Le « je » de Marie c’est aussi le nôtre

Le « je » de Marie c’est aussi le nôtre

Marie représente le destin le plus singulier dans toute l’histoire de l’humanité, au centre de l’œuvre du salut. Or son langage est celui que Dieu lui-même a mis sur ses lèvres au jour unique de la Visitation et qu’il ne cesse de mettre sur les lèvres des croyants.

Le « je » du Magnificat est celui de Marie. Et par le « je » de Marie, c’est toute l’histoire d’Israël qui nous est rappelée. Le « je » de Marie, c’est le « je » de tous les croyants qui l’ont précédée. Mais, le « je » de Marie, c’est aussi le nôtre.

Par sa bouche, c’est l’Église entière qui parle, l’Église concrète constituée « d’âge en âge », de « génération en génération » par ces hommes et ces femmes qui se sont succédé dans l’histoire et dont nous faisons partie.

Qui a chanté ce chant ? Marie, mais combien plus, des milliards de fois plus, les générations successives de Chrétiens qui ont pris ces mots, en ont reçu une lumière et ont trouvé le sens de leur vie dans ce mystère donné à chacun de nous en Marie.

Jean-Marie, cardinal Lustiger (1926-2007) Ancien archevêque de Paris

paris.catholique.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

18.05.2026 – SAINT DU JOUR

St Jean I

Saint Jean I
Pape (53e) de 523 à 526 et martyr

Jean, fils de Constance, naît en Toscane, vers 460, probablement dans la très ancienne ville de Senas. Il fit à Florence de brillantes études qu’il acheva à Rome. Entré dans les ordres, il fut pendant trente ans fonctionnaire de la Curie où il se distingua autant par la science que par la piété. 

Le saint pape Gélase I (492-496) le créa cardinal-prêtre au titre de Pammaque. Il servit fidèlement Atanase II (496-498) et saint Symmaque (498-514), puis il fut l’archidiacre de saint Hormidas (514-523) auquel il succéda le 13 août 523.

Le roi des Ostrogoths, Théodoric le Grand, était de religion arienne mais tolérant envers les catholiques. En effet, sa mère, sa femme (Aldoflède, sœur de Clovis) et quelques uns de ses ministres (Cassiodore et Boèce) étaient aussi catholiques. Il n’en était pas moins le chef naturel des hérétiques qui se devait de prendre leur défense lorsqu’ils furent frappés (524) par un édit de l’Empereur Justin-Auguste le Catholique (518-527) : « fermeture immédiate de toutes les églises ariennes de Constantinople ; exclusion de toutes fonctions publiques, civiles et militaires, pour tous les citoyens reconnus comme sectateurs ariens. » 

En 525, Théodoric fit venir à Ravenne Jean I qu’il croyait complice de Justin et le mit à la tête d’une ambassade envoyée à Constantinople pour obtenir le retrait des mesures prises contre les ariens : « Vous irez trouver Justin, commandait le Roi au Pape, et obtiendrez de lui de ma part : retrait de son édit, réouverture de toutes les églises ariennes et admission, en leur sein, de tous les apostats du catholicisme. Sinon, craignez de vives représailles anti-catholiques. » Et le Pape de répondre au Roi : « Me voici devant toi, fais-moi ce que tu voudras ; mais je ne te promets rien au sujet des réconciliés ; leur situation n’est-elle pas dangereuse et irritante ? Comment obtenir que ces instables soient autorisés à faire retour à l’hérésie ? Pourtant, hors cette impossibilité notoire, pour le reste, avec l’aide de Dieu, je pense pouvoir te satisfaire et je ferai tout pour t’être agréable et te rapprocher de Justin. »

Accompagné de cinq évêques et de quatre sénateurs à la tête d’une brillante suite, Jean I s’embarqua (novembre 525) pour un voyage d’un mois au bout duquel il fut reçu à Constantinople (décembre 526) « comme saint Pierre lui-même » par l’Empereur prosterné qui voulut se faire couronner une seconde fois. Jean I qui avait suivi les fêtes de la Nativité à Sainte-Sophie, y célébra en latin la liturgie pascale (19 avril 526). L’Empereur n’accorda cependant pas ce que réclamait Théodoric : « Sans doute restituerai-je un jour aux ariens leurs églises confisquées ; il est possible, éventuellement, qu’on autorise leur culte sous certaines conditions ; par contre, aucune possibilité, pour un arien, d’accéder à des fonctions publiques. » 

Quand Jean I revint à Ravenne, Théodoric, qui avait déjà fait assassiner Boèce (30 octobre 525), fit jeter le Pape avec sa suite en prison où il mourut de faim et de soif, le 18 mai 526. Théodoric mourut au mois d’août suivant.

Rome doit à Jean I d’avoir terminé le cimetière Saints-Nérée-et-Achillée et d’avoir restauré ceux des Saints-Félix-et-Adaucte et de Sainte-Priscille ; il fit relever la basilique Sainte-Pétronille, et orner richement la confession de la basilique Saint-Paul ; il dota quelques autres églises (Saints-Apôtres-Pierre-et-Paul, Sainte-Marie, Saint-Laurent). C’est à son initiative, qu’à partir des travaux qu’il fit faire à Boniface et à Bonus, au moine Denys le Petit, l’Église romaine fixa la date de Pâques. 

Toujours sur les indications de Denys le Petit, il abandonna l’ère de Dioclétien pour compter les années à partir de la naissance du Christ. À l’imitation de quelques uns de ses prédécesseurs (Célestin I, Léon le Grand et Gélase), il travailla à l’élaboration du chant romain, préparant ainsi un terrain favorable à la grande œuvre de saint Grégoire le Grand.

Source principale : missel.free.fr/Sanctoral/(« Rév. x gpm »).

Saint Jean I priez pour nous !

18.05.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,29-33. 

En ce temps-là, les disciples de Jésus lui dirent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images.
Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »
Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez !
Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi.
Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Paul II (1920-2005)

pape

Message pour la Journée mondiale de la Paix 2002, §9-10 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)

« Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance : je suis vainqueur du monde »

      Les familles, les groupes, les États, la communauté internationale elle-même, ont besoin de s’ouvrir au pardon pour renouer les liens rompus, pour dépasser les situations stériles de condamnations réciproques, pour vaincre la tentation d’exclure les autres en leur refusant toute possibilité d’appel. La capacité de pardonner est à la base de tout projet d’une société à venir plus juste et plus solidaire.       Le refus du pardon, au contraire, surtout s’il entretient la poursuite de conflits, a des répercussions incalculables pour le développement des peuples. Les ressources sont consacrées à soutenir la course aux armements, les dépenses de guerre, ou à faire face aux conséquences des rétorsions économiques. C’est ainsi que font défaut les disponibilités financières nécessaires au développement, à la paix, à la justice. De quelles souffrances l’humanité n’est-elle pas affligée parce qu’elle ne sait pas se réconcilier, quels retards ne subit-elle pas parce qu’elle ne sait pas pardonner ! La paix est la condition du développement, mais une paix véritable n’est possible qu’à travers le pardon.       La proposition du pardon n’est pas une chose que l’on admet comme une évidence ou que l’on accepte facilement ; par certains aspects, c’est un message paradoxal. En effet, le pardon comporte toujours, à court terme, une perte apparente, tandis qu’à long terme, il assure un gain réel. La violence est exactement le contraire : elle opte pour un gain à brève échéance, mais se prépare pour l’avenir lointain une perte réelle et permanente. Le pardon pourrait sembler une faiblesse ; en réalité, aussi bien pour l’accorder que pour le recevoir, il faut une grande force spirituelle et un courage moral à toute épreuve. Loin de diminuer la personne, le pardon l’amène à une humanité plus profonde et plus riche, il la rend capable de refléter en elle un rayon de la splendeur du Créateur.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 19,1-8. 

Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul traversait le haut pays ; il arriva à Éphèse, où il trouva quelques disciples.
Il leur demanda : « Lorsque vous êtes devenus croyants, avez-vous reçu l’Esprit Saint ? » Ils lui répondirent : « Nous n’avons même pas entendu dire qu’il y a un Esprit Saint. »
Paul reprit : « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » Ils répondirent : « Celui de Jean le Baptiste. »
Paul dit alors : « Jean donnait un baptême de conversion : il disait au peuple de croire en celui qui devait venir après lui, c’est-à-dire en Jésus. »
Après l’avoir entendu, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus.
Et quand Paul leur eut imposé les mains, l’Esprit Saint vint sur eux, et ils se mirent à parler en langues mystérieuses et à prophétiser.
Ils étaient une douzaine d’hommes au total.
Paul se rendit à la synagogue où, pendant trois mois, il prit la parole avec assurance ; il discutait et usait d’arguments persuasifs à propos du royaume de Dieu.

Psaume 68(67),2-3.4-5.6-7ab. 

R/ Royaumes de la terre, chantez pour le Seigneur. (Ps 67, 33a)

Dieu se lève et ses ennemis se dispersent, 
ses adversaires fuient devant sa face.
Comme on dissipe une fumée, tu les dissipes ; 
comme on voit fondre la cire en face du feu, 
les impies disparaissent devant la face de Dieu.

Mais les justes sont en fête, ils exultent ; 
devant la face de Dieu ils dansent de joie.
Chantez pour Dieu, jouez pour son nom, 
frayez la route à celui qui chevauche les nuées. 
Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.

Père des orphelins, défenseur des veuves, 
tel est Dieu dans sa sainte demeure.
À l’isolé, Dieu accorde une maison ;
aux captifs, il rend la liberté.

17.05.2026 – REGINA CAELI À ROME

Regina Cæli: les saints «de la porte d’à côté», vecteurs de paix et de communion

En ce septième dimanche de Pâques, où l’Italie célèbre la solennité de l’Ascension du Seigneur, le Pape Léon XIV a centré sa méditation sur la sainteté «de la porte d’à côté» manifestée par tous ceux qui s’efforcent avec joie et engagement à vivre selon l’Évangile. 

Vatican News

Plusieurs pays, dont l’Italie, commémorent la montée de Jésus vers Dieu le dimanche suivant le jeudi de l’Ascension, cette journée n’étant pas fériée partout. Avant la récitation de la prière mariale du Regina Caeli, le Pape Léon XIV a ainsi centré sa méditation sur l’image de Jésus s’élevant vers la terre et montant vers le ciel. Une image que certains croyant peuvent percevoir comme un «événement lointain». «En réalité, il en est rien», a assuré le Saint-Père depuis la fenêtre de ses appartements pontificaux, s’adressant aux milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre. «Nous sommes unis à Jésus, comme les membres à la tête, en un seul corps, et son ascension au Ciel nous attire aussi, avec Lui, vers la pleine communion avec le Père».

«Toute la vie du Christ, à travers son humanité, est un mouvement ascendant qui embrasse et englobe toute la réalité du monde, élevant et rachetant l’homme de sa condition pécheresse, apportant lumière, pardon et espérance là où régnaient les ténèbres, l’injustice et le désespoir, afin de parvenir à la victoire définitive de Pâques, où le Fils de Dieu  »en mourant a détruit notre mort, en ressuscitant nous a rendu la vie »», a expliqué le Pape, citant un extrait de la première préface du Temps pascal.

Loin d’être «une promesse lointaine», l’Ascension est un lien vivant qui, a poursuivi le Léon XIV, «nous attire, nous aussi, vers la gloire céleste, élargissant et élevant dès cette vie notre horizon et rapprochant toujours davantage notre façon de penser, de ressentir et d’agir de la mesure du cœur de Dieu».

La sainteté «de la porte d’à côté»

Le chemin de l’Ascension est connu de tous. Il se trouve dans les exemples et les enseignements de Jésus, dans l’œuvre de la Vierge Marie et chez les saints. Mais hormis «ceux que l’Église nous propose comme modèles universels», le chemin de l’ascension se devine également chez ceux «de la porte d’à côté», a expliqué Léon XIV, reprenant une expression utilisée par son prédécesseur argentin dans l’exhortation apostolique Gaudete et exsultate, consacrée à l’appel à la sainteté dans le monde actuel. L’Évêque de Rome invite les fidèles à s’inspirer de la sainteté de ceux qui vivent autour de nous et qui sont un reflet de la présence de Dieu: «pères, mères, grands-parents, personnes de tout âge et de toutes conditions, qui, avec joie et engagement, s’efforcent sincèrement de vivre selon l’Évangile».

«Avec eux» souligne le Pape «grâce à leur soutien et à leurs prières, nous pouvons nous aussi apprendre à monter jour après jour vers le Ciel, en tournant nos pensées, comme le dit saint Paul, vers tout « ce qui est vrai […], juste, […] digne d’être aimé » (Ph 4, 8) et en mettant en pratique, avec l’aide de Dieu, ce que nous avons « vu et entendu » (v. 9), en faisant grandir, en nous et autour de nous, la vie divine que nous avons reçue au baptême et qui nous attire constamment vers le Ciel, vers le Père, et en répandant dans le monde les fruits précieux de la communion et de la paix».

Des milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre pour écouter la méditation du Pape Léon XIV.
Des milliers de fidèles réunis place Saint-Pierre pour écouter la méditation du Pape Léon XIV.   (@Vatican Media)

Source : VATICANNEWS, le 17 mai 2026