Étiquette : Notre-Dame de Fatima
Fatima – Peinture Ecce Homo en vedette lors de la première visite thématique de l’exposition temporaire

Session guidée par l’historien et muséologue Fernando António Baptista Pereira inaugure un cycle de visites thématiques, le 6 mai prochain.
La peinture Ecce Homo, classée Trésor national, est le point culminant de la première visite thématique de l’exposition temporaire « Refuge et chemin », qui aura lieu le 6 mai prochain, à partir de 21h15.
Intitulée « Ecce homo : le mystère du couronnement des épines dans la peinture du XVIe siècle », la session sera dirigée par Fernando António Baptista Pereira, historien de l’art, muséologue et professeur à la retraite de la Faculté des Beaux-Arts de l’Université de Lisbonne.
À partir de l’analyse de cette peinture du XVIe siècle, du Musée national d’art ancien, la visite thématique vise à élargir le contenu du noyau VI de l’exposition « Refuge et chemin », offrant une lecture approfondie sur le symbolisme de la couronne d’épines dans la tradition artistique et religieuse.
Le cycle de visites thématiques se déroule de mai à octobre, toujours le premier mercredi de chaque mois, entre 21h15 et 22h30, avec entrée gratuite.
À travers cette programmation, le Musée du Sanctuaire de Fatima renforce la dimension interprétative de l’exposition, invitant les visiteurs à un dialogue plus étroit avec les œuvres et leurs significations.

CALENDRIER DES VISITES THÉMATIQUES
6 mai
Ecce homo : le mystère du couronnement d’épines dans la peinture du XVIe siècle
Fernando António Baptista Pereira
Historien de l’art, muséologue et professeur à la retraite de la Faculté des Beaux-Arts de l’Université de Lisbonne
3 juin
Photographier les drames de l’histoire
João Porfírio
Photojournaliste de guerre
1er juillet
Que disent les textes bibliques sur le cœur ?
Frédéric Lourenço
Essayiste et professeur titulaire de la Faculté des lettres de l’Université de Coimbra
5 août
Donner forme à la vision : la représentation du Cœur Immaculé de Marie à partir des apparitions de Fatima
Marco Daniel Duarte
Directeur du Musée du Sanctuaire de Fatima
2 septembre
La dernière Cène du maître du retable de la cathédrale d’Évora
Sandra Leandro
Directrice du Musée national Frei Manuel do Cenáculo
7 octobre
Le cœur de Marie à travers le regard de jeunes artistes
Étudiants en design, céramique et sculpture du Collège de São Miguel, Fátima
Source : SANCTUAIRE DE FATIMA
Louis-Marie Grignion de Montfort : tout à Jésus par Marie

Louis-Marie Grignion de Montfort : tout à Jésus par Marie
Louis-Marie Grignion de Montfort est un prêtre, missionnaire paroissial, qui sillonne, entre 1700 et 1716, les campagnes de l’ouest de la France pour inviter les hommes à se tourner vers l’amour divin. Connu pour sa grande dévotion mariale, il fonde deux congrégations : la Compagnie de Marie, qui destine des prêtres et des frères à prêcher comme lui, mais aussi à éduquer la jeunesse pauvre ; et les Filles de la Sagesse, religieuses hospitalières et éducatrices.
Les raisons d’y croire
- Séminariste à Paris, Louis-Marie Grignion de Montfort donne aussitôt les aumônes qu’il reçoit aux plus pauvres. Un jour, une soutane chaude lui est offerte : il la donne à un séminariste encore plus démuni que lui. À travers des renoncements répétés et des actes de charité quotidiens se dessine une vie intérieure profondément habitée.
- Trois fois par semaine, il choisit de veiller les morts avant leur enterrement et ne dort donc que deux heures ces nuits-là, assis sur une chaise. Il accomplit cet office avec soin, priant pour eux. Veiller les morts avant leur enterrement et prier pour eux n’a aucune utilité visible : les défunts ne peuvent rien rendre, cela se fait dans la solitude, la nuit, au prix d’une réelle fatigue… Ce n’est pas une marque de respect symbolique : cet acte manifeste l’espérance de la vie éternelle et la conviction que les vivants peuvent encore agir pour les défunts par la prière.
- Il rencontre un jour deux jeunes gens qui tirent l’épée pour se battre. Se présentant à eux, le crucifix en main, car il en portait toujours un sur lui, il leur parle d’une manière si touchante qu’il les convainc de se séparer. L’un d’eux, très frappé sur le coup par cette action généreuse, ne l’oubliera jamais et songera dès lors à consacrer sa vie à Dieu, ce qu’il fera effectivement quelques années plus tard.
- Une autre fois, sur le Pont-Neuf, il voit un grand nombre de personnes entourer un charlatan et recueillir avec avidité les fausses prédictions qu’il prétend leur révéler. Affligé de voir des chrétiens ajouter foi à de telles sottises, Louis-Marie monte sur l’autre trottoir et harangue la foule en lui montrant l’impiété de sa conduite. Tous, touchés par ce discours, délaissent le bateleur et rentrent chez eux.
- Une fois prêtre, Louis-Marie est animé de la même charité. Charité, d’abord, envers les corps, par le soin des malades à Poitiers comme aumônier général, où il regroupe des jeunes filles désireuses d’aider les nécessiteux. Il place Marie-Louise Trichet à leur tête. Elle sera la première supérieure d’une nouvelle congrégation religieuse, qui exercera la charité « en soignant et en guérissant les pauvres incurables » : ce seront les Filles de la Sagesse du Verbe incarné.
- Charité surtout envers les âmes : Louis-Marie commence le périple des missions paroissiales dans une dizaine de diocèses, de Saint-Brieuc à La Rochelle et de Nantes à Rouen. Ce ne seront pas moins de soixante-douze missions d’importance qu’il dirigera, aidé de deux prêtres, les pères René Mulot et Adrien Vatel.
- La Compagnie de Marie est née de ce souhait d’évangéliser les campagnes par des missions populaires organisées régulièrement en des lieux différents. Louis-Marie en rédige la règle en 1713. Les religieux qui en font partie encouragent à la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus et à la récitation du rosaire. Il fait chanter des offices des cantiques en vers qu’il a lui-même rédigés et qui, facilement mémorisables par leur refrain, parlent à l’intime de l’âme.
- Dans L’Amour de la Sagesse éternelle, Louis-Marie fait découvrir deux chemins à ses lecteurs. Le premier est celui qu’emprunte le Fils de Dieu, depuis son éternité au sein du Père, en passant par l’œuvre créatrice, jusqu’à son incarnation et le don total de lui-même sur la Croix, pour parvenir jusqu’aux hommes. Le second chemin permet aux hommes, à leur tour, de rejoindre le Christ. Comment ? En répondant à son amour absolu par un complet amour, dont les moyens concrets sont le désir de Dieu, la prière, la mortification et la dévotion envers la Vierge Marie, mère du Christ et mère des hommes.
- En 1712, Louis-Marie rédige à La Rochelle le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge . Il y explique que le salut, réalisé par Jésus-Christ, aurait été impossible sans la mère qui l’a mis miraculeusement au monde. Aussi la Vierge Marie a-t-elle une part unique dans le salut historique de l’humanité. Marie conserve cette part dans l’octroi de ce salut à chaque homme. C’est par elle que le Christ est enfanté en chaque âme humaine par le baptême, afin que chaque homme puisse dire : « Ce n’est pas moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » ( Ga 2,20 ). C’est pourquoi Louis-Marie invite son lecteur à « faire toutes ses actions par Marie, avec Marie, en Marie et pour Marie, afin de les faire plus parfaitement par Jésus-Christ, avec Jésus-Christ, en Jésus et pour Jésus ».
Auteur :
Docteur en philosophie, Vincent-Marie Thomas est prêtre.
Source : 1000 raisons de croire
Le Pape reconnaît le martyre de 49 Espagnols assassinés en haine de la foi

Le Pape reconnaît le martyre de 49 Espagnols assassinés en haine de la foi
Le martyre de 49 membres de la Congrégation de Saint-Gabriel et d’un prêtre, tués en Espagne en haine de la foi pendant la guerre civile de 1936-1939, a été reconnu; ils seront bientôt béatifiés. Sont déclarés vénérables, Pedro Samuel Salado Alba, laïc, Maria Eletta de Jésus, carmélite déchaussée, Maria Teresa de la Très Sainte Trinité, carmélite du Cœur Divin de Jésus, et Maria Raffaella De Giovanni, fondatrice des Sœurs Tertiaires Minimes.
Vatican News
Le Pape Léon XIV a autorisé lundi 27 avril, lors de l’audience accordée au cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère des Causes des Saints, la promulgation des décretsreconnaissant le martyre de 49 frères de Saint-Gabriel et de leur aumônier, tués en Espagne en 1936 lors de la persécution religieuse survenue pendant la guerre civile, ainsi que des décrets concernant l’héroïcité des vertus de trois religieuses – Maria Eletta de Jésus, carmélite déchaussée, Maria Teresia de la Très Sainte Trinité, carmélite du Cœur Divin de Jésus, et Maria Raffaella De Giovanni, fondatrice des Sœurs Tertiaires Minimes – et l’offrande de sa vie de Pedro Samuel Salado Alba, laïc, qui sont donc désormais vénérables.
Estanislao Ortega García et ses compagnons
Frère Estanislao Ortega García, premier provincial de la Province espagnole de l’Institut des Frères de l’Instruction chrétienne de Saint-Gabriel, et ses compagnons – 48 confrères ainsi que Manuel Berenguer Clusella, aumônier de la maison provinciale et de formation de Sant Vicenç de Montalt, prêtre du diocèse de Barcelone – seront donc béatifiés en tant que martyrs en Espagne. Tués à différents moments en 1936, ils sont tous victimes de la haine envers la foi catholique. Le contexte de leur témoignage de vie est celui de la persécution religieuse qui a débuté en 1934 et s’est intensifiée entre juillet 1936 et avril 1939, pendant les années de la guerre civile. Parmi les épisodes les plus dramatiques vécus par les religieux, on peut citer l’irruption d’une centaine de miliciens de la FAI (Federación Anarquista Ibérica) dans la maison de « Can Valls » le 7 novembre 1936. Ce jour-là, tous les frères âgés de plus de 18 ans, 44 au total, ainsi que le père aumônier, sont emmenés en prison dans un bus. Les étudiants ayant été conduits dans des centres d’aide sociale, les plus âgés restèrent sous le contrôle d’un comité rouge. Sur les 44 personnes arrêtées, 5 religieux français furent libérés grâce à l’intervention du consulat; les 39 autres et l’aumônier furent assassinés quelques jours plus tard au cimetière de Montcada.
Pedro Manuel Salado de Alba
Laïc et membre de l’association “Hogar de Nazaret”, Pedro Manuel Salado de Alba est né le 1er janvier 1968 à Chiclana de la Frontera, en Espagne. Le 15 août 1990, il s’est entièrement donné à Dieu à la Casa Nazareth, une institution missionnaire de vie consacrée, créée pour offrir un chemin vers la sainteté, avec pour mission de prendre soin des enfants et des jeunes en situation de vulnérabilité. Pedro Manuel vit dans un foyer d’accueil à Cordoue jusqu’en 1998, puis il est affecté à la Casa Quinindé en Équateur. Là-bas, outre la gestion du foyer, il mène une intense activité pastorale, coordonne les activités scolaires, enseigne la religion et se consacre au catéchisme. Il consacre toute son existence aux plus petits. Elle s’achève tragiquement pour sauver leur vie. Le 5 février 2012, à Playa de Tonsupa près d’Atacames, Pedro Manuel se jette à l’eau sans hésiter lorsque des enfants, alors qu’ils jouaient, sont emportés au large par un tourbillon. Il sauve sept enfants mais meurt sur le rivage. Pour avoir offert sa vie, il est aujourd’hui vénérable.
Maria Eletta de Jésus
Vivant au XVIIe siècle, Mère Maria Eletta de Jésus, de son nom de naissance Caterina Tramazzoli, était originaire de Terni, en Italie. Elle y est née le 28 janvier 1605 et c’est là, à l’âge de vingt et un ans, qu’elle entra, avec sa sœur Lucie, au monastère des Carmélites déchaussées. Elle se distingue par sa maturité, à tel point qu’après trois ans de vie religieuse, on lui demande de participer à la fondation d’un carmel à Vienne, dont elle deviendra la prieure à l’âge de 33 ans. Par la suite, elle est chargée de fonder un nouveau monastère à Graz, où elle vit les années les plus fécondes spirituellement de son existence, estimée par la population et l’aristocratie pour sa sagesse et le témoignage de sa vie. Destinée à une nouvelle fondation, elle arrive à Prague en 1656, où beaucoup connaissaient déjà ses vertus. Mais dans ce contexte, Maria Eletta de Jésus se trouve confrontée à de graves problèmes liés à l’institution du nouveau Carmel et à la «nuit obscure» de l’épreuve. Elle affronte les maladies, les tourments de l’esprit, les contradictions et même les calomnies, avec patience et en s’abandonnant entre les mains de Dieu, sans jamais cesser de prier. Elle meurt le 11 janvier 1663. Femme d’une grande prudence et d’une grande maîtrise de soi, elle s’est distinguée par sa grande charité, son amour du prochain, sa générosité envers les pauvres et les nécessiteux et ses soins attentionnés envers les malades.
Maria Teresa de la Très Sainte Trinité
Née le 13 novembre 1897 à Apeldoorn, aux Pays-Bas, Maria Teresa de la Très Sainte Trinité, de son nom de naissance Theresia Ysseldijk, entre au Carmel du Cœur Divin de Jésus de Tilburg à l’âge de vingt ans. Animée d’un grand zèle pour les missions, elle part pour l’Amérique avec sept autres consœurs en décembre 1919. Peu après son arrivée, elle est frappée par une grave maladie, découverte trop tardivement par les médecins. Elle affronte tout cela avec patience et toujours le sourire aux lèvres, continuant à servir Dieu au sein de l’Ordre carmélitain et travaillant en union silencieuse avec Lui. C’est ce qui la distingue, tout comme l’esprit missionnaire qui caractérise son choix de vie. Elle meurt le 10 mars 1926 à l’hôpital St. Mary de Saint-Louis.
Maria Raffaella De Giovanna
Italienne, originaire de Gênes, Maria Raffaella De Giovanna naît le 30 juillet 1870. Dès son plus jeune âge, bien que d’un naturel jovial, elle manifeste le désir de solitude pour se donner entièrement à Dieu, si bien que, jeune fille, elle demande à entrer en cloître. Mais son état de santé fragile ne lui permet pas de mener une vie austère, et elle retourne donc chez elle. Elle devient alors catéchiste dans sa paroisse et a l’occasion de connaître et de constater la misère de nombreuses familles. Elle se consacre ainsi aux pauvres et aux malades, puis comprend qu’elle souhaite donner davantage. Elle confie alors à son confesseur son désir de se consacrer gratuitement, avec d’autres jeunes femmes, aux pauvres malades et à l’apostolat auprès des enfants. C’est ainsi que, le 4 août 1896, naissent les“Sœurs Servites”. Cinq ans plus tard, une nouvelle communauté est constituée sous le nom de “Sœurs Tertiaires Minimes Infirmières de Saint François de Paule”. Maria De Giovanna prend le nom de sœur Maria Raffaella, mais, avec les autres religieuses, elle doit faire face à diverses difficultés. Sa patience et sa prière constante la poussent à aller de l’avant. Avec ses consœurs, elle s’engage dans l’assistance aux soldats revenant du front de la Première Guerre mondiale et, après la guerre, elle encourage la création de Maisons filiales. Pour tous, Maria Raffaella devient la Mère, qui continue à diriger la Congrégation qu’elle a fondée malgré une santé fragile et ses souffrances. Elle meurt le 11 mars 1933.
Source : VATICANNEWS, le 27 avril 2026
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« Pour trouver la grâce de Dieu, il faut trouver Marie »

« Pour trouver la grâce de Dieu, il faut trouver Marie »
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, surnommé « le saint de la Vendée » (1673-1716), fut un grand missionnaire marial dans tout l’Ouest de la France. Il a enseigné comment aller « à Jésus par Marie » dans un cœur-à-cœur intime qui nous conduit très sûrement au Christ. On lui doit le célèbre Traité de la vraie dévotion à Marie ainsi que Le secret de Marie, petit opuscule qui est un vrai trésor pour comprendre l’importance d’aller à Jésus par Marie notre Mère.
Extraits du Secret de Marie :
§ 6 : Et, je dis que pour trouver la grâce de Dieu, il faut trouver Marie.
§ 11 : Comme, dans l’ordre naturel, il faut qu’un enfant ait un père et une mère, de même, dans l’ordre de la grâce, il faut qu’un vrai enfant de l’Église ait Dieu pour père et Marie pour mère ; et, s’il se glorifie d’avoir Dieu pour père, n’ayant point la tendresse d’un vrai enfant pour Marie, c’est un trompeur qui n’a que le démon pour père.
§12 : Puisque Marie a formé le Chef des prédestinés, qui est Jésus-Christ, c’est à elle aussi de former les membres de ce Chef, qui sont les vrais Chrétiens : car une mère ne forme pas le chef sans les membres, ni les membres sans le chef. Quiconque donc veut être membre de Jésus-Christ, plein de grâce et de vérité, doit être formé en Marie par le moyen de la grâce de Jésus-Christ, qui réside en elle en plénitude, pour être communiquée en plénitude aux vrais membres de Jésus-Christ et à ses vrais enfants.
§13 : Le Saint-Esprit ayant épousé Marie, et ayant produit en elle, et par elle, et d’elle, Jésus-Christ, ce chef-d’œuvre, le Verbe incarné, comme il ne l’a jamais répudiée, il continue à produire tous les jours en elle et par elle, d’une manière mystérieuse, mais véritable, les prédestinés. Et, je dis que pour trouver la grâce de Dieu, il faut trouver Marie.
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort Extraits du Secret de Marie
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
28.04.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort
Fondateur d’ordres religieux,
Docteur de la médiation de Marie
Louis-Marie Grignion de La Bacheleraie naît à Montfort-la-Cane, alors du diocèse de Saint-Malo, aujourd’hui de celui de Rennes, le 31 janvier 1673. Par esprit de religion et d’humilité, il abandonna plus tard le nom de sa famille, pour prendre celui du lieu de sa naissance et de son baptême. Sa première éducation fut pieuse et forte ; il la compléta chez les Jésuites de Rennes, où il acquit la réputation d’un saint Louis de Gonzague.
La Providence le conduisit ensuite à Paris, pour y étudier en diverses maisons tenues par les Sulpiciens, et à Saint-Sulpice même. Dans ce séminaire, où il brilla par son intelligence et sa profonde piété, on ne comprit pas assez les vues de Dieu sur lui. Dieu le permit ainsi pour le former à l’amour de la Croix, dont il devait être l’apôtre passionné. C’est à l’école de Saint-Sulpice qu’il puisa toutefois son merveilleux amour de Marie et qu’il se prépara à devenir son apôtre et son docteur.
Jeune prêtre, ordonné en juin 1700, il fut d’abord aumônier à l’hôpital de Poitiers, où il opéra une réforme aussi prompte qu’étonnante. Ballotté ensuite pendant quelques temps par les persécutions que lui suscitaient les Jansénistes, il se rendit à Rome en vue de s’offrir au Pape pour les missions étrangères, et il reçut du Souverain Pontife l’ordre de travailler à l’évangélisation de la France.
Dès lors, pendant dix ans, il va de missions en missions, dans plusieurs diocèses de l’Ouest, qu’il remue et transforme par sa parole puissante, par la flamme de son zèle et par ses miracles. Il alimente sa vie spirituelle dans une prière continuelle et dans des retraites prolongées, il est l’objet des visites fréquentes de la Sainte Vierge. Ses cantiques populaires complètent les fruits étonnants de sa prédication ; il plante partout la Croix ; il sème partout la dévotion au Rosaire : il prépare providentiellement les peuples de l’Ouest à leur résistance héroïque au flot destructeur de la Révolution, qui surgira en moins d’un siècle.
Les cinq années d’avant sa mort en 1716 furent pour Louis-Marie des années d’activité intense. Il était constamment occupé à prêcher des missions et se rendait de l’une à l’autre à pied. Il trouva pourtant le temps d’écrire: le Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge, Le Secret de Marie, les Règles des Filles de la Sagesse (ou de la Providence), et de nombreux cantiques qu’il utilisait dans ses missions en les faisant chanter sur des airs de danse de l’époque. Il entreprit deux longs voyages, l’un à Paris et l’autre à Rouen, pour essayer de trouver des recrues pour sa Compagnie de Marie dont il rêvait de plus en plus alors que sa vie tirait à sa fin. De temps à autre aussi il éprouvait le besoin de se retirer dans un endroit paisible et isolé, tel que la Forêt de Mervent ou son petit ermitage de Saint-Eloi près de La Rochelle.
Ses missions ont exercé une grande influence, surtout en Vendée. On a dit que l’une des raisons pour lesquelles les habitants de cette région sont restés fortement opposés aux tendances antireligieuses et anticatholiques de la Révolution française 80 ans plus tard, était que leur foi avait été affermie par la prédication de saint Louis-Marie. Il eut pourtant beaucoup de difficulté à persuader d’autres prêtres de s’adjoindre à lui et de travailler avec lui comme membres de la Compagnie de Marie. Finalement, au cours de sa dernière année, deux prêtres, les Abbés René Mulot et Adrien Vatel, s’adjoignirent à lui, et il réunit aussi autour de lui un certain nombre de Frères qui l’aidaient dans sa tâche.
L’évêque de La Rochelle, Mgr. Étienne de Champflour, resta pour lui un grand ami, même si d’autres continuaient de s’opposer à lui et même attentaient à sa vie. Avec l’appui de l’évêque, il fonda des écoles charitables pour les enfants pauvres de La Rochelle, et invita Marie-Louise Trichet et Catherine Brunet, qui attendaient patiemment à Poitiers depuis dix ans, à venir l’aider. Elles firent enfin leur profession religieuse et c’est ainsi que naquit la congrégation des Filles de la Sagesse. Bientôt d’autres se joignirent à elles.
En avril 1716, épuisé par le travail et la maladie, Louis-Marie se rendit finalement à Saint-Laurent-sur-Sèvre pour commencer à prêcher la mission qui devait être la dernière. Il tomba malade au cours de la mission et mourut le 28 avril.
Des milliers de personnes assistèrent à ses funérailles dans l’église paroissiale, et peu de temps après le bruit se répandit que des miracles avaient eu lieu à son tombeau.
Louis-Marie Grignion de Montfortfut béatifié le 22 janvier 1888, par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), et canonisé le 20 juillet 1947, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).
Les congrégations qu’il a données à l’Église, la Compagnie de Marie, les Filles de la Sagesse, et les Frères de Saint Gabriel (congrégation qui se développa à partir du groupe de Frères réunis par saint Louis-Marie), se sont développées et propagées, en France d’abord et ensuite dans le monde entier. Elles continuent de témoigner du charisme de saint Louis-Marie, et prolongent sa mission, qui est d’établir le Royaume de Dieu, le Règne de Jésus par Marie.
Pour un approfondissement biographique :
Sources principales : montfort.org/ ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort priez pour nous !
