30.11.2025 – HOMÉLIE DU 1ER DIMANCHE DE L’AVENT – MATTHIEU 24, 37-44

Nous attendons ta venue, Seigneur Jésus

Homélie par l’Abbé Jean Compazieu

Pistes pour l’homélie
Textes bibliques : Lire
En ce premier dimanche de l’Avent, nous commençons notre route vers Noël. Tout le monde en parle déjà en famille, en ville et surtout dans les magasins. On prévoit chaque année des grandes réjouissances en famille ou entre amis, des réveillons, des cadeaux. Le problème c’est que beaucoup oublient celui qui est à l’origine de cette fête. C’est un peu comme si on fêtait un anniversaire en oubliant complètement celui qui est le premier concerné. On pense à tout sauf à lui.

Les lectures bibliques de ce jour et celles que nous entendrons au long de ce temps de l’Avent voudraient nous aider à remettre cette fête “à l’endroit”. Noël c’est d’abord Jésus qui est venu dans notre humanité, qui continue à venir et qui reviendra. Avec les textes de ce dimanche, nous sommes précisément renvoyés à l’avenir : Jésus reviendra. Nous attendons sa venue et nous nous y préparons activement tout au long de notre vie.

C’est ce message que nous adresse le prophète Isaïe dans la première lecture. Ce récit a été écrit à l’occasion de la fête des tentes. Au cours de cette fête, on se souvenait des cabanes du peuple Hébreu dans le Sinaï. Pendant huit jours, les pèlerins vivaient dans des cabanes, même en ville. A cette occasion, la ville de Jérusalem grouille de monde. Les gens sont venus de partout. En racontant ce qu’il voit, le prophète comprend que ce grand rassemblement en préfigure un autre, bien plus important. Le jour viendra où se pèlerinage rassemblera tous les peuples. Le temple sera le lieu du rassemblement de toutes les nations. Toute l’humanité aura enfin entendu la bonne nouvelle de l’amour de Dieu.

Cet appel est aussi pour nous : “Venez, montons à la montagne du Seigneur”. Dans la Bible, la montagne c’est le lieu de la présence de Dieu. Quand le prophète nous adresse cet appel, ce n’est pas pour faire de l’escalade. Il nous invite tout simplement à prendre de la hauteur par rapport à nos soucis terre à terre. C’est avec lui et en lui que nous retrouvons la vraie joie. En ce temps de l’Avent, nous sommes invités à le remettre au centre de notre vie. Il est le seul vrai chemin qui nous conduit vers la Vie Éternelle.

C’est aussi cette bonne nouvelle que nous annonce saint Paul dans la 2ème lecture : “Le Salut est maintenant tout près de nous.” Le projet de Dieu avance irrésistiblement. Trop souvent, nous ne voyons que ce qui va mal. Saint Paul voudrait nous aider l’éclosion du Royaume dans ce monde. Le chrétien doit vivre et agir, tendu vers le “jour du Seigneur” qui pointe à l’horizon. Il est invité à rejeter “les activités des ténèbres”. Cela suppose une rupture avec ce qui se pratique autour de nous dans de nombreux domaines. Tout n’est pas compatible avec la foi au Christ.

L’application de cette consigne suppose une grande vigilance. C’est la recommandation que Jésus nous adresse dans l’évangile de ce jour : “Veillez !” Nous le savons bien, si au volant de notre voiture, nous ne restons pas éveillés, nous allons tout droit à l’accident. Nous, chrétiens, nous devons rester éveillés pour rester en vie, pour entrer dans la vie. Toute notre attention, toute notre pensée, toute notre vie et notre cœur doivent être entièrement tournés vers le Seigneur qui va venir.

Pour nous aider à comprendre cela, Jésus nous raconte l’histoire de Noé. Avant le déluge, les gens “mangeaient, buvaient, se mariaient”. Tout se passait comme toujours. On s’était installé dans la routine. Et c’est encore ce qui se passe trop souvent. Il est urgent d’en sortir. Jésus nous annonce que le meilleur est venir. Lui, qui nous a aimés du plus grand amour, continue à nous aimer. Il est réellement présent en chacun de nous et dans les autres. Il nous laisse chacun responsables de nos vies. Le temps de l’Avent nous invite à vivre cette attente. Non, ce n’est pas comme on attend le docteur dans une salle d’attente. Il s’agit d’être attentifs, actifs et bien éveillés pour ne pas manquer ce rendez-vous définitif.

Cette attitude de veille se vit d’abord dans la prière : C’est ce que Jésus nous dit au jardin des Oliviers, juste avant sa Passion : “Veillez et priez”. Nous pouvons nous unir à la prière des monastères, à celle des personnes malades et à celle de toute l’Église. C’est dans la prière que nous essayons de veiller. Ce contact régulier avec le Seigneur nous permet d’être plus attentifs aux “réalités d’en haut”.

Ces trois lectures nous orientent donc vers l’avenir. Car il y a un avenir pour l’homme et Dieu en fait partie. Il est cet avenir. Bien loin de nous arracher à la joyeuse préparation de Noël, il nous rappelle le sérieux de notre vie quotidienne. La vraie priorité, c’est de nous préparer tous les jours à la grande rencontre du Seigneur, par une vie généreuse et fidèle, remplie de confiance et d’amour.

En ce jour, nous te prions, Seigneur : ‘Fortifie nos pas quand la route traverse déserts et marécages. Dans l’effort de la montée, donne-nous de pressentir l’allégresse des sommets”. Amen.

Abbé Jean Compazieu

Source : DIMANCHEPROCHAIN, le 22 novembre 2025

27.11.2025 – Rencontre du pape Léon XIV avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique à Ankara

Ce jeudi 27 novembre à partir de 15h30 (heure locale, 13h30 heure de Paris), le pape Léon XIV rencontre les autorités du pays, la société civile et le corps diplomatique à Ankara après s’être entretenu au Palais présidentiel avec le président Recep Tayyip Erdogan. Le Saint-Père prononce le premier discours de ce voyage apostolique.

27.11.2025 – Rencontre du pape Léon XIV avec Recep Tayyip Erdogan, président de la République de Turquie

Ce jeudi 27 novembre à partir de 14h40 (heure locale, 12h40 heure de Paris), le pape Léon XIV rencontre le président de la République de Turquie Recep Tayyip Erdogan lors d’une visite au Palais présidentiel turc à Ankara.

27.11.2025 – Cérémonie de bienvenue du pape Léon XIV au palais présidentiel d’Ankara

Ce jeudi 27 novembre, le pape Léon XIV est accueilli par les autorités turques lors d’une cérémonie de bienvenue au Palais présidentiel à Ankara (Turquie), en présence notamment du président de la République, Recep Tayyip Erdogan.

27.11.2025 – Visite du pape Léon XIV au mausolée d’Atatürk à Ankara (Turquie)

Ce jeudi 27 novembre, le pape Léon XIV se rend au mausolée d’Atatürk à Ankara, capitale de la Turquie. Ce monument est dédié à Mustafa Kemal Atatürk (1881-1938), fondateur et premier président de la République de Turquie. C’est la première étape du voyage du pape Léon XIV en Turquie.

27.11.2025 – Arrivée du pape Léon XIV à l’aéroport d’Ankara (Turquie) et accueil officiel

Le pape Léon XIV est attendu ce jeudi 27 novembre à 12h30 (heure locale, 10h30 heure de Paris) à l’aéroport international d’Ankara Esenboga. Il est officiellement accueilli par les autorités du pays. Ce voyage apostolique est particulièrement orienté autour du dialogue avec les autres confessions chrétiennes, notamment en Turquie où seront commémorés les 1700 ans du Concile de Nicée, à l’origine du Credo chrétien.

« Impossible de renoncer à la Sainte Vierge… »

« Impossible de renoncer à la Sainte Vierge… »

J’ai été élevé dans la religion catholique, mais après ma conversion, j’ai cherché un peu partout – sauf dans mon Église d’origine – où trouver Dieu. Des Protestants ont alors voulu que je devienne pasteur et cela me tentait beaucoup. En même temps, l’archevêque de Lyon, Mgr Barbarin, m’a proposé une bourse pour étudier la théologie, mais plus modeste que celle des Protestants.

Il s’est alors passé quelque chose d’extraordinaire tandis que je réfléchissais avec ma femme à ces deux propositions. Nous nous sommes dit : « Et la Vierge Marie, qu’allons-nous en faire ? » Je n’avais aucune attirance pour la Sainte Vierge et quand mes parents me disaient qu’ils m’avaient mis sous sa protection, cela m’agaçait prodigieusement.

Mais là, soudain j’ai réalisé que je serais mort sur place si je devais me séparer de Marie, si je devais lui dire : « Allez, va-t’en ! » ! Impossible de renoncer à la Sainte Vierge…

Alain Noël, Editeur. In Feu et Lumière n° 331, octobre 2013

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

27.11.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Maxime de Lerins (ou de Riez)
Évêque
(† v. 460)

 Né dans le pays de Riez (Basses Alpes), il devint moine à l’abbaye de Lérins et succéda à son fondateur, saint Honorat, lorsque celui-ci devint évêque d’Arles. 

Il refusa d’être l’évêque de Fréjus, mais il fut bien obligé, par l’enthousiasme des fidèles, à devenir évêque de Riez dans les Basses Alpes (Alpes-de-Haute-Provence). 

Maxime mourut au milieu d’eux, après les avoir édifiés, pendant vingt-sept ans, par sa pénitence et sa charité.

Il fit triompher la vérité catholique dans plusieurs conciles provinciaux à Orange (441), Vaison-la-Romaine (442), Arles (451 et 453).