Marie, la mission et l’Esprit Saint

Marie, la mission et l’Esprit Saint

Le Cœur de Marie est rempli surabondamment par le divin Esprit.

Le lendemain de la fusion de la société du Saint Cœur de Marie aux Spiritains (la congrégation du Saint Esprit), Libermann (1) consigne dans les « Règlements » :

« La Congrégation consacre spécialement ses membres à l’Esprit Saint, auteur et consommateur de toute sainteté et inspirateur de l’esprit apostolique, et à l’Immaculé Cœur de Marie, rempli surabondamment, par le divin Esprit, de la plénitude de la sainteté et de l’apostolat, et participant le plus parfaitement à la vie et au sacrifice de Jésus-Christ, son Fils, pour la rédemption du monde.

Ils considéreront l’immaculé cœur de Marie comme un modèle parfait de fidélité à toutes les saintes inspirations du divin Esprit et de la pratique intérieure des vertus de la vie religieuse et apostolique. Ils y trouveront un refuge, auquel ils auront recours dans leurs travaux et leurs peines. »

François Paul Marie Libermann, né Jacob Libermann (12 avril 1802 – 2 février 1852), est un juif converti au catholicisme, prêtre du diocèse de Strasbourg, en France.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

23.05.2026 – SAINT DU JOUR

St Jean-Baptiste de Rossi

Saint Jean-Baptiste de Rossi
Confesseur

Giovanni Battista de Rossi naît dans la petite ville de Voltaggio, au diocèse de Gênes, le 22 février 1698. Son père, Charles, était de condition modeste, mais d’une foi profonde qui le fit veiller de près, tant qu’il vécut, à l’éducation religieuse de ses quatre enfants. Deux nobles génois, Jean Scorza et Maria Cambiasi, sa femme, qui villégiaturaient à Voltaggio, furent charmés de ses qualités et le demandèrent à son père en qualité de page.

Trois ans après il les quittait, appelé à Rome par un cousin, don Laurent de Rossi, chanoine de la basilique de Sainte-Marie in Cosmedin. Celui-ci, avec une générosité et une affection qui ne se démentirent jamais, le fit instruire au Collège romain. Jean-Baptiste y suivit les cours avec un tel succès, que, tous les ans, il obtenait le titre de dictateur, réservé à l’élève le plus brillant de chaque classe.
En 1721, avec une dispense de près d’un an, il était ordonné prêtre, et il commençait l’admirable vie d’apostolat des pécheurs et des pauvres qui l’ont fait comparer à saint Philippe de Néri et à saint Vincent de Paul. 
Il évangélisa d’abord les pauvres bergers de la campagne romaine qui apportaient à la ville leurs denrées. Il venait dès le lever de l’aurore, au coucher du soleil, les trouver sur les places où ils s’assemblaient, leur parlait avec affection, s’intéressait à leurs petites affaires, à leur commerce, gagnait leur confiance ; peu à peu il s’insinuait dans ces âmes frustes et grossières, peu soucieuses des choses éternelles; enfin il les touchait, les tournait vers Dieu, éveillait en elles le désir du salut ; triomphant, il les guidait vers un confesseur, car lui-même ne se croyait pas assez instruit pour s’asseoir au tribunal de la pénitence. 

Bientôt ce travail ingrat et dur ne lui suffit pas. Les vagabonds, puis les prisonniers, les gens d’armes des tribunaux, – voire le bourreau lui-même, – attirèrent ses soins et profitèrent de son dévouement. Son œuvre préférée fut pendant longtemps l’hospice de Santa-Galla, où un bon prêtre, don Vaselli, réunissait déjà des pauvres abandonnés qui avaient besoin d’instruction religieuse. Jean-Baptiste s’était attaché à cette maison dès le temps où il fréquentait le Collège romain. Prêtre, il s’y donna plus encore, jusqu’à ce qu’enfin il succéda à don Vaselli dans la direction, moins imposée par une règle positive que bénévolement acceptée, des prêtres qui se consacraient à ce ministère. 
Et puis il eut le désir de donner aux pauvres filles qui erraient sans domicile dans les rues de Rome un asile au moins pour la nuit. Il fonda pour elles l’hospice Saint-Louis-de-Gonzague, dirigé par une prieure et une sous-prieure. 

Ce n’est qu’en 1739 que, triomphant des hésitations de son humilité, le vénérable Tenderini, évêque d’Orte, l’orienta vers la direction des âmes. Il s’y révéla immédiatement maître, et maître merveilleux. Dorénavant sa grande et constante occupation fut d’entendre les confessions ; il y acquit une réputation que l’on peut dire mondiale, puisque, comme un siècle plus tard pour le saint curé d’Ars, on vit des pénitents lui venir de Portugal, d’Espagne ou même d’Allemagne, attirés par la réputation de sa sainteté et de sa miséricorde.

Sa santé devenait de plus en plus précaire; les crises de sa maladie, plus fréquentes, secouaient son pauvre corps au point de le laisser pendant plusieurs jours dans une véritable agonie ; il ne se soutenait qu’avec peine sur ses jambes affaiblies, presque hors d’usage ; son estomac refusait à peu près toute nourriture ; il ne pouvait ni lire ni écrire. Malgré tout il allait, et soit pour confesser, soit pour prêcher, soit pour consoler et encourager, il avait toujours des forces. 

C’est qu’il les puisait dans un amour de Jésus-Eucharistie qui s’épanouissait en un oubli absolu de lui-même. Détaché de toute grandeur humaine et de toute richesse, il avait fallu un ordre exprès de son confesseur pour lui faire accepter la succession de son cousin, don Laurent, à sa prébende de chanoine et à sa fortune. Celle-là, il la garda, comme de force, jusqu’à ce que ses fonctions de confesseur lui eussent rendu impossible l’assistance au chœur. Mais celle-ci, il ne tarda pas à la disperser tout entière aux mains des pauvres. Et quand il meurt, le 23 mai 1764, non pas dans la belle maison dont il avait hérité, mais dans une humble chambre de l’hôpital de la Trinité des pèlerins, il ne possédait plus que trois ou quatre meubles, un pauvre bréviaire qu’il donna à des amis, et son lit, qu’il légua à une pauvresse, en réservant toutefois quelques planches pour son cercueil. 

Pour un approfondissement biographique :
>>> Saint Jean-Baptiste de Rossi

Source principale : liberius.net/…/(« Rév. x gpm »).

Saint Jean-Baptiste de Rossi priez pour nous !

23.05.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,20-25. 

En ce temps-là, Jésus venait de dire à Pierre : « Suis-moi. » S’étant retourné, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. C’est lui qui, pendant le repas, s’était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire : « Seigneur, quel est celui qui va te livrer ? »
Pierre, voyant donc ce disciple, dit à Jésus : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? »
Jésus lui répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. »

Le bruit courut donc parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait pas, mais : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? »
C’est ce disciple qui témoigne de ces choses et qui les a écrites, et nous savons que son témoignage est vrai.
Il y a encore beaucoup d’autres choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l’on écrirait.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Benoît XVI

pape de 2005 à 2013

Audience générale du 9/8/06 (trad. DC n° 2365, p. 821 © Libreria Editrice Vaticana)

L’enseignement de l’apôtre saint Jean

S’il est une caractéristique qui ressort des écrits de saint Jean, c’est l’amour… Certes, Jean n’est pas l’unique auteur des origines chrétiennes à parler de l’amour. Étant donné que cela est constitutif et essentiel au christianisme, tous les auteurs du Nouveau Testament en parlent, bien qu’avec des accentuations diverses. Si nous prenons maintenant le temps de réfléchir sur ce thème dans saint Jean, c’est parce qu’il nous en a tracé avec insistance et d’une manière incisive les lignes principales. Nous nous en remettons donc à ses paroles. Une chose est certaine : il n’a pas fait un traité abstrait, philosophique ou même théologique, sur ce qu’est l’amour. Non, Jean n’est pas un théoricien. En effet, le véritable amour, par sa nature, n’est jamais purement spéculatif, mais il est en référence directe, concrète et vérifiable, à des personnes réelles. Eh bien, Jean, en tant qu’apôtre et ami de Jésus, nous fait voir quelles sont les composantes ou mieux les phases de l’amour chrétien. La première composante concerne la source même de l’amour, que l’apôtre Jean situe en Dieu, en arrivant à affirmer que « Dieu est amour » (1Jn 4,16). Jean est l’unique auteur du Nouveau Testament à nous donner comme une sorte de définition de Dieu. Il dit par exemple que « Dieu est Esprit » (Jn 4,24) ou que « Dieu est lumière » (1Jn 1,15). Ici, par une intuition fulgurante, il proclame que « Dieu est amour ». Remarquons-le bien : il n’est pas affirmé simplement que « Dieu aime » et encore moins que « l’amour est Dieu ». En d’autres mots, Jean ne se limite pas à décrire l’agir divin, mais il remonte jusqu’à ses racines. De plus, il ne veut pas attribuer une qualité divine à un amour générique et peut-être impersonnel. Il ne remonte pas de l’amour à Dieu, mais il se tourne directement vers Dieu pour définir sa nature par la dimension infinie de l’amour. Par là, Jean veut dire que le constitutif essentiel de Dieu est l’amour et donc toute l’activité de Dieu naît de l’amour et est marquée par l’amour. Tout ce que Dieu fait, il le fait par amour et avec amour, même si nous ne pouvons pas comprendre tout de suite que c’est de l’amour, le véritable amour.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 28,16-20.30-31. 

À notre arrivée à Rome, Paul a reçu l’autorisation d’habiter en ville avec le soldat qui le gardait.
Trois jours après, il fit appeler les notables des Juifs. Quand ils arrivèrent, il leur dit : « Frères, moi qui n’ai rien fait contre notre peuple et les coutumes reçues de nos pères, je suis prisonnier depuis Jérusalem où j’ai été livré aux mains des Romains.
Après m’avoir interrogé, ceux-ci voulaient me relâcher, puisque, dans mon cas, il n’y avait aucun motif de condamnation à mort.
Mais, devant l’opposition des Juifs, j’ai été obligé de faire appel à l’empereur, sans vouloir pour autant accuser ma nation.
C’est donc pour ce motif que j’ai demandé à vous voir et à vous parler, car c’est à cause de l’espérance d’Israël que je porte ces chaînes. »
Paul demeura deux années entières dans le logement qu’il avait loué ; il accueillait tous ceux qui venaient chez lui ;
il annonçait le règne de Dieu et il enseignait ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ avec une entière assurance et sans obstacle.

Psaume 11(10),4.5.7. 

R/ Les hommes droits te verront face à face, Seigneur. (Ps 10, 7c)

Le Seigneur, dans son temple saint, 
le Seigneur, dans les cieux où il trône, 
garde les yeux ouverts sur le monde. 
Il voit, il scrute les hommes.

Le Seigneur a scruté le juste et le méchant : 
l’ami de la violence, il le hait.
Vraiment, le Seigneur est juste ; il aime toute justice : 
les hommes droits le verront face à face.