17.05.2026 – REGINA CAELI À ROME

Regina Cæli: les saints «de la porte d’à côté», vecteurs de paix et de communion

En ce septième dimanche de Pâques, où l’Italie célèbre la solennité de l’Ascension du Seigneur, le Pape Léon XIV a centré sa méditation sur la sainteté «de la porte d’à côté» manifestée par tous ceux qui s’efforcent avec joie et engagement à vivre selon l’Évangile. 

Vatican News

Plusieurs pays, dont l’Italie, commémorent la montée de Jésus vers Dieu le dimanche suivant le jeudi de l’Ascension, cette journée n’étant pas fériée partout. Avant la récitation de la prière mariale du Regina Caeli, le Pape Léon XIV a ainsi centré sa méditation sur l’image de Jésus s’élevant vers la terre et montant vers le ciel. Une image que certains croyant peuvent percevoir comme un «événement lointain». «En réalité, il en est rien», a assuré le Saint-Père depuis la fenêtre de ses appartements pontificaux, s’adressant aux milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre. «Nous sommes unis à Jésus, comme les membres à la tête, en un seul corps, et son ascension au Ciel nous attire aussi, avec Lui, vers la pleine communion avec le Père».

«Toute la vie du Christ, à travers son humanité, est un mouvement ascendant qui embrasse et englobe toute la réalité du monde, élevant et rachetant l’homme de sa condition pécheresse, apportant lumière, pardon et espérance là où régnaient les ténèbres, l’injustice et le désespoir, afin de parvenir à la victoire définitive de Pâques, où le Fils de Dieu  »en mourant a détruit notre mort, en ressuscitant nous a rendu la vie »», a expliqué le Pape, citant un extrait de la première préface du Temps pascal.

Loin d’être «une promesse lointaine», l’Ascension est un lien vivant qui, a poursuivi le Léon XIV, «nous attire, nous aussi, vers la gloire céleste, élargissant et élevant dès cette vie notre horizon et rapprochant toujours davantage notre façon de penser, de ressentir et d’agir de la mesure du cœur de Dieu».

La sainteté «de la porte d’à côté»

Le chemin de l’Ascension est connu de tous. Il se trouve dans les exemples et les enseignements de Jésus, dans l’œuvre de la Vierge Marie et chez les saints. Mais hormis «ceux que l’Église nous propose comme modèles universels», le chemin de l’ascension se devine également chez ceux «de la porte d’à côté», a expliqué Léon XIV, reprenant une expression utilisée par son prédécesseur argentin dans l’exhortation apostolique Gaudete et exsultate, consacrée à l’appel à la sainteté dans le monde actuel. L’Évêque de Rome invite les fidèles à s’inspirer de la sainteté de ceux qui vivent autour de nous et qui sont un reflet de la présence de Dieu: «pères, mères, grands-parents, personnes de tout âge et de toutes conditions, qui, avec joie et engagement, s’efforcent sincèrement de vivre selon l’Évangile».

«Avec eux» souligne le Pape «grâce à leur soutien et à leurs prières, nous pouvons nous aussi apprendre à monter jour après jour vers le Ciel, en tournant nos pensées, comme le dit saint Paul, vers tout « ce qui est vrai […], juste, […] digne d’être aimé » (Ph 4, 8) et en mettant en pratique, avec l’aide de Dieu, ce que nous avons « vu et entendu » (v. 9), en faisant grandir, en nous et autour de nous, la vie divine que nous avons reçue au baptême et qui nous attire constamment vers le Ciel, vers le Père, et en répandant dans le monde les fruits précieux de la communion et de la paix».

Des milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre pour écouter la méditation du Pape Léon XIV.
Des milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre pour écouter la méditation du Pape Léon XIV.   (@Vatican Media)

Source : VATICANNEWS, le 17 mai 2026

« Je sais que nos prières sont et seront toujours entendues »

« Je sais que nos prières sont et seront toujours entendues »

Tout commence dans la nuit du 31 décembre 2015 au 1er janvier 2016, je m’en remets à Dieu en pleurant toutes les larmes de mon corps, car rien ne va dans ma vie, je multiplie les relations sans lendemain, je suis au bout du rouleau, je demande au Seigneur de changer ma situation, que s’Il me transforme, à jamais je le louerai. 

Sept jours plus tard je fais la connaissance de celui qui va devenir mon mari : une force intérieure m’a tout doucement dit que ce serait lui l’homme avec qui je passerai le reste de ma vie. Il était tout ce que j’attendais, assidu dans la prière et fervent militant du Rosaire. 

Cinq mois après, nous étions fiancés, puis l’année qui a suivi nous sommes mariés traditionnellement. Depuis ce 1er janvier 2016 j’ai toujours eu recours à la Sainte Vierge, et je peux assurer qu’Elle intercède vraiment pour nous auprès de son divin Fils. En ce mois de Rosaire, j’ai pris la décision de dire un chapelet par jour et je sais que nos prières sont et seront toujours entendues. 

Témoignage de Gaëlle . 4 oct 2017

rosary-world.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

17.05.2026 – SAINT DU JOUR

St Pascal Baylon

Saint Pascal Baylon
Frère laïc o.f.m.

Pascal Baylon naît à Torre-Hermosa (Aragon, en Espagne), le 17 mai 1540, d’humbles cultivateurs, riches des vertus chrétiennes. Occupé dès l’âge de sept ans, à la garde des troupeaux, il passait son temps en prières et en lectures ; on dit que les Anges eux-mêmes lui donnèrent des leçons. 

Le petit Pascal se plaisait surtout à réciter le Pater. Quoique pauvre, il trouvait le moyen de faire l’aumône en donnant une partie de sa nourriture à ceux qui en avaient besoin. Il était le modèle aimé et respecté de tous les bergers de la contrée. Dans un âge si tendre, il connaissait l’usage assidu des cilices, des jeûnes ; on le voyait marcher pieds nus à travers les ronces et les épines, en expiation de ses péchés. Le maître chez qui ses parents l’avaient placé voulait le faire héritier de tous ses biens, mais Pascal ne convoitait que l’héritage de l’amour de Dieu et la pauvreté religieuse. 

À vingt ans, il entra chez les Franciscains, malgré les sollicitations de ses camarades, auxquels il prouva la réalité de l’appel divin en frappant trois fois la terre avec sa houlette et en faisant jaillir trois fontaines dans un lieu sec et aride. 

Les vertus de l’enfant, déjà si extraordinaires, devinrent dans le religieux, des vertus véritablement merveilleuses. Son obéissance était aussi parfaite que possible. Traité rigoureusement par son supérieur, il disait à ceux qui le plaignaient: « Taisez-vous : le Saint-Esprit a parlé par la bouche de notre supérieur. » Quand on lui proposait de faire quelque chose, il disait souvent : « Je ferai comme l’obéissance dira. » Sa mortification était effrayante et ne le cédait en rien à celle des anciens solitaires. Sa charité pour les pauvres, quand il était portier, dépassait les limites ; du moins ses supérieurs le blâmaient-ils à ce sujet ; mais il leur répondait naïvement : « S’il se présente douze pauvres et que je donne à dix, il est bien à craindre que l’un de ceux que je renvoie ne soit précisément Jésus-Christ. »

Pascal est célèbre par sa dévotion à la Sainte Eucharistie ; il passait des heures entières, souvent ravi en Dieu, devant le Tabernacle, et parfois on le voyait suspendu en l’air par l’effet du divin amour. Quand il ne pouvait être de corps devant le Très Saint-Sacrement, il y était ordinairement en esprit.

Le matin du 15 mai 1592, Pascal n’ouvrit pas les portes de l’Église conventuelle de Villareal : il était à bout de forces ; deux jours plus tard il expirait en prononçant le nom de Jésus.

Pendant la Messe de ses funérailles, on vit ses yeux s’ouvrir deux fois, à l’élévation de l’hostie et du calice. 

Pascal Baylon a été béatifié le 29 octobre 1618, par le pape Paul V (Camillo Borghese, 1605-1621), et canonisé le 16 octobre 1690, par le pape Alexandre VIII (Pietro Vito Ottoboni, 1689-1691). Le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), en 1897, l’a désigné comme patron des œuvres eucharistiques.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).

Saint Pascal Baylon priez pour nous !

17.05.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,1b-11a. 

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux.


Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi.»

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Élisabeth de la Trinité (1880-1906)

carmélite

Lettre 249, Œuvres Complètes, Cerf, Paris, 1996, p. 631.

La vie éternelle est déjà commencée

Vous souvenez-vous de cette belle page où Jésus dit à son Père « qu’Il lui a donné puissance sur toute chair afin qu’Il lui communique la vie éternelle » ? Voilà ce qu’Il veut faire en vous : à toute minute Il veut que vous sortiez de vous, que vous quittiez toute préoccupation, pour vous retirer en cette solitude qu’Il se choisit au fond de votre cœur. Lui, Il est toujours là, encore que vous ne le sentiez pas ; Il vous attend et veut établir avec vous « un admirable commerce », comme nous le chantons dans la belle liturgie, une intimité d’Époux et d’épouse ; vos infirmités, vos fautes, tout ce qui vous trouble, c’est Lui, par ce contact continuel, qui veut vous en délivrer. N’a-t-Il pas dit : « Je ne suis pas venu pour juger, mais pour sauver. » Rien ne doit vous paraître un obstacle pour aller à Lui. Ne tenez pas trop compte si vous êtes enflammée ou découragée ; c’est la loi de l’exil de passer ainsi d’un état à l’autre. Croyez alors que, Lui, Il ne change jamais, qu’en sa bonté, Il est toujours penché sur vous pour vous emporter et vous établir en Lui. Si, malgré tout, le vide, la tristesse vous accablent, unissez cette agonie à celle du Maître au jardin des Olives, alors qu’il disait au Père : « S’il est possible faites que ce calice s’éloigne de moi. » Cela vous paraît peut-être difficile de vous oublier. Ne vous en préoccupez pas ; si vous saviez comme cela est simple… Je vais vous donner mon « secret » : pensez à ce Dieu qui habite en vous, dont vous êtes le temple ; c’est saint Paul qui parle ainsi, nous pouvons le croire. Petit à petit l’âme s’habitue à vivre en sa douce compagnie, elle comprend qu’elle porte en elle un petit Ciel où le Dieu d’amour a fixé son séjour. Alors c’est comme une atmosphère divine en laquelle elle respire, je dirais même qu’il n’y a plus que son corps sur la terre, mais que son âme habite au-delà des nuages et des voiles, en Celui qui est l’Immuable. Ne vous dites pas que cela n’est pas pour vous, que vous êtes trop misérable, car au contraire c’est une raison de plus pour aller à Celui qui sauve. Ce n’est pas en regardant cette misère que nous serons purifiées, mais en regardant Celui qui est toute pureté et sainteté.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 1,12-14. 

Les Apôtres, après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel, retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.
À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.
Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères.

Psaume 27(26),1.4.7-8. 

R/ J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. (Ps 26, 13)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; 
de qui aurais-je crainte ? 
Le Seigneur est le rempart de ma vie ; 
devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur, 
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur 
tous les jours de ma vie, 
pour admirer le Seigneur dans sa beauté 
et m’attacher à son temple.

Écoute, Seigneur, je t’appelle ! 
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cœur m’a redit ta parole : 
« Cherchez ma face. »

Première lettre de saint Pierre Apôtre 4,13-16. 

Bien-aimés, dans la mesure où vous communiez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin d’être dans la joie et l’allégresse quand sa gloire se révélera.
Si l’on vous insulte pour le nom du Christ, heureux êtes-vous, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous.
Que personne d’entre vous, en effet, n’ait à souffrir comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme agitateur.
Mais si c’est comme chrétien, qu’il n’ait pas de honte, et qu’il rende gloire à Dieu pour ce nom-là.