« J’ai consommé et donné ma vie dans l’Église et pour la Sainte Église »

« J’ai consommé et donné ma vie dans l’Église et pour la Sainte Église »

Dès son enfance, Catherine ressent un profond attrait pour Dieu et pour Marie. À peine âgée de cinq ans, elle récite avec ferveur le « Je vous salue, Marie », qu’elle s’amuse à répéter sur chaque marche en montant ou en descendant les escaliers. Plus tard, elle ne cessera de recommander le recours à Marie en toute occasion : « Marie est notre avocate, la Mère de la grâce et de la miséricorde. Elle n’est pas ingrate envers ses serviteurs. »

Devenue tertiaire dominicaine à seize ans, Catherine se consacre à la prière, à la pénitence et à la charité, en particulier au service des malades. Sa réputation de sainteté s’étant diffusée, elle devient le conseiller spirituel d’une foule de personnes variées, puissants et artistes, gens du peuple et ecclésiastiques, y compris le pape Grégoire XI, qui réside alors en Avignon, et qu’elle encourage vivement à rentrer à Rome.

Le 29 janvier 1380, lors de sa dernière visite à la basilique Saint-Pierre, Catherine, absorbée en extase dans sa prière, voit Jésus s’approcher d’elle et poser sur ses faibles épaules la barque lourde et agitée de l’Église ; accablée par un si grand poids, elle défaille et tombe. Peu après, malade et épuisée, sans doute à cause de ses nombreuses pénitences, elle fait ses adieux à ses amis. Lorsque le 29 avril, la malade sent sa fin approcher, elle prie particulièrement pour l’Église catholique et pour le Saint-Père.

Avant de mourir, elle déclare : « J’ai consommé et donné ma vie dans l’Église et pour la Sainte Église, ce qui m’est une grâce très particulière. » Puis, le visage rayonnant, elle prononce les paroles du Sauveur : « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (Lc 23, 46), et, inclinant doucement la tête, elle s’endort dans le Seigneur, âgée de 33 ans.

Le 4 octobre 1970, le pape Paul VI lui attribue le titre de Docteur de l’Église et, le 1er octobre 1999, le pape Jean Paul II la proclamere Patronne de l’Europe aux côtés des saintes Brigitte de Suède et Thérèse-Bénédicte de la Croix.

Collège des Bernardins

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

29.04.2026 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: Léon XIV en messager de paix revient sur son voyage en Afrique

Lors de l’audience générale de ce mercredi 29 avril, place Saint-Pierre, le Pape Léon XIV est revenu sur son récent, long et mémorable voyage apostolique en Afrique, qui l’a conduit en Algérie, au Cameroun, en Angola et en Guinée équatoriale. Un déplacement qu’il a présenté comme «un message de paix» dans un contexte international marqué par les conflits, les tensions et par de graves et fréquentes violations du droit international.

Moriba Camara, S.J. – Cité du Vatican

S’adressant aux milliers fidèles dévots réunis place Saint-Pierre, le Saint-Père a confié que ce voyage faisait partie de ses projets initiaux en tant que Successeur de Pierre et Berger du peuple de Dieu: «Dès le début de mon pontificat, j’ai songé à un voyage en Afrique». Il a exprimé sa gratitude pour cette opportunité, vécue «en tant que Pasteur, pour rencontrer et encourager le peuple de Dieu», mais aussi comme «un message de paix à un moment historique marqué par des guerres et par de graves et fréquentes violations du droit international». Le Pape a également remercié les évêques et les autorités civiles pour leur accueil, ainsi que tous ceux qui ont contribué à l’organisation de cette visite apostolique.

En Algérie, des ponts entre cultures et religions

Première étape du voyage, l’Algérie a revêtu une signification particulière pour le Pape Léon XIV. Il y a vu l’occasion de «repartir des racines de son identité spirituelle» et de construire des ponts essentiels: «le pont avec l’époque très féconde des Pères de l’Églisele pont avec le monde islamique» et «le pont avec le continent africain».

Dans son allocution, le Souverain pontife a souligné l’importance du vivre-ensemble, affirmant qu’«il est possible de vivre ensemble comme des frères et sœurs, même de religions différentes, lorsque l’on se reconnaît comme enfants du même Père miséricordieux». Le témoignage de saint Augustin, a ajouté le Saint-Père, demeure «par son expérience de vie, ses écrits et sa spiritualité, un maître dans la recherche de Dieu et de la vérité».

Cameroun: un appel à la réconciliation, à la justice et au partage équitable

Au Cameroun, le Pape a réaffirmé son appel à la paix dans le pays: «notre appel à œuvrer ensemble pour la réconciliation et la paix, car ce pays est malheureusement lui aussi marqué par des tensions et des violences». Évoquant la richesse et la diversité du pays qui le fait surnommé «l’Afrique en miniature», le Successeur de Pierre a souligné les défis majeurs: «une répartition équitable des richesses, ; celui de donner leur place aux jeunes, en surmontant la corruption endémique ; celui de promouvoir un développement intégral et durable, en opposant aux diverses formes de néocolonialisme une coopération internationale visionnaire».

Angola: une Église «libre pour un peuple libre»

En Angola, marqué par une histoire de conflits, le Saint-Père a mis en lumière l’action de Dieu qui «a guidé et purifié l’Église, la convertissant toujours davantage au service de l’Évangile, de la promotion humaine, de la réconciliation et de la paix». Au sanctuaire de Mamã Muxima qui signifie «Mère du cœur», le Pape a été touché par la vitalité de la foi du peuple angolais:

“j’ai vu avec joie tant de religieuses et de religieux de tous âges, … ; j’ai vu des catéchistes qui se consacrent entièrement au bien des communautés ; j’ai vu des visages d’anciens marqués par les fatigues et les souffrances, mais rayonnants de la joie de l’Évangile ; j’ai vu des femmes et des hommes danser au rythme des chants de louange au Seigneur ressuscité, fondement d’une espérance qui résiste aux déceptions causées par les idéologies et les vaines promesses des puissants.”

Le Saint-Père a également rappelé que cette espérance exige «un engagement concret, et l’Église a la responsabilité, par son témoignage et par l’annonce courageuse de la Parole de Dieu, de reconnaître les droits de tous et d’en promouvoir le respect effectif», notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Guinée équatoriale: un peuple tourné vers l’espérance

Dernière étape du voyage, la Guinée équatoriale a offert au Pape une expérience particulièrement marquante enracinée dans 170 ans d’évangélisation. Le Pape a évoqué la foi vivante du peuple équatoguinéen, qui «a renouvelé avec un grand enthousiasme sa volonté de marcher uni vers un avenir d’espérance».

Le Pape Léon XIV à la prison de Bata
Le Pape Léon XIV à la prison de Bata   (ANSA)

Parmi les moments forts de cette étape équatoguinéene, le Saint-Père a cité sa visite à la prison de Bata, où les détenus ont chanté et prié «sous une pluie battante», dans ce qu’il a qualifié de «signe authentique du Royaume de Dieu» demandant au Pape de prier «pour leurs péchés et leur liberté». Et la rencontre avec les jeunes au stade de Bata a également été marquée par «une fête de joie chrétienne, avec des témoignages émouvants de jeunes qui ont trouvé dans l’Évangile le chemin d’une croissance libre et responsable», témoignant d’une foi capable de transformer les vies.

«Une richesse inestimable» pour l’Église

En conclusion, le Pape Léon XIV a souligné la portée de cette visite pour les peuples africains: «la visite du Pape est, pour les populations africaines, l’occasion de faire entendre leur voix, d’exprimer la joie d’être le peuple de Dieu et l’espoir d’un avenir meilleur, empreint de dignité pour chacun et pour tous». Et le Saint-Père a confié avoir lui-même reçu «une richesse inestimable» à travers cette rencontre, qui nourrit son ministère et son espérance pour l’Église universelle.

Source : VATICANNEWS, le 29 avril 2026

29.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30. 

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler. »
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.

Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

tertiaire dominicaine, docteur de l’Église, copatronne de l’Europe

Prélude, n° 1 (Le dialogue, trad. J. Hurtaud, éd. Téqui, 1976, p. 3-5)

L’union à Dieu et le salut des âmes

En s’élevant au-dessus d’elle-même, une âme tourmentée d’un très grand désir de l’honneur de Dieu et du salut des âmes, en arrive à s’exercer pendant quelque temps dans la pratique des vertus ordinaires et s’enferme dans la cellule de la connaissance d’elle-même, pour mieux connaître la bonté de Dieu envers elle. Car l’amour suit la connaissance et, en aimant, l’âme cherche à suivre la vérité et à se revêtir de la vérité. Rien ne fait mieux goûter à la créature cette vérité, rien ne lui procure tant de lumière que l’oraison humble, continue, fondée sur la connaissance de soi-même et de Dieu. L’oraison ainsi comprise et pratiquée unit l’âme avec Dieu. En suivant les traces du Christ crucifié, par désir, par affection, par union d’amour, elle devient un autre lui-même. N’est-ce-pas ce que le Christ a voulu nous apprendre quand il nous dit : « À qui m’aimera et gardera ma Parole, je me manifesterai moi-même à lui : il sera une même chose avec moi et moi avec lui » (Jn 14,21). Nous trouvons en maints endroits des paroles semblables. Puisque le Christ est Vérité, elles nous font bien voir que, par l’amour, l’âme devient une même chose avec lui. Pour le montrer plus clairement, je me souviens d’avoir appris d’une servante de Dieu que, dans un grand ravissement de l’esprit qu’elle eut dans son oraison, Dieu, déchirant les voiles, lui avait fait contempler l’amour qu’il a pour ses serviteurs. Il lui disait entre autres choses: « Ouvre l’œil de ton intelligence et regarde en moi ; tu y verras la dignité et la beauté de ma créature raisonnable. Outre la beauté que j’ai donné à l’âme en la créant à mon image et ressemblance, contemple ceux qui sont revêtus de la robe nuptiale, c’est-à-dire de la charité, ornée de la multitude des vertus. Ceux-là, ne font qu’un avec moi par l’amour ».

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 1,5-10.2,1-2. 

Bien-aimés, tel est le message que nous avons entendu de Jésus Christ et que nous vous annonçons : Dieu est lumière ; en lui, il n’y a pas de ténèbres.
Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, nous sommes des menteurs, nous ne faisons pas la vérité.
Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.
Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous.
Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice.
Si nous disons que nous sommes sans péché, nous faisons de lui un menteur, et sa parole n’est pas en nous.
Mes petits enfants, je vous écris cela pour que vous évitiez le péché. Mais si l’un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus Christ, le Juste.
C’est lui qui, par son sacrifice, obtient le pardon de nos péchés, non seulement les nôtres, mais encore ceux du monde entier.

Psaume 103(102),1-2.3-4.8-9.13-14.17-18a. 

R/ Non pas à nous, Seigneur, mais à ton nom, donne la gloire. (Ps 113b, 1)

Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
bénis son nom très saint, tout mon être !
Bénis le Seigneur, ô mon âme, 
n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il pardonne toutes tes offenses 
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe 
et te couronne d’amour et de tendresse.

Le Seigneur est tendresse et pitié, 
lent à la colère et plein d’amour ;
Il n’est pas pour toujours en procès, 
ne maintient pas sans fin ses reproches ;

comme la tendresse du père pour ses fils, 
la tendresse du Seigneur pour qui le craint !
Il sait de quoi nous sommes pétris,
il se souvient que nous sommes poussière.

Mais l’amour du Seigneur, sur ceux qui le craignent, 
est de toujours à toujours, 
et sa justice pour les enfants de leurs enfants,
pour ceux qui gardent son alliance.