’est tout le désordre qu’il te fait voir sous son côté miroitant et qu’il te persuade d’accepter, en se servant de l’amour ou de la recherche des choses créées, de ce monde-ci et de tout ce qui s’y rattache : biens, honneurs, même amis et parents, voire ta propre nature, bref, tout ce que t’apporte le goût des biens de ce monde déchu. C’est de tout cela qu’est fait son chuchotement… Vient alors Notre Seigneur : il met son doigt sacré dans l’oreille de l’homme, et de la salive sur sa langue, ce qui fait que l’homme retrouve la parole.

LECTURES :
Premier livre des Rois 11,29-32.12,19.

Un jour que Jéroboam était sorti de Jérusalem, il fut arrêté en chemin par le prophète Ahias de Silo ; celui-ci portait un manteau neuf, et tous deux étaient seuls dans la campagne.
Ahias prit le manteau neuf qu’il portait et le déchira en douze morceaux.
Puis il dit à Jéroboam : « Prends pour toi dix morceaux, car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël : Voici que je vais déchirer le royaume en l’arrachant à Salomon, et je te donnerai dix tribus.
Il lui restera une tribu, à cause de mon serviteur David, et de Jérusalem, la ville que je me suis choisie parmi toutes les tribus d’Israël.
Les dix tribus d’Israël rejetèrent la maison de David, et cette situation dure encore aujourd’hui où ceci est écrit.

Psaume 81(80),10-11ab.12-13.14-15.
R/ C’est moi, le Seigneur ton Dieu : écoute, je t’adjure, ô mon peuple. (Ps 80, 11a.9a)
« Tu n’auras pas chez toi d’autres dieux,
tu ne serviras aucun dieu étranger.
C’est moi, le Seigneur ton Dieu,
qui t’ai fait monter de la terre d’Égypte ! »
« Mais mon peuple n’a pas écouté ma voix, Israël n’a pas voulu de moi.
Je l’ai livré à son cœur endurci :
qu’il aille et suive ses vues !
« Ah ! Si mon peuple m’écoutait,
Israël, s’il allait sur mes chemins !
Aussitôt j’humilierais ses ennemis,
contre ses oppresseurs je tournerais ma main.

12.02.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
12.02.2026 – VÊPRES À NOTRE-DAME DE PARIS
12.02.2026 – CHAPELET À LOURDES
15.02.2026 – INTÉGRALITÉ DES LECTURES DU 6ÈME DIMANCHE ORDINAIRE
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du 6ème dimanche du temps ordinaire, année A.
15.02.2026 – HOMÉLIE DU 6ÈME DIMANCHE ORDINAIRE – MATTHIEU 5 17-37

De marbre ou de chair
Homélie par le Fr. Laurent Mathelot
Cet Évangile est un fabuleux démenti des partisans d’une lecture littérale de la Bible. Le texte n’est clairement pas une parabole, qui invite effectivement à se couper la main ou s’arracher l’œil en cas de péché. Celui qui ne le fait pas assume ainsi qu’il y a une autre interprétation du texte à trouver, certainement … moins littérale.
Or le Christ dit « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes (…) pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi ». Le propos semble ici rigoriste et sévère – précisément littéral – qui, de plus, élargit considérablement le champ d’application de la Loi : une dispute, une insulte, un mauvais regard et c’est toute la rigueur du châtiment qui s’applique. Même si on accepte que, dans cet Évangile, Jésus n’invite pas à concrètement se mutiler, il sous-entend tout de même une sanction radicale pour des comportements somme toute fréquents.
Aujourd’hui, le propos du Christ est de nous faire réfléchir sur la Loi et les commandements de Dieu, sur la rigueur avec laquelle il convient de les considérer et l’amplitude à leur donner.
Il est clair que le Christ ne nous invite pas à la violence envers nous-même – aucun de ses disciples ne s’est d’ailleurs coupé la main, ni arraché l’œil – mais, tout de même, il insiste sur une certaine radicalité de jugement : en matière de comportement et de relations – en matière de morale et d’éthique – « que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’, ‘non’, si c’est ‘non’. Ce qui est en plus vient du Mauvais. » Ainsi, il s’agit d’avoir le jugement ferme et tranché, mais d’appliquer la justice avec humanité et cœur, envers les autres comme envers soi. « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat » (Mc 2, 27) dit-il alors qu’on reproche à ses disciples de ne pas scrupuleusement jeûner. La Loi – ici le sabbat – n’est en rien remise en cause par Jésus ; c’est l’inhumanité de son application qui l’est. Pour Jésus, la Loi est intangible, mais son propos est la croissance humaine, le relèvement de la personne. Pour le dire directement : sanction : oui ; punition : non ; humanité : certainement. Dans l’application de la Loi, le Christ prône autant la radicalité de jugement que la miséricorde absolue.
Face à une situation morale, face à un comportement, face à un choix, il s’agit avant tout d’opérer un jugement radical – oui ou non est-ce acceptable ? – et de ne pas tergiverser sur les principes. Le Christ, aussi divinement qu’il incarne l’amour, ne change pas un iota de la radicalité des Prophètes, ni de la rigueur de la Loi. Il s’agit bien d’avoir une éthique tranchée, de ne pas accepter de zone grise du jugement moral, de refuser spirituellement toute compromission avec « le Mauvais ». Mais il s’agit tout autant de ne jamais faillir au commandement de l’amour, placé en tête de la Loi par le Christ. Ainsi, l’invitation consiste bien à haïr le péché et aimer le pécheur – qu’à la radicalité du jugement réponde une radicalité plus grande encore de l’amour. La Loi divine est faite pour le triomphe de l’amour : « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. »
Ces deux axes – radicalité du jugement moral ; amour primordial du pécheur – sont avant tout le moyen de ne jamais désespérer de l’homme – ni d’autrui, ni de soi – alors qu’il cède à la tentation du mal. Il s’agit en effet de dire, ou de se dire, clairement les choses – de verbaliser la Justice – mais il s’agit tout autant de relever, de ressusciter celui qui chute. Ainsi le mal est-il nommé, exorcisé, tandis que sa morsure est anéantie de compassion et d’amour.
Parfois la Loi peut nous sembler gravée dans la marbre, antique, froide, implacable et immuable. Le Christ nous enseigne qu’elle est avant tout gravée dans notre cœur, qu’il convient précisément ne jamais laisser de marbre. « Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair » dit Dieu dans le Livre d’Ézéchiel (36, 26). Mais le texte poursuit (27) « Je mettrai en vous mon esprit, je ferai que vous marchiez selon mes lois, que vous gardiez mes préceptes et leur soyez fidèles. » On retrouve ainsi les deux axes : rigueur morale et tendresse.
Considérer qu’un regard concupiscent, une insulte, une dispute – le moindre mépris d’autrui – soit, aux yeux du Christ, d’une gravité radicale, outre souligner que de tels comportements peuvent effectivement avoir des conséquences graves, signifie surtout qu’ils touchent à la radicalité de l’amour, au respect intangible de l’humain. Insulter, convoiter, c’est déjà cruellement manquer d’amour. La radicalité du Christ est la radicalité du cœur amoureux, qui ne supporte pas qu’on méprise ceux qu’il aime. « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40).
Mais cette radicalité de l’amour, qui nous pousse à réclamer justice pour la moindre atteinte à la dignité humaine, ne peut pas se démentir : ainsi est-ce avec un amour radical qu’il nous faut appliquer la justice. De nouveau, il s’agit d’énoncer clairement les choses et d’aimer ensuite. De là, la clémence du Christ dans l’application des sanctions. Pour le dire sans ambages : certes, Dieu proclame de nombreuses condamnations à mort dans l’Ancien Testament mais, à la suite du Christ, nous comprenons qu’il s’agit avant tout de morts spirituelles – d’une mort à l’amour, que le péché instille à petit feu et que seul l’amour-même peut ressusciter.
La radicalité du Christ, dans l’Évangile de ce dimanche, n’expose que la loi naturelle du cœur amoureux, profondément offensé de tout mépris humain mais débordant plus encore d’amour. C’est une radicalité difficile que celle de sursauter à la moindre offense tout en maintenant inconditionnellement l’amour. C’est la radicalité de Dieu, celle de l’amour juste. Elle sera d’autant plus facile que notre cœur sera de chair et non de marbre.
Que le Christ nous donne son cœur de chair. Ainsi pourrons-nous, même si le mal nous crucifie, encore abondamment aimer.
Homélie par le Fr. Laurent Mathelot

Source : RESURGENCE.BE, le 11 février 2026